

Si les sirènes ont disparu, il n’en est hélas pas de même
Pour la pollution regrettable et résiduelle qui augmente.
Aux premiers déchets apparus, elles avaient tant montré leur haine
Que les pollueurs redoutables ne les ont pas trouvées charmantes.
Ils applaudissaient leurs chansons et célébraient leurs voix si belles
Mais quand il fallait nettoyer, ils accusaient tous les orages.
Ils appréciaient peu les leçons que leur prodiguaient ces rebelles
Et préféraient tout oublier en fuyant loin de leurs parages.
Ce qui explique que les légendes faisant des sirènes des ogresses
Sont complètement démenties ; l’homo-détritus est saumâtre.
Ça donne mauvais goût à la viande et une odeur qui les agresse
Et qui aurait empuanti les océans de ces bellâtres.
Illustration de David Revoy.
Laisser un commentaire