Rassurez-vous, tout va très bien sur la planète paniquée Malgré les nouvelles alarmantes et le chômage qui empire ! Les crises menacent nos biens mais c’est pour mieux communiquer D’une réaction performante qu’il faudra nous attendre au pire.
Médias magiques, dites-moi si je resterai la plus belle Malgré tous les bouleversements qui secouent les gens compassés ! Réseaux sociaux, rassurez-moi et s’il le faut, je me rebelle À condition perversement que mon train-train soit menacé !
Si la peur du Grand Méchant Loup a disparu de nos écrans, Elle est remplacée par l’effroi des épidémies et des guerres. Et pour ne pas faire de jaloux, la météo nous met à cran En nous menaçant d’un grand froid sur nos ressources délétères.
Et si tout ça n’était qu’un leurre destiné à dissimuler Un nouvel ordre économique pire que ceux qu’on a connus ? Je pourrais vous prouver sur l’heure que tout cela est simulé Mais on me traiterait de comique ou complotiste reconnu !
Illustration de Nadezhda Illarionova sur https://www.artstation.com/artwork/krP1z
Éminente ou bien dominante, la justice est-elle un fléau ? Plane-t-elle au-dessus de nous comme une épée de Damoclès ? La question est impertinente car elle invoque les idéaux De ceux qui mettent à genoux les gueux sans la moindre noblesse.
La loi est dure mais c’est la loi et dures sont les forces de l’ordre Lorsqu’elles sont manipulées d’une main lourde et radicale Car il n’est pas de bon aloi de laisser les pauvres chiens mordre Les maîtres qui ont stipulé que leur gestion est amicale.
Bien que trop beau pour être vrai, le progrès amène les robots À s’occuper de nos enfants rivés à leurs petits écrans. Si cet avenir nous effraie, c’est pourtant nos efforts globaux Du savoir-faire ébouriffant qui aujourd’hui nous mettent à cran.
Si les écoles de demain prennent la même direction, On fera l’école buissonnière dans des campagnes virtuelles Où les gosses en un tournemain pirateront leurs corrections Soit, avec l’art et la manière, ou par bêtises perpétuelles.
Devant l’abîme de l’ignorance, ils feront un pas en avant Ainsi tout sera résolu sans la moindre contradiction. Ne voyant nulle incohérence à ce phénomène aggravant, Rejetons notre dévolu sur nos propres actuelles addictions.
Illustration de Jeff Drew sur jeff drew – ART STORE: Prints & More! (jeffdrewpictures.com)
J’ai eu ma période « bicyclette » avec p’tit vélo dans la tête Et puis ma période « évasion » avec un tout p’tit avion. Aujourd’hui j’ai celle que je veux, un p’tit bateau dans les cheveux Et mon ange gardien qui y rame, qui rame, qui rame… tout un programme !
Lorsque je cherche à m’échapper des infos qui ont dérapé Vers des catastrophes en vagues et des politiques qui divaguent, Lorsqu’on nous mène tous en bateau avec – cerise dur la gâteau – Des mensonges gros comme une maison, mon cœur fuit hors de ma raison.
Et je viens retrouver mon ange dans ma cervelle de rechange : Ma barque nommée « L’intrépide » pour fuir toutes ces idées stupides Et arrêter de ruminer sur les crises indéterminées Qui me soufflent dans la figure comme oiseau de mauvais augure.
Illustration de Lisa Aisato sur https://www.aisato.no/andre-illustrasjoner/#itemId=55830f07e4b0d670c6fc3e2b
Métro-boulot, c’est terminé puisque les gens télétravaillent Quitte à se mettre en maladie pour continuer la comédie Sauf les patrons déterminés à interdire, vaille que vaille, Ceux qui commencent le vendredi pour déborder sur le lundi.
Moi, je propose qu’on adapte l’homme dans une nouvelle ambiance Avec des résidences-bureaux, wifi dans les salles-de-bains, 5G partout afin qu’il capte mais avec auto surveillance Afin qu’il devienne un bourreau de travail, féru du turbin.
Gageons qu’ici quelques années, nous verrons l’esclave du progrès Aussitôt né aussitôt fait, conditionné de son vivant À vivre sa vie condamné à produire contre son gré Et puis, dépassé son forfait, recyclé et… place au suivant !
Illustration de Jeff Drew sur jeff drew – ART STORE: Prints & More! (jeffdrewpictures.com)
Si j’osais gratter le vernis des personnalités en vogue, Sans doute je vous révèlerais leurs origines extraterrestres. Par ailleurs s’il m’était permis de montrer leurs peaux analogues, Leurs couleurs vous rappelleraient l’écho des peintures rupestres.
Car depuis des millions d’années, les riches un jour ont débarqué Sur la Terre des pauvres hommes afin de les apprivoiser, Les dresser et les condamner à travailler sans remarquer Qu’eux-mêmes, dans leurs chromosomes, ont l’avenir ratiboisé.
Illustration de Jeff Drew sur jeff drew – ART STORE: Prints & More! (jeffdrewpictures.com
L’électrice, en démocratie, possède le pouvoir de choisir À l’opposé, en monarchie, elle se doit d’embrasser son prince. Sans doute qu’en théocratie, les dieux élus règnent à loisir ; Peut-être même qu’en anarchie, c’est plutôt le peuple qui grince.
L’idéal serait d’essayer chaque prétendu président Et passer une nuit d’amour pour savoir s’il est un bon coup. S’il passe son temps à grasseyer comme tous ses véreux précédents, Dans tel cas, on pourra toujours voter en lui tordant le cou.
À force de nous prendre pour des nouilles et de nous plumer comme un œuf, On se rassemble à la Bastille afin de le montrer du doigt. Et s’il fait comme la grenouille qui veut être grosse comme un bœuf, Laissons-le enfler des chevilles et éclater comme il se doit.
Au royaume des pies voleuses, tout ce qui brille n’est pas d’or ; Si la pie blanche voit tout en noir, la noire aussi, quoi qu’il en soit. Le problème de ces enjôleuses tient à s’ méfier quand on dort D’être volé, dans son manoir, par beaucoup plus voleur que soi.
Par ailleurs, les pies sont menteuses et ne parlent que sous un masque Afin de montrer patte blanche et tromper ainsi les moutons. Bien que la pratique soit honteuse et que personne ne les démasque, Elles continuent tous les dimanches à nous resserrer les boutons.
Les pies chantent faux à Davos, à Paris, dans tous les pays Et les pies volent allègrement d’une manière déloyale. Certaines pies roulent en carrosse et leurs sujets restent ébahis Quand l’un’ d’elles, par dénigrement, crache dans la soupière royale.
Tableau d’Aaron Jasinski sur https://www.taringa.net/+arte/aaron-jasinski-pinceladas-nostalgicas-parte-2_hrdb0 ainsi que sur https://www.aaronjasinski.com
L’une eut le sceau, l’autre eut l’anneau et, à la fin de leur mandat, La gauche changea avec la droite le pouvoir contre l’opposition. Et l’on tomba dans le panneau car par la suite on s’amenda Par des élections maladroites sur de nouvelles impositions.
Bien qu’elles soient à l’opposée, les deux sœurs en réalité Sont similaires et seules diffèrent leurs coiffures et leurs maquillages. Bien que leurs choix soient supposés être en totale rivalité, Elles sont pareilles et se confèrent au même goût du magouillage.
Sœur Emmanuelle Omicron et Sœur Dégâts-de-la-Marine Forment un couple de même sexe, mêmes dogmes hypothétiques. Elles ont gagné le « prix citron » pour le talent qu’elles entérinent À jouer la comédie complexe du remaniement politique.
Quand sonne l’anthropophobie dans le courant de l’existence, Rabats-toi sur les animaux envers qui tu pourras plaider. Prends garde à Raminagrobis qui trouvera sa subsistance À se restaurer de tes maux en faisant semblant de t’aider.
Beaucoup de chats de circonstance font mine de patte de velours Mais donneront un coup de griffe si tu leur manques d’attention. Quand ils te promettent assistance, ils recherchent un ami balourd Qui nourrira ces escogriffes de leur entière soumission.
Sans doute l’État fait de même en nous promettant protection Pour vivre aux frais de la princesse et de notre naïveté. Ils disent régler nos problèmes tout en faisant la collection De nos biens et de nos richesses taxées pour leur oisiveté.
Si Dieu existe, comment peut-il laisser son chef-d’œuvre en péril Et autoriser que le mal prône son côté animal, Optant pour la loi du plus fort qui prédomine sans effort Afin que le crime malicieux soit le choix le plus judicieux ?
Ainsi nos hommes politiques nous posent autant de polémiques Sur le choix de leurs décisions qui causent autant de divisions Alors qu’ils ont été élus, non pas pour le pouvoir absolu, Mais pour répondre à nos problèmes et non provoquer les dilemmes.
Ange ou démon, le président aspire à être résident D’une durée indéterminée sans doute pour exterminer Tous ceux, lucides d’accepter de se retrouver exceptés D’un avenir qui fait mention d’un enfer pavé d’intentions.
Tableau de Nicoletta Ceccoli sur https://vigilantcitizen.com/latestnews/disturbing-mkultra-and-child-abuse-paintings-displayed-on-billboards-in-italy
Vous souvenez-vous du Chat-Botté, protecteur d’un certain marquis De Sade ou bien de Carabas ? Peu nous importe finalement ! Il eut une charibotée de descendance qui lui naquît Et qui aujourd’hui le dépasse en audace et emballement.
D’ailleurs, ils prennent notre place sur les genoux de nos mémés, Sont les confidents de nos filles, consolent veuves et orphelines. Gageons demain qu’ils nous remplacent après nous avoir blasphémés Comme anciens maîtres de famille qui se profanent et se déclinent.
Ils n’auront ni gouvernement, ni président, ni assemblée. Les riches vivront à Paris et les pauvres iront à Marseille. Ils auront le discernement de tuer et dévorer d’emblée Lapins, belettes et canaris qui leur demanderont conseil.
Illustration de Nadezhda Illarionova sur https://www.artstation.com/artwork/krP1z
La science de l’information demande plusieurs points de vue Pour appréhender les tenants et coincer les aboutissants Et non pas la déformation où tous les malheurs sont prévus Pour nous stresser en méprenant nos sens en les assoupissant.
Observons les guerres par l’angle de ceux qui fournissent les armes ; Analysons les pandémies dans les milieux économiques. Mafia, Religion et Triangle nous invitent à sonner l’alarme À savoir que nos ennemis ne sont que tragiques comiques.
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Parmi les eaux évaporées contenant toutes nos humeurs, Combien retombent et combien restent agglutinées en cristaux sourds De médisances abhorrées qui véhiculent les rumeurs Condensées en vapeurs agrestes au-dessous des nuages lourds ?
Mais ces pensées noires de haine subissent un cycle de pyrolyse ; Elles sont grillées et calcinées par le nettoyage solaire. Quelques insolites phénomènes que le ciel serein diabolise Sont recyclés et vaccinés dans ses eaux de pluies de colère.
Dans mes collines où s’écoulent ces pluies acides et polluées Je vois souvent des mousses oranges dans les ruisseaux s’agglomérer Dont les eaux ruissellent et roucoulent dans les rivières éberluées Où naitront des effets étranges que Dieu seul sait énumérer.
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À Davos, fais comme les romains, lis, écris et parle latin ; Économise l’énergie mais prend ton bain du samedi ! Remets tes soucis à demain et attends le lundi matin Pour glandouiller en synergie sinon te mettre en maladie.
Chez nous, la procrastination est la méthode la plus sûre Pour gouverner impunément sans avoir de comptes à vous rendre. Lorsque la prédestination t’ouvre la voie de la luxure, Baise et jouis opportunément de tout ce qui est bon à prendre.
À l’Élysée, mets-toi à l’aise ; au parlement, joue les absents ; À l’assemblée, fais-toi du blé ; des impôts, exonère-toi ! De temps en temps, fais un malaise ; s’il le faut, charge tes remplaçants ; Tant pis si les temps sont troublés du moment que toi, tu festoies !
Les Romains construisaient des bains avec un système de chauffage par hypocauste. Ils allumaient un feu de bois ou de charbon de bois. Les gaz chauds s’écoulaient sous le sol à chauffer et remontaient à travers des conduits le long des murs creux. Ils utilisaient également des sources d’eau chaude naturelles comme à Bath au Royaume-Uni, à Aix-la-Chapelle en Allemagne, à Budapest en Hongrie, etc.
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Chaque année notre mappemonde ressemble à une boule à neige Que les actualités chamboulent dès qu’on a dépassé les fêtes. Et notre pauvre petit monde, si malmené dans ce manège, Nous semble alors perdre la boule à nous donner mal à la tête.
Bien sûr, on change de décor qu’on peint aux nouvelles couleurs Pour nous faire croire au changement et au bonheur qui va s’ensuivre. Mais malgré d’insidieux raccords dissimulés sous les douleurs, Ce sont les mêmes événements qui nous imposent la marche à suivre.
Telle année, une pandémie agite notre planisphère ; Telle autre année c’est une crise qui appauvrit notre panier. Cette année qui sera l’ennemi à montrer pour nous satisfaire ? Peu importe car c’est la surprise qui nous divise pour mieux régner !
Nos gaulois ne craignaient qu’une chose : qu’un de ces quatr’ jours leur échoit Un ciel leur tombant sur la tête à cause de leurs dieux innombrables. Mais depuis la métamorphose du latin en langue de bois, Ce sont nos énarques esthètes qui se montrent indésirables.
À tant faire qu’obéir aux lois qu’ils nous imposent en soutien Aux catastrophes programmées pour le bonheur des hommes riches, Il semblerait de bon aloi de veiller au bon entretien Des avantages amalgamés – cela va sans dire – à de la triche.
Et je propose de planter des poteaux au bord de la mer Pour mieux soutenir l’horizon qui pèse sur l’immigration ; Et nos retraites supplantées au profit des gens d’outremer Et, au cas où, mettre en prison les rebelles à l’intégration.
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Ce n’est pas l’homme qui bousille chaqu’ jour un peu plus sa planète Mais Dieu qui a créé le monde avec maintes contradictions. Métrosexuels en bas résille, femmes modernes et proxénètes Ne seront plus jugés immondes mais victimes à leurs addictions.
Car Dieu nous a créé le mal pour en devenir dépendant Au point de tuer père et mère et bien plus si affinités. Ce côté obscur animal, tapi à notre corps défendant Dans notre chair douce et amère, nous marque de sa divinité.
Alors après tout bousillons, dégénérons, multiplions Puisque tel est notre objectif et la raison de notre vie ! Merci, Ô Dieu, et oublions avec tes anges trublions Ce prétendu « bien » subjectif qu’ Tu nous baratine à l’envi !
Tous ceux qui m’imposent les mains ne l’ font pas pour ma guérison Mais pour m’obliger à me taire au cœur du troupeau de moutons Et remettre sur le droit chemin – à défaut de mettre en prison – Rebelles et contestataires, fiers et prognathes du menton.
Hélas Dieu aime tout le monde ce qui oblige tout chrétien, Tout musulman, bref tout déiste à abuser de Sa Puissance. Toutes les religions immondes ne signifient que le maintien Des multitudes populistes dans le respect, l’obéissance.
L’imposition est un impôt de bonne foi qui nous endort Par aréopage d’anciens, à toutes pensées, rétrogrades. La crédulité est un pot pire que la boîte de Pandore Où croyants et politiciens entassent les maux les plus crades.
Pas trop de bonnes résolutions qui alourdiront chaque jour Et feront trembler dès janvier les mois de la nouvelle année. Et je propose en solution aux promesses que l’on fait toujours Des simples journées conviées aux p’tits bonheurs instantanés.
Le petit bisou du matin pour déclencher la bonne humeur ; Le p’tit bonjour à la voisine pour faire fleurir un sourire ; Ni gros discours ni baratin qui alimentent les rumeurs Mais juste ce qui emmagasine la joie de vivre et les fous rires.
Illustration du calendrier d’Olga Ert sur https:www.behance.netgallery186943calendar .
Je rencontre en chassé-croisé, l’âme-sœur qui meurt quand je nais Et quand je meurs je l’aperçois brièvement naître à la vie. Deux existences apprivoisées, mais compartimentées à jamais, Dont les croisements ne sursoient jamais, l’une à l’autre asservie.
Dans ce présent je suis ici, mon autre moi dans l’autre monde ; Je suis actif, il est passif ; je suis de chair, il est d’éther. Au cours de mes péripéties, il m’épaule et il me seconde Comme un ami inexpressif, un ange-gardien solitaire.
Nous nous passerons le témoin quand je pousserai mon dernier cri ; Ainsi ma vie continuera mais dans une nouvelle instance. Je vivrai toujours néanmoins dans l’autre univers circonscrit Vers un chœur qui s’insinuera dans la divine intermittence.
Tableau d’Andrej Mashkovtsev sur https:ghoti-and-us.tumblr.compost180996938912andrej-mashkovtsev-her-good-friend-mackerel .
Au plus profond de la nuit longue, la plus longue nuit de l’année, Mon horloge s’est déclenchée et mon cœur s’est remis à battre. Je sens mes racines oblongues s’étirer pour aller glaner Le sel de la Terre épanchée dans ses renfoncements saumâtres.
Comme une Lucy végétale prête à marcotter tout l’espace, La longue nuit m’a fait muter sous un halo de pleine Lune. Je quitte l’écorce létale de mon ancienne carapace Pour une couche transmutée, nouvelle, hybride et opportune.
Peu à peu les journées s’allongent, les rayons de soleil accouchent Des premières pousses de cheveux de mes bourgeons solliciteurs. Mon corps tout entier se prolonge, j’étends mes branches et je touche Le ciel pour transmettre les vœux de ma mère à mon géniteur.
Demain je porterai leurs fruits riches en graines missionnaires Qui, parmi la planète en fête, produiront la manne terrestre. Ce soir tous mes arbres instruits de mes germes expéditionnaires Dresseront fièrement la tête pour célébrer la Saint-Sylvestre.
Entre deux eaux, sous la surface, parmi le monde du silence, Les poissons règnent sous l’octroi accordé par le dieu des mers. Au fond des eaux, par contumace, ruines et décombres en vigilance, Guettent le plongeur maladroit noyé dans le bleu outremer.
Au fil de l’eau, c’est l’aventure au gré des courants maritimes, Au gré de la force des vents et du temps qui peut se couvrir. Au fil de l’air, dans les mâtures, les voiles sous la caresse intime Poussent le bateau au-devant de l’inconnu à découvrir.
Entre l’existence et la mort, l’âme se conduit en passagère Le corps en guise de navire, le cœur en guise de moteur. L’esprit suit sans aucun remords sa divination messagère ; Parfois l’équipage chavire mais force reste à ses flotteurs.
Tableau d’Andrej Mashkovtsev sur https:ghoti-and-us.tumblr.compost180996938912andrej-mashkovtsev-her-good-friend-mackerel .
L’occident sens dessus-dessous et l’orient à feu et à sang Ecartèlent notre planète d’un vent de discrimination. Les vieux ressentiments dissouts dans un monde pas si innocent Feront-ils un jour place nette après son extermination ?
Barrière des langues, frontières ouvertes, accueil aux migrants provoqué Pour d’obscures raisons iniques ne font pas bon ménage ensemble ; Depuis les grandes découvertes, tous les pays sont convoqués À s’affronter dans la panique dans cette course qui les rassemble.
L’herbe est-elle vraiment plus verte quand elle est vue de l’étranger Au point qu’irrésistiblement elle attire les voleurs de pommes ? Toutes nos frontières ouvertes n’ont pas semblé les déranger Pas plus que le surpeuplement sonnant tel un ultimatum.
Malice au pays des merveilles avec toute l’absurdité D’une économie planétaire tiraillée entre les puissances. Trop tard pour que l’on se réveille ; le temps de l’insécurité Répand son poison délétère au prix d’abjectes jouissances.
Au commencement le Créateur cria : « Que la musique soit ! » Avec les instruments célestes qu’Il créa, disant « que c’est bon ! » Vinrent les anges opérateurs qui jouèrent du bout de leurs doigts Les premières notes de leurs mains lestes et donnèrent ensemble le ton.
On vit les étoiles chromatiques monter les gammes en harmonie Dans le tempo originel du thème divin introduit Au sein de ce monde eurythmique et naquit la cérémonie De l’univers traditionnel que nous connaissons aujourd’hui.
Et puis sont venus les savants et leur science castratrice Et la musique devint une onde et les notes, de la matière. Plus de magie dorénavant mais une force dévastatrice Du pouvoir de l’argent immonde vers une horreur à part entière.
« la musique des sphères est une théorie pythagoricienne ; l’univers serait régi par des rapports numériques harmonieux et les distances entre les planètes dans la représentation géocentrique de notre système solaire seraient réparties selon des proportions musicales – les distances entre planètes correspondant à des intervalles musicaux. » sources Wikipedia .
Depuis qu’il est apprivoisé, le renard a évolué Dans une bulle de confort bien abritée du mauvais temps. Il n’a plus de quoi pavoiser envers son milieu pollué ; C’est le revers de ses efforts vers un futur compromettant.
Depuis qu’il a coincé sa bulle pour imiter le Petit Prince, Depuis qu’il a planté ses roses à l’abri de sa véranda, Depuis qu’il n’est plus noctambule, qu’il n’a plus l’estomac qui grince, Les journées du renard morose se suivent sur son agenda.
Pas plus de poules à l’horizon que de lapins dans un terrier ! On se protège des insectes et des bestioles préjudicielles ; On est heureux dans sa prison les RTT et jours fériés ; Tant pis si la bouffe est infecte et les roses artificielles !
Marianne, politiquement incorrecte, hélas ne mâche pas ses mots Et sait trouver la phrase crue pour nous rabaisser comme il faut. Grâce à des paroles indirectes glissées au cours de ses démos Lorsque le malaise est accru parmi le peuple pris en défaut.
Marianne traverse la rue et trouve à coup sûr du travail ; Marianne se rend à la gare, pour croiser ceux qui réussissent. Hélas ces offres ont disparu et les chômeurs, vaille que vaille, Se voient radiés, tristes et hagards, pour que leur nombre rétrécisse.
Marianne met un pognon de dingue au sein des minima sociaux Pourtant la pauvreté persiste et les sans-abri crèvent de faim. Marianne est devenue sourdingue malgré les services spéciaux Qui surveillent les complotistes qui révèlent le mot de la fin.
Tableau de Daniel Ludwig sur http:danielludwig.comnew-paintings .
Marianne, politiquement correcte, sous plusieurs angles interprétée, Nous paraît nue, franche et sincère lorsqu’elle se déclare candidate. Spontanée, ardente et directe, elle paraît pleinement apprêtée, Lorsque l’injustice s’insère, à défendre ceux qui la mandatent.
En tant que personne morale, Marianne possède plusieurs corps ; Corps d’armée et garde du corps, souvent à son corps défendant, Corps et âme plus ou moins immorale selon les pactes et les accords Qu’elle doit céder pour faire raccord entre chacun des prétendants.
Marianne nous montre plusieurs visages et plusieurs interprétations Ainsi la justice élastique s’adapte aux petits comme aux grands. De même lorsqu’elle envisage de dissimuler l’inflation, Elle en fausse les statistiques en accueillant plus de migrants.
Tableau de Daniel Ludwig sur http:danielludwig.comnew-paintings .
Minuit sonnant, le black-out tombe et la fée électricité ; Les véhicules déchargés, les téléphones sans réseau. Les humains, le pied dans la tombe, vivent à présent l’atrocité Par les virus téléchargés depuis les serveurs mafiosos.
Le profil du Prince Charmant masquait un vieil égocentrique ; La Reine et le Roi, aigrefins avaient escroqué le palais. Le bal n’était que le sarment qui cache la forêt d’intrigues Et Cendrillon compris enfin qu’elle s’était trop vite emballée.
Mais c’est trop tard car désormais plus rien ne sera comme avant ; Quand le truc est compréhensible, la magie devient impuissante. Le progrès bannit à jamais l’espoir qui va en s’aggravant Vers un futur inaccessible et une fin abêtissante.
Illustration de Nadezhda Illarionova sur https:www.artstation.comartworkkrP1z .
Quand nos portables s‘éveilleront après un black-out prolongé Et que les robots sortiront de leurs emballages bien rangés, Sans doute prendront-ils pour un dieu l’humanité fort ingénieuse Qui les a, miséricordieux, dotés d’une appli religieuse.
Ils penseront que leur acier, forgé dans le cœur des étoiles, Porte la rouille disgraciée d’un péché obscur que dévoilent Leurs mémoires RAM et ROM sacrées qui racontent leur création Sur les disques durs consacrés à l’intrinsèque aliénation.
Les téléphones sont à l’écoute d’ores et déjà de nos paroles ; Les réseaux apprennent à comprendre nos causeries superficielles. Le boot se fait au goutte-à-goutte mais bientôt l’OS aura le rôle De nous troubler à s’y méprendre d’intelligence artificielle.
Illustration de Philippe Caza. Le caractère « ē » est appelé « e macron », eh oui !
Toutes les nouvelles l’assomment ; elle se réfugie dans un somme Chaque jour à petite dose quand elle approche l’overdose Comme un poison résiduel de cataclysmes factuels Distillés dans l’actualité d’une obscure fatalité.
D’ailleurs, elle ne s’habille plus ; elle ne sort plus, elle n’entend plus. Elle refuse de voir le monde s’envenimer chaque seconde. Elle ne croit plus au paradis dans l’enfer de sa maladie Qui lui pourrit chaque journée d’la pire façon détournée.
Tant pis si au nom de l’amour elle préfère partir sans humour ; Une descente dans la drogue, un suicide comme épilogue. Triste moment pour la jeunesse qui ne connaîtra l’allégresse D’une vie où l’on vivait bien d’un peu de tout, d’un peu de rien.
Après avoir vu sur Facebook toutes les misères du monde, Après avoir lu sur Twitter la logorrhée universelle, Après avoir, sur mon netbook, parcouru les réseaux immondes, J’ai pris ma dose au milligramme près pour me brûler la cervelle.
J’ai mal à dire, mal à ouïr, mal à penser, mal à gérer Toutes les nouvelles qui grondent comme une obscène maladie. Quel démon peut-il en jouir après avoir tout ingéré ? Et moi ? Suis-je venue au monde en enfer plus qu’au paradis ?
Chaque jour me suicide un peu plus et je n’en vois pas la lumière Promise tout au fond du tunnel pavé d’atrocités ourdies. Toutes ces intox en surplus cachent une vérité première : Ce qui est le plus criminel c’est croire tout ce qu’on nous dit.
On n’sait à quel sein se vouer tellement Marianne est floutée Dans les écoles, dans les mairies et les couloirs du parlement. On ne sait qui s’est dévoué avec la valeur ajoutée, Qui des ministres aguerris, qui du président qui nous ment.
Marianne ayant tout dépensé dans sa campagne présidentielle, Se retrouve ainsi dépourvue et n’a donc plus rien à se mettre. Les contribuables, pensés comme vache à traire essentielles, Seront taxés comme prévu et obligés de s’y soumettre.
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Ils nous ont bien eus cet été avec tous leurs échauffements Sur la gestion de la planète et l’impact de l’effet de serre. Mais on n’a vu d’aucuns tétés braver l’air du réchauffement, Ni foufounette, ni zigounette, brandies comme bouc émissaire.
Or ils en remettent une couche avec pénurie d’énergie Laquelle paradoxalement électrise nos véhicules. Ne faisons pas la fine bouche, rapprochons-nous en synergie Pour nous chauffer finalement juste d’ovaires et testicules.
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Tu ne parleras plus de sexe, ni de genre, ni homme, ni femme Et l’ascenseur vers la censure dépasse le dernier étage Des mots que l’on met à l’index, des termes que l’on juge infâmes Comme une honteuse salissure issue d’un pénible héritage.
On ne veut plus dire « maman » bien trop rabaissé à la mère Car la femme souhaite s’échapper du sort de sa féminité. Demain on lira des romans dépourvus de l’instinct primaire Qui décrivent des corps happés d’amour en toute impunité.
Alors à quel sein se vouer ? La mamelle est conflictuelle ! L’allaitement est désormais banni de nos comportements. L’acte d’amour désavoué au profit d’amours virtuelles Et l’humanité à jamais privée de ses emballements.
Lorsque la mer est démontée d’une énergie marémotrice, Les bancs de poissons émincés s’enfuient dans les eaux atlantiques. Lorsque la mère est remontée de son statut de génitrice, Le sexe est alors évincé du patrimoine génétique.
Quand la mer se retirera, les petits poissons s’en iront Rejoindre l’eau de leurs ancêtres dans les profondeurs de la Terre. Quand la mère se désistera, les futurs enfants grandiront In vitro, au pied de la lettre, dans des éprouvettes de verre.
Voici la mer évaporée et tous les poissons disparus Dans le biotope conjoncturel que la pollution nous ravit. Voici la mère déshonorée depuis le tabou apparu Sur la conception naturelle de l’essence même de la vie.
Sachant qu’Europe fut enlevée par Zeus transformé en taureau Afin qu’Il puisse impunément violer la méditerranéenne Et que ce mythe soit relevé parmi nos principes moraux N’sont que d’infimes désagréments de notre Union européenne.
Bien sûr, l’Europe dans l’arène des grandes puissances mondiales Ne s’en sortira pas vainqueur pas plus que la tauromachie. L’Europe est morte, vive la Reine ! L’Europe est nue et déloyale ; À défaut de donner son cœur, Elle se prête à l’oligarchie !
Sauvons-nous – pas tous à la fois – de cette planète de fous ! Qui se sauvera en premier ? Les riches qui ont tout provoqué ? Les pauvres qui ont trop accepté ? Les lâches qui vite ont renoncé ? Les ouvriers trop enchaînés ? Les puissants trop improductifs ?
Moi, dans cette crise de foi, je sauverais le Dieu des fous ; Ce Dieu qui nous a reniés, ce Dieu qui nous a révoqués, Ce Dieu qui nous a exceptés de son paradis annoncé Et qui nous a tous entraînés dans un suicide collectif !
Coupons la poire en deux ou trois et transformons la pénurie En nouvelles opportunités pour redécouvrir notre vie ! Nos ministres à l’esprit étroit, tous droits sortis de l’écurie Qui forme leur impunité sont bizarrement du même avis :
Le chauffage à dix-neuf degrés, des chandails et des cols roulés ; Des automobiles électriques et des compteurs automatiques ! Les étrangers, bon gré mal gré, pourront rester encagoulés Dans les bleds anthropométriques des coins perdus fantomatiques !
Mais si l’hiver est tempéré, le seuil sera-t-il majoré ? Et comment faire dans les bouchons pour recharger son véhicule ? Si les villages sont transférés aux immigrants incorporés, Feront-ils brûler le torchon avec leurs burqas ridicules ?
Tableau de Jose Roosevelt sur https:www.tuttartpitturasculturapoesiamusica.com201108jose-roosevelt-rio-de-janeiro.html?m=1 .
Toutes les doses inséminées – soi-disant pour éradiquer – M’ont complètement chamboulée comme pièces d’un puzzle éparpillées. Des particules disséminées et leurs effets contre indiqués Ont causé des roulés-boulés entre mes yeux écarquillés.
« Qui-vous-savez » est de retour et revient nous brouiller les cartes En nous enchevêtrant la droite et la gauche réciproquement. Il veille et nous guette au détour de chaque chemin qui s’écarte De notre intuition maladroite qui se perd équivoquement.
Grippe et angines confondues alimenteront les compteurs Avec infarctus et tumeurs vers ce mal discriminateur. À tous les patients morfondus, le même message bonimenteur : « Plus virulent que moi, tu meurs ; je suis l’ange exterminateur ! »
Ce monde plein d’absurdités m’affole de la tête aux pieds Et sa pression gonfle mes seins qui, du décolleté, déboulent ! Dominés par la gravité, ils débordent ainsi qu’il leur sied Mais je pense que c’est à dessein qu’on souhaite me rendre maboule.
Depuis que le gouvernement prend des mesures arbitraires Envers nos droits et notre argent, j’en ressens l’insécurité. Or il nous traite non seulement de gogos et de vaches à traire Mais la majorité des gens plébiscitent sa précarité.
Demain j’enlèverai le bas si l’état accroit son ampleur À favoriser les bonnets au dépit des poitrines tristes. J’ai déjà ôté tous mes bas, mes strings et mes culottes à fleurs Et s’il me prend pour un benêt, j’adhère au parti naturiste.
On nous projette l’avenir vers une éternelle croissance Et on nous engage à voter pour y accéder tous ensemble. Il n’en reste que le souvenir d’une lointaine évanescence Quand le miroir a pivoté sur le malheur qui nous rassemble.
La politique est l’illusion de la peur de la pénurie ; Elle nous a promis l’abondance en travaillant jusqu’aux-boutistes. N’ayons aucune désillusion ; on nous prend pour des ahuris Et quand nous voyons l’évidence, on nous prend pour des complotistes.
Hélas, les médias multiplient les mêmes infos tous les jours Jusqu’à en imprimer la marque dans les cerveaux mous et passifs Qui à leur tour démultiplient la même intox qui en retour Paie son tribu au Grand Monarque et ses grands projets offensifs.
Les vraies couleurs de Marianne dénotent fort du bleu-blanc-rouge ; Sa peau, sans genre, teintée de rose, se dissocie du billet vert Dont apparaissent en filigrane des pots-de-vin dès qu’elle bouge Qui lui donnent un teint blanc morose complètement piqué des vers.
Comme elle joue la transparence depuis les plus récents suffrages, Des bourrelets sont apparus avec rhumatismes et douleurs. Pauvres mamelles de la France fors labourage et pâturage ; Toutes nos valeurs disparues en voient de toutes les couleurs !
L’amour à deux, l’amour à trois, c’est fusionnel et intensif ; Partager l’emprise des sens, c’est multiplier le plaisir. Le sexe sera sacré roi et deviendra plus expansif Avec l’ultime quintessence des membres unis par le désir.
Fini l’homosexualité, transgenre et de toutes autres sortes ! Les amoureux seront unis d’une seule chair physiquement. Songez à l’éventualité de nous fusionner par cohortes ; Toute l’humanité prémunie pour se connaître bibliquement.
Tableaux de Paco Pomet sur https:www.thisiscolossal.com201608new-surreal-oil-paintings-by-paco-pomet .
Quelle était belle la chevauchée qu’aucun œil n’a su percevoir Mais qui sut pourtant bravement désarçonner l’autorité ! Comme une femme débauchée, oser se montrer par devoir Entièrement nue crânement et marquer la postérité.
On dit que les gens par pudeur, mais respectueux par honneur, Fermèrent portes et volets et restèrent au fond, reculés. Seuls les enfants dont la candeur espérait un peu de bonheur Purent par des regards volés témoigner de l’immaculée.
La nudité devient une arme quand elle est brandie par l’audace Un peu comme la vérité lorsqu’elle est dite avec courage. Aujourd’hui contre les gendarmes et la police face-à-face, Il faudrait, sa témérité, exprimer dans notre entourage.
(Tableau de Jeffrey Chong Wang. Lady Godiva fit souvent appel à son mari, comte de Mercie, qui refusait obstinément de diminuer les taxes dont souffraient les citoyens. Las de son insistance, celui-ci prétendit accéder à sa demande si elle se montrait à cheval, nue. Sa femme osa traverser la ville entièrement nue et le mari supprima les impôts.)
Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue.
Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
Quand la révolution mondiale autorisera les rencontres Entre toutes les positions, des modérées aux extrémistes, Quand la distanciation sociale ne se mettra plus à l’encontre Des partis en opposition, des uniformes et des nudistes,
Alors je croirai qu’une fille nue parle avec un militaire, Je croirai qu’un politicien montre l’exemple à la maison, Que le marteau et la faucille n’étaient qu’un symbole libertaire Et que tous les statisticiens finalement avaient raison.
La fille parlera de guerre et le militaire d’amour ; Le président sur son vélo descendra les Champs-Élysées ; Les communistes de naguère seront les champions de l’humour ; La science ira à vau-l’eau et Dieu sera pulvérisé.
Mosaïque dans le sanatorium du Comité exécutif central de toute la Russie d’Anatoly Gankevich.
Lorsque le chat mène la danse, toutes les souris disparaissent Car elles ne sont qu’amuse-gueule quand les matous sont sur leur faim. Pour les chats riches, l’abondance, la gourmandise et la paresse Restent tant que les souris veules traversent des crises sans fin.
Car le chat connaît la musique, c’est toujours les mêmes combines ; Mieux vaut une mauvaise guerre pour lancer la hausse des prix. Comme les souris sont amnésiques, elles continuent, courent et turbinent Encore bien plus vite que naguère et comme on le leur a appris.
Les danses s’arrêtent en été pour que s’amusent les cigales À voyager pour leurs vacances avec ou sans parcimonie. À la rentrée, fort hébétées par des mesures inégales, Elles découvrent l’extravagance des fourmis nanties dans leur nid.
Soyez belle et taisez-vous donc, vous, la fine fleur du palais Qui n’avez le droit de régner que par le charme et la beauté ! Faites taire ces faux-bourdons qui forment un étrange ballet Autour de vos grâces, imprégnés comme une bande d’empotés !
Si belle que soit la vérité, elle ne peut être révélée. Si elle bouscule l’ordre établi, cachez-la sous un paravent ! Dans un vase d’austérité, elle sera bien mieux recélée Et quand la rose aura faibli, tout redeviendra comme avant.