
Hier, le progrès sentait si bon ; l’an deux mille était prometteur
Avec ses voitures volantes, avec la téléportation !
Je me voyais grand vagabond de l’espace, illuminateur
De rêveries affriolantes d’un avenir en formation.
Aujourd’hui tout paraît rouillé ; l’an deux mille est passé si vite
Avec des guerres inattendues d’anciens conflits trop résistants.
Moi-même, ai-je pris des dérouillées malgré les dangers que j’évite
Et je vis sur un fil tendu qui peut se rompre à tout instant.
Mon eau a rencontré l’éther d’un avenir inconsistant,
Mon air s’est dilué dans le temps d’un ascenseur vers la folie,
Mon feu est resté solitaire mais son espoir est persistant,
Ma terre s’effrite depuis longtemps vers une étrange mélancolie.
Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux de le créditer.
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