Les jours, c’est comme les moutons si je les franchis un par un En espérant qu’un précipice passera mieux si on est nombreux. Alors j’arrête le bouton qui me fait faire des emprunts Sur un avenir d’artifice et des mysticismes scabreux.
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Enfin nous y sommes arrivés à monter ce dernier étage ! Du moins c’est ce que nous avons cru pendant toute l’ascension. Mais demain nous serons privés de redescendre l’héritage Des jours passés car nous bravons une nouvelle dimension.
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L’année ressemble à l’escalier que je gravis au fil des mois ; Sauf que lorsque j’arrive en haut je ne peux pas dégringoler. À moins d’atteindre le palier où la mort se foutra de moi En me disant : « Ho-hisse-et-ho ! Maintenant tu vas rigoler ! »
PS : rassurez-vous, ce n’est que le titre et je trouverai bien quelques idées d’ici le 1er janvier !
On nous les a promis bien dodues à croquer Avec de belles cuisses et des seins renommés. Pour la gastronomie, il faudra défroquer Toutes ces belles suisses avant de les consommer.
Version grivoise :
On nous les a promis bien dodues à croquer Avec de belles cuisses et des Saint-Honoré. Pour la gastronomie, il faudra défroquer Toutes ces belles suisses avant de les honorer.
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Toi qui cherches à sortir de cette année qui t’aime, Je te donne la clef qui ouvrira son cœur. Tu verras s’assortir, les signes, sur ton thème Et le temps déboucler ton zodiaque moqueur.
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Cette petite flamme bleue qui danse au son des étamines Qui agitent tous leurs grelots avec le vent qui les balancent, Soulage mon cœur lorsqu’il pleut et lui donne des vitamines Et le fait repartir au galop avec de l’amour en cadence.
Puis la petite flamme verte revient me donner vingt printemps Dès que je retrouve ma belle dans l’intimité de ma chaumière. C’est chaque soir la découverte, mais ce n’est jamais éclatant Car l’amour pousse ma rebelle à diminuer la lumière.
Enfin c’est la flamme orangée qui sonne l’instant de l’extase Lorsque nos sens sont enflammés juste avant la petite mort. Alors les draps sont dérangés et je sens monter épectase Après avoir tant fantasmé à baiser comme un matamore.
Je dis merci aux eurasiennes qui savent embrasser par les yeux, Qui savent dire par leurs pommettes tout ce que je désire de mieux ! Alors je me joins à Fabienne qui, en cet instant merveilleux, Vous oint de poudre de comète pour un bout d’année harmonieux.
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C’est bien dommage qu’on ait chassé ces autochtones magnifiques Qui arboraient des vêtements riches d’histoires et traditions. Après les avoir déplacés dans des réserves honorifiques, On tolère malhonnêtement leurs nouvelles réapparitions.
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Plus ça va de plus en plus vite, plus mon calendrier rétrécit Et je n’ai plus qu’à m’accrocher à un petit lopin de terre. Mais ce n’est pas grave car je lévite sur des terrains que j’apprécie Où je pourrai me rapprocher de cette année supplémentaire.
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Tous les seins que j’ai exposés et que Facebook m’a censurés Sont montés pour manifester et faire face à l’adversité. Comme un essaim juxtaposé, comme des crânes tonsurés, Ils vont ruminer et pester qu’on leur interdise d’exister.
Facebook m’a censuré ma publication de Noël qui montraient 5 africaines seins nus avec leurs enfants qui n’auront pas droit à la nativité. Du coup, c’est encore ce pauvre Raymond d’Espeyran qui s’y colle et qui est banni pendant 7 jours de Facebook. Sacré Raymond qui a trouvé le truc pour passer une semaine de vacances !
Lorsque l’abeille de lumière butine les fleurs de couleurs, C’est tout un pollen lumineux qui fera les rayons de miel. Aux fenêtres de nos chaumières, nous soignons ainsi les douleurs : En peignant des volumineux portes et volets cérémoniels.
Plus on naît en se rapprochant du bout de l’an, comme il se doit, Plus tous nos sens divinatoires permettent d’aller au-delà. Les plus beaux vœux fort accrochant nous atteignent au bout de nos doigts Et toutes les belles histoires ouvrent les portes du Walhalla !
Le Walhalla est le Paradis d’Odin, où vont les âmes des héros dans la mythologie scandinave.
À la fin, il devient le fou, à la fin il devient le mat, Il ne sait plus à quel moment la folie s’empara de lui. Peut-être était-il déjà fou, peut-être était-il déjà mat ? Peut-être après mille tourments, peut-être après sa longue nuit ?
Le fou n’a pas appris à vivre comme les autres en société. Le fou n’est pas original, il ne sait pas, tout simplement. Le fou préfère rester libre et vivre libre à satiété. Le fou est resté virginal du formatage, tout humblement.
Le fou est-il l’égal d’un sage qui aurait compris l’illusion Qu’un esprit fort est préférable pour dominer l’humanité ? Le fou a-t-il pris le passage qui le protège des collisions Entre existence misérable ou richesse et vanité ?
Le fou sait que la liberté n’est qu’une manière de vivre ; Il est rattaché à la terre comme un poisson à son bocal. À quoi servirait la fierté puisqu’il faut tuer pour survivre, Puisqu’il faut faire bonne chère pour réussir dans son local.
C’est quand il comprend son échec, qu’il réalise ses erreurs, Qu’il sait qu’il n’y a nul chemin qui emmène à l’Eldorado, Il rembourse ses hypothèques, il lâche prise à ses terreurs Et s’en va nu, d’un tournemain, en laissant libre son radeau.
Nous aussi nous avons perdu les clés de notre liberté ; La vie devient une prison par nos excès trempés de zèle. Cette situation éperdue nous a longtemps déconcertés. Laissons agir la guérison qui nous fera pousser des ailes.
Je l’avais oublié dans un coin du grenier Mais je l’ai retrouvé quand j’ai déménagé Tous les secrets se cachent pour que vous appreniez À les redécouvrir quand vous emménagez.
Celui-ci est spécial, je m’en souviens encore Quand ma muse l’a peint de rayons de lumière. Plaise à Dieu, à mon cœur, à mon âme et mon corps Qu’il rayonne d’amour et paix dans ma chaumière.
Heureux celui qui attend que son nom soit cité ! Heureux celui qui atteint une place de choix ! Heureux celui qui sait rester dans la simplicité ! Heureux celui sur qui la béatitude choit !
Sous quelques couches de rouille, je l’ai ainsi découverte Dans un passé où, naguère, on lui huilait ses manettes. C’est parti pour des patrouilles exquises en voiture verte Où je ne m’ennuierai guère sans polluer ma planète !
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Tous les ours qui se suivent ne se ressemblent pas Et tout ce qu’ils apportent est différent chaque fois. Que tout ce qui s’ensuive arrive pas à pas Et mette devant ta porte tout l’amour et la joie !
Le voyageur n’est pas le sage qui sait voyager dans l’espace Le conquérant n’est pas le sage qui a construit dans tous les âges. Le maître X n’est pas le sage qui sent la matière qui passe La sagesse n’est pas le sage, c’est la sagesse qui fait le sage.
C’est la raison existentielle de l’écho prononcé par Dieu Qui a semé et tout l’espace, et la matière, et le temps. C’est ce mouvement essentiel dont on voit le poinçon radieux Dans chaque ombre ou rayon qui passe, dans chaque cil papillotant.
Maintenant que Noël est passé, tous les arbres vont au paradis Et les voilà, illuminés, nantis d’une belle auréole. Quittez les regrets compassés, n’en faites pas une maladie ! Tous nos sapins vont culminer dans une sacro-sainte alvéole.
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Avant que ça ne recommence, je vais rôder cette semaine Toutes mes envies de voyages et mes bonnes résolutions. Ainsi portera ma semence à l’orée de l’année prochaine ! En attendant ce débrayage, voici ma première solution.
Image extraite de la série « Les passagers du vent » de François Bourgoin.
Tandis que passent les poissons en bancs serrés vers leur destin, Il vaut mieux suivre Saint-Étienne vers la surface et la lumière. Après libations et boissons qui animaient notre festin, Il serait bon que je me maintienne surtout la tête la première.
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Puisque j’ai encore une année à parcourir pour ma santé Je vais demander du repos, tranquillité, sérénité. Je vais pouvoir me pavaner là où je me suis absenté(e) Trop de fois et soigner ma peau à toutes les extrémités.
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Quand le soir couvre son domaine de son ombre sur les collines, Les maîtres aiment lever les yeux, parcourir, contempler les terres. Ils annotent au fil des semaines la progression, la discipline De bon ton, à peine orgueilleux, qui marque x son ministère.
C’est la lumière qui se condense, la lumière qui s’obscurcit Et devient l’énergie première, celle qui régit la matière. C’est la lumière qui se fait dense, qui ralentit, qui raccourcit Jusqu’à devenir la charnière de la physique tout entière.
Ein neues Jahr, ist es eine Galaxie Die bietet Platz für die abenteuerliche Seele. Als ob man wiedergeboren, « Hallo, ich bin wieder da! Heute durchläuft Liebe dieser Nebel. »
Une nouvelle année, c’est une galaxie Qui offre son espace à l’âme aventureuse. Comme si tu renais, « coucou, me revoici ! Aujourd’hui l’amour passe par cette nébuleuse. »
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Maintenant nous avons fêté Noël et la nativité, Rappelons-nous nos origines, réveillons-en nous nos racines ; Nous y verrons s’y refléter toute cette féminité Et tout ce que l’on imagine, tant ce souvenir nous fascine.
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Gerne möchte ich Ihnen die Sage der Dreikönige erzählen, welche, wie die drei Musketiere, nicht nur drei, sondern eher vier waren. Allgemeinbekannt, erfüllten sie unglaubliche Reisen und ergänzten Ihr Werk mit dem Eigenem Bild zu bekämpfen.
Der erste ist ein grosser Reisender, er navigiert jenseits der Meere. Er hat die Schule früh aufgegeben um den Alltag zu erleben. Der zweite besitzt das Herz eines Rächers der Schimäre zu zähmen weisst und den Heiligenschein erobert, den ihn für seine Tapferkeit gekrönt hat.
Der dritten beherrschten Kenntnis und Wissen welche er in Gleichnis und Metapher ganz bewusst benützt. Der letzte, endlich, elektrisiert seine Seele seit seiner Geburt durch die Weisheit des Unterbewusstseins die Leben und Tod verbindet.
Es ist also zusammen, dass sie den Stern, Welchen den Weg zeigt, gefunden haben Um das Kind zu empfangen un ihn Ihre Geschenke zu bringen. Gold, Myrrhe, Weihrauch und die ewige Liebe.
Laissez-moi vous conter l’histoire de la légende des rois mages Qui comme les trois mousquetaires n’étaient pas trois mais plutôt quatre. Ils ont accompli, c’est notoire, chacun d’incroyables voyages Et complété leur ministère par leur propre image à combattre.
Le premier est grand voyageur, il navigue au-delà des mers, Il a abandonné l’école afin de vivre au jour le jour. Le deuxième a le cœur vengeur qui a su dompter les chimères Et pu conquérir l’auréole qui l’a sacré pour sa bravoure.
Le troisième a la maitrise du savoir et des connaissances Qu’il sait user à bon escient en paraboles et métaphores. Enfin le dernier électrise son âme depuis sa naissance Par la sagesse du subconscient qui relie la vie et la mort.
Et c’est ensemble qu’ils ont trouvé le chemin qu’indiquait l’étoile Pour aller accueillir l’enfant et lui apporter leurs présents. Ce qu’ils ont chacun éprouvé, c’est aujourd’hui qu’ils le dévoilent : De l’or, de la myrrhe, de l’encens et puis l’amour omniprésent.
Le conquérant marche au zénith sous le soleil point culminant Il a appris à observer, comprendre, entendre et entreprendre. C’est dans la lumière bénite, à l’aise dans son élément, Qu’il a su toujours préserver toute son existence à apprendre.
Il est le temps qui accélère et qui impose ses limites Qui indique la persistance du moindre atome qui demeure. Il est le temps qui décélère, qui mesure et qui délimite La durée de tout existence, de ce qui naît, grandit et meurt.
Depuis le début de ce mois, j’arpente les rues de Noël Pour m’inspirer de chaque porte et sentir les maisons en fête. Aussi, ce soir, permettez-moi de vous faire un petit rituel En vous souhaitant tout ce qu’apporte la bénédiction du prophète.
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Ne lésinez pas sur le blanc, n’épargnez pas sur la dentelle Pour obtenir l’arbre de charme que l’esprit de Noël transforme ! Enfin, en un geste troublant, honorez donc la demoiselle Répandant d’amour une larme pour agiter ses jolies formes !
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Que d’ornements, de parements sous cette neige immaculée Qui couvre les boules de houx d’une guirlande de lumière ! Que de folies, d’égarements et de bonheurs accumulés Sur le gui et un peu partout aux alentours de ma chaumière !
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La ballerine écarlate fait des pointes avec ses pieds Pour danser la sarabande de la magie de Noël. Voyez ses petites pattes sautiller comme il lui sied Afin qu’ici se répande, l’Esprit Saint d’Emmanuel.
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Lorsque Marie est en transes, animée par l’Esprit Saint, C’est tout son corps qui rend grâce au miracle de Noël. Et cette divine danse est perpétrée à dessein Afin que son cœur embrasse l’avènement annuel.
Le voyageur est matinal et part quand l’aube est imminente Et devine l’aurore pâlir sur les collines embrumées. Il fixe le point cardinal du parcours qu’il expérimente ; Il n’a pas peur de se salir et nulle crainte à s’enrhumer.
Il est l’énergie qui avance, cette énergie qui crée l’espace, Et qui aussi crée le néant jusqu’aux confins de l’univers. Il est l’énergie qui devance, cette énergie qui nous dépasse Et qui fait paraître géants les infinis les plus divers.
En décorant votre sapin, pensez bien à l’orner de boules Qu’on puisse prendre à pleine mains pour sentir l’amour de Noël ! Quand vous l’aurez ainsi, là, peint, faites alors chauffer la poule Pour ne pas remettre à demain les petits plaisirs sexuels.
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Il a plus d’un tour dans son sac, ce comédien de Capricorne Qui possède une collection de masques pour chaque occasion ! Tiens ! Aujourd’hui du havresac, il en sort un gai et un morne, L’un pour asseoir sa protection, l’autre pour notre persuasion.
Quand la ville devient violette et les lumières orangées, On sent que chacun se prépare à honorer l’évènement. Derrière les espagnolettes, je devine toutes les rangées De joujoux et cadeaux épars pour fêter cet avènement.
(L’espagnolette est la ferrure à poignée tournante qui ferme les fenêtres anciennes que ceux qui ont des fenêtres en alu ou en PVC ne peuvent pas connaître. Quant aux « rangées de cadeaux épars », c’est un oxymore pour les connaisseurs.)
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Au début Dieu créa la Terre et y répartit ses semences Puis, développa les ruisseaux et mit le soleil dans le ciel Afin de donner à nos pères la nourriture en abondance Qu’ils emmenaient sur leurs vaisseaux comme une manne providentielle.
Mais l’homme a voulu contrôler, mais l’homme a voulu dominer, Tirer profit de l’élevage, dans un usage immodéré. Pour cela il a enrôlé, pour cultiver ses graminées, Et développé l’esclavage pour s’enrichir et prospérer.
Pour lutter contre les hivers, la nature lui a pourvu De quoi alimenter son feu et de quoi tisser ses habits. Et si par quelques faits divers, il se trouvait fort dépourvu, Il suffisait de faire un vœu pour recouvrer son acabit.
Mais l’homme a voulu commercer jusqu’aux quatre coins de la Terre Pour gagner un peu plus d’argent en faisant œuvrer à bas prix Par d’intérêts controversés et restrictions supplémentaires Lui seul se voyant partageant les avantages entrepris.
Afin de pouvoir se loger, l’homme construisait sa cabane Qui peu à peu s’agrandissait selon le nombre des enfants. Personne n’était délogé, chacun y trouvait sa pavane Et les maisons resplendissaient dans un bien-être triomphant.
Mais l’homme a voulu investir son argent dans le bâtiment Et a consenti à prix d’or à vendre ses propriétés. Alors il faut se travestir et recourir au châtiment Qui nous fait lever à l’aurore pour suer pour la société.
Quand L’homme vivait au présent, il ne cherchait pas de raison Pour vivre une vie proposée par une médiatisation ; Il suivait son père à treize ans qui lui montrait dans sa maison Le métier qu’il se disposait selon sa civilisation.
Mais l’homme a voulu dépasser les objectifs, les bénéfices ; Il a construit des pyramides afin d’être seul sur le faîte. Chacun voudrait se surpasser pour atteindre cet édifice, Avoir des revenus solides et vivre de luxe et de fêtes.
En nous privant de l’abondance, on nous prive de liberté Car pour devenir l’élite, il faut contraindre par la faim Pour retrouver l’indépendance, pour recouvrer notre uberté, Sachons remettre des limites avant que ce ne soit la fin.
Au plus profond de nous-mêmes règne un grave manque de confiance Et nous croyons sans optimisme que jamais l’espoir ne viendra. Suivons ce que notre cœur aime et toute sa signifiance Enlèvera le pessimisme et l’abondance reviendra.
Pourquoi la nuit fut la plus longue lors du solstice de l’hiver ? C’est pour que la Reine de l’Ombre puisse paraître divinement ! Drapée d’une parure oblongue issue du cœur de l’univers, Elle éclipsa, et la pénombre, et les ténèbres, évidemment.
Quand les boules déboulent sur les boulevards, Quand les étoiles chantent sur les arbres des parcs, Quand les mots s’éparpillent dans la bouche des bavards, Quand, dociles, défilent les guirlandes des Parques,
Quand les boules s’enroulent sur les belles vitrines, Quand les bougies d’argent brillent de leurs flammes d’or, Quand les fleurs nous déroulent leurs tapis de feutrine, C’est Noël qui arrive et la ville s’endort.
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Tandis que je me promenais en cherchant l’esprit de Noël, Je rencontrai l’arbre de vie avec ses éclatantes spires. Sur son écorce parcheminée, j’ai vu écrit « Emmanuel, Par ton essence, je revis et par ton souffle tu m’inspires ».
Lorsqu’au début bébé-licorne darde son unique appendice, C’est le soleil dans la maison et l’ange qui souffle dans sa corne. Quand plus tard ilelle devient bicorne, tous ses attributs s’agrandissent Et puis, le cœur et la raison fondent la vie du Capricorne.
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Un homme averti en vaut deux, un homme prudent en vaut trois. Priver un homme de la prudence, c’est l’aveugler, le rendre sourd. Il devient sitôt galvaudeux et son esprit reste à l’étroit Car il n’a aucune défense et se perd dans les carrefours.
La Prudence, c’est une manière de nous prolonger tous les sens, Comme développer un réseau qui s’étend tout autour de nous. C’est aussi avoir les dernières nouvelles données et connaissances Qui permettent d’aller mezzo là où le chemin se dénoue.
C’est pareil au rétroviseur qui protège tout à la fois De ce qui pourrait survenir au-delà du champ de vision. C’est notre conseil aviseur, un compagnon digne de foi, Qui éclaircit notre avenir par ses intimes prévisions.
C’est comme un instinct animal qui ne serait pas bâillonné, Qui serait couché à nos pieds, prêt à détecter le danger. C’est comme une fibre végétale, rattachée et étalonnée, Qui nous servirait de trépied et, même, saurait nous venger.
La prudence, c’est avoir le cœur, connecté sur ses émotions, Qui sait anticiper ses craintes, modérer ses joies, ses colères. Le chagrin même rend vainqueur en atténuant nos commotions Et l’âme ressent son empreinte comme une vérité corollaire.
Nous savions déjà que la Suisse est le pays des belles cuisses, Mais n’oublions pas le Tessin qui est le lieu des jolis seins. Sachons aussi que les romanches arborent de superbes hanches Et que c’est en Suisse romande que les plus beaux étalons bandent.
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Tandis que Noël s’active chez les elfes et les lutins Les petites fées danseuses s’entraînent pour le ballet. Afin qu’elles soient attractives de la veille jusqu’au matin, S’il y en a des paresseuses, on les chasse à coup de balai !
Avant que l’homme ait tout détruit, il faut que Noé se réveille Et se mette à collectionner tous les vestiges du passé. Car l’homme érige et déconstruit tellement vite ses merveilles, Qu’on n’a pas le temps d’affectionner ce qui est déjà fracassé.
Un des derniers bouddhas géants juste avant sa destruction par les talibans.
Alors nous sommes tous d’accord : Dès qu’on le voit ouvrir la porte, On crie « Joyeux anniversaire, vivent l’hiver et ses frimas ! » Gloire à celui qui fit raccord, sur la Terre qui nous transporte, À toutes les saisons nécessaires pour que la nature s’exprimât.
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Les portes sont à marier lorsqu’elles paradent en détails Leurs belles couronnes de bonheur pour mettre la maison en fête. Et je suis prêt à parier que si j’étais un beau portail, Je leur ferai la cour d’honneur jusqu’à ce qu’elles en soient satisfaites.
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Avant de quitter mon amie l’Automne et toutes ses dorures, Je voudrais la remercier pour les couleurs qu’elle m’a données. Ce fut un mini tsunami que notre première aventure, Mais elle a su me romancier une saison désordonnée.
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