« Les trois sœurs sirènes ont sauvé trois imprudentes de la noyade.
Quant aux trois garçons, elles les ont conservés afin d’étudier scientifiquement la masculine beauté.
Les cobayes ont survécu… mais l’expérience devra être répétée pour confirmer qu’elle était bien divine. »
Princesse ÄLLÏÄ, Gardienne du Souffle Premier
Quand trois sirènes ont fait l’amour dans des délices incestueuses,
On s’affabule sur l’oreiller sur les garçons hypothétiques…
Elles les charrient avec humour et des piques irrespectueuses
Jusqu’à ce que vienne s’éveiller une idée follement érotique…
« Et si l’on en capturait un ? Un de ces idiots inconscients
Qui, sans nous, se serait noyé et terminé au croupissoir…
On profiterait de cet importun pour vérifier son coefficient
Amoureux et le soudoyer : l’oubli ou le repas du soir ! »
« Oooh moi, j’adore cette idée ! Et vu la chaleur mémorable,
On n’a vraiment qu’à se baisser pour en prendre une charibotée !
Allez, les filles, c’est décidé ! On joint l’utile à l’agréable !
On va aller s’intéresser à la masculine beauté ! »
« Ben justement des trois débiles qui ont dragué les demoiselles,
Tous ont plongé sans vérifier si l’échelle était bien placée…
Ils crient comme des imbéciles ! Alors… on sauve les pucelles
Et puis… les trois sacrifiés seront nos cobayes à classer ! »
« Partons ! Je suis tout excitée car moi, je suis encore pucelle
Et, ma foi, je suis très curieuse de tester leurs tire-bouchons.
J’ai beaucoup de perplexité à l’idée qu’on me dépucelle
Avec leurs saucisses impérieuses à m’en monter le bourrichon ! »
« Parle pour toi ! Qu’est-ce que tu crois ? Que sur Thestïäs j’ai fait la pute ?
Je n’connaissais qu’Alinéor qui ne pensait qu’à cuisiner
Ou faire des poèmes à la noix sans même que cela suppute
Que ce grand dadais me déflore au moins une fois sans lésiner ! »
Ainsi fut fait selon les règles ! On sauva les trois imprudentes.
Quant aux trois idiots, on ne sait pas encore ce qu’il en advint…
On dit que les sirènes espiègles se sont montrées outrecuidantes
Mais qu’elles ont pu, avec succès, commenter que c’était divin !
Illustration de Ledalïä.
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