« Nos jeunes mariés découvrent peu à peu les coutumes de Ô ALLEGÔRÏÄ.
Notre nudité semble troubler davantage Séorïäne que Hyänor… bien que celui-ci s’efforce très maladroitement de prétendre le contraire.
Mais certains signes préoccupent la jeune femme : un appétit grandissant, des seins douloureux et l’intuition qu’un petit être pourrait déjà les avoir accompagnés dans leur naufrage.
Nérätïs les attend au dispensaire. Peut-être notre communauté n’était-elle finalement pas aussi complète que nous le pensions… »
Princesse ÄLLÏÄ, Gardienne du Souffle Premier
« Ces gens sont gentils et charmants… » dit Séorïäne, « mais singuliers… »
« Ils se baladent souvent nus sans que cela ne nuise à qui que ce soit ! »
« Ils sont… » répond Hyänor, « désarmants et même assez particuliers
Mais sans aucune “disconvenue” envers leurs femmes toutefois ! »
« Ils sont toujours des plus courtois et les amies de leurs épouses
N’éprouvent vraiment aucune gêne… » dit Séorïäne très pantoise.
« Quand une femme nue me côtoie… » dit Hyänor, « ne sois pas jalouse
Mais elle est tellement “homogène” que je ne la trouve pas discourtoise ! »
« Pour la nourriture, rien à dire ! » poursuit-il sur un autre sujet ;
« Beaucoup de poissons, fruits de mer, essentiellement végétariens ! »
« Tu as raison ! Rien à redire ! Et ils n’ont aucun préjugé ! »
Précise-t-elle d’un ton amer. « Mais ne sois pas “libertarien” ! »
« Pas de souci, je te rassure ! Elles ne sont pas vraiment belles ! »
Se reprend-il. « Elles m’auraient plu si elles “furent” été coréennes… »
« Mouais… j’ai bien vu ta “rougissure” lorsque l’une d’elles t’appelle ! »
Tranche Séorïäne qui ne souhaite plus parler de ces européennes.
« Mais nous devons nous adapter et je crois qu’ils veulent nous aider !
Il nous faudra de la patience et… fermer les yeux quand il faut ! »
Indique-t-elle, pour “impacter”, le doigt levé pour mieux plaider.
« Bien entendu ! Avec confiance ! » dit-il d’un air tout à fait faux.
« Allons ! J’ai faim ! Et c’est étrange… depuis quelques jours, l’appétit
Me fait perdre tous mes moyens et en plus, j’ai très mal aux seins ! »
Dit-elle en relevant sa frange. « Peut-être que j’attends un petit ?
Je vais demander aux “citoyens” s’ils “connaîtraient” un médecin… »
« Ils en ont un ou plutôt une ! Et il y a un dispensaire
Un peu plus loin dans la chapelle ! » Elle bondit sur le tapis.
« Alors si l’heure est opportune, c’est tout de suite ! C’est nécessaire ! »
Dit-elle tandis qu’il lui rappelle qu’il y a des sirènes… bon tant pis !
Illustration de Ledalïä.
Laisser un commentaire