Un seul œil de Dieu te regarde, oui mais lequel ? On n’en sait rien !
Comment savoir qui te met en garde sur les huit milliards de terriens ?
J’ai déjà repéré le mien… mais ça ne me réjouit pas
Car il a un air macronien qui vraiment ne me revient pas !
Car parmi ces regards fantasques, il en est un qui s’prétend roi,
Qui se croit le centre du monde, phare dressé dans la tempête.
Si son iris bleu n’est qu’un masque, sa pupille se tient à l’étroit
Et l’fond de l’œil devient immonde quand j’m’y vois cul par-dessus tête.
Or cet œil-là, si sûr de lui, distribue l’ombre et la lumière
Sans voir qu’il n’est, dans ce qui semble, une marionnette à brocarder
Car vouloir être celui qui luit dans sa propre vérité première,
C’est croire que nous, tous ensemble, sommes ceux qu’il voudrait emmerder.
Tableau de Ben Ridgway.
Laisser un commentaire