Dans un méli-mélo de vierges, comment reconnaître la sienne, Celle que m’aura destinée mon arbre généalogique ? Mes branches tendent toute leur verge pour décider qui sera mienne Et vont toutes les estimer de façon méthodologique.
Ce que j’observe à l’horizon ou bien dans le ciel étoilé Échappe à la réalité car je ne suis que créature Qui s’éveille dans sa prison et n’obtient qu’un aspect voilé De toute l’éventualité des mystères de la nature.
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Toutes les dames de janvier s’apprêtent à faire l’offrande Aux précurseurs de février qui vont débarquer sur la lande. Moi, tout candide, j’enviais de voir leurs charmes qui transcendent Mais le froid les a décriées en les couvrant de houppelande.
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Toujours prête à aider les siens, parents, amis et ses voisins, Madame porte plusieurs casquettes comme une vraie boîte à outils. Elle a l’étoffe du technicien, habits et tout le magasin, Mais saura faire sa coquette si aucun truc n’a abouti.
Cela dit, Madame verseau ne cherche pas à se caser. Rebelle envers l’autorité, elle préserve sa liberté. Elle préfère lier son verso avec des rectos déphasés Car l’amour est la qualité d’une éternelle puberté.
Photo de Cara Delevingne par Richard Bush pour I-D Magazine November 2013.
Rien ne va plus sur la planète et je me sens tout décalé À tel point que je n’ai vraiment plus les yeux en face des trous. Tout ça me fait tourner la tête et me force à tant pédaler Que j’en ai des désagréments qui m’indisposent peu ou prou.
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Nous avons vaincu la nature par le béton et par le fer, Nous avons dressé vers le ciel notre orgueil et notre ambition. Quel spectacle que ces structures, quel monde que celui des affaires ! Mais où est passé l’essentiel ? L’amour et toutes ses traditions ?
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Quel bel artiste, cet hiver, qui redessine les chemins Par coups de lavis appliqués sur les plaines et les forêts ! Il n’y a point dans l’univers de peintre qui, en un tournemain, Serait capable de dupliquer ces œuvres maîtresses arborées.
Tableau « Ruisseau dans la forêt » de Marc-Aurèle Fortin – 1888-1970.
Chez les verseaux au féminin, on jouera les filles de l’air Tandis qu’au côté masculin, on ira crever les nuages. C’est comme un virus, un venin, un genre de maladie stellaire Qui les pousse à faire les malins et fantasmer aux décollages.
Leurs montgolfières ainsi gonflées d’un gaz frivole et désinvolte, Les voici partis pour tromper le monde par leurs stratégies. Écoutez le souffle ronfler des vents qui tournent et virevoltent Autour de l’esprit bien trempé qui vivement les privilégie.
Aussi loin que fuit la lumière, même au-delà de l’horizon, Alice verra les merveilles s’étirer jusqu’à l’infini ! Et ce lapin qui fait le fier, sortira-t-il de la prison Qui le plonge dans le sommeil ? Mais l’histoire n’est jamais finie…
Finalement, tout se répète et je me retrouve aujourd’hui Juste au milieu des réflexions d’humains qui ont pensé à moi. Un peu d’amour, des galipettes, enfin voici ce que je suis : Un homme au cœur en réfection et à l’esprit en plein émoi.
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Se montrer ainsi, le cœur nu, serait d’une folle impudence Or l’esprit a créé des masques pour travestir la vérité. Le mensonge devient l’inconnue qui va braver avec prudence Les gens si cruels et si flasques habillés de témérité.
Dieu, que cet infiniment grand donne un sentiment d’impuissance Et que l’infiniment petit me donne encore plus le tournis ! Combien me paraît-il flagrant de n’en comprendre la puissance Et combien grande est l’empathie que tout mon être lui fournit !
D’abord celui qui ne voit rien mais il regarde avec le cœur, Après celui qui n’entend rien mais il écoute son intérieur, Enfin celui qui ne dit rien mais fait du silence un saint chœur ; Ainsi ces trois épicuriens montrent un sourire à l’extérieur.
Ils aiment surprendre, il est vrai, d’une nature créatrice Qui ne suit jamais les chemins déjà empruntés maintes fois. En eux, tout l’art est délivré par une âme procréatrice Qui, hier, aujourd’hui et demain contribue à montrer la voie.
Au milieu de ses pairs de France, tout le pouvoir est rassemblé Entre les mains du petit roi selon la loi démocratique. J’ai l’impression qu’il est en transe, peut-être même qu’il m’a semblé Que, dans son costume à l’étroit, il paraîtrait technocratique.
Leurs visages s’affichent en jaune car ils reflètent la nation Qui s’insurge contre un palais qui fait abstraction des petits. Petits hères de secondes zones, chômeurs en détermination, Pauvre émigré sénégalais, tous ceux qui n’ont plus d’appétit.
Selon les lois de l’univers, il y aurait deux infinis : L’infiniment grand du pouvoir et l’infinie morosité. Ceux qui ne passeront pas l’hiver, pour qui demain tout sera fini Et ceux qui ne cessent de promouvoir toute leur somptuosité.
Comment en sommes-nous arrivés à ce système pyramidal ? La loi de la vie est cruelle : tu manges ou tu seras mangé ! L’humanité reste rivée à une société féodale ; Hier, le sang coulait dans les ruelles et aujourd’hui, rien n’a changé.
Quel nouveau départ me charme plus que celui du lundi, Comme une semaine vierge où construire mes projets ! Que le temps ne me désarme de ces heures approfondies De crainte que ne divergent les délais à déroger.
C’est ainsi que ce matin, Alice me prit par la main De peur que je ne m’enfuis à la poursuite du temps. Armée de son air mutin, elle m’escorta en chemin. À présent ce qui s’ensuit, j’en ai le cœur palpitant.
Le talent que je subodore qui reste caché dans ton cœur Serait si beau dans le spectacle de ton âme nue libérée. Que tes pensées multicolores goûtent de l’amour sa liqueur Afin de porter au pinacle toutes mes tensions sidérées !
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Quand mon chat dort profondément enveloppé dans mon giron, Quelquefois son rêve s’entrouvre et m’entraîne bien malgré moi. Et le voici effrontément en tirant sur les avirons D’une barque qu’il me découvre pour y cacher tout mon émoi.
La foi soulève les montagnes quand tu te fusionnes à la Terre Et elle renverse les océans quand tu t’accordes à l’univers. Quant à retourner ta compagne, un cœur d’amour élémentaire La basculera de son séant comme un soleil en plein hiver.
Nous gardons tous un cœur d’enfant, parfois fonceur, parfois rieur, Parfois rêveur ou batailleur, parfois chantant à pleine voix ; Mais de mémoire d’éléphant, personne n’est aussi farfouilleur Que l’enfant qui venait d’ailleurs afin de réinventer la joie.
Un petit clown vit dans son cœur pour créer mille solutions Pour s’amuser même aux dépens des autres, c’est encore plus drôle ! Toute sa vie, restera vainqueur, son esprit en évolution Jamais ne se préoccupant de demeurer hors de contrôle.
Quand elles expriment la douleur de ne pas être reconnues Comme le reflet de notre âme qui se propage à travers l’homme, Des milliers d’anges et de couleurs se dégagent de leur cœur nu Irisés comme une oriflamme qui personnifie leur royaume.
Dans le club très fermé des femmes, les hommes ne sont pas admis Car, nous ne pouvons le nier, la gloriole crache leur venin ; Tandis qu’autour de belles flammes, elles se regroupent entre amies Afin de pouvoir communier avec l’éternel féminin.
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Il se distingue par son audace pour attaquer l’adversité Car il adore nous surprendre en allant à rebrousse-poil. C’est stratégique et ça passe en maniant la diversité Mais ne cherchez pas à comprendre, jamais ses calculs ne dévoile.
Le verseau sait nous embarquer dans toutes sortes d’expéditions Qui poursuivront ses ambitions idéalistes où il s’insère. Mais, comme nous l’avons remarqué, parfois nous en bénéficions Par amitié et protection car il reste fidèle et sincère.
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Toutes les femmes que je préfère sont celles qui étendent leurs jambes Galbées en collant ou en bas et laissant monter mon regard. Tandis que la dame de fer qui écarte trop l’entrejambe Fait tomber mon désir bien bas par son aire de femme-cougar.
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« Reviens à la maison ! » Criait une matrone Dont le mari volage était parti ailleurs. « Reviens à la raison, sinon je te bastonne Et ton batifolage ne te rendra railleur ! »
Or le mari frivole entendant son appel, Lui fit la sourde oreille, l’envoya sur les roses. Et la femme, un peu folle, lui brandit un scalpel Pour rendre la pareille en lui coupant les choses.
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Qu’elle était douce et accueillante, mon hôtesse de cette nuit Qui m’a ouvert sa maisonnée avec un petit grain de folie ! Tellement tendre et bienveillante, qu’elle m’a offert à minuit De faire une chose irraisonnée et la rejoindre dans son lit.
Depuis qu’Archimède a dansé la gigue en criant « Eurêka ! », Beaucoup d’inventeurs farfelus ont adopté la tradition. Une fois qu’ils auront dispensé leur génie pour la baraka, Vous les verrez, tous nus, velus, pratiquer cette exhibition.
Évidemment c’est la légende et les verseaux ne sont pas sots Pourtant lorsqu’ils vous font l’amour, ils inventent des positions : Ils se mettent à bouger des jambes, effectuer des soubresauts Afin de célébrer le jour du génie de l’intromission.
Le petit roi de France, dit Makron-le-Hutin, Avec sa reine-mère et ses fieffés barons, Parlait la langue rance à l’accent de mutin Et son sourire amer donnait l’air d’un larron.
Depuis la loi phallique, seuls les hommes régnaient Et les femmes envoyées au secret du couvent. Mais dans les basiliques, les toiles d’araignées Elles seules croyaient en ce dieu émouvant.
Or ce sont les vilains, armés de gilets jaunes Qui, n’aimant ni ses vœux, ni ses résolutions, Brûlèrent les Michelin sur les ronds-points des zones Pour animer les feux de la révolution.
Bien que cela ressemble à la ville de Bled en Slovénie, il s’agit du petit château de Guizhou en Chine. Et la « loi phallique » était en réalité connue sous le nom de « loi salique ».
Après avoir bu trop de rouge en regardant les gilets jaunes, Je vois les plantes en macramé violer mes rêves entachés. Et toutes ces branches qui bougent, autant les vieilles que les jeunes, Irisent l’air qui va cramer dans le firmament panaché.
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Parfois au sortir de mes rêves, je me retrouve accompagné Par des papillons attardés qui s’envolent furtivement. La sonnerie un peu trop brève n’a pas suffi à éloigner Ces petits fragments hasardés qui rêvent récursivement.
Au vu des efforts enchantés, prodigués à coups de balai, Pour inonder la résidence de son grand maitre, le sorcier, J’aurais plutôt voulu chanter dans une musique emballée Pour que l’on s’amuse et qu’on danse en l’honneur du petit sourcier.
Image extraite de « l’apprenti sorcier » animé par Walt Disney sur une musique de Paul Dukas d’après le poème de Johann Wolfgang von Goethe.
Mon hibou joue au baromètre selon l’humeur des quatre vents Qui manipulent le soleil, le chaud, le froid et la tempête. Les jours de pluie, mon petit maître se cache derrière le paravent Et se plonge dans le sommeil ou prend la poudre d’escampette.
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L’alchimie au petit lever réside dans les grains de café, Les sachets de thé au gingembre ou le paquet de chocolat. À chacun sa source prélevée à la Terre pour se décoiffer Mais il faudra quitter la chambre, c’est hélas notre apostolat.
Tableau « Invitation for a cup of coffee » d’Anna Tswell.
Les fortes personnalités savent capter notre intérêt Qu’elles suscitent autour de nous par leur caractère inventif. Avec de la modernité et un avant-gardisme avéré, Tout se noue et tout se dénoue avec effets intempestifs.
Si les cancers sont dans la Lune, eux sont surtout sur Uranus Et ils ne cessent de nous surprendre en allant dans le sens inverse. Chaque procédure opportune (ils en ont dans le cosinus) Est destinée à nous apprendre à suivre leurs chemins de traverse.
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Où sont les formes arrondies des belles dames de jadis? Toutes ces silhouettes sylphides me saoulent par leurs plateformes. J’aime les ventres rebondis, les beaux nichons, les belles cuisses Plutôt que la mode perfide de l’esthétique filiforme.
J’ai tellement roulé ma bosse et tant avalé de poussière Que le désert est devenu le paradis de mes fantasmes. J’adore ses dunes et ses causses qui me culbutent le derrière Et quand je roule toute nue, je sens ses soupirs et ses spasmes.
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À force de cohabiter avec des milliers de toutous, J’ai l’impression que les humains sont en train de prendre du chien, Je conçois l’éventualité que bientôt ils seront partout Et prendront en un tournemain la place des concitoyens.
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J’ai toujours eu cette impression de m’élever vers la lumière Comme si la vie s’enroulait en molécule spiralée. Ça doit venir de l’expression de mes cellules héréditaires Qui, mon chemin, ont chamboulé et m’ont conduit au pis-aller.
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Pourquoi faudrait-il faire simple quand on peut faire compliqué ? Ainsi réfléchit le verseau, c’est incroyable, mais ça marche ! Béni par les dieux de l’Olympe qui ont pris soin de l’appliquer Aux arts & métiers dès le berceau avec l’allure et la démarche.
Bon, cela dit, il faut le suivre car il sait nous entortiller Et nous faire aller où il veut, quand il le veut, c’est fatigant ! Bien souvent ce qui peut s’ensuivre, c’est que ses vœux soient torpillés Car l’énergie, c’est son aveu, disparaît en la prodiguant.
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Quand l’infini suspend son vol creusant d’étonnants précipices, Le temps se fige dans l’instant qui suit le cours du mouvement. Alors l’esprit devient frivole et ses sentiments sont propices À lier ce cliché persistant au présent d’un cœur émouvant.
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Depuis que j’héberge un pic-vert, j’accuse des trous de mémoire ; Depuis que j’nourris les moineaux, j’acquiers une cervelle d’oiseau ; Et des gamelles tout l’hiver, les sabots sur les patinoires, Quatre fers en l’air dans les canaux pour atterrir dans les roseaux.
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Il suffit d’un trou dans un mur et d’une petite souris Pour qu’aussitôt l’âme d’espionne sente les mystères l’asticoter. Qu’elle soit jeune ou d’âge mûr, la curiosité lui sourit Lorsque la vie lui occasionne de découvrir l’autre côté.
Photo d’Éric Antoine. Le mot « souris » regroupe bien évidemment l’espèce mâle et femelle.
À cinquante ans, tout est fini, même pour les Supers-héros Car, de tous ceux qui sont usés, la société n’en a que faire. Ainsi la vie te définit et tu te retrouves à zéro Si tu n’es pas assez rusé et n’as pas le sens des affaires.
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Jamais le temps ne suspend son vol, malgré ce qu’a dit Lamartine. Seule la matière le peut, à condition de le vouloir. Mais toutes mes pensées s’envolent et mon cerveau se ratatine À l’idée qu’un jour si Dieu l’veut, la mer sera mon défouloir.
Le Lac est un des plus célèbres poèmes d’Alphonse de Lamartine : « Ô temps, suspends ton vol… »
Comme elle travaille du chapeau par son caractère inventif, Madame verseau sait s’y prendre comme une fée enthousiasmée. Elle en a plein sous le capot et, par son moteur intensif, Elle saura toujours vous surprendre par ses inventions fantasmées.
Elle pense qu’un bon « tu l’auras » vaut davantage que deux « tiens » ! Car, contrairement au taureau, sa naïveté est consternante ! Mais sur sa tête, grandit l’aura de l’avenir car elle obtient Des résultats électoraux grâce à sa vigueur entraînante.
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Tant que la nature me montre où obtenir ma nourriture, Mon corps restera satisfait et mon cœur l’estimera digeste. Lorsque l’esprit va à l’encontre, il ne trouve que déconfiture Et se retrouve stupéfait quand la flore lui fait un geste.
Ce qui change au cours du temps, c’est cet esprit en mouvement Qui cherche à vaincre, qui cherche à prendre comme un conquérant triomphant. Ce qui ne change pas pour autant, c’est l’âme, dans son dépouillement, Qui passe sa vie à apprendre et conserve son cœur d’enfant.
L’amour change les partenaires en faisant l’échange du sang Par la pénétration des corps et le rapprochement des cœurs. L’amour sert de paratonnerre en cas d’orage menaçant Et protège un joli décor d’où chacun sortira vainqueur.
Tableau « couple de villageois » de Hahijit Banerjee.
Chaque médaille a son revers, chaque recto a son verso, La dualité fait le monde, les extrêmes sont attirés. Mais parfois le monde à l’envers est l’apanage du verseau Qui, l’espace d’une seconde, perçoit ce qu’il peut en tirer.
Le verseau est un magicien, plutôt prestidigitateur, Qui tourne tout à sa façon et cherche à vous persuader Que ses vues de théoricien sont justement à la hauteur De la meilleure des leçons sans pouvoir l’en dissuader.
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Lorsque je vois les choses en noir, j’appelle aussitôt les étoiles Qui dessinent la chevelure de Vénus en robe de nuit. Après, j’ai un trou de mémoire et tous mes souvenirs se voilent, Mais ma figure a fière allure et mon cœur s’extrait de l’ennui.
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J’ai prié la fée Câlinette de m’agrémenter mon lundi Avec du strass et des paillettes pour enlever mon coup de blues. En tablier de satinette, coiffée d’un chapeau de lady, Elle m’a ouvert la braguette et puis a enlevé sa blouse.
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Si j’affiche ainsi mes pensées, les incongrues, les pas banales, Les plus osées, les plus intimes, aurai-je un bon travestissement ? Dites-le moi sans m’offenser car ainsi pour le carnaval Mes tenues pour quelques centimes seront un bon investissement !
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