Les vraies couleurs de Marianne dénotent fort du bleu-blanc-rouge ; Sa peau, sans genre, teintée de rose, se dissocie du billet vert Dont apparaissent en filigrane des pots-de-vin dès qu’elle bouge Qui lui donnent un teint blanc morose complètement piqué des vers.
Comme elle joue la transparence depuis les plus récents suffrages, Des bourrelets sont apparus avec rhumatismes et douleurs. Pauvres mamelles de la France fors labourage et pâturage ; Toutes nos valeurs disparues en voient de toutes les couleurs !
L’amour à deux, l’amour à trois, c’est fusionnel et intensif ; Partager l’emprise des sens, c’est multiplier le plaisir. Le sexe sera sacré roi et deviendra plus expansif Avec l’ultime quintessence des membres unis par le désir.
Fini l’homosexualité, transgenre et de toutes autres sortes ! Les amoureux seront unis d’une seule chair physiquement. Songez à l’éventualité de nous fusionner par cohortes ; Toute l’humanité prémunie pour se connaître bibliquement.
Tableaux de Paco Pomet sur https:www.thisiscolossal.com201608new-surreal-oil-paintings-by-paco-pomet .
Quelle était belle la chevauchée qu’aucun œil n’a su percevoir Mais qui sut pourtant bravement désarçonner l’autorité ! Comme une femme débauchée, oser se montrer par devoir Entièrement nue crânement et marquer la postérité.
On dit que les gens par pudeur, mais respectueux par honneur, Fermèrent portes et volets et restèrent au fond, reculés. Seuls les enfants dont la candeur espérait un peu de bonheur Purent par des regards volés témoigner de l’immaculée.
La nudité devient une arme quand elle est brandie par l’audace Un peu comme la vérité lorsqu’elle est dite avec courage. Aujourd’hui contre les gendarmes et la police face-à-face, Il faudrait, sa témérité, exprimer dans notre entourage.
(Tableau de Jeffrey Chong Wang. Lady Godiva fit souvent appel à son mari, comte de Mercie, qui refusait obstinément de diminuer les taxes dont souffraient les citoyens. Las de son insistance, celui-ci prétendit accéder à sa demande si elle se montrait à cheval, nue. Sa femme osa traverser la ville entièrement nue et le mari supprima les impôts.)
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Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
Quand la révolution mondiale autorisera les rencontres Entre toutes les positions, des modérées aux extrémistes, Quand la distanciation sociale ne se mettra plus à l’encontre Des partis en opposition, des uniformes et des nudistes,
Alors je croirai qu’une fille nue parle avec un militaire, Je croirai qu’un politicien montre l’exemple à la maison, Que le marteau et la faucille n’étaient qu’un symbole libertaire Et que tous les statisticiens finalement avaient raison.
La fille parlera de guerre et le militaire d’amour ; Le président sur son vélo descendra les Champs-Élysées ; Les communistes de naguère seront les champions de l’humour ; La science ira à vau-l’eau et Dieu sera pulvérisé.
Mosaïque dans le sanatorium du Comité exécutif central de toute la Russie d’Anatoly Gankevich.
Lorsque le chat mène la danse, toutes les souris disparaissent Car elles ne sont qu’amuse-gueule quand les matous sont sur leur faim. Pour les chats riches, l’abondance, la gourmandise et la paresse Restent tant que les souris veules traversent des crises sans fin.
Car le chat connaît la musique, c’est toujours les mêmes combines ; Mieux vaut une mauvaise guerre pour lancer la hausse des prix. Comme les souris sont amnésiques, elles continuent, courent et turbinent Encore bien plus vite que naguère et comme on le leur a appris.
Les danses s’arrêtent en été pour que s’amusent les cigales À voyager pour leurs vacances avec ou sans parcimonie. À la rentrée, fort hébétées par des mesures inégales, Elles découvrent l’extravagance des fourmis nanties dans leur nid.
Soyez belle et taisez-vous donc, vous, la fine fleur du palais Qui n’avez le droit de régner que par le charme et la beauté ! Faites taire ces faux-bourdons qui forment un étrange ballet Autour de vos grâces, imprégnés comme une bande d’empotés !
Si belle que soit la vérité, elle ne peut être révélée. Si elle bouscule l’ordre établi, cachez-la sous un paravent ! Dans un vase d’austérité, elle sera bien mieux recélée Et quand la rose aura faibli, tout redeviendra comme avant.
Désormais les pauvres et les riches, habitant le même bateau, Connaîtront les mêmes tempêtes et partageront leurs inquiétudes. Les pauvres resteront en friche mais c’est cerise sur le gâteau Grâce la poudre d’escampette pour les riches en vicissitude.
Les pauvres n’ayant plus de chemise suivront la mode des sans-culottes, Les riches vivront dans l’abondance puisque seul ce qui est rare est cher. La société sera promise à une vie moins rigolote Sauf pour tous ceux dont l’ascendance aura droit à la bonne chère.
Si déjà le pauvre fait honte, le riche attire tous les regards De la Jetset et des vedettes, des stars de la télévision Dont la prospérité remonte depuis qu’ils savent que les gares Accueillent aussi bien les pépettes que ceux qui n’ont plus d’illusion.
Marianne, l’infiniment femme, Marianne, l’infiniment mère Nous montre un futur répété de ce qui ne change jamais. Car dans ses prévisions infâmes, on n’ voit rien d’extraordinaire Rien que des cadres décrétés pour remplir un vide essaimé.
Marianne nous montre le revers de la médaille plutôt que l’avers Et parle de fin de l’abondance avec des fesses callipyges. Il faudrait se montrer sévère envers ce qui va de travers Mais c’est toujours les chats qui dansent quand les souris sont en litige.
Rien ne va plus dans ma raison qui s’effrite en queue de poisson Dans le reflux d’évènement qui obéissent aux vents contraires. Je ne sais plus si ma maison construite de main de maçon Résistera à l’avènement d’améliorations arbitraires.
Nouvelle vague, nouvelle mode, les traditions sont secouées ; Nouveaux genres contre-nature qui vont à voile et à vapeur. Tandis que les dieux se démodent et que leurs prêtres sont engoués, Nous subissons la dictature d’un ordre nouveau qui fait peur.
Les eaux montent, les terres reculent sous l’effet du réchauffement Les pluies empoisonnent les sols des particules dans l’atmosphère. Tandis que l’état nous accule à nous conduire gauchement Vers un futur dont la boussole n’indique que le sens des affaires.
Ma vie va de plus en plus vite pour concourir avec le temps Qui m’oppose sa résistance à surconsommer mon essence. Tous les obstacles que j’évite sont de plus en plus percutants Jusqu’à ce jour de circonstance qui me frappe d’obsolescence.
Quand vient le mur de la retraite, du handicap ou du chômage, Le cheval qui tirait mon cœur rouille, se grippe et fait des erreurs. Mes indemnités sont soustraites et Marianne me dédommage En m’accordant à contrecœur le droit de vivre dans l’horreur.
« La Reine est folle, folle est la Reine ! » entend-on partout quand on sort. Bien sûr, appelé à régner, le nouveau roi porte l’espoir. Son épouse se montre sereine ; elle deviendra reine consort Même si elle ressemble à l’araignée du soir, signe de désespoir.
La Reine défunte se retrouve au paradis des souverains Où elle regagne ses ancêtres, tous portés sur la gaudriole. Mais le plus grand choc qu’elle éprouve, c’est de rejoindre son bourrin Au corps laqué, en bois de hêtre, prêt à faire mille cabrioles.
Savez-vous que la reine est nue sur son fidèle cheval de bois ? Terminés les robes pastel, les chapeaux et les uniformes ! Qui sait que seront devenus ses célèbres chiens qui aboient ? Sans doute au chenil du Castel aux niches royales et cruciformes.
Comment protéger papillons, abeilles, guêpes et coccinelles, Les araignées les plus voraces et les escargots de bourgogne ? Comment sauver les oisillons, les hérons et les hirondelles,´ Les hiboux, chouettes et les rapaces, les cigognes et les éperviers ?
Alors que c’est tout le contraire ; nous leur sommes tous tributaires ! Tous les insectes butineurs sont les anges de la Nature Et notre présence arbitraire sur la planète est délétère Par nos dommages déracineurs qui ne paient même pas la fracture.
L’homme ayant pillé tout l’été se trouvera bien dépourvu Lorsque l’hiver sera venu tandis que la Terre pourrissait. Il recherchera, hébété, comment gérer cet imprévu Sans les bébêtes malvenues qui cependant le nourrissaient.
Trop grande pour moi, ma planète est devenue toute petite ; Ses limites incommensurables sont désormais outrepassées. Trop vaste pour moi, l’internet est l’évolution contredite Par les commerces équitables qui sont à jamais menacés.
Trop vaste pour moi, l’océan est devenu une poubelle Où tout l’inutile s’entasse une fois qu’on l’a consommé. Tout le ciel pur et bienséant porte une pollution rebelle Qui détruit la faune fugace et la flore bientôt consumée.
Tout mon petit confort moderne, mes gadgets et mes machins-chouettes, Laissent à la Terre des séquelles d’irréversibles désillusions. Le progrès n’est qu’une lanterne, un simple miroir aux alouettes Qui scie la branche sur laquelle j’ai bâti un monde d’illusion
Illustration d’Aitch sur https:www.behance.netgallery15369571The-Imaginary-Life-of .
Quand les gaulois furent envahis par les latinos-militaires Offrant la civilisation, l’architecture et le latin, Ceux qui ne furent pas ébahis se mirent ensemble et résistèrent Contre la romaine invasion en l’affrontant soir et matin.
Quand les gaulois furent matés par les germains dont la prestance Poussait l’ordre et l’obéissance par la discipline et la force Ceux qui ne furent pas formatés entrèrent alors en résistance Pour lutter contre la puissance de l’extermination retorse.
Quand les gaulois furent immergés par la culture étasunienne Portant le rêve américain, le dollar et la providence, Ceux qui ne furent pas submergés par la gestion amazonienne Restèrent au sol armoricain, au sud-ouest ou en Provence.
Demain les gaulois survivants resteront seuls à conserver Les traditions et leurs cultures qu’ils transmettront à leurs enfants Tandis que tous les morts-vivants qui n’ont pas su se préserver Ensemenceront la Nature au cimetière des éléphants.
Marianne est contorsionniste depuis bientôt quelques années Et sa constitution robuste se plie à toutes les exigences. Marianne est une opportuniste qui change d’une pose instantanée Le positionnement de son buste et de ses fesses avec aisance.
Marianne est blanche comme neige et ne montre pas sa couleur Excepté un rouge baiser pour faire croire qu’elle nous aime. Mais en réalité son manège nous abuse et non sans douleur Car en fait de nous apaiser elle réveille nos dilemmes.
Marianne ne nous aime pas on peut même dire qu’elle nous emmerde ! Sous son apparence héroïque, c’est une salope déterminée. Car elle prépare notre trépas et tous les jours elle se démerde Avec ses sinistres stoïques afin de nous éliminer
L’éducation crée des chemins tous tracés dans notre cerveau Et des programmations subtiles qui forment le raisonnement. Ainsi, du jour au lendemain, je me sens devenir un veau Cuit à la sauce mercantile au bon goût du gouvernement.
Ainsi les complots que j’invente n’existeraient que dans ma tête ; Réfléchir à ce que je vois n’est qu’une maladie de foi. Les coups montés dont je me vante agacent, importunent et embêtent Ceux qui sont sur la claire voie qui les mène au dernier convoi.
J’ai fini par casser le code de ce formatage imbécile ; Je me méfie de la science, notre nouvelle religion Qui nous implante un digicode afin de nous rendre docile Et enferme notre conscience dans l’orbe de la télévision.
Pendant ce temps le président, dans son maillot, les pieds dans l’eau Hésite entre la pêche à pied, la pêche au gros ou à la mouche. À Brégançon, c’est évident, à part la pêche et le pédalo, Il n’a rien à faire qui lui sied pour emmerder tout ce qu’il touche.
Pendant ce temps la présidente se la coule douce au soleil Mais à l’abri des m’as-tu-vu bronzer à poil l’air pudibond. Or malgré la chaleur ardente qui l’a surprise dans son sommeil On ne sait si elle est pourvue d’un saucisson ou deux jambons.
Pendant ce temps la présidence est assurée par des sosies Qui courent toute la planète à toutes les cérémonies. D’hôtels de luxe en résidence et sur le yacht d’un tsar cosy Tripotant toutes les manettes, ils jouent en toute hégémonie.
Illustration de « Hilda » par Duane Bryers sur https:www.boredpanda.complus-size-pinup-girl-hilda-duane-bryers .
Les revoilà, les sœurs Marioles avec leurs singes attitrés ; On les pensait à l’étranger en train de passer du bon temps. Mais elles ont testé la variole un peu partout, bien infiltrées Parmi les espèces en danger, humains, singes et orang-outan.
Abeilles, guêpes et papillons leur ont mis la puce à l’oreille Et elles nous ramènent cet automne tous les fruits de leurs expériences. Méfions-nous de leurs dardillons et leur piqûre sans pareille Avec confinement monotone et toutes ses invariances.
Tableaux de Yana Movchan sur https:www.tuttartpitturasculturapoesiamusica.com201704Yana-Movchan.htmlhttps:www.tuttartpitturasculturapoesiamusica.com201704Yana-Movchan.html .
Chaque jour, quelque chose change dans mon petit appartement. Les portes et les murs s’arrondissent et les carreaux sont de guingois. Les feux verts passent à l’orange et ralentissent mes mouvements Ou bien c’est moi qui rapetisse ou qui divague, l’air pantois.
Rien ne va plus dans cette époque où les gens marchent sur la tête, Changent de genre ou nient leurs sexes selon qui actionne les manettes. Les microbes staphylocoques et les virus sont à la fête Pour nous inviter sans complexe à devenir des marionnettes.
Le vingtième siècle avait un sens et le nôtre en possède un autre ; L’école m’a préformaté avec des crédos démodés. J’évolue depuis ma naissance dans des mirages où je me vautre Jusqu’à comprendre qu’on m’a maté dans une cage pas si dorée.
Tableau de Dino Valls sur https:www.tuttartpitturasculturapoesiamusica.com201201dino-valls-1959-spanish-surrealist.html .
Au pied levé, rapidement, je jette un œil aux alentours. Le monde tourne au ralenti et le soleil est en vacances. Mais on nous ment avidement, on prépare à notre retour Des resserrements garantis bluffant avec grandiloquence.
Comment ne pas croire aux complots et leurs tissus qui sont issus De tant de mensonges proférés par nos plus grands protagonistes ? Gens qui se rencontrent à huis clos pour des ententes préconçues À nous traiter de pestiférés dans des conflits antagonistes.
Les chemtrails et Terre plate, les américains sur la Lune, Les attentats dans les infos, les pandémies et les piqûres, Les états jouent Ponce Pilate et s’en lavent leurs mains opportunes En noyant le vrai et le faux sous une robe en clair-obscur.
Tableau de Andrey Remnev sur https:haskerj.wordpress.com20170225beautiful-nature-and-remarkable-people-the-art-of-andrey-remnevamp .
Tout ce qu’on cache par pudeur et qu’on enterre à contrecœur Finira-t-il par se savoir quand le moment sera venu ? Quand se dégagera la lourdeur des bourrages de crânes moqueurs, Nos maîtres auront-ils le devoir de se confesser sans retenue ?
Mais l’arbre cache la forêt et derrière chaque problème Se cachent les bénéficiaires car le malheur rapporte gros. Si la planète déflorée provoque en nous tant de dilemmes, Elle est la manne nourricière des profiteurs et des escrocs.
Mais pour comprendre la structure de sept milliard d’individus, Il faudrait un cerveau géant presque aussi grand que l’univers. Et dans ce bouillon de culture où tout le monde est confondu Il faudrait, le cas échéant, recommencer tout à l’envers.
Tableau d’Andrey Remnev sur https:haskerj.wordpress.com20170225beautiful-nature-and-remarkable-people-the-art-of-andrey-remnevamp .
Enfoncé dans le Saint des Saints, profondément entre les seins, L’information la plus cruciale n’est expliquée qu’aux initiés. Quel est le pouvoir des vaccins ? Sont-ils puissants ou bien succincts Pourquoi la protection sociale a-t-elle autant de policiers ?
Les politiciens devenus plus forts que les scientifiques, Les journalistes chloroformés sous des chiffres soporifiques, Les vaches maigres revenues du réchauffement climatique Et les cervelles déformées par le matraquage médiatique.
Moi, j’ai planté dans mon jardin quelques graines d’intelligence Que j’oriente à la lumière et que j’arrose au quotidien. J’enlève les faits anodins qui ne demandent pas d’urgence Et si la vérité première donne ses fruits, je verrai bien.
Tableau d’Andrey Remnev sur https:haskerj.wordpress.com20170225beautiful-nature-and-remarkable-people-the-art-of-andrey-remnevamp .
Au jeu des lois, on joue, on triche avec l’argent facilement ; De pots de vins en corruptions dans d’autres comptabilités. Quand on met en prison les riches, ils en sortent légalement Avec juste une interruption de leurs éligibilités.
Au jeu des lois, première règle : les pions jouent chacun à leur tour ; On lance le dé du suffrage et on avance selon le score. Parfois les lois deviennent espiègles et font sans cesse des retours Avec ratures de déchiffrages si les vieux ne sont pas d’accord.
Au jeu des lois, naît chaque loi, qui vit mais qui ne meurt jamais Ou alors elle est transformée par des annexes compliquées. Sauf un décret de bon aloi qui nous dirait que désormais Toute la charte est réformée sans qu’on ne nous l’ait expliqué.
Tableau de Hanna Silivonchyk sur https:www.liveinternet.ruusers4248621post178925949 .
Le dieu « Folie & Création » a encore rêvé mon chemin Qui m’entraîne dans un courant de vérités et de mensonges Qui s’appelle « procréation » afin de produire demain Tous les éléments concourant à en alimenter le songe.
Tous les méandres de mes choix ne font qu’égarer mes pensées, Tous les vents de mon libre arbitre me désorientent davantage. La moindre occasion qui m’échoit me semble être récompensée Par mes efforts à juste titre à mon propre désavantage.
La règle de ce jeu de dupes m’apparaît comme une illusion Que manipulent ceux qui croient sortir vainqueur du grand concours. Et tant que j’y croie, ça m’occupe jusqu’à ce qu’une collision Remette les choses à l’endroit et moi sur un autre parcours.
Tableau de Vladimir Kush sur https:www.designstack.co202008surrealism-and-symbolism-paintings.html .
D’après mon côté pessimiste, la planète crie « au secours ! » Et tout mon être reste sans voix devant l’étendue des blessures. D’après mon côté optimiste, l’amélioration serait en cours Car la vie trouve toujours la voie vers l’évolution la plus sûre.
Je peux aussi fermer les yeux et avancer nue dans les rues En me disant qu’il n’y a personne pour regarder l’impondérable. D’ailleurs l’autruche fait beaucoup mieux en enfonçant, telle une charrue, La cervelle toute mollassonne de sa tête dans la terre arable.
Faut-il voir les choses en noir ou bien observer les couleurs Du jour qui reviendra demain après l’obscurité du marbre ? Chacun est maître en son manoir ou dans son habit de douleurs ; Quant à moi, tant que j’ai deux mains, je peux aller planter un arbre.
Tableau de Rafał Olbiński sur https:www.personalart.plrafal-olbinski?page=8 .
La droite un peu dominatrice et la gauche assez affaiblie, Marianne s’est pris un coup de fauche qui la laisse assez fatiguée. La campagne exterminatrice n’a, par le fait, rien rétabli ; La droite, le centre et la gauche sont complètement endigués.
Mais si l’œil droit fait alliance avec la pommette un peu haute, L’œil gauche risque de s’allier avec le front rouge de l’Est. Hélas, le centre en défaillance ne convient plus, il est en faute Et, les cheveux en escaliers, Marianne a retourné sa veste.
Ainsi la France défigurée n’attirera plus les touristes ; La politique a saboté les Français vus de l’étranger. Il faudrait reconfigurer une constitution futuriste Afin que retrouve sa beauté notre pays bien dérangé.
Tableau de Scott Rohlfs sur www.distinctionart.comexhibitgallery_m.php?showID=131&fltr=prev .
Une partie de la planète vit de rituels ancestraux L’autre partie a transformé son monde en tendance à la mode. Une partie tient les manettes avec des moyens magistraux L’autre partie n’est informée que de ce dont elle s’accommode.
Ceux qui sont nés en occident et préformatés par l’argent Sont dans la chaîne économique, esclaves ou maîtres, ça dépend. Ceux qui sont nés par accident parmi les pays émergeants Vivent en nombre astronomique et sont condamnés aux dépens.
Mais ce qui est vrai pour le monde l’est tout autant dans le pays Et ceux de la France d’en Haut ignorent la France d’en bas. La répartition semble immonde mais personne n’en semble ébahi Du moins ceux qui vivent au château, qui mangent et qui font la nouba.
Et même chaque individu peut naître en bas, grimper en haut Et redescendre à mi-hauteur ou complètement dans son trou. Mais il serait inattendu que quelqu’un né à Monaco Aspire au rêve psychomoteur de se retrouver sans un sou.
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Si les auteurs de ces images reconnaissent leurs travaux, je serai heureux d’en mentionner les noms avec respect.
Chaque loi et chaque réforme déposées sur leurs précédentes S’élèvent comme un château de cartes qui forme le code civil Bâti sur un terrain conforme face à la marée ascendante Et dont les fondations s’écartent malgré leurs alliances serviles.
La démocratie sur le sable diffus de la plage publique N’offre pas de support solide quoi que l’on fasse, vaille que vaille. Les remaniements trop instables érigés sous la république Ressemblent aux soldats invalides après la fin d’une bataille.
Quand j’entends le monde qui gronde, je m’en vais écouter les fleurs Dont les paroles silencieuses remettent mon cœur à l’ouvrage. Quand les gens animent une fronde pour crier leurs peines et leurs pleurs, Je demande aux plus judicieuses de leur apporter du courage.
Quand j’entends le monde malade, j’en parle à mes coquelicots Dont la couleur est souveraine contre la peste et la variole. Quand l’état raconte des salades, je les donne à mes asticots, Pour eux, laitue, frisée, romaine ; et pour mes papillons, scarole.
Tableau de Moony Khoa Le alias Moonywolf sur http:sweetdreamsart.centerblog.netrub-moony-khoa-le-also-known-as-moonywolf–2.html .
Le premier vous observera mais sans rien dire ni écouter ; Le deuxième vous écoutera sans parler et sans regarder ; Seul le troisième vous parlera mais c’est tout ; vous vous en doutez ; Le quatrième vous volera car il ne sait que chaparder.
Eh oui comme les trois mousquetaires qui en réalité sont quatre, Les trois p’tits singes en cache un autre comme les trains et certaines femmes. Je vous livre la clef du mystère qui sonne comme un coup de théâtre ; Ils sont mariolement vôtre, muets, aveugles, sourds, infâmes.
Celui qui parle est le ministre de l’Intérieur nationaliste ; Celui qui écoute fait la police et fait la chasse aux dissidents ; Celui qui voit est un sinistre présentateur et journaliste ; Et le dernier à la peau lisse, évidemment est président.
Tableau de Sophie Wilkins sur https:www.tuttartpitturasculturapoesiamusica.com201204sophie-wilkins-canadian-magic-realism.html .
Depuis cinquante ans environ, Dieu est devenu cathodique Et diffuse sa bonne parole toujours à la messe du vingt heures. Et lentement nous chavirons dans une oppression parodique À coups de petite vérole, de guerre et n’importe quel leurre.
Après avoir préformaté les petits cerveaux des enfants, Après avoir tout remplacé à grands coups de publicité, Après avoir tout colmaté par des mensonges décoiffant, À l’intérieur, on a placé la graine d’électricité.
L’homme et la femme modernes furent ainsi créés par les médias Au moyen d’ondes diffusées par rappels de télévision Qui leur infusent sous la coiffure des doses dont l’effet immédiat Les force à leur faire perfuser toujours encore plus d’illusions.
Illustration de Malgorzata Jasinska sur https:shewalkssoftly.com20110414malgorzata-jasinska .
Avant Facebook, l’information imprimée à l’encre de plomb Pesait son poids et s’étalait sur les grandes pages des journaux. Bien sûr, la désinformation impressionnait avec aplomb Mais le public s’en régalait et en allumait ses fourneaux.
Après Facebook, je ne sais plus. J’apprends tout, partout dans le monde ; Le vrai, le faux, l’info, l’intox, la vérité et son contraire. On me rabâche le surplus des tragédies les plus immondes Qui soulèvent le paradoxe d’une société arbitraire.
Mais plus j’essaie de réfléchir et plus je deviens complotiste Lorsque, sur les réseaux sociaux, j’inspire un air de liberté. On cherche à me faire fléchir avec des mensonges alarmistes Qui publient chiffres et ratios pour camoufler la vérité.
La politique de l’autruche consiste par démagogie À s’enfouir dans nos problèmes sans y trouver de solution. Comme ils nous prennent pour des cruches, les élus en pleine gabegie Apportent encore plus de dilemmes au risque de dissolution.
Il faut leur voler dans les plumes et faire la révolution, Seulement voilà, y’a plus personne pour aller jouer au sans-culotte. Alors crions à plein volume qu’il n’y aura pas d’absolution Pour les ententes franc-maçonnes et ceux qui portent la calotte.
La politique de l’oignon équivaut aux classes sociales Hermétiques et cloisonnées et diviser pour mieux régner. Mais nous, le peuple, témoignons que la raison la plus cruciale Est d’éviter de raisonner dans cette toile d’araignée.
Tableau de Sam Zalud sur https:muirgilsdream.tumblr.compost26280034323sam-zalud-ostrich-costume-1918 .
Un drôle d’oiseau comme député, un drôle d’oiseau comme sénateur, Juchés sur un drôle de perchoir dirigent une oiselière aveugle. Leur alliance a débuté par des mots pacificateurs Pour, avant le terme à échoir, rassurer les enfants du peuple.
On aimerait les voir s’envoler pour aller chercher des idées Dont ils donneraient la becquée aux oisillons parlementaires. Mais on les voit surtout voler nos illusions consolidées Par nos maisons hypothéquées et notre épargne déficitaire.
Il n’est pire aveugle qu’un sourd qui se prend pour les trois p’tits singes Et ne nous dit pas ce qu’il pense et nous considère comme rien. Le seul point à l’ordre du jour lorsqu’il se gratte les méninges C’est de prévoir plus de dépenses pour ses virus coronariens.
Tableau d’Antonio Javier Caparo sur http:albumsceline.blogspot.com201209droles-doiseaux-opus-2.html?m=1 .
Toutes les promesses dans l’œuf sont souvent épineuses à pondre ; Donner sa parole est facile mais l’accomplir est compliqué. Langue de bois, langue de bœuf, permettent plus ou moins de répondre Aux attentes de ces imbéciles et leurs retraites revendiquées.
La présidence nous a pondu son œuf tout fraîchement sorti Après plusieurs nuits de navette entre les nids d’heureux élus. Mais le public a répondu qu’il ne leur est pas assorti Et qu’il est fait à la sauvette malgré tout le temps dévolu.
Une bonne présidence pondeuse pond son œuf plusieurs fois par an ; On attend toujours le suivant pensant qu’il sera mieux conçu. Hélas, plus la foule est frondeuse et plus se montre transparent Le résultat peu motivant mais juteux pour les gens cossus.
Tableau de Danielle O’Brien sur http:albumsceline.blogspot.com201209droles-doiseaux-opus-2.html?m=1 .
À l’aide des oiseaux ministres qui lui cachent sa nudité, Marianne assure le pouvoir dans une robe qui ballotte. Un petit vent traitre et sinistre nous en dévoile l’absurdité Montrant qu’afin de s’y mouvoir, elle ne porte pas de culotte.
Mais qui donc porte la culotte dans ce drôle de gouvernement ? Certainement pas les volatiles qui volent en toute impunité ! Sans doute y a-t-il un pilote dans les coulisses du parlement Mais finalement c’est inutile d’en chercher l’opportunité.
Faites comme moi et attendez qu’il y ait un mouvement de foule Qui fasse trembler la volière et déshabiller Marianne. Prêtez l’oreille et entendez tous ces compagnons qui déboulent Sur la république oiselière en tirant sur son fil d’Ariane !
Tableau de Margarida Cepêda sur http:albumsceline.blogspot.com201209droles-doiseaux-opus-2.html?m=1 .
Après avoir fait le portrait du paysage politique, Le président nous apparaît fier héros contre les vauriens. Il nous annonce trait pour trait les mêmes phrases sarcastiques En prétextant qu’il séparait les riches de ceux qui n’ont rien
En politique comme en peinture, il faut attendre que ça sèche ; Vous vous en salirez les mains si vous vous appuyez dessus. Et choisir la bonne pointure ne préserve pas de la dèche Sans espérer d’ici demain la moindre indemnité reçue.
Le gouvernement provisoire, en attendant les résultats Du pari du parti unique qui imposerait sa république, N’est qu’un prétexte dérisoire pour mater toute vendetta Qui enflammerait les cliniques, hôpitaux et santé publique.
Tableau de Dino Valls sur https:www.tuttartpitturasculturapoesiamusica.com201201dino-valls-1959-spanish-surrealist.html .
Pour cet été, je vous propose de nous confiner dans un coin Et décompter le nombre d’heures passées dans les méditations. Après cela, rien ne s’y oppose, envoyons-en d’un coup de poing La liste à tous nos emmerdeurs au nom du chef de la nation.
À la sueur de notre front en souhaitant que l’été soit chaud, Nous gagnerons nos points retraite de façon assez rigolote. Et si la France nous fait l’affront de discréditer notre show Nous monterons tous d’une traite à la Bastille et sans culotte.
Devant la garde républicaine, les C.R.S. et la police, Nous opposerons nos parties les plus intimes et les plus nobles. En France métropolitaine, nous défilerons la peau lisse, Le cul tendu en répartie pour une fessée des plus ignobles.
Tableau de Dino Valls sur https:www.tuttartpitturasculturapoesiamusica.com201201dino-valls-1959-spanish-surrealist.html .
Soyez bienvenus en Europe, les animaux sont au pouvoir Avec le coq hardi et fier sur le taureau d’Andalousie, Le lion d’or hypermétrope qui doit reculer pour mieux voir Malgré l’aigle noir de Bavière qui fait sa crise de jalousie !
La Licorne réputée avare, opposée au dauphin prodigue, L’ours brun qui reprend son élan après un sommeil de marmotte, Les chiens et chats toujours bavards qui tuent les ânes à coup de figues, Et hirondelles, et goélands, et cygnes en chœur sans fausse note.
Bien entendu, dans la forêt certains bosquets sont malfamés Et si le loup entend l’agneau, c’est par la raison du plus fort. Les herbivores sont dévorés par leurs prédateurs affamés Malgré les lois et les signaux édictés par nos sémaphores.
À l’origine venue d’Afrique, on vit le mariole du linge Se transmettre aussi bien aux hommes à l’ouest des États-Unis. Sans doute le besoin de fric faisait travailler leurs méninges Et l’on observait ce symptôme – les cowboys étant démunis.
Comment le mariole du linge fut transmise alors à la femme ? Après avoir mené les vaches, les hommes ont dû en profiter Pour payer en monnaie de singe cette pratique jugée infâme Qui consiste à faire le bravache avec une fille pas très futée.
Mais on attrape vite le virus à laver son linge en famille ; Plus on se crêpe le chignon, plus il est sale et plus on frotte Et ça fait comme les poupées russes à mesure qu’on les déshabille ; Même vêtu comme un oignon, le tissu fond quand on l’ décrotte.
On nous fait croire n’importe quoi par le truchement de l’image. C’est vu à la télévision ? Alors incroyable mais vrai ! Ne me demandez pas pourquoi mais je n’ vois que de l’enfumage Car tout est fait en prévision d’une entourloupe délivrée.
Tout est truqué évidemment : les statistiques et les sondages. Toutes les menaces de guerre cachent des crises économiques. N’écoutez pas le parlement qui ne colporte que galvaudages Et regardez comment naguère leurs fraudes furent astronomiques.
Une bonne idée le communisme ? Mais il cache une dictature ! Ne parlons pas du socialisme qui jette la misère en pâture ; Pas plus que le capitalisme en train de détruire la nature ; Et quant aux légats du déisme, je n’aime pas leurs impostures.
Je l’avoue, j’ai détourné la citation de Winston Churchill « Le défaut du capitalisme c’est qu’il répartit inégalement la richesse ; la qualité du socialisme c’est qu’il répartit également la misère ! ».
Le véritable enjeu des sondages, n’est pas de lire dans l’avenir Mais demander à la voyante qui arrivera finaliste. Cela évite le dévergondage de tout ce qu’on entend venir Et surtout une imprévoyante indiscrétion de journaliste.
Madame la cartomancienne officielle de l’Élysée A conseillé les présidents sur le successeur à choisir. La méthode n’est pas si ancienne : elle est chaque jour télévisée Et diffusée, c’est évident, dans chaque foyer à loisir.
On dit que si tu téléphones à une voyante émancipée Et qu’elle ne décroche pas avant que retentisse la sonnerie, Raccroche car elle n’est pas si bonne ! Elle aurait dû anticiper Ton coup de fil auparavant sans te faire faire une connerie.
(Tableau de Ciro Marchetti sur https:www.tuttartpitturasculturapoesiamusica.com201606Ciro-Marchetti.html . La dernière strophe est inspirée d’une pensée philosophique profonde de J-C V-D.)
Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue.
Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
Malgré les ingénus crédules que le « Retour à la normale » Visse sur les rails de la confiance, le masque va nous revenir. Malgré les naïfs qui l’adulent, l’intelligentsia maximale Va tromper notre méfiance et falsifier notre avenir.
Au début les gestes ordinaires nous feront voir la vie en rose ; Le masque et le passe vaccinal, la puce implantée sous la peau. Puis, les mesures disciplinaires tomberont sous un ciel morose Pour, jusqu’au stade terminal, nous formater sous le chapeau.
Que tout le monde porte un masque me semble profondément humain ; Que ce soit sous des couches de graisse, de vêtements ou d’autre chose. Vous avez le droit d’être fantasques mais pas de me forcer la main Pour adopter votre détresse, votre peur et votre névrose.
Mais être « pour » ou être « contre » ne nous empêche pas d’être ouverts ; Quand je suis tout contre ma femme, ma chaleur fait fondre sa glace. Alors je suis pour les rencontres mais à visages découverts. Tombez vos protections infâmes et faites-moi une petite place !
Tous les cinq ans dorénavant, on relance le jeu des lois. Les pions sont alors désignés par le suffrage universel. La majorité part en avant avec élus de bon aloi Et l’opposition résignée ne remporte que quelques parcelles.
Parfois quelqu’un tombe dans un puits avec des casseroles au cul Et doit recommencer le jeu des élections complémentaires. Parfois l’un a besoin d’appui mais l’autre le laisse cocu Et au final, c’est orageux quand gagnent les contestataires.
Tableau de Ciro Marchetti sur https:www.tuttartpitturasculturapoesiamusica.com201606Ciro-Marchetti.html .
Qui manipule le président qui manipule ses ministres Qui manipulent les médias qui manipulent les électeurs ? Le problème n’est pas évident et même un tantinet sinistre Dont je constate dans l’immédiat l’effet du schéma directeur.
Si l’argent, le nerf de la guerre, connecte les intermédiaires, Lorsqu’il arrive en bout de chaîne, on voit qu’il y a eu des fuites. Dans l’Empire Romain naguère, des décadences incendiaires Ont tout fait pour que se déchaîne sa faillite… et ainsi de suite.
N’est pas le dindon de la farce celui qui dupe le renard Et parvient à lui faire croire qu’il sera encore président. Avec ses ministres comparses, ce roi des décrets combinards Prend les ouvriers pour des poires et les transforme en dissidents.
Eh bien si ! Le rusé compère leur a jeté la poudre aux yeux Qui, bien qu’en face de leurs trous, n’ont pas vu l’arnaque venir. Tandis que les riches prospèrent avec leurs propos orgueilleux, Eux, persisteront peu ou prou à déplorer leur avenir.
Comment développer sa technique pour mieux marquer ses positions, Une fois abusé le corbeau, la cigogne et même le loup ? Il n’a qu’à faire parti unique pour écraser l’opposition Et brandir bien haut le flambeau de son despotisme filou !
Les cons K.O. dans leurs cocons, savez-vous comment les planter ? Bourrez-leur la tête de paroles et arrosez-les de promesses ! Séparez l’ivraie des faucons par un vote qui va supplanter Slogans, affiches et banderoles qui ne font que troubler la messe.
Après les Pâques, bottés en touche, dépouillez les fruits du scrutin Et tous seront sympathisants, un peu pourris, vénaux, abscons. Ceux qui se planquent sous la souche à déplorer leurs bulletins Auront l’effet traumatisant d’avoir été pris pour des cons.
Tableaux de Maggie Taylor sur https:maggietaylor.com .
Février, fin en queue de poissons ; mars, exit d’un coup de bélier ; Avril part sur un coup de tête, un coup de cornes de taureau. Et voici mai en pâmoison avec ses brins de muguets liés Qui s’en vient piquer la vedette au mois qui reste sur le carreau.
Finalement ce mois d’avril fut un mois assez capricieux Avec ses giboulées de mars qui ont joué les attardées, Malgré ses coups de vent virils mais aux flamboiements délicieux Du Soleil et de sa comparse, la Lune et son halo fardé.
Illustration du calendrier d’Olga Ert sur https:www.behance.netgallery186943calendar .
Il regardait par la fenêtre comme si sa vie en dépendait. D’ailleurs il perdait l’appétit ou bien s’en trouvait constipé. Mais il fallait lui reconnaître un cafard qui se répandait Et donnait petit à petit une envie de s’émanciper.
Aujourd’hui reste son reflet car le corps a pris ses vacances Dans une maison de campagne où il s’amuse avec fierté. Non, ce n’est pas un camouflet mais l’effet d’une conséquence D’un chat qui avait pour compagnes la nature et la liberté.