Retour à la Terre

Puisque notre communauté cherche un Eden inaccessible,
Revenons au commencement après tant de cosmologie !
Un lieu offrant la primauté des expériences transmissibles
Pour aider à l’avancement de notre propre mythologie.

J’ai la nostalgie d’une maison ouverte sur une vallée
Où l’œil se perd de paysage en paysage complémentaires,
Où défile en toutes saisons la vie avec ses pis-aller
Et les bonheurs qu’on envisage sur notre bonne et vieille Terre.

Nous ancrerons discrètement sur la face cachée de la Lune
Ô ÏÄMÔURÏÄ qui restera notre contact à l’univers.
Nous réapprendrons autrement les leçons de vie opportunes
Que la vie manifestera parfois à tort et à travers.

Comme si l’univers revenait finalement au quotidien
Des gens qui ont développé une vie simple et authentique.
Comme si la Terre devenait le lieu où nos anges gardiens
Puissent aussi nous envelopper d’une atmosphère romantique.

Là où j’ai rencontré Laurelïne, là où Loreleï nous a rejoints,
Là où Lïlïth s’est immiscée entre nos amours de jeunesse.
Là où s’enchaînent les collines, les matinées d’un mois de juin,
Les odeurs des plats épicés et celle des dames patronnesses.

Les LLyrïädes y découvriront le froid, les oiseaux du matin
Le pain chaud, les œufs à la coque et une tasse de café brûlante.
Nos enfants s’épanouiront en godillots et vieux patins,
Les villes aux vieilles bicoques dans une enfance turbulente.

Laurelïne un grand verre à la main, Loreleï une douceur à la bouche,
Lïlïth une potion concoctée, Ledalïä un livre sans héros.
Les uns courant sur les chemins, les autres dormant comme une souche
Et l’Octaèdre déconnecté de l’infini au Poïnt ZérÔ.

Illustration de Ledalïä.

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