« Entre les douceurs d’Alinéor, les ordres de Pénélopïä et les tendresses de Nérätïs, ma matinée ne manque pas de soins !
Je m’endors à la prière mais Altänor sait me réveiller à la sieste…
Millérion, lui, participe à tout sans quitter son lit. »
Amellïä, muse céleste

« Altänor ressent la chaleur du petit monde dans mon ventre ;
Je reste un instant sans mot dire pour accueillir le nouveau jour.
Je sens frémir notre bonheur sous ses doigts posés juste au centre
Et je souris mais sans maudire ce petit être déjà si lourd !
L’été joue les prolongations ; le déjeuner est en terrasse
Avec tous les fruits du verger en jus, en tarte ou en compote.
On veille à l’alimentation des futures mamans qui se prélassent
Et qui se font même asperger par trois siréniennes despotes. »
« Allez les mamans ! On se bouge ! » Et toutes nous mettons à l’eau ;
Pénélopïä donne ses ordres d’une manière radicale.
Bientôt nous sommes toutes rouges et le moral va à vau-l’eau
Et nous sortons, dans le désordre, pour la visite médicale.
« Viens par ici ! » dit Nérätïs en m’entraînant dans l’autre pièce ;
Elle m’ôte tous mes vêtements pour un massage langoureux
Et, afin que j’y consentisse, m’embrasse nue avec hardiesse
Et j’entends ses halètements affectueusement amoureux.
Fin de matinée en prière avec les LLyrïädes ensemble ;
Pour préparer l’incarnation de l’arrivée de notre enfant.
Et moi, mauvaise manœuvrière, je m’endors quand on se rassemble
Au moment de l’exaltation envers Yggdrasil triomphant.
Il est midi, Alinéor nous a préparé un festin :
Crudités avec crustacés et légumes lactofermentés.
Poissons pêchés par Hyänor – excellents pour les intestins –
Le cuisinier s’est surpassé et mes papilles sont enchantées.
L’appel d’une douce somnolence me ramène au creux de mon lit
Où Altänor sait réveiller mes petits appétits charnels.
Alors de toute sa corpulence et quelques adroits stimuli,
Il parvient à m’émerveiller d’honorer mon corps maternel.

Illustrations de Ledalïä & Geminïä.
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