


Une hirondelle ne fait pas le printemps mais cinq, six, sept, huit, c’est l’été ;
Dix, onze douze, c’est déjà l’automne et, treize ans de malheur, l’hiver.
Mais aujourd’hui c’est à plein temps qu’elles partent en vacances répétées
À cause des vols monotones dans les couloirs de l’univers.
Certaines vont jusqu’à Saturne bâtir un nid d’astéroïdes ;
D’autres préfèrent Jupiter où les vers rimaient autrefois.
Les plus jeunes suivent Neptune et ses touristes humanoïdes
Tandis que les anciennes se terrent où elles le peuvent toutefois.
Ainsi le printemps se promène, déguisé parfois en automne ;
L’été prend des congés payés et l’hiver part bronzer au Sud.
Quand une hirondelle se ramène, personne alors ne s’en étonne
Car dans l’univers prépayé, tous les crédits sont à l’étude.
Tableaux de Rachel Wright autour du tableau d’Andreas C. Chrysafis.
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