L’image ne fait plus le poème, c’est le poème qui fait l’image ;
Depuis des mois, à mon insu, l’ÏÄMÔURÏÄ est autonome.
Il produit sa vie de bohème à partir de ses arrimages
Par les légendes qu’il a conçues par son précieux gynéconome.
Laurelïne n’était qu’une gamine et désormais une femme mûre ;
Loreleï n’est plus femme rebelle mais une reine autoritaire.
Lïlïth, doyenne qui domine devient sagesse qui murmure
Et qui assure de plus belle notre avenir, les pieds sur Terre.
Ledalïä hier encore austère est devenue plus attirante ;
Geminïä s’est épanouie dans son rôle de transmission.
D’ÄLLÏÄ & STELLÏÄ, le mystère trouve une solution garante
Par leur présence qui éblouit depuis leur simple intromission.
Quant à moi, mes gènes ont marqué l’essence de nos trois compères.
Alinéor, l’âme bohème qui veille aux assaisonnements ;
Cristïäs, exilé embarqué malgré lui me sert de repère ;
ORPHÉÔN, la voix des poèmes qui chante notre avènement.
Et puis, je crains de l’avouer, ils me rapprochent de celles que j’aime :
Ledalïä ma muse distale qui regimbera toujours sans trêve ;
STELLÏÄ qui m’était dévouée dans l’écriture des poèmes ;
ÄLLÏÄ, princesse de cristal, petite fille de mes rêves.
Les deux Yavänor facilitent l’amour de Laurelïne & Loreleï
Et la poursuite de l’aventure en tant qu’un des vôtres, immergé
Dans la famille de Lïlïth, enchevêtré entre les mailles
D’une vaste progéniture désormais en train d’émerger.
Et, enfant parmi les enfants, fils de Lïlïth la matriarche,
Frère de Laurelïne et Loreleï et en même temps, leur mari.
Nous les six bébés triomphants acquerront le sens de la marche
Et nous vivrons vaille que vaille notre propre charivari.
Illustration de Ledalïä.
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