En république démocratique, le peuple est fier de son programme Lorsque c’est lui qui l’établit après longues concertations. Il choisira pour la pratique un candidat très haut de gamme Qui forgera sur l’établi toutes ses sollicitations.
Soit il nous semble que Marianne a mis sa culotte à l’envers Ou son soutif rempli de glace entre ses fesses à égoutter, Soit nous sommes pris pour des ânes car ce gouvernement pervers Décide tout à notre place plutôt que de nous écouter.
Le programme est à la culotte un besoin de nous préserver Et le soutif doit soutenir toutes nos forces sur le ring. Alors pourquoi elle nous pilote là où – tout l’monde peut l’observer – Nous n’avons pour nous retenir de la catastrophe qu’un string.
Tableau de Qu Xiangjian sur https://poramoralarte-exposito.blogspot.com/2015/09/qu-xiangjian.html?m=0&hl=es_419
Vu qu’il n’a travaillé qu’un mois dans le désert… il y a longtemps, Monsieur Prince n’a pas cotisé pour suffisamment de trimestres. Bien que le renard, en émoi, fut à sa charge tout un printemps, Cela ne l’a pas favorisé durant son périple terrestre.
L’entretien d’une fleur non plus – il en aurait fallu bien plus – Et , comme il s’en est séparé, sa rose compte pour des prunes. Sur sa planète, il n’a pas plu, donc il écope d’un malus Car elle n’était pas déclarée… encore heureux qu’il n’en eût qu’une.
C’est pourquoi il a accepté d’allumer tous les réverbères Chaque soir selon la consigne pour se faire un petit pécule Et se satisfaire, excepté un renforcement des cerbères Sur la rente qu’on lui assigne, d’une pension bien ridicule.
On demande des bénévoles, des amateurs, des figurants Et des sportifs de toutes sortes voire athlètes à toutes les sauces ! Un vent de révolution vole sur la Seine au gré du courant, Courants d’air à toutes les portes, petites, grandes, vraies ou fausses.
À Paris, on brise les codes, on révolutionne les jeux, On veut donner au plus grand nombre l’art de la folie des grandeurs. Tout le monde à son digicode et à ses choix avantageux ; En juillet la France sort de l’ombre et pète de toute sa splendeur.
Le comité vit de largesse oui mais aux frais de la princesse ; Des panneaux bleus à un million, il faut cela pour nos champions ; Un logo qui honore la femme – mais un peu trop droite la flamme – ; Des mascottes causa honoris mais en forme de clitoris.
Les athlètes russes, par la routine, vus comme fils de Raspoutine ; Une milice de retraités et des bénévoles mal traités ; Bouquinistes censés écartés oui mais les putes en aparté Avec étudiants en province et les sans-abris qu’on évince.
Médaille d’or pour les transports – c’est que ça coûte cher, le sport ! – ; La sécurité débordée, ses plans ont été dérobés ; La Polynésie relookée et ses plages mal embouquées ; Une chanteuse à polémiques, c’est le couac des jeux olympiques.
Une Seine saine pour y plonger parmi des vieux os tous rongés ; Dans les villages saoudiens, avec un luxe hollywoodien, Écologie et canicule – climatisation ridicule – Et pour finir, Marseille vexée, l’OM comme toujours complexée.
Les Français sont-ils des moutons ? On le découvre pour de bon ! On le savait depuis longtemps mais aujourd’hui c’est évident. À ce jour, nous nous en doutons, les gens paraissent furibonds Alors qu’ils ont voté comptant pour le « meilleur » des présidents.
Rejouons la partie ensemble pour comprendre ce qui se passe ; La partie se joue en deux tours ; les partis se tiennent à l’étroit. On vote pour celui qui rassemble par démagogie la plus basse Et gouvernera sans détour usant de ses quarante-neuf/trois…
Car aussitôt qu’on a élu celui qui doit nous arbitrer, Il se met aussitôt à prendre les décisions à notre place. Face à ce monarque absolu qui commence à nous chapitrer, On commence à vite comprendre qu’il est temps de rompre la glace.
On fait des manifestations, le roi roque derrière sa tour ; Les gilets jaunes vont aux ronds-points, la reine fait jouer ses pions ; Face aux cris des contestations, la police tire tour à tour Sur ceux qui osent lever le poing afin d’éborgner ces champions.
Qu’il serait bon de rapprocher les langues de tous les pays Par un pont socio-culturel qui fasse office de traducteur Bien arrimé sur les rochers sans se retrouver envahi Par le racisme naturel qui revient toujours destructeur !
Qu’ils seraient bons les bancs d’école où l’on apprendrait les matières Selon la langue naturelle qui convient à chaque partie. Organiser des protocoles qui sauraient ouvrir les frontières Par l’enseignement structurel des disciplines réparties :
En français la philosophie et en anglais l’économie ; L’histoire du monde en espagnol et la musique en italien. En allemand la géographie et en arabe l’astronomie ; Il serait assez croquignol d’yodler les maths en tyrolien.
Mais Dieu, qui s’est mis à brouiller les langues à la Tour de Babel, A créé l’homme à son image avec qualités et défauts. Et les états nous embrouiller, et les riches en faire de plus belle Comme s’il cela leur serait dommage de se comprendre comme il faut.
Je vous vois les sourcils froncer car il est dur de se comprendre Et chasser l’abomination des haines et des appréhensions. Anglais, allemand ou français, il serait ludique d’apprendre Les bons trucs que chaque nation renferme dans ses traditions.
Puisque gouverner, c’est prévoir, laissons faire les spécialistes Qui savent si bien diriger l’aventure au coin de la rue. Surtout s’il se met à pleuvoir des problèmes capitalistes Tels que le chômage obligé quand la jeunesse a disparu.
Confions notre économie aux magnats de l’escroquerie. Qui saurait mieux nous protéger qu’un voleur craignant d’être volé ? Surtout s’il a la bonhommie et cet air de cachoterie Qui sauront mieux nous alléger de notre capital envolé.
Les pieds-nickelés aux finances, et les Rapetou au budget, Arsène Lupin au patrimoine, la bande à Bonnot aux impôts. Avec eux plus de manigances, plus de pots-de-vin adjugés À ces fieffés putains de moines qui se sucrent sur notre dos.
J’en ai rêvé, Manu l’a fait et son gouvernement pourri S’en va nous déclarer la guerre aux ennemis de ses amis. Par un jeu de cause à effet, les machinations lui sourient ; Quant aux regrets, il n’en a guère malgré tout ce qu’il nous a mis.
Claude Lelouch, réalisateur du film « L’aventure c’est l’aventure » avec ses acteurs Johnny Halliday, Charles Gérard, Nicole Courcel, Lino Ventura et Jacques Brel manquent Charles Denner et Aldo Maccione partis draguer les midinettes.
En attendant que Marianne puisse se hisser elle-même Au sommet de la pyramide, les femmes devront prévaloir Car franchir la ligne médiane s’avère être un profond dilemme Quand c’est le sexe qui intimide les électeurs dans l’isoloir.
Bien que la beauté soit un gage pour rayonner dans les médias, Les femmes entre elles se jalousent, c’est inévitable et ça date. Parmi les hommes se dégage la volonté dans l’immédiat De faire mordre la pelouse à leurs futures candidates.
Le sexe est dur pour pénétrer le saint des saints de l’Élysée Et les femmes trop intellectuelles pour s’y préparer à l’ENA. Je suggère, pour s’en dépêtrer, une rencontre télévisée Sur les pratiques sexuelles à l’Assemblée et au Sénat.
De nos jours les jolies vestales ne sont plus des saintes nitouches ; Si leur langage est ordurier, leurs tenues le sont tout autant. Plus elles sont sur leur piédestal et plus elles paraissent louches, Plus elles obtiennent les lauriers et l’admiration des votants.
Car si elles ont été élues pour mieux représenter la France, On se demande comment seront celles des prochaines présidentielles. Sans doute putes chevelues montrant leurs charmes à outrance À faire trembler les chaperons des quatre vertus essentielles.
La force de la séduction est devenue une addiction ; Toute prudence est révolue, le ridicule ne tue plus. La tempérance se mesure à l’aune de sa démesure Et la justice, les braillards s’en tamponnent le coquillard.
Les athlètes du monde entier se déshabillent pour le « Calendrier des Charités », et les photos feront battre votre cœur plus vite sur https://www.boredpanda.com/athletes-charity-calendar-photoshoot-dominica-cuda
Toutes les petites cellules qui forment les gouvernements Ont besoin du nerf de la guerre donc d’argent frais à disposer. C’est ainsi qu’il faut que pullulent misère, remords et tourments Pour des états qui n’en ont guère, du moins c’est c’qu’on peut supposer.
Les pays riches ainsi financent la fabrication d’armements Qui vont alimenter les luttes et tous les conflits présumés. Ils revendent avec pertinence celles votées au parlement Qui provoqueront des volutes de gens qui partent en fumée.
Enfin pour endormir le peuple et l’abandonner lâchement, On se livre au trafic de drogue dont on sélectionne les vendeurs Qui reverseront en aveugle les profits d’enrichissements Aux mosquées, églises, synagogues ; l’opium même de ces pourfendeurs.
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Depuis lors que feu-Notre-Dame n’est plus la flèche de Paris, L’Élysée fait feu de tout bois et Marianne est toute nue, Voici pourquoi nous décidâmes d’aller surveiller le mari Qui met Marianne aux abois et les Français disconvenus.
Sans doute trop de ministères, de bureaucrates, de fonctionnaires, De régions, de départements, de cantons, communes et villages, De la Provence au Finistère, d’élus véreux et débonnaires Ont effilé le parlement à force de batifolages.
Avec des patchworks de couleurs, cousus de fil blanc national, On a pris trop de libertés tissées dans l’illégalité. Les gilets jaunes dans la douleur de leurs luttes inter régionales Ne cesseront de manifester contre ces inégalités.
Heureusement la reine-mère a voulu se renouveler En se retroussant et les manches et ses jupons républicains. Sauf que ses deux implants mammaires sont tombés et ont révélé Des attributs entre les hanches contenant tout le Saint-Frusquin.
Mettre au rancard les bouquinistes et déloger les étudiants A fait tellement couler d’encre que l’état a dû renoncer À bouger les protagonistes du sexe en les expédiant Là où les marins jettent l’ancre sur Quais de Seine défoncés.
L’idée semblait bonne d’ailleurs de bien délasser nos athlètes Pour évacuer les tensions accumulées durant l’effort Et récompenser les meilleurs avec quelques jolies starlettes Dans une chambre en demi-pension sinon complète pour les plus forts.
On ne sait qui des députés, des ministres ou du chef d’état, A bien pu émettre l’idée des jeux olympiques du sexe. Mais vu combien sont réputés avoir pratiqué sur le tas Les harcèlements validés, la question peut rendre perplexe.
Illustration d’Alan Aldridge & Andy Warhol sur https://rockthebonnie.com/2021/02/21/andy-warhol-alan-aldridge-chelsea-girls .
« Joe Paris », notre super-héros, bouleverse nos habitudes En nous promettant la folie d’une ridicule olympiade. Mais reprenons donc à zéro le récit de cette folitude Depuis la rue de Tivoli, ministère des Jérémiades :
Exit les bouquinistes aux quais, le sport remplace la culture ; Exit les étudiants des Cités U réquisitionnées par l’état ; Les véhicules sont aux taquets car le trafic se restructure Pour laisser passer la cohue des touristes et des Lolitas.
Mais qui est donc ce « Joe Paris » ? Habite-t-il à l’Élysée ? Vit-il à l’Hotel Matignon ? Loge-t-il à l’Hôtel-de-ville ? Si l’on mesure le gabarit des conneries réalisées C’est qu’le ridicule a pignon sur rue dans ce siècle servile.
C’est « donner du pain et des jeux » à la nouvelle société Qui n’a de préoccupation que ses voyages et ses loisirs. Tout porte à croire que l’enjeu est de fournir à satiété Son addiction à la nation dont le cœur commence à moisir.
Illustration d’Ugo Gattoni sur https://www.paris.fr/pages/une-fresque-spectaculaire-en-tete-d-affiche-des-jeux-de-paris-2024-26446 et quelques restrictions sur https://web.supervan.fr/blog/jo-2024-le-guide-complet-des-interdictions-de-circulation-a-paris-et-en-ile-de-france-en-17-cartes .
Il est bon d’envoyer les jeunes au front protéger la patrie Tandis qu’à midi on déjeune parmi les gens de sa fratrie. Il est bon de faire confiance à notre grand chef des armées Qui traite avec insignifiance ceux qui voudraient nous alarmer.
Il est bon d’huer l’ennemi qu’on nous livre dans les médias Car il ferait ami-ami avec le diable dans l’immédiat. Il est bon d’aller rabaisser les insoumis, les complotistes Qui veulent nous faire transgresser notre position égoïste.
Il est bon de nourrir son roi avec l’argent de nos impôts Même s’il en fait payer l’octroi au risque d’y laisser sa peau. Il est bon de tonitruer tout ce qu’on nous a rabâché Et s’il faut d’aller se ruer aux rayons des supermarchés.
Et si demain il y a la guerre, ce sera du chacun pour soi ; On l’a déjà vécu naguère, on le vivra quoiqu’il en soit Car la vie est une bataille où l’on mange ou l’on est mangé Pour autant que, vaille que vaille, soient tués tous les étrangers.
Il est content de voyager et savourer sa liberté ; Il est heureux de dépenser l’argent gagné au jour le jour ; Il est fier d’être avantagé sans se sentir déconcerté De voir sa vie référencée par l’état sur tout son parcours.
Il est ravi d’être au courant de ce qui s’ passe sur sa planète ; Il se réjouit d’avoir élu un président sévère mais juste. Il se distrait en parcourant les réseaux de son intranet Et tant pis si cela pollue son environnement vétuste.
Il est joyeux quand la télé lui fait avaler des couleuvres ; Heureusement il a le sport, les jeux sur tout autant de chaînes. Il est radieux de s’atteler à cotiser aux bonnes œuvres Et profiter dans les transports de son smartphone qui l’enchaîne.
Il est confiant dans le système qui le protège des tempêtes Et de la misère qui règne dans d’inextricables nations. D’ailleurs pour briser l’anathème, il ira voir là où ça pète Lors des vacances qui s’astreignent d’y apporter la compassion.
Bref, il est enchanté le mouton et va lui-même à l’abattoir Quand on lui dit de se piquer contre les mauvaises pensées Qui lui font dire qu’on le tond et qu’il n’a d’autre échappatoire Que d’accepter sans critiquer d’être bien mal récompensé.
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Avec son ami polonais ou ukrainien… Qu’est-ce que j’en sais ? Marianne au bord de la Mer Noire se prélasse et prend son panard. Elle l’appelle son p’tit cochonnet, je crois qu’ils seraient fiancés… Quoiqu’il en soit, dans sa baignoire, pas besoin de petit canard.
Si sur les plages naturistes, vous voyiez leurs corps allongés, Vous ne sauriez les reconnaître tant ils échappent à leurs légendes : Lui et son sexe miniaturiste, présomptueux et mensonger ; Elle et l’enfant promis à naître de leurs parties entre les jambes.
Je ne sais pas qui baise l’autre… ou sont-ils à égalité ? Par contre il faudrait être aveugle car c’est nous qui payons plein pot. En attendant, tous deux se vautrent dans la pure illégalité Tout en laissant au petit peuple le soin de payer ses impôts.
Dieu a créé les sénateurs pour on ne sait quelle raison ; Sans doute mettre à la retraite les vieux ministres à propension. Sans se montrer blasphémateurs à tenter la comparaison, Ils ont peur que ne soit soustraite cette faveur de leur pension.
Pas d’Ehpad pas plus que d’hospice pour tous nos anciens dirigeants Mais les bras tendus de Morphée à la chambre des sénateurs Où, dès franchi le frontispice du grand palais Luxembourgeant, Ils gagneront comme trophée un grand sommeil réparateur.
Dormez, mourrez, mais par pitié, cessez de jouer des manettes Comme si après le « Game Over », il y avait des parties gratuites Et que vous vous précipitiez vers cette nécropole pas nette Même si vous vous croyez sauveurs de cette institution fortuite !
Dans la rue, parmi le p’tit peuple, tous les gens s’épient et se lorgnent Les uns les autres avec envie pour monter au cran supérieur Mais au royaume des aveugles, les rois élus parmi les borgnes N’ont d’yeux que pour être asservis à l’éden fiscal ultérieur.
Marianne, au-dessus des regards, n’y voit que du feu de leurs yeux Qu’elle crève d’envie d’éloigner de son secrétaire à tiroirs Celui-là même où hier, hagard, son petit roitelet orgueilleux A chu après s’être éborgné par le reflet de son miroir.
La république des m’as-tu-vu en marche, à cheval, en voiture Passe son temps comme un chat à mordre la main du peuple qui le nourrit. Et Marianne fort dépourvue, alors qu’arrive la froidure, A beaucoup de fil à retordre pour danser avec les souris.
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Il nous aura bien fait marcher avec sa République en marche Vers un avenir qui ne souffre ni de manque et ni d’excédent. Remarquez, on l’a bien cherché à croire qu’avec sa matriarche Il nous éloignerait du gouffre pour mieux nous faire tomber dedans.
Maintenant, c’est au pas de course qu’il faut le suivre autour du monde Depuis Davos jusqu’en Afrique selon la grogne réactionnaire. Quelques coups de pouce à la bourse pour rassurer tous ceux qui grondent En maîtrisant la pompe à fric au gré des puissants actionnaires.
Hélas rien ne sert de courir alors qu’on est parti sans point À son permis de reconduire le roi chez lui lorsque ça urge. Ne laissons pas Marianne mourir de chagrin, seule dans son coin Et arrêtons de nous conduire comme des moutons de Panurge !
Bonne nouvelle les endormis, les neutres et les insignifiants ! Vous pouvez continuer ainsi, d’autres prennent vos avis en charge. Si vous vous sentez des fourmis ou des spasmes vitrifiants, C’est juste qu’on vous a aminci l’esprit avec beaucoup de marge.
Dormez ! Vous êtes recensés comme vieux cons réacs de droite ! Rêvez ! Vous êtes imposés et l’on vous gèle votre argent ! Ronflez ! Vos râles insensés rallieront vos pensées étroites ! Continuez à vous reposer sur l’avis de vos dirigeants !
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Le bonnet phrygien aux orties, Marianne arbore ses cornes ! À se faire ainsi cocufier, la République a décidé Que, quand son Roi est de sortie avec son ministre au bicorne, À tant faire qu’être statufiée autant aller se suicider.
Qu’il soit brillantissime énarque ou polytechnicien émérite, Qu’a-t-il, ce premier de la classe, de plus que notre Marianne ? Mais elle a déjà pris ses marques ; son Manu, elle le déshérite Et va botter hors de sa place ce roitelet mégalomane.
Désormais Marianne va seins nus comme « Femen Républicaine » ; Un nouveau parti adapté à la taille de ses bonnets C. La « Sans-Culotte » s’insinue dans cette nouvelle dégaine Afin de séduire et capter toutes les voix rétrocédées.
Puisqu’une fois n’est pas coutume, Marianne voit la vie en rose ; Elle a décoré son palais et attend son prince charmant. Mais pas plus d’homme que de costume dans les couloirs vides et moroses ; Elle qui pensait se régaler se trouve sur les charbons ardents !
Mais où sont passés Roméo, Manu, Pascal et Valentin Qu’elle avait invités ce soir pour une partie de jambes en l’air ? Aucune caméra-vidéo ne montre le moindre pantin Ni quidam qui pourrait surseoir à faire retomber sa colère.
Elle a fini par découvrir ses mecs dans la salle des fêtes, Le cul à l’air à s’enfiler comme on joue à saute-mouton. Voyant tous ces anus s’ouvrir, notre Marianne stupéfaite Les a forcés à défiler en les tenant par les roustons.
Si chat échaudé craint l’eau froide, chatte échaudée craint l’amour fou ! On lui a promis tellement d’être sautée qu’elle en déchante. D’ores et déjà, toute une escouade lui est passée sur le minou Et après l’écartèlement, Marianne est devenue méchante.
Déjà pour traverser la rue afin de trouver du travail, Elle s’est faite baisée dix fois par de sinistres boniments. Puis à la gare, il apparut qu’elle ne valait, vaille que vaille, Rien pour les contrôleurs grivois qui l’ont poinçonnée hardiment.
Tous ont, au conseil des ministres, tenté de la sodomiser À grands coups de quarante-neuf/trois les uns à la suite des autres. La croupe est pleine et enregistre tant de saillies atomisées Qu’elle reconnaît à son endroit le surnom des queues qui s’y vautrent.
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Exit toutes les bêtes à cornes, les bêtes aux longues dents, les morses, Les éléphants et les licornes, dès janvier l’histoire se corse ! Le Roi a dépassé les bornes, son second quant à lui s’efforce, En tirant une gueule triste et morne, de veiller à la moindre entorse.
Quelle est donc cette révolution qui nous secoue la république ? Juste un petit remaniement ministériel chez notre Roi Qui a pris la résolution de braver la clameur publique Qui en a marre du ralliement à l’article quarante-neuf trois.
Un premier ministre aux dents longues, une Reine au genre caché, Ça brouille les cartes et ça s’appelle « noyer l’poisson à l’étouffée » ! Il est temps de sonner le gong et tous ensemble s’attacher À faire sortir de sa chapelle ce diable d’homme empatufé.
Avant Marianne allait de droite à gauche alternativement ; Désormais elle joue à la fois des deux sans passer par le centre. Par une ruse très adroite, elle a brouillé massivement Ses électeurs qui toutefois dans l’isoloir se déconcentrent.
Avant Marianne se voyait très bien par son œil directeur Comment diriger le pays avec ordre et sécurité. Là, elle ne fait que louvoyer sous la lumière des projecteurs Entre les français ébahis et les gilets jaunes irrités.
Avant Marianne paraissait grande et nous inspirait confiance Car sa justice était garante pour nous protéger du malheur. Aujourd’hui si le peuple gronde et s’il exprime sa méfiance, Elle s’en fout comme de l’an quarante et veille sur ses propres valeurs.
Qui saurait mieux noyer le poisson que l’assemblée des océans Où tous les ministres sont des reines vivant aux frais de la princesse ? Et pour détourner la moisson, remplir son compte bienséant, Qui mieux qu’une bande de sirènes saura mieux pomper nos richesses ?
Comment une simple sirène qui a fait de longues étuves Aux Açores bonnes pour leurs piments pourrait montrer moins de rigueur ? La République pourtant sereine renfermerait-elle dans ses cuves Du vice plein de boniments qui lui donnerait sa vigueur ?
Mais il y a pire que les sirènes dans l’aréopage chauvin : Requins aux dents longues acérées, pieuvres à l’encre opaque et noire, Orques qui tournent dans l’arène et louvoient entre pots-de-vin Et les merlus incarcérés dont on a perdu la mémoire.
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Pour les sirènes, tout est fluide, tout est flou, tout est nuancé. En politique c’est pareil ; tout est trouble, on ne saurait voir Les pots-de-vin qui en liquide tombent aux mains influencées Par un judicieux appareil manipulé par le pouvoir.
Pour les sirènes, c’est à la voix qu’on pêche les marins dodus. En politique également, depuis tant de temps révolus, On cherche la meilleure voie et les meilleurs chemins tordus Pour parvenir au parlement, grand lieu de magouille absolu.
Pour les sirènes, tout finit le plus souvent en queue de poisson. En politique au même titre, par le journal télévisé Et des programmes mal définis ou des mensonges par omission, On finit par faire le pitre tout au sommet de l’Élysée.
Cette année Marianne a nommé son nouveau premier papillon ; Elle l’a sélectionné très jeune, aux ailes à voile et à vapeur. Il a bâti sa renommée à gauche parmi les pavillons Où les gens riches aisés déjeunent, bon enfant, entre prédateurs.
Quand Marianne entre en conseil avec son premier papillon, On ne sait pas ce qu’ils échangent et quels sont leur rapports secrets. Les lépidoptères qui s’asseyent autour du couple nazillon Ne trouvent pas que ça dérange l’action qui leur est consacrée.
Le soir Marianne monte à sa tour et verrouille bien toutes ses portes Mais laisse subrepticement une fenêtre sans son loquet. Tandis qu’elle renvoie sans détour cafards, cancrelats et cloportes, On entend des gémissements sourdre à travers les murs épais.
Quand Marianne siégeait à gauche, personne n’y croyait vraiment ; Bien sûr, un matelas épais flattait ses fesses callipyges. Son économie en ébauche termina par un défraiement Puisqu’elle quitta son circonspect siège avant l’âge de quarante piges.
Quand Marianne siège en marche personne se saurait la croire ; On ne sait plus où est le centre et ni la gauche et ni la droite. On a subi de sa démarche tant de problèmes et de déboires Qu’on n’sait pas c’qu’elle a dans le ventre, sans doute quelques pensées étroites.
Aujourd’hui Marianne nous montre qu’elle en a vraiment plein le dos ; De tous ses actes antérieurs, le tout nouveau est débridé. Finalement elle va à l’encontre de sa vie et sa libido Et donc présente son postérieur à qui saura la dérider.
Cette année vous serez ici, dans la capitale olympique Aux jeux du cirque confinés en guise d’amélioration. Face aux pauvres qui préjudicient la capitale économique, L’Élysée est déterminé à poursuivre la spoliation.
Les bouquinistes éliminés, les studettes réquisitionnées, Les SDF évaporés dans les colonies provinciales. Bouclé et prédéterminé, le budget est provisionné Pour les visiteurs adorés et l’outrecuidance cruciale.
Je croirai en l’Égalité quand on nourrira l’affamé ; Je croirai en la Liberté quand cesseront les galériens. Je suis pour la fraternité tant qu’elle n’est pas malfamée Et promise aux déconcertés qui n’auront jamais droit à rien.
Il est cinq heures, déjà j’entends les bruits de la respiration De mon quartier qui se réveille au son des postes de radio. J’écoute les Klaxons chantants qui prennent en considération Les premiers agents qui surveillent que leurs échanges restent cordiaux.
Six heures, sept heures, chacun s’affaire selon son rythme circadien À pied, à vélo, en voiture et en trottinette électrique. L’excitation et l’atmosphère jettent les pions du quotidien, Ces gentils robots, en pâture au cauchemar psychométrique.
Assourdissante à la quiétude, sourde aux espaces de silence, La ville se veut conséquence de notre évolution humaine Et par la force de l’habitude et le manque de vigilance, Se rejouent les mêmes plans-séquence pour chaque jour de la semaine.
Les sondages ont toujours raison de l’avis des français moyens ; Parfois l’humeur franchit le point du seuil de l’imbécile heureux. C’est à la porte de sa maison que l’on traque le citoyen À froid et à brûle-pourpoint, posé par l’agent valeureux.
Le bilan monte à l’Élysée pour atteindre le président Qui va se forger l’opinion qu’il désire sur ses électeurs. Mais il est assez malaisé que le résultat évident Fasse en sorte que nous obtenions une flopée de détracteurs.
Alors les médias nous balancent les catastrophes planétaires Et nous nous sentons satisfaits de nos petites hausses des prix. Après plusieurs mois on relance des réformes inégalitaires Puis on sonde les gens stupéfaits d’être toujours des incompris.
En politique Marianne aime jouer à l’alternance. Un jour elle se couvre à droite, un jour elle découvre son cœur. Et cette frontière médiane indique son appartenance À une oligarchie adroite ou une gauche à contrecœur.
Mais depuis qu’on l’a ébranlée et forcée à se mettre en marche, La république est devenue flou-artistique sur les bords. On s’est tous pris une branlée administrée avec panache Et avons vu nos revenus toucher le fond et ses abords.
Ah, que l’esprit des sans-culottes revienne vivre dans son cœur ! Que l’âme révolutionnaire vienne lui secouer le corps ! Que demain à coups de calotte elle chasse ce roitelet moqueur Et ses ministres factionnaires qui lui donnent des hauts-le-corps !
Je cauchemarde chaque nuit quand mon cerveau fait le bilan Des catastrophes journalières épicées d’insécurité. J’ai beau recompter mes ennuis comme des moutons jubilants, La nuit reste inhospitalière à un sommeil bien mérité.
J’apprends des nouvelles du monde, la mort d’une foule de gens Dont je ne connaîtrais jamais les causes indéterminables ; Les mêmes informations immondes toujours à cause de l’argent Qui n’entretiendra désormais qu’hélas des guerres interminables.
Heureusement, souvent je rêve au paradis de mes envies Peuplé d’images de bohème dont j’assume être collecteur. J’apprécie ces petites trêves auxquelles mon cœur est asservi Et j’en nourris tous mes poèmes pour les semer chez mes lecteurs.
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J’aime bien les résolutions quand elles améliorent ma vie Sans perturber mon entourage et quand elles font gagner du temps. Je ne donne pas l’absolution à Mariane et ses envies D’un luxe qui me décourage et qui me semble fort inquiétant.
Voici janvier et ses réformes qui vont nous faisander l’année ; La hausse des prix régulière et la baisse du pouvoir d’achat. Il faudrait qu’elle soit plus conforme à notre vie emboucanée, Cette Mariane singulière soumise aux ordres du pacha !
Mariane arrête de nous passer la corde au cou, elle est usée ! Mariane arrête de nous piquer avec tes vaccins délétères ! Mariane arrête de repasser tous les cinq ans à l’Élysée Pour nous refaire paniquer de taxations supplémentaires !
Bien sûr, le chat et la souris ou le corbeau et le renard Ne sont que des masques trompeurs qu’on utilisera toujours. Le chat se déguise en souris et s’approche ainsi goguenard Pour paralyser par la peur ceux qui s’ font avoir tous les jours.
Quand la renarde a le fromage, les corbeaux volent sur les plaines À la recherche de la pitance qui leur est ainsi extorquée. Et chaque fois qu’ils rendent hommage à ceux qui ont la panse pleine, Ils ne font qu’humble pénitence envers qui les a escroqué.
Méfions-nous du chat qui dort, qui de la chatte ou du minou, Qui fait sa patte de velours, qui nous flagorne et nous ravit. Certains sont une mine d’or pour nous faire mettre à genoux Et nous soulager, vieux balourds, de toute notre énergie de vie.
Tableau de Jean Bailly sur https:www.i-cac.frartistebailly-jean.html .
J’avais souvent cette impression que le monde devenait fou Et que chaque jour la folie augmentait implacablement. Sans doute dû à la pression faite à ceux qui n’ont pas un sou Et leur profonde mélancolie sans espoir du moindre changement.
Puis j’ai compris que les médias, par vocation d’information, Nous surchargeaient d’actualités pour, demain, les abandonner. Chaque malheur dans l’immédiat devient leur préoccupation Sans que l’éventualité de faire un geste soit donnée.
Puis j’ai compris qu’un monde en crise oblige chacun à se taire ; On devient heureux de son sort face à ceux en désavantage. La précarité, sans surprise, devient une arme élémentaire Maniée par les riches – et consort – pour conserver leurs avantages.
Quelle époque épique efficace que celle où la sainte science Augmente la durée de vie aux dépends de sa qualité. Une société perspicace serait celle qui aurait conscience D’aider les pauvres sur le parvis à vivre avec humanité.
(Tableaux de Melissa Mustacchia ; « O tempora, o mores » est une locution latine signifiant « Quelle époque ! Quelles mœurs ! ».)
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Si les auteurs de ces images reconnaissent leurs travaux, je serai heureux d’en mentionner les noms avec respect.
Chacun voit midi à sa porte et à chacun sa vérité ; Le marginal cherche sa voie là où les autres ne vont pas. Un tournesol qui se comporte d’une façon déméritée Ne se soumet pas à la voix solaire mais à son propre compas.
Les tournesols naissent égaux, du moins surtout à la naissance, Mais perdent leur égalité en grandissant selon la sphère Qui favorise leur ego en leur apportant connaissance Et surtout par la qualité acquise du sens des affaires.
Certains essaient d’accaparer et détourner leur habitat ; D’autres abusent de leurs semblables et leur font payer l’eau du ciel Mais il convient de séparer les marginaux des chefs d’état ; Ces derniers sont d’irresponsables lèche-bottes présidentiels.
Photo trouvée par Jacques Williet sur https:jacqueswilliet.com20180731du-bleu-au-jaune .
Si vous cherchez la vérité, suivez la route de la foi Mais n’attendez pas pour autant trouver la lumière de Dieu. Les religions n’ont hérité d’aucune certitude en soi ; Sondez-en leurs omnipotents Rabbins, Papes, Imams dispendieux !
La vérité chez l’animal entre victime et prédateur Obéit aux lois de la vie qui se transmettent sans effort ; « Manger pour vivre » est minimal, « vivre pour manger » révélateur Que tout dépend de la survie de celui qui est le plus fort.
La vérité entre hommes et femmes reste encore un sujet bancal. Depuis sa faute originale, Ève est de honte mâtinée ; Fourberie et mensonge infâmes par le cordon ombilical Transmis de source vaginale à sa lignée contaminée.
Mais le prix de la vérité la plus hypocrite revient À la devise « Liberté Égalité Fraternité » Dont nos mairies ont hérité et paradoxalement advient À une Marianne déconcertée d’une l’illusoire modernité.
Tableaux de Voglio Bene sur https:www.vogliobeneart.comgalerie-de-visuels-voglio-bene .
Avec tous les conflits mondiaux, des États-Unis à la Chine, De la Russie jusqu’à l’Ukraine, d’Israël contre le Hamas ; Et j’en oublie les primordiaux ainsi qu’ ceux qui courbent l’échine… Bref il est possible qu’on craigne plus d’une défection en masse.
Ce n’est pas grave car la France n’aura que la télévision Pour retransmettre les exploits de sportifs super vaccinés. Si jamais l’un d’eux concurrence l’État en autodérision, Il finira à Pôle Emploi ou pire sera assassiné.
Ce ne sont pas les étudiants qui le regretteront le plus Puisqu’ils seront évacués pour laisser leurs chambres aux athlètes. Les bouquinistes et les mendiants ont eu droit sans qu’ils le voulussent De dire à leurs habitués de n’ plus venir faire leurs emplettes.
Ce gouvernement bien huilé par un président inventif Ressemble presqu’à s’y méprendre au piano-cocktail de Boris. Les ministres ont assimilé comment se rendre intempestifs Et les députés ont su prendre les mesures qui nous hérissent.
Chaque arrêté ministériel, relié au quarante-neuftrois, Provoque son cocktail de grèves et son punch de contestations. Chaque décret caractériel d’un esprit retors et étroit Provoque des abcès qui crèvent les yeux aux manifestations.
Les spécialités du moment ont déjà dépassé les bornes Car les protections sanitaires ont des effets indésirables. Or ceux qui démontrent comment le gouvernement nous écorne Auront sanctions disciplinaires, à moins d’faire amende honorable.
Illustration de Gaëtan & Paul Brizzi pour « L’écume des jours » de Boris Vian.
Sentez le souffle de son cœur, palpez la coulée de son sang ! Humez les embruns qu’elle expire, voyez la beauté de son corps ! Vagues de larmes et de rancœur viennent mourir en annonçant Tout ce que la Terre soupire en exprimant ses désaccords.
Vous régnez sur terre et sur mer, vous primez par la voie des airs, Vous défiez les lois de l’espace, de la physique et de la vie. Mais vos résultats sont amers et changent les contrées en désert ; Il faut bien que jeunesse se passe depuis que l’hiver a suivi !
Mais sentez lorsqu’elle recule, palpez la force des marées ! Humez les courants qu’elle inspire, voyez le soleil qui s’éclipse ! Peu lui importe qu’on la bouscule, la mutation a démarré Pour le meilleur et pour le pire, voici venir l’apocalypse.
Mais n’ayez pas peur de la mort car la Terre ne meurt jamais ; Elle mue, elle se transforme et elle enfante à chaque fois De nouvelles races matamores qui s’occuperons désormais De leur mandat et leurs réformes qu’elle subira encore une fois.
Jolies Photos parmi https:archzine.frlifestylejolies-photos-prises-au-bord-de-la-mer#google_vignette .
Quand la Vérité sort du puits, elle veut effacer le mensonge Et révéler dans les médias les tenants et aboutissants De ceux qui prennent leurs appuis dans les milieux pourris qui songent Plutôt à taire dans l’immédiat tous leurs désirs concupiscents.
Quand la Vérité sort du puits, elle ne plait pas à tout le monde ; Certains voudraient la rhabiller et d’autres plutôt la cacher. Elle a fait du chemin depuis toutes ces tentatives immondes Qui l’ont tant et tant maquillée que sa vertu en est tachée.
Alors la vérité brandit tant bien que mal toute la lumière Mais le résultat paraît flou dans un brouillard d’intolérance. Malgré son espoir qui grandit d’être une vérité première, C’est la fourberie qui renfloue à force de belligérance.
La Vérité est retombée et s’est brisée sur le pavé ; Fracture ouverte à l’humérus et triple cassure au bassin †. Elle aurait failli succomber sinon, histoire de s’aggraver, Elle n’était, dans son utérus, fécondée de Dieu et ses saints.
(1er, 2ème et 4ème Tableaux de Jean-Léon Jérôme et 3ème d’Édouard Debat-Ponsan ; † tel fut mon diagnostic lors de ma chute de 15 mètres dans les Calanques de Marseille.)
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Si les auteurs de ces images reconnaissent leurs travaux, je serai heureux d’en mentionner les noms avec respect.
Si je donnais aux sentiments, notamment ceux de la douleur, Une expression de mes tourments dans un élan impressionniste Représentant le châtiment divin alors mis en couleurs Qu’apportent les gouvernements capitalistes et communistes…
Le rouge en serait dominant comme un oriflamme de guerre Qui prime aux chefs-d’œuvres abstraits comme un cocktail sang et vermouth. Le style demeure déterminant telles ces peintures de naguère Qui représentaient trait pour trait les scènes de chasse aux mammouths.
La répétition est sinistre lorsqu’elle atteint l’exposition Tout entière par un virus au pouvoir de l’argent nourri Comme une galerie de ministres, de membres de l’opposition Dont l’assemblée fait le chorus autour d’un président pourri.
Les conversations sur le temps m’ont toujours paru puériles ; On dit que : « Lorsque vient l’orage, rapidement l’on sent des gouttes ! » Les politiciens tout autant n’ont que des résultats stériles ; On dit que : « Lorsqu’on voit leur rage, fatalement l’on s’en dégoûte ! »
« Plus on est de fous, plus on rit ! » Cette citation sur les fêtes Semble une fantasmagorie qui s’applique aux élus en place : Plus il y a de tromperies, plus il y a de grosses têtes, Et plus il y a de conneries car plus c’est gros et plus ça passe !
Constamment ils tournent en rond et se rassurent quand reviennent Inflation et augmentations qu’ils ont eux-mêmes provoquées. En fin de mandat ils seront blancs comme neige quoiqu’il advienne ; Leur meilleure argumentation c’est : « finalement tout est okay ! »
Plus rien ne sera comme avant pourtant c’est ce que voudraient les gens Qui veulent traverser les crises serrant les poings, fermant les yeux. Mais il faut aller de l’avant et grandir tout en partageant Nos expériences durement apprises comme un enseignement précieux.
Bien sûr, la vie nous handicape et le temps y grave ses marques Mais il nous importe de vivre et de savourer l’existence. Bien sûr, les accidents décapent ; bien sûr, les bosses se remarquent Mais c’est la façon de survivre qui forge notre subsistance.
Le futur semblait éternel et le passé tellement solide Que je n’me suis pas aperçu de l’importance du présent. Les instants de plaisirs charnels ont voltigé comme un bolide Quant au bon vieux temps mal perçu, je l’utopise omniprésent.
On croit que l’homme, sauf erreur, évolue lorsqu’il se reproduit Depuis l’époque des cavernes jusqu’à nos jours sur la planète. Il n’en est rien car les horreurs d’hier se répètent aujourd’hui. En fait, qu’est-ce que l’homme moderne ? Cro-Magnon avec internet !
Le passé simple semblait plus clair que son avenir plutôt sombre Mais le présent n’a pratiqué que la politique de l’autruche. Le temps passe comme un éclair et déjà on rentre dans l’ombre, Puis l’on s’endort pour abdiquer, dégonflé comme une baudruche.
Mais si demain il fera jour et après-demain tout autant, Les journées passent et puis s’en vont s’empiler dans la collusion. Les riches gagneront toujours, les pauvres toujours mécontents ; Quant à nous autres qui l’approuvons, cruelle est la désillusion !
Heureux ceux qui sont nés nantis d’une fortune familiale, Pourvus de lettres de noblesse et assortis d’un beau physique. Heureux car ils n’ont ressenti ni la misère déloyale, Ni la famine, ni la faiblesse et ni l’issue euthanasique.
Heureux ceux qui n’ont pas subi le péché de la connaissance Et qui peuvent voler les gens pour s’enrichir à leurs dépens. Ils peuvent continuer leurs lubies : mentir, jurer avec aisance, Adorer le Dieu de l’Argent et tuer les petits rampants.
Heureux ceux qui vivent aujourd’hui sans se préoccuper de demain, Qui vivent au-dessus de leurs moyens sans épargner notre planète. Heureux ceux qui vivent des produits qu’ils n’ont faits de leurs propres mains Et sont d’honorables citoyens doublés de fieffés malhonnêtes.
Heureux jusqu’à quand ? C’est plié ! Une fois qu’ils auront consommé Et détruit toutes les ressources, les pauvres seront accusés De s’être trop multiplié en tous lieux et seront sommés De mettre la main à la bourse sous peine d’être récusés.
Tableau de Daniel Loveday sur https:www.artfinder.comartistdaniel-loveday?epik=dj0yJnU9QXVBOW9faWdJalhBTG5KSU9hc1lPM2Y3T05abjZkZVcmcD0wJm49QjZWYURGcjdWeERvX1FGZ2wxTGVBUSZ0PUFBQUFBR1VpV2VF .
À la ville comme à la campagne, il pleut, il fait soleil, il vente Et la nature n’est présente que dans les parcs municipaux. Les immeubles jouent aux montagnes, certains quartiers vivent d’épouvante Et les vacances représentent les impératifs principaux.
Les samedis soir sur la Terre dans toutes les rues de Paris, Conviviaux côté citoyens et oppressifs côté flicaille, Résonnent comme salutaires aux adeptes du charivari Mais sonnent chez l’Élyséen comme synonyme de racaille.
À la campagne on fait la fête, on promène son chien, ses enfants. On regarde passer ses avions comme avant les vaches et leurs trains. On s’estime arrivé au faîte d’un humanisme triomphant Et pourtant si nous le savions aurions-nous freiné notre entrain ?
Les samedis soir sur la lande, à la montagne ou à la mer, Resteront toujours romantiques au cœur de la France profonde, Loin de Sarko, Manu, Hollande et tous les guignols éphémères Qui nous promettent d’authentiques raisons pour que l’on se morfonde.
Gaïa, déesse de la Terre est également notre geôlière ; Elle supervise en maîtresse notre gestion de sa planète. L’espèce humaine locataire par hérédité singulière Allume ses signaux de détresse par violences de plus en plus nettes.
Dommage car la Mère Nature qui par amour nous soutenait, Devra nous contraindre à la place à un régime plus sévère. Jusqu’ici les températures régulières nous convenaient Mais bientôt canicule et glace seront notre prison de verre.
Comme Cendrillon à minuit, nous avons perdu le carrosse ; Adieu notre prépondérance et ce qui nous était prêté. Nous allons découvrir l’ennui d’un jugement plutôt féroce Qui nous ôtera la gérance et nous allons le regretter.