
Sous un ciel de reflets, la belle s’abandonne,
Ses boucles de corail s’envolent au gré du vent.
À la clarté du jour, sa silhouette rayonne,
Captant l’éclat doré d’un songe bien vivant.
D’un regard de saphir, elle fixe l’horizon,
Pose une main légère au creux de son épaule.
Le silence devient sa plus belle oraison,
Faisant vibrer les fils pastel de son étole.
Elle semble attendre là, dans sa pose féline,
Que le pinceau s’arrête, tranchant comme une lame.
Serait-ce une déesse, l’ombre de Laureline,
Qui dans son cadre d’or, connaît un vague à l’âme ?
Tableau de Veronika Švédová.
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