« L’état clinique de Lïlïth est désormais satisfaisant.
Les paramètres maternels sont revenus à la normale et la présentation fœtale demeure stable.
La poursuite d’une alimentation fractionnée, d’une bonne hydratation et d’un repos adapté est recommandée.
La patiente est autorisée à reprendre progressivement ses activités, sous réserve d’éviter tout effort excessif. »
Nérätïs, Princesse d’Atlantïs
« Bien s’hydrater et fractionner les repas, si possible ! »
Dit Nérätïs à Alinéor qui ôte viande crue et laitages
Et commence à confectionner de petits mets plus accessibles
Servis ensuite par Yavänor qui joue son rôle et davantage.
Toute la nuit ils veilleront à trois : Yavänor, Laurelïne et Loreleï ;
Chacune évoque les émotions suscitées lors de la journée.
« Et Nérätïs qui, de surcroît, fut introuvable… aïe, aïe, aïe ! »
Reprend Laurelïne dont la tension a enfin été ajournée.
De temps en temps Alinéor frappe et leur apporte un plateau
Il reste un peu pour plaisanter et faire retomber les tensions.
Il sirote avec Yavänor un pinot noir de ses côteaux
Après leur avoir présenté ses petits fours sans prétention.
Plus tard Yanimïä, aux nouvelles, accompagnée de Nérätïs
Vient surveiller le moniteur, pouls, température et tension.
Puis, la perfusion, renouvelle avec du sérum d’Atlantïs
Et demande aux trois visiteurs de sortir pour les ablutions.
Jusqu’au petit matin ils veillent aucun des trois n’est fatigué ;
Parfois l’un ou l’une s’endort et les deux autres veillent à sa place.
Vers neuf heures, Lïlïth se réveille et a envie de s’alléguer
Un peu de ce beau soleil d’or sur la plage avec une glace.
Éôlïäne ainsi qu’Azurïanne se réjouissent de la voir,
En sortant ensemble de l’eau de leurs queues toutes frétillantes,
Bientôt rejointes par Olivïäne qui vient tout juste de recevoir
L’écho de ce méli-mélo et sa bonne fin émoustillante.
Quelques moules et quelques écrevisses composent un déjeuner frugal
Qu’Alinéor tolère à peine pour leur goût jugé « plutôt fade » !
Pourtant les femmes s’en ravissent pour leur matinale fringale
Tandis qu’une averse soudaine met fin à la tendre escapade.
Illustration de Ledalïä.
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