


Quand on arrive au paradis, on n’a plus rien, on est tout nu ;
« Les uns par-ici ou par-là ! » clame-t-on dans les haut-parleurs.
Et comme on n’a pas un radis, on obéit aux inconnus
Qui sont en tenue de gala qui vont nous juger la valeur.
Nul avocat pour nous défendre, nul témoin pour plaider la cause ;
Chaque seconde fait apparaître des gémissements à plein volume.
On revoit ceux qu’on fit pourfendre, tous nos remords et nos psychoses,
Et les bonheurs qu’on a faits naître mais qui pèsent autant qu’une plume.
Les uns partiront vers les astres afin d’y bâtir d’autres mondes ;
D’autres se réincarneront pour tenter d’être repêchés.
Quelques-uns verront le désastre des enfers aux flammes immondes
Et ceux qui alors resteront devront nettoyer l’évêché.
Tableaux d’Irving Norman sur https:irvingnorman.comoil-paintings .
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