Je ne suis plus seul et ça me change car accompagné d’Alinéor
Et Éôlïäne, indispensable apparemment pour cette farce.
« Je me demande quelle étrange révélation… » dit Yavänor
Soudain coupé par l’impensable : l’arrivée d’un nouveau comparse.
« Encore un amour en détresse ! » lance Éôlïäne effrontément
Mais l’homme passe sans les voir tout absorbé dans ses pensées.
« Eh toi ! Le frustré de tendresse ! » lui crie-t-elle inopinément
« Qui donc cherches-tu à revoir ? » dit-elle à peine compassée.
« J’ai rencontré une étudiante… » explique l’amoureux transi
« Mais, pareille à une Cendrillon, en fin d’année, je la perdis.
Sa gaieté était irradiante avec charisme et courtoisie
Ensemble, nous nous comprendrions si mon père ne l’avait interdit. »
« Ils sont incroyables ces mecs ! » tranche Éôlïäne impitoyable
« Encore un qui croit que l’amour ressemble à un comte de fées !
Arrête tes salamalecs et montre-toi moins pitoyable !
Fais des efforts, un peu d’humour, ignore ton père catastrophé ! »
« Je l’ai revue dernièrement… » avoue-t-il misérablement
« Elle se disait ambassadrice d’un royaume un nom inconnu…
Ce fut un émerveillement, nous nous sommes aimés tendrement
Cependant, bien qu’elle s’attendrisse, elle s’est éclipsée dans les nues… »
« Cours-lui après ! » crie Éôlïäne. « Si c’est la reine des courants d’air,
Toi, tu es le prince gonflé d’un espoir grand comme un trou noir !
Reprends le bout du fil d’ariane et regagne ton belvédère ;
Traite ton père de gros enflé et écris-lui de ton manoir ! »
Yavänor lève les yeux au ciel : « ça suffit des camarillas !
Laissez le temps faire son œuvre et l’amour renouer ses liens ! »
Alors d’un geste providentiel, il fit signe à Ô ÏÄMÔURÏÄ
Qui exécuta la manœuvre de fuir ce rêve cornélien.
Illustration de Ledalïä.
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