
Dans le secret de la matrice, un monde magique s’éveille ;
Trois sphères d’or tournent en orbite, autour d’une étoile centrale.
Animées d’énergies motrices qui toutes ensemble s’émerveillent
De cet univers où habite l’embryon d’une fille astrale.
Yavänor
« Le fœtus n’est pas achevé mais la force primitive est là,
Baignant au milieu des trois forces : le père, la mère et l’enfant.
Trois forces qui vont parachever la graine nichée dans la cella
Et enserrée par une écorce qui la protège en la coiffant.
Par le flux en circuit fermé semblable à l’atome de tritium
Qui éclaire en luminescence la procréation en chantier,
Peu à peu la graine va germer dans l’oasis de l’atrium
Pour la mystérieuse naissance d’un être humain dans son entier. »
Ledal
« Je sens tourner le souffle ancien dans l’eau tiède de la matrice ;
Trois faisceaux dans leurs orbitales s’aiment en tempo d’éternité.
Chacun nourrit l’autre et le sien, unis dans la sphère fondatrice
Dans les cellules génitales, temple de la maternité.
Je veille, paisible et féconde, sous la lumière de ton regard ;
Je tisse alors, fil après fil, la robe de ce monde minuscule.
Je sens la vie chaque seconde pulser avec tous les égards
Dont l’univers entier profile avec amour le corpuscule. »
Yavänor
« Or la paroi abdominale opaque garde ses secrets
Mais je sens la chaleur qui fuse et qui rayonne à la surface.
La sensation paranormale d’une âme a ceci de sacré :
On ne sait quand Dieu lui infuse son souffle dans son interface.
Mais en ouvrant les yeux du cœur, j’en vois toutes les dimensions ;
Micro espace-temps-matière et macro impulsion de vie.
Nous sommes tous les trois vainqueurs par le désir de l’intention
En nous tenant sur la frontière qui nous rapproche avec envie. »
Illustration de Ledal.
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