« Quelle nuit mes amis !
Et encore, STELLÏÄ et moi sommes parties nous coucher avant l’aube à cause de nos bébés en route !
La matinée ressemble à une arrivée au compte-gouttes : d’abord les mamans et puis… jusqu’au dernier des fêtards. »
Princesse ÄLLÏÄ, Gardienne du Souffle Premier

Le pique-nique du dimanche est devenu indispensable
Car il permet aux dilettantes de couper leurs activités.
Ceux qui ont passé des nuits blanches ou ont été irresponsables
En éternisant la détente d’une nuit de festivités.
Les mères ont été les premières à savourer la matinée
Par un petit déjeuner sur l’herbe sans faire comme celui de Manet
Car on apprécie la lumière, de fraîcheur encore mâtinée,
En obéissant au proverbe : en Suisse n’oublie pas ton bonnet.
Elles ont dû se servir elles-mêmes car Alinéor dormait encore
Mais Ledalïä donnant le sein n’avait pas vraiment festoyé.
Elle remplaça celui qu’elle aime en préparant sans son accord
Un repas léger à dessein aux premières lueurs chatoyées.
Puis Nérätïs est arrivée sans Pénélopïä cependant ;
Yavänor, toujours matinal, a rejoint ses chères mamans.
Tous les deux se sont ravivés avec un café répandant
Ce parfum si subliminal qu’il en rappelle les bons moments.
ÄLLÏÄ et STELLÏÄ, futures mères, se sont couchées avant les autres
Et viennent aussi savourer l’aurore du lac de Constance.
Ce petit moment éphémère s’étire tant qu’elles se vautrent
Dans l’herbe tout enamourée d’une rosée de circonstance.
Enfin au soleil de midi, la troupe orchestrale au complet
Déploie bras et jambes au soleil avec soupirs contemplatifs.
Captain Nemo encore groggy et Pénélopïä accouplée
Aux autres membres tous pareils dans un état dubitatif.
Soudain les sirènes accourent en vociférant « Venez vite !
Nous avons sauvé du naufrage un couple qui avait sombré.
Nous leur avons porté secours en leur donnant de l’aquavit
Pour leur redonner du courage mais ils sont encore tout chambrés ! »

Illustrations de Ledalïä.
Laisser un commentaire