
Là où l’écume danse et vient baiser le sable,
Apparaît une muse au regard ineffable.
Mi-femme, mi-chimère, elle joue avec l’or
Du soleil qui s’endort dans l’eau versicolore.
Son rire est un murmure, une perle de rosée,
Sur le miroir de l’eau, elle s’est déposée.
Elle appartient au large, à la perle, au cristal,
La beauté souveraine du palais abyssal.
Elle rêve de drakkar, de felouque, de navire
Issus de ses affûts de délires en délires.
Elle imagine alors un immortel Ulysse
Qui viendrait la rejoindre au profond des abysses.
Illustration de Giulia Gardelli.
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