L’amour prison

L’amour prison

Regardez-les passer, les oiseaux de passage ;
Ils n’ont aucune attache, ni borne frontalière,
Mais jamais ne s’arrêtent sinon c’est une cage
Qui leur promet l’amour d’une jeune geôlière.

Ils préfèrent le vent aux serments d’un visage
Et l’immense lueur des cieux pour seule terre.
On ne peut enfermer l’élan d’un tel voyage,
Sans briser dans leur cœur leur flamme millénaire.

Pour celui qui s’envole au-delà des nuages,
La main qui veut l’étreindre est une main de fer.
Même si le repos semble une promesse suave,
Il découvre les bras qui ferment son enfer.


Serait-ce un crime en soi que ma gentilhommière
Qui voulait retenir ce qui doit s’envoler ?
Oiselle de mes vers, petite prisonnière,
J’écris pour te distraire et pour te consoler.

Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux de le créditer.

Commentaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *