« Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme ! Dit Lavoisier. Ma ville me porte à le croire comme si c’était archiconnu. Les urbanistes ont ce secret d’arriver à euthanasier Les villages de nos mémoires pour des quartiers tout biscornus.
Mes souvenirs me trompent en de fausses couleurs Et l’histoire détrompe d’hypocrites douleurs. La poutre de nos amis est un mal nécessaire, La paille de l’ennemi devient bouc émissaire.
Bien sûr que l’union fait la force contre tous les vents et marées ; Entraide et solidarité font plus que force ni que rage. Mais plus on lutte et on s’efforce d’être solidement amarrés, Plus la complémentarité avec la nature est un mirage.
Dans la Sierra Leone on produit les diamants Qui financent la guerre par tous ses soudoiements. Mais où sont passées les richesses ?
Le pétrole regorge sous le sol angolais Les multinationales d’occident l’ont volé. Mais où est passé le progrès ?
Si aux îles Fidji l’eau est miraculeuse, C’est pour être exploitée de façon frauduleuse. Mais où sont passées les ressources ?
Les forêts tropicales qui abritent la faune Troquent les bois précieux contre espèces fantômes. Mais où sont passés les gorilles ?
Les derniers animaux victimes de l’esclavage Font l’objet de trafics, contrebande sauvage. Mais où sont passées les girafes ?
(Art africain de Tanzanie.
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La Terre marque de son sceau l’armistice de la bataille Entre ses nuages d’averses contre les vents tonitruants. La ville lavée par monceaux de ruisseaux qui la ravitaillent Sonne la trêve, sans controverse, entre les brutes et les truands.
Elle s’appelait « Sérénité », un prénom donné par sa mère Car elle apportait son regard sur un monde plein d’avenir. À l’époque, la pérennité, qu’offrait l’existence éphémère, Décriait, à tous les égards, ce qu’une femme pouvait devenir.
Tableau « Eyes For The Future » 1967 de Scott Burdick.
L’anglais qui n’aime pas Descartes tourne le dos – mauvaise manière – Aux français depuis que Newton a reçu pomme sur la tête. Ainsi, au royaume des cartes, Alice est restée rancunière Envers cette Perfide Albion qui cherche des poux sur la bébête.
En ce temps-là, folles déesses, vénus en herbe, étaient à moi ! Moi, le jardinier à tout faire, créateur du jardin des dames. Pour améliorer mes prouesses, j’avais deux apprentis au mois : Le premier nommé Lucifer, le deuxième s’appelait Adam.
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R-d-C : Pour les Besoins physiologiques, la Terre nourricière ; 1er étage : Pour les Besoins de sécurité, la Terre hospitalière ; 2ème étage : Pour les Besoins d’appartenance et d’amour, la Terre humanitaire ; 3eme étage : Pour les Besoins d’estime et de confiance, la Terre solidaire ; Sommet : Pour le Besoin d’accomplissement de soi, la Terre solitaire.
Lorsque le soleil est parti, les lumières de la ville dansent Comme des souris besogneuses quand le chat est aux antipodes. Toutes ces lueurs réparties en nuages de résidences Tombent d’une pluie trépigneuse sur le parvis des métropoles.
Lorsqu’ils ont tous bien travaillé toute la semaine durant, Tous mes voisins se décontractent dès la soirée du vendredi. Et chacun d’aller ripailler dans un délire récurrent Qui ne prévoit qu’un seul entracte, dimanche juste avant lundi.
Quand l’heure bleue devient violette, avant la tombée de la nuit, Les maisons semblent se ranimer de leur sommeil de la journée. Les vieilles lanternes obsolètes reprennent l’aspect inouï De ces feux follets arrimés au marchand de sable en tournée.
Quand la femme s’effeuille derrière ses paravents, Le moindre bout de chair qui s’échappe est capté Pour le plaisir de l’œil dont l’aspect captivant Lui permet, pour pas cher, de se décontracter.
J’ai connu ces grands voyageurs qui se nourrissent d’émotions Glanées aux quatre coins du monde et ses merveilles menacées. À bord de bateaux ravageurs, d’instruments de locomotion, Ils marquent d’une trace immonde le sacre de leur panacée.
Pendant que je suis endormi, les oiseaux nocturnes en éveil Vivent leur vie de noctambule, chassent mangent et puis s’ennuient. Leur surtension se raffermit tandis que leurs gros yeux surveillent Les humanoïdes somnambules qui cauchemardent toute la nuit.
Pour se venger du temps qui passe et ses secondes imbéciles, La météo irrationnelle promène ses nuages roses Qui créent un conflit dans l’espace entre ces deux temps indociles Jusqu’à la pluie occasionnelle pour égayer les jours moroses.
Sur la place rouge enneigée de flocons blancs et innocents, Je l’observais à l’improviste déambuler tranquillement Dans la pénombre avantagée par le halo luminescent Des lampadaires communistes qui veillaient inutilement.
Le dépassement du mur du son produit un BANG révélateur Car l’air est tellement comprimé qu’il détone par l’onde de choc. Ainsi, si nous nous propulsons le pied sur l’accélérateur, La lumière pourra imprimer son impact sur les pare-chocs.
Il paraîtrait qu’au parlement, où l’on se donne des noms d’oiseaux, Les députaient feraient le singe dans d’absurdes prêchi-prêcha. Soit on y jure, soit on y ment, soit les sabots dans les naseaux Lorsque ça chauffe dans les méninges, tout l’monde s’en va, y’a plus un chat.
Je ne sais qui a eu l’idée de remplacer notre berger Par ce travailleur immigré censé nous protéger du loup… Pourtant les chiens ont validé son embauche sans gamberger Devant toutes les simagrées qu’il fit pour les rendre jaloux.
« Une armée de moutons, menée par un lion, vaut mieux qu’une armée de lions, menée par un mouton. »
Où est passé mon Reflet-vers ? Mes phrases et leur vocabulaire ? Où est la prose quotidienne dont mes pensées sont inspirées ? Est-il possible que l’univers se ligue pour tout foutre en l’air ? Eh bien non, ce n’est que Fabienne qui d’un coup m’a tout aspiré !
Il m’a suffi d’un grand chapeau pour intriguer par ma tenue Mon voisin du haut de l’immeuble qui se penchait à la fenêtre. Pour parachever cet appeau, je me suis mise toute nue Et si l’amour n’est pas aveugle, j’espère au moins qu’il le pénètre.
Je voudrais sortir de ce cercle dans lequel ma vie tourne en rond Mais je ne sais pas comment faire pour appeler Dieu au secours. Je voudrais ouvrir le couvercle pour explorer les environs Et dénicher dans cet enfer où est l’escalier de secours.
J’ai voulu noyer le poisson et changer de conversation Pour éviter de raconter une aventure extravagante. Mais comme j’étais pris de boisson, pour éviter l’altercation, Et la vérité affronter, j’ai trouvé l’issue élégante :
J’ai mis la tête dans le bocal et j’ai plongé dans la piscine En prétendant faire un record en apnée sans que je ne bouge. À cette distance focale, je réalise – car j’hallucine – Que l’ivresse diluée dans mon corps s’est retransmise aux poissons rouges.
Après la journée de la femme, nous avons fait une plongée Dans les souffrances accumulées comme un dédale de ruelles. Mais ces humiliations infâmes iront, hélas, se prolonger Dans tous les cas dissimulés par une société cruelle.
J’aime ces hôtels imprévus qui ne figurent nulle part Et qui me proposent une chambre complètement surréaliste. Mes rêves, à perte de vue, sonnent le signal du départ À des oiseaux et salamandres pour une nuit naturaliste.
Pour voler de mes propres ailes, je dois pouvoir faire abstraction De tous les formats que propose l’éducation à l’aveuglette. Si je n’ fais pas montre de zèle pour échapper à l’attraction, Je resterai rivé dans la pose d’une chrysalide incomplète.
M’ovationnant à bras ouvert et à grandes jambes écartées, La réceptionniste ravie me donna les clefs de mes chambres. En effet, j’avais découvert – je vous le dis en aparté – Que j’y vivrais toute ma vie ; du moins de janvier à décembre.
Formant le comité d’accueil, toutes les filles à la fenêtre Saluèrent mon arrivée à l’hôtel anticonformiste Dont j’avais lu dans un recueil – que certains doivent méconnaître – Qu’il s’agissait du club privé des incorrigibles optimistes.
Soudain un cône de lumière surgit de l’espace infini Ouvrit le rideau de pénombre pour évaluer son public. C’est alors qu’en avant-première on vit apparaître un ovni Qui devait faire partie du nombre de l’apocalypse biblique.
Un zèbre en peau de labyrinthe se retrouva fort dépourvu Devant l’étrange trou de Babel qui pérorait en tourbillons. Il semblait éprouver la crainte, bien que de rayures soit pourvu, De tomber dans cette escabelle et ses nombreux microsillons.
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La barre à cent quatre-vingts degrés, on vire de bord lof pour lof Et l’on donne aujourd’hui aux femmes la direction de la nation ! Car nous, les hommes, leur sommes gré de cesser d’être la voix off Qui les plaçait au rang infâme sous notre discrimination.
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Nous dédions ce jour aux femmes pour se souvenir du combat Qu’elles ont remporté sur les hommes dont elles n’étaient pas les égales. À cause du péché infâme dans lequel Ève succomba Et perdit au référendum son autorité conjugale.
Bouddha l’a placée inférieure au plan civil et religieux ; Krishna les aimait tellement qu’il en eut plus qu’on l’imagine ; Jésus plutôt apparieur mais Mahomet plus sourcilleux ; Quoi qu’il en soit réellement, les Dieux se montrent misogynes.
Tableau « Krishna à la flûte de paon » de Madhumita Bhattacharya
Joli-Nichon lavait son linge le dimanche soir au lavoir, Dans l’intimité de l’étuve, se retrouvait entièrement nue. Ne vous cassez pas les méninges pour tenter de l’apercevoir Car elle se couchait près des cuves pour cacher sa déconvenue.
Un coup de Mistral équivoque jeta ses habits dans les nues Et elle n’eut d’autres ressources de se réfugier sur les toits. Moi, j’habitais une bicoque sise dans la même avenue Et lui achetai de ma bourse des fringues d’un geste courtois.
Elle fut ainsi ma lavandière et s’installa dans mon logis Et ne lavait plus que mon linge et ses lingeries fines, chez moi Car elle n’était pas née d’hier et connaissait l’astrologie ; Elle était du signe du singe d’après l’horoscope chinois.
Constante dans ses habitudes, Dame Nature sait reproduire Chaque année des chefs-d’œuvre d’art, garants de sa célébrité. Quelle que soit la latitude, elle se plaît à reconduire Ce qui obéit aux standards de la mode en prospérité.
Innovatrice cependant, Dame Nature aime inventer Selon les humeurs du printemps de nouvelles variétés Qu’elle mélange en répandant les fleurs qu’elle aura enfantées ; Enfin, maternées à plein temps, pluie et soleil à satiété.
Malgré la menace de l’homme, Dame Nature sait rebondir Et trouvera d’autres chemins pour recommencer son office. Puisqu’elle est reine en son royaume, elle sait comment approfondir L’avenir pour ensemencer la Terre pour nos filles et nos fils.
« Ne vous penchez pas au-dehors ! » vaut pour les trains et les maisons ! Quand vous vous mettez en ménage, restez ensemble et solidaires. La vie passe comme un météore – souvent à tort ou à raison – Tellement vite que déménage l’homme accroché aux courants d’air.
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Trop de coquetteries mondaines, trop de gestes inutiles et guindés, Trop de mimiques incommodantes, trop de paroles et trop de bruit ! J’ai souvent cette peur soudaine de cette foule dégingandée Qui se montre un peu débordante et me coince comme un presse-fruit.
Soyez bienvenus à l’hôtel le plus proche de la nature ; Savourez la vue imprenable sur votre univers intérieur ! Vous sacrifierez sur l’autel de votre cœur la nourriture Offerte par l’impressionnable illumination supérieure.
Au pays des compétitions, des grands prix et des courses folles, Venez consommer hors concours vos appétits, vos ambitions ! Découvrez la bénédiction des plats dont votre cœur raffole. Mais assez de ces beaux discours et place à la dégustation !
Partie sur les chapeaux de roues, les échappements rugissants, La Bugatti vingt-deux dépasse du cadre des compétitions. Pilote et voiture-garou forment un même corps assouvissant La soif de vaincre les espaces contre le temps en déperdition….
Quand je prends un train au hasard, peu importe le lieu ou l’heure, Le bleu de la Gare Saint-Lazare revient m’invoquer sa couleur. Et du tableau sortent des cris que le peintre a impressionné Dans le camaïeu retranscrit des dégradés émotionnés.
Pour lutter contre l’insomnie, je fais des rêves qui m’époustouflent ; Quand minuit sonne, un mouton noir bêle à se décrocher la cloche Puis les brebis le calomnient à propos d’un vol de pantoufles ; Vers six heures, je perds la mémoire et les moutons se dégalochent.
Aimons-nous humains et cochons car nous avons le même rapport Avec la Terre que dévore notre appétit insatiable. Au bas du parchemin, cochons la case « passeport pur porc » Pour que le fait d’être omnivore ne nous doit plus préjudiciable.
Je les reconnaissais au village à leurs grands yeux écarquillés Et je pensais qu’ils les devaient à leur métier de saltimbanques. Je m’amusais du déballage de leurs affaires éparpillées Qu’ils surveillaient d’un air mauvais juste avant d’attaquer la banque.
Lorsqu’elle s’aperçut du manège de l’œil de Londres inquisiteur, Elle se sentit comme une poutre ou comme une paille du dimanche. Mais elle admit le privilège de ce regard solliciteur Car, après tout, les coups de foudre existent au pays d’outre-Manche.
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Frühling, komm zurück zu meinem Gesicht, berühre es mit deinen goldenen Händen, Lass deine betrunkenen Finger regnen, drücke sanft mit deinen Daumen. Lassen Sie mich dieses süße Omen spüren, wenn ich unter der Sonne einschlafe, Während ein unpassender Lichtstrahl die jungen Triebe aus dem Schlaf holt.
Sommer, küssen Sie meine Landschaft mit Ihrer Feenfingersonne, Die vor Schönheit strahlen und meine zarte Haut bräunen wird. Küssen Sie mich mit süßen Omen, massieren Sie mich mit der schönsten Wirkung Wer wird sich, meine Krämpfe, durch Ihre osteopathische Magie rasieren.
Herbst, befreie meinen Kopf von allen unreinen Gedanken, Die zu viele Furchen in den Hochebenen meiner Stirn gepflügt haben. Ihre Ernte wird meine Eroberung sein, wie der Pflug, Der im Kokon alle Beleidigungen von der Raupe bis zum Schmetterling reinigt.
Winter, bedecke mit deinem gewebten Mantel die Kristalle, Die meinen opalhäutigen Körper in Schlaf versetzen und mein Land brachliegen lassen. Die grundlegenden Ergänzungen verwandeln mich im Schlaf Wie eine kristalline Quelle, deren Leben aus meinem Fleisch entspringt.
Cet hiver intestinal qui fait digérer le temps D’une exploration interne vers l’absorption du passé, Dans les fosses abdominales m’épanouira, au printemps, L’âme comme une lanterne dès le seuil outrepassé.
Que la métamorphose est brève avant que le dormeur ne ronfle Parmi les limbes qui s’agrègent sous l’assaut du vent qui s’essouffle ! Mais lorsque le soleil se crève et que la lune se dégonfle, Par le réel, se désagrège le rêve à son deuxième souffle.
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Elle préfère la chimie et ses vertus intéressantes Qui, grâce au pouvoir de l’amour, font tourner les atomes crochus. Sa vie devient une alchimie de corrélations caressantes Avec le physique d’humour d’un bel atome moustachu.
Qu’il eût été autre animal, il eut aimé être cheval Tant il adore galoper en quête de sa nourriture. Mais ce n’est là qu’un demi-mal puisqu’en période carnaval Il sait comment développer son appétit pour la nature.