La sirène égyptienne

La sirène égyptienne

Sur les bords du Nil vert, sous un soleil de plomb,
On cherche la sirène au fond du grand limon.
Mais le scribe s’étonne et range son calame :
Ce poisson est de trop pour le cœur d’une dame !

La déesse au poisson, d’un geste souverain,
Gardait ses deux gambettes et son profil d’airain.
Elle portait son dieu posé sur sa perruque,
Sans jamais que la queue ne lui batte la nuque.

C’est un mirage fou, né d’un pinceau récent,
Qui baigne dans le Nil un buste éblouissant.
Qu’importe l’histoire et ses vieux parchemins,
Le charme reste éternel dans nos rêves humains.

Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux de le créditer.

Commentaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *