« Thétïs avait demandé tout le temps nécessaire pour comprendre notre manière de vivre.
Ôphélïä n’a eu besoin que d’une nuit pour noyer ses préjugés, effacer ses rides et lui rendre ses trente printemps.
Au lever du soleil, elle courait nue vers le lac avec Astérias, lui aussi rajeuni. »
Princesse ÄLLÏÄ, Gardienne du Souffle Premier
Après cette nuit d’expérience, Thétïs et Nérätïs savourent
Le soleil levant qui paraît, entièrement nues, toutes les deux
Mais sans la moindre malveillance envers elles-mêmes par bravoure
Ni envers le groupe guilleret qui les accompagne, fougueux.
« C’est comme tout ! Il faut oser et une fois que je suis lancée,
J’ai l’impression de l’avoir fait depuis des années sans problème.
Une fois ma honte déposée, la confiance a commencé
Et j’y trouve même du bienfait en moi sans le moindre dilemme. »
« Cela se voit sur ton visage, je te trouve bien plus rayonnante ! »
Dit Nérätïs qui examine de plus près le corps de sa mère.
« Et je crois même que j’envisage d’être encore plus résiliente ! »
Dit Thétïs comme une gamine et non comme une quinquagénaire.
« Tes rides se sont effacées et ta chevelure a blondi ! »
Dit Nérätïs qui continue et poursuit son auscultation.
« Mes seins ne sont plus crevassés et mes fesses sont rebondies ! »
S’étonne Thétïs toute nue et fière de sa constitution.
« Viens ! J’ai envie d’aller nager ! La dernière est une tortue ! »
Et Thétïs partir en courant pour profiter de sa lancée.
Nérätïs voit sa mère âgée mais dans un corps qui s’évertue
À paraître presque concurrent d’une jeune femme élancée.
Lorsqu’elle rejoint son mari, elle a du mal à le reconnaître :
« Tu es splendide ce matin ! Tu as rajeuni de vingt ans ! »
« Et toi ? Tu t’es vue, ma chérie ? Viens donc te voir à la fenêtre ! »
Thétïs, sur la vitre sans tain, se voit avec trente printemps.
« Qu’est-ce qu’il m’arrive, ma chérie ? » demande Thétïs ingénue.
« Tu es désormais comme nous ! » Ô ALLEGÔRÏÄ fait renaître,
Ôphélïä est notre égérie et tu peux rester toute nue
Tout en arborant ton minou sans honte mais fière de l’être. »
Illustration de Ledalïä.
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