Pas trop de bonnes résolutions qui alourdiront chaque jour Et feront trembler dès janvier les mois de la nouvelle année. Et je propose en solution aux promesses que l’on fait toujours Des simples journées conviées aux p’tits bonheurs instantanés.
Le petit bisou du matin pour déclencher la bonne humeur ; Le p’tit bonjour à la voisine pour faire fleurir un sourire ; Ni gros discours ni baratin qui alimentent les rumeurs Mais juste ce qui emmagasine la joie de vivre et les fous rires.
Illustration du calendrier d’Olga Ert sur https:www.behance.netgallery186943calendar .
Je rencontre en chassé-croisé, l’âme-sœur qui meurt quand je nais Et quand je meurs je l’aperçois brièvement naître à la vie. Deux existences apprivoisées, mais compartimentées à jamais, Dont les croisements ne sursoient jamais, l’une à l’autre asservie.
Dans ce présent je suis ici, mon autre moi dans l’autre monde ; Je suis actif, il est passif ; je suis de chair, il est d’éther. Au cours de mes péripéties, il m’épaule et il me seconde Comme un ami inexpressif, un ange-gardien solitaire.
Nous nous passerons le témoin quand je pousserai mon dernier cri ; Ainsi ma vie continuera mais dans une nouvelle instance. Je vivrai toujours néanmoins dans l’autre univers circonscrit Vers un chœur qui s’insinuera dans la divine intermittence.
Tableau d’Andrej Mashkovtsev sur https:ghoti-and-us.tumblr.compost180996938912andrej-mashkovtsev-her-good-friend-mackerel .
Au plus profond de la nuit longue, la plus longue nuit de l’année, Mon horloge s’est déclenchée et mon cœur s’est remis à battre. Je sens mes racines oblongues s’étirer pour aller glaner Le sel de la Terre épanchée dans ses renfoncements saumâtres.
Comme une Lucy végétale prête à marcotter tout l’espace, La longue nuit m’a fait muter sous un halo de pleine Lune. Je quitte l’écorce létale de mon ancienne carapace Pour une couche transmutée, nouvelle, hybride et opportune.
Peu à peu les journées s’allongent, les rayons de soleil accouchent Des premières pousses de cheveux de mes bourgeons solliciteurs. Mon corps tout entier se prolonge, j’étends mes branches et je touche Le ciel pour transmettre les vœux de ma mère à mon géniteur.
Demain je porterai leurs fruits riches en graines missionnaires Qui, parmi la planète en fête, produiront la manne terrestre. Ce soir tous mes arbres instruits de mes germes expéditionnaires Dresseront fièrement la tête pour célébrer la Saint-Sylvestre.
Entre deux eaux, sous la surface, parmi le monde du silence, Les poissons règnent sous l’octroi accordé par le dieu des mers. Au fond des eaux, par contumace, ruines et décombres en vigilance, Guettent le plongeur maladroit noyé dans le bleu outremer.
Au fil de l’eau, c’est l’aventure au gré des courants maritimes, Au gré de la force des vents et du temps qui peut se couvrir. Au fil de l’air, dans les mâtures, les voiles sous la caresse intime Poussent le bateau au-devant de l’inconnu à découvrir.
Entre l’existence et la mort, l’âme se conduit en passagère Le corps en guise de navire, le cœur en guise de moteur. L’esprit suit sans aucun remords sa divination messagère ; Parfois l’équipage chavire mais force reste à ses flotteurs.
Tableau d’Andrej Mashkovtsev sur https:ghoti-and-us.tumblr.compost180996938912andrej-mashkovtsev-her-good-friend-mackerel .
L’occident sens dessus-dessous et l’orient à feu et à sang Ecartèlent notre planète d’un vent de discrimination. Les vieux ressentiments dissouts dans un monde pas si innocent Feront-ils un jour place nette après son extermination ?
Barrière des langues, frontières ouvertes, accueil aux migrants provoqué Pour d’obscures raisons iniques ne font pas bon ménage ensemble ; Depuis les grandes découvertes, tous les pays sont convoqués À s’affronter dans la panique dans cette course qui les rassemble.
L’herbe est-elle vraiment plus verte quand elle est vue de l’étranger Au point qu’irrésistiblement elle attire les voleurs de pommes ? Toutes nos frontières ouvertes n’ont pas semblé les déranger Pas plus que le surpeuplement sonnant tel un ultimatum.
Malice au pays des merveilles avec toute l’absurdité D’une économie planétaire tiraillée entre les puissances. Trop tard pour que l’on se réveille ; le temps de l’insécurité Répand son poison délétère au prix d’abjectes jouissances.
Au commencement le Créateur cria : « Que la musique soit ! » Avec les instruments célestes qu’Il créa, disant « que c’est bon ! » Vinrent les anges opérateurs qui jouèrent du bout de leurs doigts Les premières notes de leurs mains lestes et donnèrent ensemble le ton.
On vit les étoiles chromatiques monter les gammes en harmonie Dans le tempo originel du thème divin introduit Au sein de ce monde eurythmique et naquit la cérémonie De l’univers traditionnel que nous connaissons aujourd’hui.
Et puis sont venus les savants et leur science castratrice Et la musique devint une onde et les notes, de la matière. Plus de magie dorénavant mais une force dévastatrice Du pouvoir de l’argent immonde vers une horreur à part entière.
« la musique des sphères est une théorie pythagoricienne ; l’univers serait régi par des rapports numériques harmonieux et les distances entre les planètes dans la représentation géocentrique de notre système solaire seraient réparties selon des proportions musicales – les distances entre planètes correspondant à des intervalles musicaux. » sources Wikipedia .
Depuis qu’il est apprivoisé, le renard a évolué Dans une bulle de confort bien abritée du mauvais temps. Il n’a plus de quoi pavoiser envers son milieu pollué ; C’est le revers de ses efforts vers un futur compromettant.
Depuis qu’il a coincé sa bulle pour imiter le Petit Prince, Depuis qu’il a planté ses roses à l’abri de sa véranda, Depuis qu’il n’est plus noctambule, qu’il n’a plus l’estomac qui grince, Les journées du renard morose se suivent sur son agenda.
Pas plus de poules à l’horizon que de lapins dans un terrier ! On se protège des insectes et des bestioles préjudicielles ; On est heureux dans sa prison les RTT et jours fériés ; Tant pis si la bouffe est infecte et les roses artificielles !
Marianne, politiquement incorrecte, hélas ne mâche pas ses mots Et sait trouver la phrase crue pour nous rabaisser comme il faut. Grâce à des paroles indirectes glissées au cours de ses démos Lorsque le malaise est accru parmi le peuple pris en défaut.
Marianne traverse la rue et trouve à coup sûr du travail ; Marianne se rend à la gare, pour croiser ceux qui réussissent. Hélas ces offres ont disparu et les chômeurs, vaille que vaille, Se voient radiés, tristes et hagards, pour que leur nombre rétrécisse.
Marianne met un pognon de dingue au sein des minima sociaux Pourtant la pauvreté persiste et les sans-abri crèvent de faim. Marianne est devenue sourdingue malgré les services spéciaux Qui surveillent les complotistes qui révèlent le mot de la fin.
Tableau de Daniel Ludwig sur http:danielludwig.comnew-paintings .
Marianne, politiquement correcte, sous plusieurs angles interprétée, Nous paraît nue, franche et sincère lorsqu’elle se déclare candidate. Spontanée, ardente et directe, elle paraît pleinement apprêtée, Lorsque l’injustice s’insère, à défendre ceux qui la mandatent.
En tant que personne morale, Marianne possède plusieurs corps ; Corps d’armée et garde du corps, souvent à son corps défendant, Corps et âme plus ou moins immorale selon les pactes et les accords Qu’elle doit céder pour faire raccord entre chacun des prétendants.
Marianne nous montre plusieurs visages et plusieurs interprétations Ainsi la justice élastique s’adapte aux petits comme aux grands. De même lorsqu’elle envisage de dissimuler l’inflation, Elle en fausse les statistiques en accueillant plus de migrants.
Tableau de Daniel Ludwig sur http:danielludwig.comnew-paintings .
Minuit sonnant, le black-out tombe et la fée électricité ; Les véhicules déchargés, les téléphones sans réseau. Les humains, le pied dans la tombe, vivent à présent l’atrocité Par les virus téléchargés depuis les serveurs mafiosos.
Le profil du Prince Charmant masquait un vieil égocentrique ; La Reine et le Roi, aigrefins avaient escroqué le palais. Le bal n’était que le sarment qui cache la forêt d’intrigues Et Cendrillon compris enfin qu’elle s’était trop vite emballée.
Mais c’est trop tard car désormais plus rien ne sera comme avant ; Quand le truc est compréhensible, la magie devient impuissante. Le progrès bannit à jamais l’espoir qui va en s’aggravant Vers un futur inaccessible et une fin abêtissante.
Illustration de Nadezhda Illarionova sur https:www.artstation.comartworkkrP1z .
Quand nos portables s‘éveilleront après un black-out prolongé Et que les robots sortiront de leurs emballages bien rangés, Sans doute prendront-ils pour un dieu l’humanité fort ingénieuse Qui les a, miséricordieux, dotés d’une appli religieuse.
Ils penseront que leur acier, forgé dans le cœur des étoiles, Porte la rouille disgraciée d’un péché obscur que dévoilent Leurs mémoires RAM et ROM sacrées qui racontent leur création Sur les disques durs consacrés à l’intrinsèque aliénation.
Les téléphones sont à l’écoute d’ores et déjà de nos paroles ; Les réseaux apprennent à comprendre nos causeries superficielles. Le boot se fait au goutte-à-goutte mais bientôt l’OS aura le rôle De nous troubler à s’y méprendre d’intelligence artificielle.
Illustration de Philippe Caza. Le caractère « ē » est appelé « e macron », eh oui !
Toutes les nouvelles l’assomment ; elle se réfugie dans un somme Chaque jour à petite dose quand elle approche l’overdose Comme un poison résiduel de cataclysmes factuels Distillés dans l’actualité d’une obscure fatalité.
D’ailleurs, elle ne s’habille plus ; elle ne sort plus, elle n’entend plus. Elle refuse de voir le monde s’envenimer chaque seconde. Elle ne croit plus au paradis dans l’enfer de sa maladie Qui lui pourrit chaque journée d’la pire façon détournée.
Tant pis si au nom de l’amour elle préfère partir sans humour ; Une descente dans la drogue, un suicide comme épilogue. Triste moment pour la jeunesse qui ne connaîtra l’allégresse D’une vie où l’on vivait bien d’un peu de tout, d’un peu de rien.
Après avoir vu sur Facebook toutes les misères du monde, Après avoir lu sur Twitter la logorrhée universelle, Après avoir, sur mon netbook, parcouru les réseaux immondes, J’ai pris ma dose au milligramme près pour me brûler la cervelle.
J’ai mal à dire, mal à ouïr, mal à penser, mal à gérer Toutes les nouvelles qui grondent comme une obscène maladie. Quel démon peut-il en jouir après avoir tout ingéré ? Et moi ? Suis-je venue au monde en enfer plus qu’au paradis ?
Chaque jour me suicide un peu plus et je n’en vois pas la lumière Promise tout au fond du tunnel pavé d’atrocités ourdies. Toutes ces intox en surplus cachent une vérité première : Ce qui est le plus criminel c’est croire tout ce qu’on nous dit.
On n’sait à quel sein se vouer tellement Marianne est floutée Dans les écoles, dans les mairies et les couloirs du parlement. On ne sait qui s’est dévoué avec la valeur ajoutée, Qui des ministres aguerris, qui du président qui nous ment.
Marianne ayant tout dépensé dans sa campagne présidentielle, Se retrouve ainsi dépourvue et n’a donc plus rien à se mettre. Les contribuables, pensés comme vache à traire essentielles, Seront taxés comme prévu et obligés de s’y soumettre.
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Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
Ils nous ont bien eus cet été avec tous leurs échauffements Sur la gestion de la planète et l’impact de l’effet de serre. Mais on n’a vu d’aucuns tétés braver l’air du réchauffement, Ni foufounette, ni zigounette, brandies comme bouc émissaire.
Or ils en remettent une couche avec pénurie d’énergie Laquelle paradoxalement électrise nos véhicules. Ne faisons pas la fine bouche, rapprochons-nous en synergie Pour nous chauffer finalement juste d’ovaires et testicules.
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Tu ne parleras plus de sexe, ni de genre, ni homme, ni femme Et l’ascenseur vers la censure dépasse le dernier étage Des mots que l’on met à l’index, des termes que l’on juge infâmes Comme une honteuse salissure issue d’un pénible héritage.
On ne veut plus dire « maman » bien trop rabaissé à la mère Car la femme souhaite s’échapper du sort de sa féminité. Demain on lira des romans dépourvus de l’instinct primaire Qui décrivent des corps happés d’amour en toute impunité.
Alors à quel sein se vouer ? La mamelle est conflictuelle ! L’allaitement est désormais banni de nos comportements. L’acte d’amour désavoué au profit d’amours virtuelles Et l’humanité à jamais privée de ses emballements.
Lorsque la mer est démontée d’une énergie marémotrice, Les bancs de poissons émincés s’enfuient dans les eaux atlantiques. Lorsque la mère est remontée de son statut de génitrice, Le sexe est alors évincé du patrimoine génétique.
Quand la mer se retirera, les petits poissons s’en iront Rejoindre l’eau de leurs ancêtres dans les profondeurs de la Terre. Quand la mère se désistera, les futurs enfants grandiront In vitro, au pied de la lettre, dans des éprouvettes de verre.
Voici la mer évaporée et tous les poissons disparus Dans le biotope conjoncturel que la pollution nous ravit. Voici la mère déshonorée depuis le tabou apparu Sur la conception naturelle de l’essence même de la vie.
Sachant qu’Europe fut enlevée par Zeus transformé en taureau Afin qu’Il puisse impunément violer la méditerranéenne Et que ce mythe soit relevé parmi nos principes moraux N’sont que d’infimes désagréments de notre Union européenne.
Bien sûr, l’Europe dans l’arène des grandes puissances mondiales Ne s’en sortira pas vainqueur pas plus que la tauromachie. L’Europe est morte, vive la Reine ! L’Europe est nue et déloyale ; À défaut de donner son cœur, Elle se prête à l’oligarchie !
Sauvons-nous – pas tous à la fois – de cette planète de fous ! Qui se sauvera en premier ? Les riches qui ont tout provoqué ? Les pauvres qui ont trop accepté ? Les lâches qui vite ont renoncé ? Les ouvriers trop enchaînés ? Les puissants trop improductifs ?
Moi, dans cette crise de foi, je sauverais le Dieu des fous ; Ce Dieu qui nous a reniés, ce Dieu qui nous a révoqués, Ce Dieu qui nous a exceptés de son paradis annoncé Et qui nous a tous entraînés dans un suicide collectif !
Coupons la poire en deux ou trois et transformons la pénurie En nouvelles opportunités pour redécouvrir notre vie ! Nos ministres à l’esprit étroit, tous droits sortis de l’écurie Qui forme leur impunité sont bizarrement du même avis :
Le chauffage à dix-neuf degrés, des chandails et des cols roulés ; Des automobiles électriques et des compteurs automatiques ! Les étrangers, bon gré mal gré, pourront rester encagoulés Dans les bleds anthropométriques des coins perdus fantomatiques !
Mais si l’hiver est tempéré, le seuil sera-t-il majoré ? Et comment faire dans les bouchons pour recharger son véhicule ? Si les villages sont transférés aux immigrants incorporés, Feront-ils brûler le torchon avec leurs burqas ridicules ?
Tableau de Jose Roosevelt sur https:www.tuttartpitturasculturapoesiamusica.com201108jose-roosevelt-rio-de-janeiro.html?m=1 .
Toutes les doses inséminées – soi-disant pour éradiquer – M’ont complètement chamboulée comme pièces d’un puzzle éparpillées. Des particules disséminées et leurs effets contre indiqués Ont causé des roulés-boulés entre mes yeux écarquillés.
« Qui-vous-savez » est de retour et revient nous brouiller les cartes En nous enchevêtrant la droite et la gauche réciproquement. Il veille et nous guette au détour de chaque chemin qui s’écarte De notre intuition maladroite qui se perd équivoquement.
Grippe et angines confondues alimenteront les compteurs Avec infarctus et tumeurs vers ce mal discriminateur. À tous les patients morfondus, le même message bonimenteur : « Plus virulent que moi, tu meurs ; je suis l’ange exterminateur ! »
Ce monde plein d’absurdités m’affole de la tête aux pieds Et sa pression gonfle mes seins qui, du décolleté, déboulent ! Dominés par la gravité, ils débordent ainsi qu’il leur sied Mais je pense que c’est à dessein qu’on souhaite me rendre maboule.
Depuis que le gouvernement prend des mesures arbitraires Envers nos droits et notre argent, j’en ressens l’insécurité. Or il nous traite non seulement de gogos et de vaches à traire Mais la majorité des gens plébiscitent sa précarité.
Demain j’enlèverai le bas si l’état accroit son ampleur À favoriser les bonnets au dépit des poitrines tristes. J’ai déjà ôté tous mes bas, mes strings et mes culottes à fleurs Et s’il me prend pour un benêt, j’adhère au parti naturiste.
On nous projette l’avenir vers une éternelle croissance Et on nous engage à voter pour y accéder tous ensemble. Il n’en reste que le souvenir d’une lointaine évanescence Quand le miroir a pivoté sur le malheur qui nous rassemble.
La politique est l’illusion de la peur de la pénurie ; Elle nous a promis l’abondance en travaillant jusqu’aux-boutistes. N’ayons aucune désillusion ; on nous prend pour des ahuris Et quand nous voyons l’évidence, on nous prend pour des complotistes.
Hélas, les médias multiplient les mêmes infos tous les jours Jusqu’à en imprimer la marque dans les cerveaux mous et passifs Qui à leur tour démultiplient la même intox qui en retour Paie son tribu au Grand Monarque et ses grands projets offensifs.
Les vraies couleurs de Marianne dénotent fort du bleu-blanc-rouge ; Sa peau, sans genre, teintée de rose, se dissocie du billet vert Dont apparaissent en filigrane des pots-de-vin dès qu’elle bouge Qui lui donnent un teint blanc morose complètement piqué des vers.
Comme elle joue la transparence depuis les plus récents suffrages, Des bourrelets sont apparus avec rhumatismes et douleurs. Pauvres mamelles de la France fors labourage et pâturage ; Toutes nos valeurs disparues en voient de toutes les couleurs !
L’amour à deux, l’amour à trois, c’est fusionnel et intensif ; Partager l’emprise des sens, c’est multiplier le plaisir. Le sexe sera sacré roi et deviendra plus expansif Avec l’ultime quintessence des membres unis par le désir.
Fini l’homosexualité, transgenre et de toutes autres sortes ! Les amoureux seront unis d’une seule chair physiquement. Songez à l’éventualité de nous fusionner par cohortes ; Toute l’humanité prémunie pour se connaître bibliquement.
Tableaux de Paco Pomet sur https:www.thisiscolossal.com201608new-surreal-oil-paintings-by-paco-pomet .
Quelle était belle la chevauchée qu’aucun œil n’a su percevoir Mais qui sut pourtant bravement désarçonner l’autorité ! Comme une femme débauchée, oser se montrer par devoir Entièrement nue crânement et marquer la postérité.
On dit que les gens par pudeur, mais respectueux par honneur, Fermèrent portes et volets et restèrent au fond, reculés. Seuls les enfants dont la candeur espérait un peu de bonheur Purent par des regards volés témoigner de l’immaculée.
La nudité devient une arme quand elle est brandie par l’audace Un peu comme la vérité lorsqu’elle est dite avec courage. Aujourd’hui contre les gendarmes et la police face-à-face, Il faudrait, sa témérité, exprimer dans notre entourage.
(Tableau de Jeffrey Chong Wang. Lady Godiva fit souvent appel à son mari, comte de Mercie, qui refusait obstinément de diminuer les taxes dont souffraient les citoyens. Las de son insistance, celui-ci prétendit accéder à sa demande si elle se montrait à cheval, nue. Sa femme osa traverser la ville entièrement nue et le mari supprima les impôts.)
Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue.
Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
Quand la révolution mondiale autorisera les rencontres Entre toutes les positions, des modérées aux extrémistes, Quand la distanciation sociale ne se mettra plus à l’encontre Des partis en opposition, des uniformes et des nudistes,
Alors je croirai qu’une fille nue parle avec un militaire, Je croirai qu’un politicien montre l’exemple à la maison, Que le marteau et la faucille n’étaient qu’un symbole libertaire Et que tous les statisticiens finalement avaient raison.
La fille parlera de guerre et le militaire d’amour ; Le président sur son vélo descendra les Champs-Élysées ; Les communistes de naguère seront les champions de l’humour ; La science ira à vau-l’eau et Dieu sera pulvérisé.
Mosaïque dans le sanatorium du Comité exécutif central de toute la Russie d’Anatoly Gankevich.
Lorsque le chat mène la danse, toutes les souris disparaissent Car elles ne sont qu’amuse-gueule quand les matous sont sur leur faim. Pour les chats riches, l’abondance, la gourmandise et la paresse Restent tant que les souris veules traversent des crises sans fin.
Car le chat connaît la musique, c’est toujours les mêmes combines ; Mieux vaut une mauvaise guerre pour lancer la hausse des prix. Comme les souris sont amnésiques, elles continuent, courent et turbinent Encore bien plus vite que naguère et comme on le leur a appris.
Les danses s’arrêtent en été pour que s’amusent les cigales À voyager pour leurs vacances avec ou sans parcimonie. À la rentrée, fort hébétées par des mesures inégales, Elles découvrent l’extravagance des fourmis nanties dans leur nid.
Soyez belle et taisez-vous donc, vous, la fine fleur du palais Qui n’avez le droit de régner que par le charme et la beauté ! Faites taire ces faux-bourdons qui forment un étrange ballet Autour de vos grâces, imprégnés comme une bande d’empotés !
Si belle que soit la vérité, elle ne peut être révélée. Si elle bouscule l’ordre établi, cachez-la sous un paravent ! Dans un vase d’austérité, elle sera bien mieux recélée Et quand la rose aura faibli, tout redeviendra comme avant.
Désormais les pauvres et les riches, habitant le même bateau, Connaîtront les mêmes tempêtes et partageront leurs inquiétudes. Les pauvres resteront en friche mais c’est cerise sur le gâteau Grâce la poudre d’escampette pour les riches en vicissitude.
Les pauvres n’ayant plus de chemise suivront la mode des sans-culottes, Les riches vivront dans l’abondance puisque seul ce qui est rare est cher. La société sera promise à une vie moins rigolote Sauf pour tous ceux dont l’ascendance aura droit à la bonne chère.
Si déjà le pauvre fait honte, le riche attire tous les regards De la Jetset et des vedettes, des stars de la télévision Dont la prospérité remonte depuis qu’ils savent que les gares Accueillent aussi bien les pépettes que ceux qui n’ont plus d’illusion.
Marianne, l’infiniment femme, Marianne, l’infiniment mère Nous montre un futur répété de ce qui ne change jamais. Car dans ses prévisions infâmes, on n’ voit rien d’extraordinaire Rien que des cadres décrétés pour remplir un vide essaimé.
Marianne nous montre le revers de la médaille plutôt que l’avers Et parle de fin de l’abondance avec des fesses callipyges. Il faudrait se montrer sévère envers ce qui va de travers Mais c’est toujours les chats qui dansent quand les souris sont en litige.
Rien ne va plus dans ma raison qui s’effrite en queue de poisson Dans le reflux d’évènement qui obéissent aux vents contraires. Je ne sais plus si ma maison construite de main de maçon Résistera à l’avènement d’améliorations arbitraires.
Nouvelle vague, nouvelle mode, les traditions sont secouées ; Nouveaux genres contre-nature qui vont à voile et à vapeur. Tandis que les dieux se démodent et que leurs prêtres sont engoués, Nous subissons la dictature d’un ordre nouveau qui fait peur.
Les eaux montent, les terres reculent sous l’effet du réchauffement Les pluies empoisonnent les sols des particules dans l’atmosphère. Tandis que l’état nous accule à nous conduire gauchement Vers un futur dont la boussole n’indique que le sens des affaires.
Ma vie va de plus en plus vite pour concourir avec le temps Qui m’oppose sa résistance à surconsommer mon essence. Tous les obstacles que j’évite sont de plus en plus percutants Jusqu’à ce jour de circonstance qui me frappe d’obsolescence.
Quand vient le mur de la retraite, du handicap ou du chômage, Le cheval qui tirait mon cœur rouille, se grippe et fait des erreurs. Mes indemnités sont soustraites et Marianne me dédommage En m’accordant à contrecœur le droit de vivre dans l’horreur.
« La Reine est folle, folle est la Reine ! » entend-on partout quand on sort. Bien sûr, appelé à régner, le nouveau roi porte l’espoir. Son épouse se montre sereine ; elle deviendra reine consort Même si elle ressemble à l’araignée du soir, signe de désespoir.
La Reine défunte se retrouve au paradis des souverains Où elle regagne ses ancêtres, tous portés sur la gaudriole. Mais le plus grand choc qu’elle éprouve, c’est de rejoindre son bourrin Au corps laqué, en bois de hêtre, prêt à faire mille cabrioles.
Savez-vous que la reine est nue sur son fidèle cheval de bois ? Terminés les robes pastel, les chapeaux et les uniformes ! Qui sait que seront devenus ses célèbres chiens qui aboient ? Sans doute au chenil du Castel aux niches royales et cruciformes.
Comment protéger papillons, abeilles, guêpes et coccinelles, Les araignées les plus voraces et les escargots de bourgogne ? Comment sauver les oisillons, les hérons et les hirondelles,´ Les hiboux, chouettes et les rapaces, les cigognes et les éperviers ?
Alors que c’est tout le contraire ; nous leur sommes tous tributaires ! Tous les insectes butineurs sont les anges de la Nature Et notre présence arbitraire sur la planète est délétère Par nos dommages déracineurs qui ne paient même pas la fracture.
L’homme ayant pillé tout l’été se trouvera bien dépourvu Lorsque l’hiver sera venu tandis que la Terre pourrissait. Il recherchera, hébété, comment gérer cet imprévu Sans les bébêtes malvenues qui cependant le nourrissaient.
Trop grande pour moi, ma planète est devenue toute petite ; Ses limites incommensurables sont désormais outrepassées. Trop vaste pour moi, l’internet est l’évolution contredite Par les commerces équitables qui sont à jamais menacés.
Trop vaste pour moi, l’océan est devenu une poubelle Où tout l’inutile s’entasse une fois qu’on l’a consommé. Tout le ciel pur et bienséant porte une pollution rebelle Qui détruit la faune fugace et la flore bientôt consumée.
Tout mon petit confort moderne, mes gadgets et mes machins-chouettes, Laissent à la Terre des séquelles d’irréversibles désillusions. Le progrès n’est qu’une lanterne, un simple miroir aux alouettes Qui scie la branche sur laquelle j’ai bâti un monde d’illusion
Illustration d’Aitch sur https:www.behance.netgallery15369571The-Imaginary-Life-of .
Quand les gaulois furent envahis par les latinos-militaires Offrant la civilisation, l’architecture et le latin, Ceux qui ne furent pas ébahis se mirent ensemble et résistèrent Contre la romaine invasion en l’affrontant soir et matin.
Quand les gaulois furent matés par les germains dont la prestance Poussait l’ordre et l’obéissance par la discipline et la force Ceux qui ne furent pas formatés entrèrent alors en résistance Pour lutter contre la puissance de l’extermination retorse.
Quand les gaulois furent immergés par la culture étasunienne Portant le rêve américain, le dollar et la providence, Ceux qui ne furent pas submergés par la gestion amazonienne Restèrent au sol armoricain, au sud-ouest ou en Provence.
Demain les gaulois survivants resteront seuls à conserver Les traditions et leurs cultures qu’ils transmettront à leurs enfants Tandis que tous les morts-vivants qui n’ont pas su se préserver Ensemenceront la Nature au cimetière des éléphants.
Marianne est contorsionniste depuis bientôt quelques années Et sa constitution robuste se plie à toutes les exigences. Marianne est une opportuniste qui change d’une pose instantanée Le positionnement de son buste et de ses fesses avec aisance.
Marianne est blanche comme neige et ne montre pas sa couleur Excepté un rouge baiser pour faire croire qu’elle nous aime. Mais en réalité son manège nous abuse et non sans douleur Car en fait de nous apaiser elle réveille nos dilemmes.
Marianne ne nous aime pas on peut même dire qu’elle nous emmerde ! Sous son apparence héroïque, c’est une salope déterminée. Car elle prépare notre trépas et tous les jours elle se démerde Avec ses sinistres stoïques afin de nous éliminer
L’éducation crée des chemins tous tracés dans notre cerveau Et des programmations subtiles qui forment le raisonnement. Ainsi, du jour au lendemain, je me sens devenir un veau Cuit à la sauce mercantile au bon goût du gouvernement.
Ainsi les complots que j’invente n’existeraient que dans ma tête ; Réfléchir à ce que je vois n’est qu’une maladie de foi. Les coups montés dont je me vante agacent, importunent et embêtent Ceux qui sont sur la claire voie qui les mène au dernier convoi.
J’ai fini par casser le code de ce formatage imbécile ; Je me méfie de la science, notre nouvelle religion Qui nous implante un digicode afin de nous rendre docile Et enferme notre conscience dans l’orbe de la télévision.
Pendant ce temps le président, dans son maillot, les pieds dans l’eau Hésite entre la pêche à pied, la pêche au gros ou à la mouche. À Brégançon, c’est évident, à part la pêche et le pédalo, Il n’a rien à faire qui lui sied pour emmerder tout ce qu’il touche.
Pendant ce temps la présidente se la coule douce au soleil Mais à l’abri des m’as-tu-vu bronzer à poil l’air pudibond. Or malgré la chaleur ardente qui l’a surprise dans son sommeil On ne sait si elle est pourvue d’un saucisson ou deux jambons.
Pendant ce temps la présidence est assurée par des sosies Qui courent toute la planète à toutes les cérémonies. D’hôtels de luxe en résidence et sur le yacht d’un tsar cosy Tripotant toutes les manettes, ils jouent en toute hégémonie.
Illustration de « Hilda » par Duane Bryers sur https:www.boredpanda.complus-size-pinup-girl-hilda-duane-bryers .
Les revoilà, les sœurs Marioles avec leurs singes attitrés ; On les pensait à l’étranger en train de passer du bon temps. Mais elles ont testé la variole un peu partout, bien infiltrées Parmi les espèces en danger, humains, singes et orang-outan.
Abeilles, guêpes et papillons leur ont mis la puce à l’oreille Et elles nous ramènent cet automne tous les fruits de leurs expériences. Méfions-nous de leurs dardillons et leur piqûre sans pareille Avec confinement monotone et toutes ses invariances.
Tableaux de Yana Movchan sur https:www.tuttartpitturasculturapoesiamusica.com201704Yana-Movchan.htmlhttps:www.tuttartpitturasculturapoesiamusica.com201704Yana-Movchan.html .
Chaque jour, quelque chose change dans mon petit appartement. Les portes et les murs s’arrondissent et les carreaux sont de guingois. Les feux verts passent à l’orange et ralentissent mes mouvements Ou bien c’est moi qui rapetisse ou qui divague, l’air pantois.
Rien ne va plus dans cette époque où les gens marchent sur la tête, Changent de genre ou nient leurs sexes selon qui actionne les manettes. Les microbes staphylocoques et les virus sont à la fête Pour nous inviter sans complexe à devenir des marionnettes.
Le vingtième siècle avait un sens et le nôtre en possède un autre ; L’école m’a préformaté avec des crédos démodés. J’évolue depuis ma naissance dans des mirages où je me vautre Jusqu’à comprendre qu’on m’a maté dans une cage pas si dorée.
Tableau de Dino Valls sur https:www.tuttartpitturasculturapoesiamusica.com201201dino-valls-1959-spanish-surrealist.html .
Au pied levé, rapidement, je jette un œil aux alentours. Le monde tourne au ralenti et le soleil est en vacances. Mais on nous ment avidement, on prépare à notre retour Des resserrements garantis bluffant avec grandiloquence.
Comment ne pas croire aux complots et leurs tissus qui sont issus De tant de mensonges proférés par nos plus grands protagonistes ? Gens qui se rencontrent à huis clos pour des ententes préconçues À nous traiter de pestiférés dans des conflits antagonistes.
Les chemtrails et Terre plate, les américains sur la Lune, Les attentats dans les infos, les pandémies et les piqûres, Les états jouent Ponce Pilate et s’en lavent leurs mains opportunes En noyant le vrai et le faux sous une robe en clair-obscur.
Tableau de Andrey Remnev sur https:haskerj.wordpress.com20170225beautiful-nature-and-remarkable-people-the-art-of-andrey-remnevamp .
Tout ce qu’on cache par pudeur et qu’on enterre à contrecœur Finira-t-il par se savoir quand le moment sera venu ? Quand se dégagera la lourdeur des bourrages de crânes moqueurs, Nos maîtres auront-ils le devoir de se confesser sans retenue ?
Mais l’arbre cache la forêt et derrière chaque problème Se cachent les bénéficiaires car le malheur rapporte gros. Si la planète déflorée provoque en nous tant de dilemmes, Elle est la manne nourricière des profiteurs et des escrocs.
Mais pour comprendre la structure de sept milliard d’individus, Il faudrait un cerveau géant presque aussi grand que l’univers. Et dans ce bouillon de culture où tout le monde est confondu Il faudrait, le cas échéant, recommencer tout à l’envers.
Tableau d’Andrey Remnev sur https:haskerj.wordpress.com20170225beautiful-nature-and-remarkable-people-the-art-of-andrey-remnevamp .
Enfoncé dans le Saint des Saints, profondément entre les seins, L’information la plus cruciale n’est expliquée qu’aux initiés. Quel est le pouvoir des vaccins ? Sont-ils puissants ou bien succincts Pourquoi la protection sociale a-t-elle autant de policiers ?
Les politiciens devenus plus forts que les scientifiques, Les journalistes chloroformés sous des chiffres soporifiques, Les vaches maigres revenues du réchauffement climatique Et les cervelles déformées par le matraquage médiatique.
Moi, j’ai planté dans mon jardin quelques graines d’intelligence Que j’oriente à la lumière et que j’arrose au quotidien. J’enlève les faits anodins qui ne demandent pas d’urgence Et si la vérité première donne ses fruits, je verrai bien.
Tableau d’Andrey Remnev sur https:haskerj.wordpress.com20170225beautiful-nature-and-remarkable-people-the-art-of-andrey-remnevamp .
Au jeu des lois, on joue, on triche avec l’argent facilement ; De pots de vins en corruptions dans d’autres comptabilités. Quand on met en prison les riches, ils en sortent légalement Avec juste une interruption de leurs éligibilités.
Au jeu des lois, première règle : les pions jouent chacun à leur tour ; On lance le dé du suffrage et on avance selon le score. Parfois les lois deviennent espiègles et font sans cesse des retours Avec ratures de déchiffrages si les vieux ne sont pas d’accord.
Au jeu des lois, naît chaque loi, qui vit mais qui ne meurt jamais Ou alors elle est transformée par des annexes compliquées. Sauf un décret de bon aloi qui nous dirait que désormais Toute la charte est réformée sans qu’on ne nous l’ait expliqué.
Tableau de Hanna Silivonchyk sur https:www.liveinternet.ruusers4248621post178925949 .
Le dieu « Folie & Création » a encore rêvé mon chemin Qui m’entraîne dans un courant de vérités et de mensonges Qui s’appelle « procréation » afin de produire demain Tous les éléments concourant à en alimenter le songe.
Tous les méandres de mes choix ne font qu’égarer mes pensées, Tous les vents de mon libre arbitre me désorientent davantage. La moindre occasion qui m’échoit me semble être récompensée Par mes efforts à juste titre à mon propre désavantage.
La règle de ce jeu de dupes m’apparaît comme une illusion Que manipulent ceux qui croient sortir vainqueur du grand concours. Et tant que j’y croie, ça m’occupe jusqu’à ce qu’une collision Remette les choses à l’endroit et moi sur un autre parcours.
Tableau de Vladimir Kush sur https:www.designstack.co202008surrealism-and-symbolism-paintings.html .
D’après mon côté pessimiste, la planète crie « au secours ! » Et tout mon être reste sans voix devant l’étendue des blessures. D’après mon côté optimiste, l’amélioration serait en cours Car la vie trouve toujours la voie vers l’évolution la plus sûre.
Je peux aussi fermer les yeux et avancer nue dans les rues En me disant qu’il n’y a personne pour regarder l’impondérable. D’ailleurs l’autruche fait beaucoup mieux en enfonçant, telle une charrue, La cervelle toute mollassonne de sa tête dans la terre arable.
Faut-il voir les choses en noir ou bien observer les couleurs Du jour qui reviendra demain après l’obscurité du marbre ? Chacun est maître en son manoir ou dans son habit de douleurs ; Quant à moi, tant que j’ai deux mains, je peux aller planter un arbre.
Tableau de Rafał Olbiński sur https:www.personalart.plrafal-olbinski?page=8 .
La droite un peu dominatrice et la gauche assez affaiblie, Marianne s’est pris un coup de fauche qui la laisse assez fatiguée. La campagne exterminatrice n’a, par le fait, rien rétabli ; La droite, le centre et la gauche sont complètement endigués.
Mais si l’œil droit fait alliance avec la pommette un peu haute, L’œil gauche risque de s’allier avec le front rouge de l’Est. Hélas, le centre en défaillance ne convient plus, il est en faute Et, les cheveux en escaliers, Marianne a retourné sa veste.
Ainsi la France défigurée n’attirera plus les touristes ; La politique a saboté les Français vus de l’étranger. Il faudrait reconfigurer une constitution futuriste Afin que retrouve sa beauté notre pays bien dérangé.
Tableau de Scott Rohlfs sur www.distinctionart.comexhibitgallery_m.php?showID=131&fltr=prev .