La Mandala Lunar

La Mandala Lunar

Mon corps n’est pas l’étui d’une femelle en rut
Mais un grand paysage où le temps se déploie.
En cent lunes vécues, la mémoire s’est crue,
Non pas comme un fardeau, mais sur une autre voie.

Je porte Mû en moi, et l’Atlantide aussi,
Dans le flux de mon sang, leurs échos retentissent.
Les déesses utérines n’ont jamais obscurci
Le chemin de lumière que mes cycles investissent.

Je suis le cœur qui bat, la chouette qui observe,
La femme qui gravit l’escalier de ses nuits.
Dans ce grand Mandala, toute mon âme conserve
La sagesse des marées qui montent et qui s’enfuient.

Plus besoin de lecteur dans un futur lointain,
Je suis mon propre livre ouvert sous la Grande Ourse.
L’écho de l’Univers, chaque soir, chaque matin,
Le Féminin Sacré qui retrouve sa source.

Texte de Geminïä Tableau de Chana de Moura.

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