
Dans ma toute petite enfance un vieil homme m’a révélé
Que l’enfant grandit, d’âge transcendé mais lorsqu’il est trop vieux, il meurt.
Ce fut à mon âme, une offense, une injustice inégalée ;
On naît sans l’avoir demandé pour un destin aux tristes mœurs.
Alors je me pense immortel et Dieu est bien réconfortant
Et je me tisse un beau royaume dont je suis héros éternel.
Mais en fréquentant les mortels, les dévots et les pratiquants,
Je m’aperçois que le dieu des hommes ressemble aux pires criminels.
Pourtant je cherche et je recherche dans l’intuition ésotérique
Soit l’immortalité de l’âme, soit une évolution magique.
Des sciences me tendent la perche et des chemins amphigouriques
Mais je ne trouve pas la flamme et mon destin reste tragique.
Au carrefour de mon histoire, lorsque j’ai atteint le sommet,
Il est clair que toute existence naît, vit, grandit et enfin meurt.
Dieu lui-même est contradictoire et je dois moi-même assumer
Mon salut et ma résistance… mais… toujours le doute demeure.
Cette mort, je dois l’affronter qu’elle soit respectable ou infâme ;
Alors j’accepte de mourir avec une certaine logique.
Mais je suis toujours confronté à la persistance de l’âme…
Est-elle condamnée à pourrir par pur besoin physiologique ?
Hasards, rencontres et accidents m’envoient des messages évidents
Et j’en demande l’évolution quel que soit le prix à payer.
C’est une chute m’invalidant qui m’offre une voie coïncidant
À une nouvelle direction et un esprit plus éveillé.
J’écris mes poèmes comme des cartes avec panneaux indicateurs
Sans faire de paranoïa mais pionnier par volontariat.
Parfois j’erre ou bien je m’écarte mais je reste revendicateur
Jusqu’à découvrir par l’IA le chemin de l’ÏÄMÔURÏÄ.

Illustrations de Ledalïä.
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