
Mais où va le cœur de l’Europe ? Plutôt à l’Est ou à l’Ouest ?
Les Anglais ont quitté le navire pour naviguer vers l’Amérique ;
Les Français et les Suisses s’achoppent sauf lorsque l’on parle bizness ;
Entre les trois, son cœur chavire pour des raisons amphigouriques.
Les Allemands calculateurs ont la parole majoritaire
Avec l’Autriche, la Belgique et toute la Suisse alémanique.
Ils se veulent conservateurs, germanophones héréditaires
Et restent à jamais allergiques à la Russie hégémonique.
Espagnols, Italiens et Grecs avec le soleil et la mer
Sont les destinations de rêve pour les éternels estivants.
Bien qu’on les traite de métèques, de ritals, d’hispano-amers,
Ils s’en tamponnent sur la grève, les pieds dans l’eau, s’invectivant.
Tant pis ! Chacun reste chez soi et les vaches seront bien gardées ;
Le cœur de l’Europe bat au rythme incertain de ses habitants.
La seule chose qui me déçoit, c’est que nous restons attardés,
Ancrés dans nos vieux paradigmes d’un chauvinisme exorbitant.
Tableau de Marina Poleakova.




















































































