Mon cœur ressemble à la boussole lorsqu’il cherche un nouveau chemin ; Mon âme lui montre le Nord et le corps suit, tout simplement. L’esprit, c’est celui qui console quand le doute arrive demain Et qui écoute l’écho sonore qui le guide inlassablement.
Cette boussole, elle est ailleurs, elle est ici et nulle part. Elle disparaît si je la cherche, elle apparaît quand je suis prêt. Lorsque je me fais rimailleur, ça sonne comme un nouveau départ Qui me tend à nouveau la perche dont je connais tous les apprêts
Souvent je trouve et je découvre là où les autres sont passés, Comme si les chemins se croisaient à chaque nœud de trajectoire. Les pionniers sont ceux qui nous ouvre les expériences à dépasser. Je n’ai pas de quoi pavoiser, nous vivons tous la même histoire.
Ceux qui descendent ou ceux qui montent empruntent les mêmes escaliers, Soit en marchant, soit en courant, l’esprit n’est rien qu’un passager. Parfois on conte, on se raconte en s’arrêtant sur le palier ; Soit en vivant, soit en mourant, l’âme ne fait que voyager.
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Tous ceux qui l’ont appelée « Dieu » n’avaient pas d’imagination Car ils ont cherché le pouvoir qui ordonne à marcher au pas. Mais il serait trop fastidieux d’expliquer la divination Car ce serait comme vouloir tracer un carré au compas.
Or, cette lumière intérieure traduit le lien qui unit tout. Qui réunit toi, moi et nous, avec les morts et les vivants. Écho d’un monde supérieur qui résonnerait de partout, Qui se relie et se dénoue jusqu’à l’enseignement suivant.
Jamais malade ne sera car trop difficile à soigner ! Il prend même un malin plaisir à négliger les traitements Et tout ce qu’on lui prescrira car fort enclin à s’éloigner De ce qui offre des loisirs et il déprime, évidemment.
En revanche il sait prendre soin de tout le monde autour de lui ; C’est sa manière de se soigner auprès de sa petite famille, De ses enfants, de son conjoint, de tout ce qui vit derrière son huis Chacun pourra en témoigner autour d’une bonne camomille.
Quand la nature joue l’artiste avec le soleil et la mer, Chaque fenêtre devient tableau qui ouvre grand les horizons. L’ombre se fait projectionniste en se mêlant aux outremers Et l’œil-de-bœuf devient hublot qui crève le mur des prisons.
Quand la lumière joue aux échecs avec la nuit comme adversaire, La fenêtre devient spectatrice devant les deux maîtres acharnés. Au petit jour, on fait avec mais sur le soir, soyons sincères, Quand vient la lune salvatrice, nous en demeurons tous charmés.
Quand le vent souffle ses répliques tonitruantes sur les châssis, La fenêtre devient auditrice tant que chante le mauvais temps. La nuit, on entend les suppliques qui fusent par les chiens-assis Et les lucarnes retardatrices qui sont toujours à contretemps.
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Beautés du noir et blanc me donnent le vertige, L’appel de l’univers comme un couloir du temps. Les arbres ressemblant aux soldats de prestige Qui veillent tout l’hiver jusqu’aux jours du printemps.
Notre cerveau en permanence structure son environnement, Quitte à transformer les images en objets qui sont reconnus. Ainsi, c’est avec pertinence que nous voyons étonnamment Des têtes ou des jolis visage plutôt que des trucs biscornus.
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Ami, viens trinquer à ma table à la santé du capricorne Qui n’hésite à vider d’un trait que les préparations suspectes ! Bois donc ce nectar délectable qui t’estompera les pensées mornes Et les remplacera par l’attrait d’arômes dont tu te délectes !
Une fois par an n’est pas coutume, il faut montrer de la vigueur Afin de voir la vie en rose sans tomber dans la dépression. Demain remettra le costume aux couleurs qui sont de rigueur, Sans toutefois rester morose en jouant la modération.
Je le savais ! J’ai mélangé tout mon carnet Et ma mémoire se fait des plis … et puis des nœuds. Puis tout mon corps désincarné Se prend les pieds dans le tapis … vertigineux.
Du coup mon cœur s’est emmêlé De Valérie, d’Alexandrine … de Väronixa, Sur un air de ukulélé Avec Fabienne, avec Sandrine … et Dominique.
Alors ne soyez pas jalouses Si j’ai oublié, ne vous déplaise, … de vous baiser. Comme il se doit les andalouses, Les italiennes et les françaises … toutes embrasées.
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La porte du corps, serait-elle en bois, Issue de la Terre et du minéral ? L’ouvrirai-je encore, renaître une fois Du sein de ma mère dans cette spirale ?
La porte du cœur, serait-elle d’or, Forgée par le feu où brûle l’amour ? La chaude liqueur du volcan qui dort Revient peu à peu forte chaque jour.
La porte aux esprits, serait-elle en fer, Close aux courants d’air ouverte aux envies ? L’aurais-je compris ? Tout est à refaire : Toujours solidaire et vivre sa vie.
La porte de l’âme, serait-elle bleue, Cyan ou bleu marine, où coule l’espoir De forger ma lame, plongée dans le feu, Mue dans la divine, juste trajectoire ?
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Si vous savez planquer vos sous autrement que sous l’matelas, Venez donc les faire couler dans les rivières de chez nous ! Vous en boirez tout votre soûl tous les intérêts que voilà Et peut-être aller roucouler dans des coffres-forts coquinous !
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Tandis que l’oiseau migrateur ne revient pas jusqu’au printemps, J’ai connu l’ange jardinier qui reste et jamais ne repart. Remarquable administrateur, en repiquant et transplantant, Il fait un travail routinier et qui n’accuse aucun retard.
Petites semences d’amour, petites graines de soleil Dormant, protégées par la serre, à l’abri dans la véranda. J’ai vu passer au fil des jours cette main verte sans pareil Cette main sûre de ma mère qui surveillait son agenda.
Il s’appelait Thierry Laurent, on l’appelait Thierry Roulant Ou encore « l’Homme qui chuchotait à l’oreille de son vélo ». Il dévalait comme un torrent les pentes abruptes en pédalant, Tandis que ses roues suçotaient les cailloux en méli-mélo.
Il portait un maillot d’argent du temps de la ruée vers l’or, Des pompes de compétition qui avaient fait Paris-Roubaix, Il faisait ses courses en chargeant sur porte-bagages tricolore De quoi faire une expédition même s’il devait en tituber.
À rouler à tombeau ouvert constamment dans un train d’enfer Il arriva au paradis tellement vite qu’il en sortit. C’est ainsi qu’on a découvert que son squelette était en fer Avec des os ragaillardis, à sa petite reine, assortis.
Les femmes naissent en boutons qui écloront juste au printemps Lorsque les jeunes filles en fleurs décachèteront leur corolle Plutôt que compter les moutons qui les endormiraient cent ans Avant qu’un bel écornifleur les réveille d’une barcarolle.
Les femmes fleurissent au printemps, c’est la nature qui nous le dit Et c’est ce que nous apprenons à notre école de l’amour. On leur donne toujours vingt ans, ni plus ni moins, c’est interdit ! Et puis un jour nous les prenons pour vivre ensemble au jour le jour.
Les femmes mûrissent en été lorsque leurs seins sont bien gonflés Et qu’elles sont prêtes à allaiter le petit enfant à nourrir. Quand l’hiver viendra tempêter ne jouez pas les dégonflés ! Il faudra vous débraguetter et leur refaire l’amour à en mourir.
On a toujours besoin d’un plus petit que soi. Les gros, c’est entendu, on les veut très câlins. En amour le conjoint doit peser le bon poids Et sa croupe dodue, un toucher chevalin
C’est bientôt la Saint-Valentin, préparez vos semis d’amour, À main levée, le cœur léger avec quelques éclats de rire ! Plantez vos pieds de galantins arrosés quatre fois par jour ; Enfin sachez les protéger d’une garantie de sourires.
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Le capricorne a deux visages car, lorsqu’il entre en floraison, Sa carapace m’interpelle et je le crois indifférent. Bien au contraire, c’est l’usage ! Car l’hiver est une saison Où la nature me rappelle qu’il faut taire mes différends.
Sachons donner du temps au temps car il est bon de patienter Et de se laisser infuser par les bienfaits du long sommeil Qui va durer jusqu’au printemps, nul besoin de s’impatienter Mais sentir en nous diffuser la germination de l’éveil.
Derrière un visage impassible qui connait ses sautes d’humeur, Se cache un monde au fond des yeux à condition d’y avoir accès. C’est comme un voyage impossible dont vous entendrez les rumeurs En pénétrant un merveilleux petit havre où se relaxer.
Imaginez la couverture un peu austère d’un vieux livre Mais qui, une fois entrouverte, vous révèle tous ses secrets. Alors partez pour l’aventure dans un monde où il fait bon vivre, Même si cette découverte demande du temps à consacrer.
Après avoir longtemps ramé parmi les maigres rabougris, Je suis enfin de la partie de ceux qui montrent leurs envies. Debout les morts, les opprimés qui priaient que je sois amaigri Et que mon esprit paresseux boive son vin jusqu’à la lie !
Tout est crypté dans l’univers, les règles changent chaque jour, Les constantes sont variables et tout est en anamorphose. Bien souvent dans les faits divers, paraît une faille que je savoure Qui m’explique que c’est bien le diable si j’y comprenais quelque chose.
Enigma était une machine électromécanique portable servant au chiffrement et au déchiffrement de l’information des messages secrets de l’armée allemande pendant la deuxième guerre mondiale.
Tirer les rois, ça va de soi, cela attire aussi les reines, Bien saupoudrées de saccharose qui donne des lèvres sucrées. Si en amour j’avais le choix de téter chaque souveraine, Je commencerai par la rose et goûterai sa fleur sacrée.
En écartant la garniture, j’aime tâter la pâte ferme D’un sein que je vais honorer en suçotant son mamelon. Et si une progéniture devait naître dans neuf mois fermes, J’aurai plaisir à adorer ses nichons gros comme un melon.
La meilleure c’est pour la faim, plat principal de résistance. La langue dans son abricot profond jusqu’à trouver la fève. Comme un bébé dans son couffin je goberai en appétence Ce que contient son calicot et sa culotte qui parachève.
Tableaux « El Rincón De Mis Desvaríos » de John William Godward.
Alors qu’ils sortaient de l’école qui faisait leur apprentissage, Melchior, Balthazar et Gaspard, les trois espiègles petits princes, Racontaient mille fariboles tout en obstruant le passage Comme trois petits salopards qu’ils étaient. « Crotte, zut et mince ! »
Disait la petite Fanny, qu’ils avaient plantée à la porte, En cherchant comment se venger de ces vilains petits voyous. Elle s’écria « Qu’elle avanie et que le diable les emporte ! », Leur donna du pain à manger mais en y cachant un caillou.
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Comme il n’est pas démonstratif et qu’il ne montre pas sa joie, Les occasions de faire rire le capricorne sont bien rares. Mais soyez un peu attentif et guettez le son de sa voix Vous verrez alors un sourire, juste un petit, il en est avare.
En fait, sa joie, c’est d’être ensemble, dans sa famille et dans ses terres Car cela vaut un vrai trésor encore plus précieux que l’or. Et si ses enfants lui ressemblent, en beauté, pas en caractère, C’est le soleil qui, dès l’aurore, donne sa santé et l’honore.
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L’âme du monde, qu’est-ce que c’est ? L’esprit qui relie tout et chacun. Quand les hommes parlent de divinité, Ils évoquent sans le savoir l’âme du monde.
Parce que les hommes demeurent forts et durs ; Et le seul lien avec l’âme du monde réside dans leur intuition. C’est pourquoi ils ont besoin des femmes Car elles les orientent afin qu’ils deviennent justes.
Je n’ai pas tenu leur chandelle et n’ai pas connu leurs enfants Mais je sais qu’ils ont parcouru les terres d’autres continents. L’un a suivi les hirondelles vers l’orient à dos d’éléphants, Le deuxième aurait concouru au rang de peuple prédominant.
Tout ce que bâtit la troisième n’est pas cité dans la chanson Mais je sais qu’elle était une fille qui savait les orienter. Elle écrivit leur requiem dont elle se fit l’échanson. Afin que votre foi vacille, exprès pour désorienter.
Résumé : Adam et Ève n’ont point été chassé du Paradis divin ! Dieu les a juste peints en noir et leur a éteint la lumière. Heureusement, avant l’été, Lucifer, un jour, les prévint Et, à la bougie, plein d’espoir, ils regagnèrent leur chaumière.
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Parfois le capricorne est pauvre ou a été bien dépouillé, Alors il doit tout reconstruire pour recouvrer une fortune. D’abord il se cherche un apôtre qui sache un peu le dérouiller Après, il saura seul s’instruire et trouver sa voie opportune.
Il est aidé des animaux, de son chat en particulier, Qui sait lui apporter l’amour et des souris à nettoyer. Sa famille, en fortissimo, créera son lieu hospitalier Dans lequel il chantera toujours qu’il est le grillon du foyer.
Tout jeune, j’ai été capturé dans une série d’aventures Où j’ai accompagné Tintin dans ses courses à travers le monde. Aujourd’hui, tout courbaturé, je me revois en miniature Montrant un visage enfantin entre les bandes vagabondes.
Qu’il soit noir ou bien blanc, c’est du pareil au même Pour se glisser ici où vous posez le pied. Il fait toujours semblant de prouver qu’il vous aime Mais uniquement si sa pitance lui sied.
On le croit philosophe à autant réfléchir Dans quel sens se tourner avant de repartir. Mais tant de catastrophes ne sauraient nous fléchir Tant il sait contourner par ses airs de martyrs.
Il est des souris capricornes et des matous du même ton. Madame en corne d’abondance, Monsieur à patte de velours. La vie paraît ainsi moins morne quand on s’échange en gueuleton Quelques caresses comme pitance ou alors un câlin d’amour.
Entre le chat et la souris se joue un jeu à qui perd gagne Le vaincu n’est jamais content et sans cesse ourdit sa revanche. Monsieur au museau qui sourit comme pour draguer sa compagne, Madame qui a toujours vingt ans avec tendresses en avalanches.
Chat et maîtresse vont ensemble car ils s’accordent, bien entendu. Leurs lieux de repos sont sacrés et leurs colères mal embouchées. Mais ce qui vraiment les rassemble et ce n’est pas inattendu, C’est quand on va se consacrer à passer sa journée couché.
Il fait trop froid sur le lino, rien ne vaut un giron tout chaud, Blotti juste sous la poitrine pour bien s’y peloter les pattes ! Surtout si les abdominaux abritent un cœur d’artichaut Sur une robe de feutrine douce à mes griffes délicates.
Je n’aime pas quand elle lit, alors j’y pointe mon museau ; Je contrôle tout ce qu’elle boit et j’impose tout ce qu’elle mange ; Ma vie se passe sur son lit ou dans l’armoire, grazioso, À l’odeur des planches de bois et du linge frais qu’on y range.
D’abord chez elle, c’est chez moi. Et défense d’y mener un chien ! Dieu fit le chat pour l’intérieur et le cabot pour l’extérieur. J’ai un peu de sang de siamois de mon père, un chat autrichien, Des taches sur le postérieur, issues d’une mère supérieure.
La nuit quand tous les chats sont gris je m’en vais miauler sur les toits À la recherche des minettes pour danser quelques entrechats. Mon nom serait-il « Mistigri », « Figaro » ou simplement« Toi » ? Si vous aimez les devinettes, donnez donc votre langue au chat !
Ma folle-ange m’aime la nuit, ma folle-ange m’aime le jour ; Constamment un peu plus qu’hier et, bien sûr, bien moins que demain. Je ne mourrai jamais d’ennui car ce bel ange, dans mon séjour, Avec le dos de la cuillère, n’y va pas par quatre chemins :
Le jour Elle commande plein de choses lorsque la tirelire est vide ; Lorsque la tirelire est pleine, il y a tout juste pour le mois ; Elle disparaît bizarrement au moment de passer à table À moins qu’elle décide de ranger ou nettoyer ce que j’ai fait ; En revanche toujours elle accourt lorsqu’elle entend tinter les verres Et trinquons une centaine à table, elle et moi et tout son facebook ; Elle a dans ses mille tiroirs comme l’infini des miroirs Où elle oublie à tout jamais tout ce qu’elle a pu y fourrer.
La nuit La nuit lorsqu’elle me réveille, c’est qu’elle veut me faire l’amour (là, ça va) ; Après l’amour elle me chatouille juste pour embêter les voisins (et moi aussi) ; Elle se lève après l’amour pour déguster ses pots de yaourt (drôle d’odeur) ; Ou alors elle gobe un œuf ou un petit verre de schnaps (hips) ; Quand elle se met à ronfler, le chat s’enfuit dans mon armoire ; Parfois elle peint en rêvant à moins qu’elle ne rêve en peignant (zzz) ; Elle a tellement de photos qu’elle se lève en pleine nuit Pour les classer, pour les jeter, pour les trier, les oublier.
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Tous les matins ils se rassemblent volant par-dessus les roseaux Pour commenter l’ordre du jour au temps de la morte saison. Tous les corbeaux forment ensemble le conseil de l’arbre aux oiseaux Avec les uns à contrejour et les autres en pleine oraison.
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Savez-vous casser les beaux œufs à la mode du Mont-Saint-Michel ? Pour faire une belle omelette, allez chez la belle coquetière ! Celle qui détrousse les bouseux, à la manière romanichelle, En donnant aux coqs et poulettes un bon coup sur la cafetière !
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Pas de place à l’improvisation ni de place à l’incertitude, Car le capricorne au travail met tout son sérieux à l’ouvrage ! Preuve de détermination et d’une endurante attitude, Il deploiera plusieurs trouvailles pour allier succès au courage.
Mais bizarrement dans ses loisirs, il reste à côté de la plaque ; Il prend alors son air timide et se renferme sur lui-même ; Il organise ses plaisirs en fonction du rythme cardiaque ; Ses yeux en quête, toujours humides, en recherche de l’être qui l’aime.
Dès les premiers jours de janvier, je plante mes petits bonheurs Arrosés quatre fois par jour avec mes rimes et mes vers. Laissez-moi demain vous convier, car ils fleuriront de bonne heure, À déguster ces mots d’amour, un peu coquins, un peu pervers.
Ceux qui m’ont souhaité « Bonne Année » en général étaient sincères Mais j’avoue m’être demandé à qui ces vœux sont destinés ? À mon banquier, teint basané, qui revient droit de Buenos Aires Ou à mes créanciers mandés de crédits indéterminés ?
Perdu ! C’est un requin et l’illusion s’appelle une Paréidolie.
Pareille à la feuille de l’arbre qui reste seule tout l’hiver, Il est une plume fidèle transmise d’oiseau à oiseau. J’étais là, assis sur le marbre du dernier banc de l’univers Quand je l’ai vue à tire-d’aile atterrir entre les roseaux.
« Vous êtes Pierrot, je présume ? » me souffla-t-elle entre les lignes. « Non, je suis souvent dans la lune et je couche avec Colombine ! Et naturellement j’assume les lettres d’amour que je signe ! » Huppée, me répondit la plume : « je vais rentrer dans ta combine. »
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La Chamanée prédit toujours de qui n’arrivera jamais. Dans ce sens, elle m’a décrit que je mourrai à la demie ; Que si je suis célèbre un jour c’est que j’aurai beaucoup ramé ; Et à dix-mille poèmes écrits, j’entrerai à l’académie.
Alors j’ai changé son tabac pour un mélange plus homogène ; J’en suis devenu éternel, célèbre et fort comme un taureau. S’étaient glissés dans le rabat de sa blague hallucinogène De l’herbe que la péronnelle réservait aux gens immoraux.
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Non seulement les capricornes assument Noël et l’hiver, Mais il ouvrent l’année pionnière et organisent le parcours. Pas besoin de chapeau bicorne ni même un perroquet pervers, Il leur faut juste une baleinière et une trousse de secours.
Enfin la ponctualité est leur vertu exceptionnelle ; Pour atteindre leurs objectifs, ils s’investissent corps et âme. La pointe de l’actualité devient chez eux obsessionnelle Et les voyages prospectifs apportent de nouveaux sésames.
Leurs forteresses ne montrent rien et paraissent un peu austères Mais l’intérieur offre un musée qui donne envie d’y habiter. Rez-de-chaussée assez terrien mais beaux jardins et belles terres. Si vous voulez vous amuser, il vous faudra tout visiter !
Première étage, monde de l’enfance avec peluches et poupées ; Deuxième étage, là on cuisine, ici on mange, là-bas on boit ; Troisième étage, aucune offense ; on y dort nu, nuits entrecoupées ; Et au grenier, vit Mélusine, mais gare à son chien qui aboie.
Connaissez-vous la folle-avoine, cette herbe sauvage qui court Un peu partout sur la planète et qui vous gratte et vous démange ? Si l’habit ne fait pas le moine, l’amour m’habille chaque jour Depuis six ans sur internet où j’ai découvert ma folle-ange.
Elle peint ses petits tableaux d’une peinture enchanteresse ; Elle écrit ses petit carnets de mots d’amour et de secrets (même sur moi) ; Elle aime bien prendre son bain, elle a gardé l’esprit de mousse (bain de jouvence) ; Des millions de photos occupent dans son Mac plusieurs mètres cubes ; Elle aime beaucoup sa famille en Suisse, en France et dans le ciel ; Tous les souvenirs de famille sont scellés dans un sarcophage (à la cave) ; Elle a plein d’amis des réseaux - même si ce sont de drôles d’oiseaux ; Pour la santé ça va très bien surtout avec un verre de vin (surtout du bon) ; Quand ça empire, plusieurs archanges la traitent comme un coq-en-pâte † ; Elle jette tout ce qui traine et moi ça me fait ronchonner (même aujourd’hui) ; Elle nettoie tout après moi mais bon, j’y suis habitué (je fais la cuisine) ; Elle fait des cadeaux à tout le monde et même à moi, elle se donne ; Elle fait l’amour comme un ange, je vous le dit, c’est ma folle-ange.
† ce qui est quand même mieux que d’être traitée comme une poule-au-pot.
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Il est des endroits où la Terre se fait artiste à sa façon Sculptant dans sa géographie le début et la fin des temps. Ainsi pour les anniversaires, admirez sans contrefaçon Votre intime biographie soumise aux caprices du temps.
Ainsi le détroit du Bosphore, pont entre l’Europe et l’Asie Représente aussi les passages qu’on doit franchir dans l’existence Et la lumière des sémaphores qui nous guident et nous rassasient Nous accompagnent à chaque âge chaque jour depuis la naissance.
À force de rouler sa boule sur tous les réseaux internet, Venez découvrir le mélange entre l’orient et l’occident. Vous goûterez à Istanbul, ce lieu unique sur la planète, Où l’on voit côtoyer les anges et les démons par accident.
Puisque le langage amoureux ne s’échange qu’avec les yeux, Pourquoi ne pas parler d’amour dans de beaux habits de velours ? D’abord un regard langoureux si vous m’aimez un petit peu, Puis votre chair à découvert si vous avez goûté mes vers.
Ce soir, parez-vous donc de cornes, seules relatives défenses, Car vous vous ferez dévorer par l’amour qui a trop langui. Alors avis aux capricornes, il n’y aura aucune offense Si vous vous faites déflorer quand vous passerez sous le gui.
Surprenez-moi au réveillon et donnez donc un coup de fouet, Si vous en connaissez un rayon, à toutes les idées reçues ! Ce soir nous nous émerveillons à fantasmer tous nos souhaits ; Demain nous nous réveillerons avec les sens dessous-dessus.
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Puisque on a déjà fait la guerre cette année dans tous les pays, L’amour, qui n’a pas de frontières, réclame sa part du gâteau : Revivre l’hymen de naguère quand on s’embrassait ébahis Et dormir une nuit entière même si on le mène en bateau.
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Chez nous, la Porte-au-bois-joli ne s’ouvre qu’une fois par an ; Juste quand celui-ci finit et juste quand l’autre commence. D’un côté, c’est du bois poli, de l’autre des troncs apparents, Comme un symbole d’infini ouvert à toutes performances.
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La nuit, sur la ville-lumière, baisse le rideau du spectacle Qui s’est produit toute l’année de la Concorde à Notre-Dame. Demain, l’année sera première, vierge de toute débâcle, Intacte pour s’y pavaner, alors entrons, Messieurs-Mesdames !
Lithographie « Illuminations au Champs de Mars » de Peeters Schuiten.
Bien que son palais soit grandiose et que rien ne le concurrence, Le capricorne aime glaner ses collections de souvenirs. Ainsi, il se sent en symbiose avec le monde en l’occurrence Qui leur apporte toute l’année le bon sens pour son avenir.
Il ne dépense son argent que de manière intelligente Afin de rester au sommet et voir les choses comme elles sont. Envers ses proches, en partageant avec une conduite indulgente, Il leur apporte à consommer une cuisine à sa façon.
Nous pénétrons dans l’interstice de l’espace entre deux saisons Où la nature fait silence pour respecter la transition. Tout doucement vers le solstice qui subdivise l’horizon Entre les nuits en vigilance et les jours dans l’opposition.
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