
Tandis que Marianne dort, monte la république en marche
Dans une ascension fulgurante en brandissant ses illusions.
Mais au bout du long corridor dont elle gravit chaque marche,
Comment fait sa teinte amarante pour nous plonger en confusion ?
Pardi ! Avec de nouvelles têtes à chaque virage entrepris
En leur attribuant la tâche de faire ce qu’il ne faut pas.
Et repartir à la conquête d’autres mesures avec mépris
Envers les erreurs qui entachent son bel habit à chaque pas.
« Nous sommes en guerre ! » assure-t-elle, au milieu des paroles vides,
En se moquant des « fainéants » qui ne traversent pas la rue.
Sa verve méprisante est telle envers nos « Gaulois » trop rigides,
Qu’elle masque un bilan de néant dont les bœufs suivent la charrue.
Tableau de Rafal Olbinski.
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