Au fond des forêts hermétiques, dans l’obscurité des sous-bois,
La licorne reflète la Lune par quelque interstice volé
À la canopée helvétique des vallons où l’astre flamboie
Lors des grandes phases opportunes où le silence reste inviolé.
On n’entend juste qu’un clapotis des eaux par petites gorgées
Bues par les animaux nocturnes pour qui la trêve est assurée.
Et parfois le doux sifflotis d’un coucou sans doute horloger
Troublant le calme taciturne qui n’en finit pas de durer.
Mais qui donc lui a répondu, plagiant le cri de la chouette ?
Un trouble-fête, un prédateur ou bien un chasseur nyctalope ?
Partie. La licorne a fondu tandis que s’avance un poète
Au regard appréciateur sur toute la faune interlope.
Tableau de Susan Seddon Boulet.
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