



Si plutôt que mes quatre muses, j’avais trouvé des papillons,
Mes lecteurs auraient échappé à toutes mes élucubrations.
Chaque poème qui m’amuse aurait eu l’effet papillon
Dont l’insuccès aurait frappé mon audimat d’indignation.
Laurelïne
« Des papillons ? C’est très joli… mais ils ne vivent qu’un été ;
Comment auraient-ils supporté tes flots d’alexandrins pervers ?
Et puis, un poème trop poli avec des rimes répétées
Aurait forcément comporté des romances pourries de vers. »
Loreleï
« Tu aurais chassé des papillons jusqu’à l’épuisement complet ;
Ils auraient juste changé de fleur avant la fin de ton poème.
Avec moi, dans un roupillon, tu peux rêver de tes pamphlets
Avec mes pensées qui t’effleurent puisque c’est ainsi que je t’aime ! »
Lïlïth
« Des papillons ? Quelle drôle d’idée ! Ils sont jolis mais bien trop faibles.
Et à la première bourrasque ils s’en vont tous éparpillés !
Mais avec moi, c’est décidé, tu peux t’envoler comme un aigle,
Voler sur un monde fantasque et écrire de jolis papiers ! »
Ledalïä
« Les papillons changent de forme au fil des saisons et des fleurs ;
Nous, nous changeons le cœur des hommes sans perdre notre identité.
Ainsi lorsque tu te conformes à notre intuition qui t’effleure,
Tu entres alors dans un royaume de vers en floribondité ! »
Tableaux de Samuel Schmucker.
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