


Au commencement, la lumière dort sur les terres encore nubiles,
Là où la Nature s’éveille, les yeux aveuglés de soleil.
Une fois passé la première journée, les arbres volubiles
Croissent et leurs feuilles s’émerveillent d’un vent fripon qui les balaye.
Et le cycle reprend son cours comme s’il reprenait le relais
D’une planète messagère, mère des eaux et des courants.
Alors il étend son parcours par petits ruisseaux maigrelets
Via les rivières passagères jusqu’à l’océan concourant.
Dans la matrice de la forêt nourrie de soleil et de pluie,
La vie se ranime à son tour comme si c’est une révolution.
La faune sous la flore phosphorée alors furtivement s’instruit
Des règles qui vont sans détour déterminer l’évolution.
Illustrations de Will.
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