Le secret d’Olivïäne

« Rapport N°17 – Les Trois Sœurs.

Une découverte inattendue suggère l’existence d’un lien de parenté entre Azurïanne, Éôlïäne et Olivïäne.
Les témoignages demeurent fragmentaires mais convergent vers une ancienne disparition demeurée inexpliquée.
Les licornes télépathes affirment avoir reconnu leurs voix avant même qu’elles ne se reconnaissent elles-mêmes. »

Princesse ÄLLÏÄ, Gardienne du Souffle Premier

Le secret d’Olivïäne

« C’est ma sœur ! » s’écrie Azurïanne qui plonge aussitôt dans la mer
Suivie d’ÄLLÏÄ et d’Éôlïäne puis de STELLÏÄ qui s’inquiétait.
« Il était temps ! » dit Olivïäne avec un rictus bien amer
« Et tu nous ramènes Éôlïäne tout comme si de rien n’était… »

« Que veux-tu dire ? » dit cette dernière « Je ne peux pas être ta sœur
Je suis native de Thestïäs ! » mais Olivïäne l’interrompt :
« Tu y es née en pouponnière… et jusqu’à ce qu’un ravisseur
T’enlève sans laisser de trace et disparaisse des environs… »

« On t’a cherchée pendant dix ans mais on ne t’a pas retrouvée ;
Maman est morte de chagrin et papa aussi, peu après.
J’ai entendu des gens disant à propos de filles éprouvés
Par les centaures “qu’elles ont un grain”… j’ai écouté sans faire exprès… »

« Ce sont les licornes du nord avec celles du sud, télépathes,
Qui m’ont parlé de deux sirènes aux cheveux bleus et émeraude.
Toutes deux d’un timbre sonore dont leurs oreilles leur rabattent
Une parenté souveraine avec ma voix qui les taraude ! »

« Et moi ? Qui donc m’a enlevée et m’a abandonnée sur Terre ? »
Interroge Azurïanne en larmes. « J’ignore ce qui s’est passé ! »
« Je ne sais pas. On a soulevé toutes les questions élémentaires
Et laissé faire nos gens d’armes ! » répond Olivïäne dépassée.

Nérätïs alors intervient : « Je me souviens de cette affaire ;
J’étais très jeune évidemment mais je me sens proche des vôtres.
Je prends les mesures qu’il convient pour toutes les trois vous satisfaire
Et j’aimerais incidemment te demander d’être des nôtres ! »

« Cela fait des années que je cherche alors s’il y a le moindre espoir,
Je vous suivrai au bout du monde afin que justice soit faite ! »
Dit celle à qui on tend la perche pour effacer le désespoir
Dû au familicide immonde qui a frappé les trois nymphettes.

Illustration de Ledalïä.

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