Les sirènes perverses

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Laurelïne, la sirène de feu, a souvent des idées mordantes
Et des fantasmes qui serpentent en lui faisant cambrer les fesses.
Il s’en serait fallu d’un cheveu pour qu’elle soit plus accommodante
Cependant sa nature ardente m’a convaincu, je le confesse.

« Ainsi tu me crois si terrible ? » rit Laurelïne en rougissant ;
« Je ne mords que les imprudents qui traitent mon feu de prolixe ! »
Puis, d’un sourire un peu fébrile où danse un désir rugissant,
Elle embrasa mon cœur grondant qui se transforma en phénix.

Loreleï, la sirène des ondes, serait plutôt autoritaire
Avec la queue qui, comme il faut, tranche dans le vif du sujet
Et réagit à la seconde par un instinct prioritaire
Qui vous fend l’air comme une faux sans remords et sans préjugés.

« Tu voudrais donc me retenir ? » dit Loreleï d’un ton sévère :
« L’eau ne connaît qu’une seule loi : suivre à jamais son propre lit ! »
Puis elle but mes souvenirs pour les remplacer par ces vers :
« Je suis à toi, tu es à moi ; tu m’avilis, je t’humilie ! »

Tableaux d’Adrian Borda sur https:nevsepic.com.uaart-i-risovanaya-grafikapage,4,20821-kollekciya-rabot-rumynskogo-hudozhnika-adrian-borda-150-foto.html .

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