« Les quatre derniers médaillons ont livré leurs confidences.
Le mien chantera dimanche avec ORPHÉÔN ;
celui de STELLÏÄ rappelle Cristïäs au présent ;
celui de Nérätïs annonce Astérïäne ;
celui d’Amellïä éclaire déjà un petit homme.
Ainsi, Yggdrasil ne confirme pas seulement notre appartenance au Cercle.
Il veille sur les enfants que nous portons et fait de la fête prochaine leur première musique. »
Princesse ÄLLÏÄ, Gardienne du Souffle Premier
« Cette petite étoile qui brille… » dit ORPHÉÔN, « c’est chatoyant ! »
« Il irradie sur mon cristal et me réchauffe en même temps ! »
Répond ÄLLÏÄ. « Comme il scintille, je sens mon cœur tout flamboyant
Et je pense à un récital pour lui faire honneur en chantant ! »
« Dimanche, nous ferons la fête et je veux chanter avec toi
Tout ce que mon âme ressent, tout ce à quoi mon cœur aspire,
Tout ce qui me monte à la tête et me rend l’esprit tout pantois
Mais que je sens très nourrissant pour notre enfant qui s’en inspire ! »
« Cet éclat est intermittent… » dit Cristïäs, « et change tout le temps ! »
« Il vibre au rythme du métal de mon tempérament d’acier ! »
Répond STELLÏÄ en imitant avec ses mains un clignotant ;
« Et un petit miroir fœtal me le renvoie tout émacié ! »
« D’ici dimanche, tu as le temps de l’étudier si tu passes
Beaucoup plus de temps avec moi qu’avec tes téléportations !
Et d’ailleurs, plus de contretemps ! Je voudrais que tu te dépasses
Et que tu penses avec émoi à arranger l’habitation ! »
« Une symphonie de lumière… » dit Valérion, « son et lumière ! »
« Je l’imagine comme un chœur, tel un chant d’annonciation ! »
Répond Nérätïs toujours fière d’avoir appris cette première
Nouvelle qui lui a mis le cœur dans une totale exaltation.
« Dimanche tu le joueras pour moi… enfin… pour nous précisément…
Sais-tu qu’elle m’a bouleversée car nous attendons une fille !
Je l’ai senti avec émoi au moment même, exactement
Où l’étoile m’a traversé le cœur comme une banderille ! »
« C’est comme un phare dans la nuit… » dit Altänor, « pour me guider ? »
« Toi qui n’avais d’yeux que pour moi, te voilà désormais ébloui ! »
Répond Amellïä. « Et il luit comme s’il était radioguidé
Par un ange gardien en émoi pour mon cœur tout épanoui ! »
« Et tu n’as pas besoin d’un phare ; regarde mes seins étonnants !
Hier, ils étaient comme deux pommes et aujourd’hui bien plus renflés ;
Et comme pour lancer la fanfare, tout mon corps paraît détonant
Et je ressens ce petit homme comme un magicien bien gonflé ! »
Illustration de Ledalïä.
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