Auteur/autrice : Maryvon Riboulet

  • Chante rossignolet

    Chante rossignolet

    Gentil rossignolet sauvage, tu métamorphoses mon cœur
    Comme si l’eau de la fontaine rigolait d’un vin merveilleux
    Pareil au guignolet suave, pareil aux plus douces liqueurs
    Qui donnent l’hypnose soudaine des rêves les plus audacieux.

    Tableau de Mike Willcox sur https:mikewillcox.bigcartel.comproducts .

  • Premier bémol

    Premier bémol

    Deux cerveaux bien organisés prennent la même direction ;
    Mais pour compagnons et compagnes, tous les chemins mènent à Rome.
    Dans notre monde mécanisé les outils de prédilection
    Font perdre plus de temps qu’on en gagne avec la femme mais surtout l’homme.

    Illustration « Just Married » de Gordon Johnson.

  • Complainte pour jours de pluie

    Complainte pour jours de pluie

    Les ruisseaux chantent dans mon village les jours de pluie à point nommés
    Qui seuls apportent l’abondance des eaux qui abreuvent la terre.
    Curieusement dans le sillage lorsque je gravis les sommets
    J’y vois des traces qui se condensent en mousse orange délétère.

    Tableau de Victor Yushkevich.

  • La courbe bleue

    La courbe bleue

    Toute la nature se courbe en sens inverse de l’attraction.
    Les arbres poussent contre le vent, les boues s’écoulent sous la pluie.
    La force des éléments fourbes contraignent la Terre à changer
    L’humanité dorénavant sous le progrès de l’oppression.

    Tableau d’Eugène Brouillard.

  • Danse sur le rivage

    Danse sur le rivage

    Heureux les gens à ma fenêtre qui dansent au bord du rivage,
    Qui font la fête tous ensemble pour célébrer la mi-carême.
    Heureux tous les enfants à naître qui connaîtront un nouvel âge
    Privé de tout ce qui ressemble au respect des anciens barèmes.

    Heureuses les familles qui passent, de la grand-mère au petit-fils
    Qui font la fête tous ensemble lors des soirées du ramadan.
    Heureux tous ces morts qui trépassent et partent en feux d’artifices
    Libérés de ce qui ressemble à la fin d’un monde décadent.

    Tableau d’Edvard Munch.

  • Poissons d’avril

    Une grenouille un peu revêche, plongée sans son consentement
    Dans l’eau bouillante, sort par réflexe d’autodéfense assurément.
    Or, si on la met dans l’eau fraîche que l’on fait chauffer lentement,
    Au début, elle sera perplexe mais elle cuira sûrement.

    D’abord, on nous a confiné ensemble dans nos appartements ;
    Après, nos sorties sont restreintes et nos approvisionnements ;
    Puis, internet est limité, le téléphone également ;
    Demain, nous vivrons dans l’astreinte ou supprimés légalement.

    Photos de Stefan Gesell et Sansa Mandara.

  • La couleur des voyages

    La couleur des voyages

    Quand, vers le rouge, il se rapproche, mon loup entend battre mon sang.
    Quand, vers le bleu, il disparaît , je ne perçois qu’un battement.
    Puis quand il saute, je m’accroche à son pelage en enfonçant
    Mon cœur dans ce qui m’apparaît le plus subtil embrasement.

    Tableau de Lucy Campbell.

  • L’offrande

    L’offrande

    La première fille qui m’a offert en prime son intimité
    Reste enregistrée dans l’album de ma collection de fantasmes.
    Hypnotisé par l’atmosphère, engourdi de timidité,
    J’ai fait un petit pas pour l’homme mais un pas géant vers l’orgasme.

    Tableau de Luis Ricardo Falero.

  • L’ombre du doute

    L’ombre du doute

    Que faire quand l’ombre du doute laisse une empreinte sur le visage
    Qui marque les limitations d’un monde moderne et austère ?
    Hélas, la peur que l’on redoute et qui noircit le paysage
    Nuit à la bonne constitution de notre système immunitaire !

    Tableau de Robert G Harris.

  • Le repos

    Et le repos survint aux champs comme tombé par la faucille
    Exécutée d’un coup de reins en va-et-vient selon le foin.
    À coups de serpe se chevauchant jusqu’à ce que la gerbe vacille
    Et l’on se couche alors, serein, sous le soleil xx de juin.

    Ah, qu’il est bon d’avoir semé la fertilité des campagnes
    Après s’être tant exposé qu’on cherche l’ombre d’un poirier !
    Pour une sieste parsemée d’un peu d’amour sur nos compagnes
    Et de pouvoir se reposer puis, s’endormir sur ses lauriers.

    Tableaux de Monet et Van Gogh.

  • La marchandes d’oranges

    La marchandes d’oranges

    Je l’ai perdue dans les couloirs qui mènent à l’évolution
    Où les fruits s’étalent aux étals des magasins climatisés.
    Je l’ai perdue sans le vouloir, grisé de civilisation
    Qui fait croire au progrès létal du temps désaromatisé.

    Tableau d’Enrique Serra.

  • La pêche aux étoiles

    La pêche aux étoiles

    Au temps où j’habitais Marseille, je m’en allait de bon matin
    Suivre la course du levant enivré d’embruns doux-amers.
    J’y faisais ma pêche aux merveilles sur les eaux calmes de satin
    Que j’attrapais à contrevent parmi les étoiles de mer.

    Tableau de Jungho Lee.

  • Cette nuit-là

    Cette nuit-là

    Dans l’atmosphère tamisée de la lumière atténuée,
    La femme offerte dans la pénombre s’est préparée à recevoir
    Tous les plaisirs optimisés et les désirs insinués
    De l’homme qui sortira de l’ombre pour lui donner à concevoir.

    Tableau d’Alexandre Louis Patry.

  • L’amour communiquant

    L’amour communiquant

    La loi des vases communicants s’exerce aussi avec l’amour ;
    Plus un cœur impatient se penche, plus l’envie en déséquilibre,
    Dès le matin en paniquant, recherche le prince glamour
    Afin que le désir s’épanche et retrouve son équilibre.

    Tableau de Louis Icart.

  • Le vol de l’âme bleue – 1

    Le vol de l’âme bleue - 1

    Toutes les nuits, l’âme s’envole au-dessus des actes manqués
    Où j’ai échoué par déraison et où je me suis empêtré.
    Elle observe mon zèle frivole tout au long des chemins flanqués
    De clôtures et de maisons où je n’ai pas su pénétrer.

    Tableau de Leonard Koscianski.

  • Vénus chasseresse

    Vénus chasseresse

    Vénus prend l’arc de Cupidon et l’esprit de la chasseresse
    Lorsqu’elle doit percer, dit-on, les cœurs cerclés de forteresses.
    Chaque victoire de l’amour qui parachève une aventure,
    Pour marquer l’acte de bravoure, porte une plume à sa parure.

    Tableau « The Flaming Arrow » d’Edward Eggleston.

  • Les contes de fées

    Les contes de fées

    Le monde est un conte de fées remplis de vides et de trous
    Que je comble un peu tous les jours de mes rencontres et mes acquis.
    La mort me fait philosopher, la vie m’amuse peu ou prou
    Et quand vient le temps des amours je conclus par l’acte requis.

    Illustration de Virginia Frances Sterrett.

  • Fin de mois

    Fin de mois

    Ainsi s’en vont les émotions transportées par le temps qui passe
    Avec les pires absurdités de tous les soucis de la vie.
    Les blessures et les commotions sans queue ni tête qui me dépassent
    Mais qui font la diversité à laquelle je suis asservi.

    Tableau de Michael Sowa.

  • Le Gode Michel

    Le Gode Michel

    Le Gode Michel perdit sa chatte et cherchait qui la lui rendrait
    Lorsqu’il rencontra sa voisine en train de se la peloter.
    Le Gode, en voyant la goujate, lui fit savoir qu’il la prendrait
    Sur la table de la cuisine aussitôt que déculottée.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

  • Au cœur du voyage

    Au cœur du voyage

    Les voyages collectent un trésor qui se distille dans le cœur,
    Jolis bijoux de souvenirs, divins alcools de l’aventure,
    Dont mon nabuchodonosor améliore sans cesse la liqueur
    Pour trinquer et me soutenir vers de prochaines villégiatures.

    Tableau de Lucy Campbell.

  • La démultiplication

    La démultiplication

    Quand le sommeil me déshabille petit à petit la conscience,
    Au dernier vêtement ôté, j’atteins l’âme nue véritable.
    Par conséquent, je m’éparpille, dans une impudique insouciance,
    En rêvassant, déculotté, des fantasmes inexplicables.

    Photo « Nu descendant l’escalier » de Gjon Mili.

  • Dès l’ouverture d’un livre…

    Dès l’ouverture d’un livre…

    Les belles amours du passé et d’ailleurs ouvrent une fenêtre
    Où j’aperçois l’intimité cachée dans les pages d’un livre.
    J’y joue le témoin compassé envers les héros et les traîtres
    Dont les intrigues illimitées m’éclairent sur ma raison de vivre.

    Tableau « Mujer en oración » de Julio Romero de Torres.

  • Le renouveau

    Le renouveau

    Il reviendra comme un printemps qui fait fleurir les amourettes
    Et souffle la brise d’amour sur les jeunes filles en fleurs !
    Il viendra boire leurs vingt ans, il viendra leur conter fleurette
    Et sonnera le compte à rebours qui apaisera tous les pleurs.

    Tableau « Spring » de Romaine Brooks.

  • Les heures nostalgiques

    Les heures nostalgiques

    J’aime ce ton bleu-orangé qui donne aux heures nostalgiques
    L’aspect d’affiches de voyages ou de tableaux impressionnistes.
    Un goût exotique étranger qui échappe à toute logique
    Et qui prépare l’appareillage d’un vol nocturne illusionniste.

    Tableau « The nostalgic hour on the Me Nam » de Galileo Chini.

  • Hors du bocal

    Hors du bocal

    Une montée en altitude, cinq ou six centaines de mètres,
    M’apporte la vue nostalgique sur mon petit monde local
    Plongé d’une douce quiétude et moi, qui suis assis sans maître,
    Semble un naufragé léthargique comme un poisson hors du bocal.

    Tableau « La vallée » de Gustave Cariot.

  • Décalages

    Décalages

    J’entends tant de carambolages de nouvelles fausses ou vraies,
    J’aperçois tant de démesures à propos du confinement,
    Que j’en subis le décalage les jours fériés, les jours ouvrés,
    Pour trouver de la nourriture malgré l’emmagasinement.

    Tableau d’Alvaro Tapia Hidalgo.

  • Le silence de l’amour amer

    Le silence de l’amour amer

    En dépit de tous mes efforts pour attirer son attention,
    Elle restait indifférente à mes appels désespérants.
    J’eus beau jouer les sémaphores et montrer mes belles intentions,
    Elle demeura persévérante dans un silence exaspérant.

    Tableau d’Edvard Munch.

  • Vénus aux quatre bras

    Vénus aux quatre bras

    Avec Vénus aux quatre bras et Cupidon aux quatre vents,
    L’amour bascule en ma maison son venin sans modération.
    Vive piqûre de cobra, tendre saignement émouvant
    Brûlent mon cœur et ma raison par la folie de la passion.

    Tableau de Cheenu Pillai.

  • Le chat littéraire

    Le chat littéraire

    Du petit chat de Rabelais au gros matou de Du Bellay,
    Le félin détient la nature d’inspirer la littérature.
    Des pleurs du mâle de Baudelaire à la langue de chat de Voltaire,
    Musset souscrit à la légende envers la chatte de George Sand.

    Tableau de Gregor.

  • L’oiseau d’amour

    L’oiseau d’amour

    Dans le vitrail de la nature, les reflets flirtent avec les ombres
    Contrastant la musculature du jeu des peaux claires et sombres.
    L’amour en lumière s’évoque par les oiseaux à contrechamp
    Avec un paon sans équivoque chanteur de charme au contre-chant

    Tableau de Cheenu Pillai.

  • Transparences – 2

    Transparences - 2

    Entre rêves et réalité, il m’est arrivé d’hésiter
    À suivre un monde d’idéaux ou tomber désillusionné.
    Par chance ou par fatalité, par patience et ténacité
    J’ai échappé aux ces fléaux mais j’en reste contusionné.

    Ma vie et mes rêves ont changé dans un monde de transparence
    Qui croit que la modernité est une réelle évolution.
    Mais l’état d’esprit inchangé garde son ancienne apparence ;
    Toujours la même humanité dans ses mêmes inhibitions.

    Tableau de Sachin Akalekar.

  • Le voyage solitaire

    Le voyage solitaire

    Depuis que j’ai beaucoup lâché et ouvert la cage aux oiseaux,
    Je suis devenue plus légère et je n’ai plus les pieds sur à Terre.
    Mes démons ne sont pas fâchés que je m’écarte des réseaux ;
    Ma folie n’est que passagère et mon voyage solitaire.

    Tableau de Lucy Campbell.

  • Tu veux ma photo ?

    Tu veux ma photo ?

    Et si tu m’observais vraiment avec un regard impartial,
    Te verrais-tu, dans mon miroir, comme tu voudrais bien me voir ?
    Et si tu m’disais carrément ce que tu vois dans mon facial,
    Je rectifierais mes mâchoires avec des défenses d’ivoire.

    Tableau de Pablo Picasso.

  • Guernica

    Guernica

    Gabegie totale sur la planète et tout le monde perd la tête !
    Il paraît que les poulaillers sont pleins de poules folles à lier ;
    Les savants font des galipettes avec des œufs dans l’éprouvette ;
    Les chevaux ont le mors aux dents et les taureaux sont taraudants.

    Tant pis pour la guerre d’Espagne, tant pis pour les guerres mondiales !
    Les guerres idéologiques et les guerres économiques !
    Le prix du pays de cocagne payé par les classes sociales
    N’est qu’un facteur psychologique doublé de mort astronomique.

    Tableau de Pablo Picasso.

  • La femme debout

    La vie choisit la meilleure voie en privilégiant le plus fort
    Comme un concours universel pour élire l’espèce dominante.
    J’entends une petite voix me dire que le mâle a eu tort
    De ne mettre dans son escarcelle que sa vigueur prédominante.

    « La femme est l’avenir de l’homme ! » proclamait Louis Aragon.
    Il serait temps de la laisser nous y conduire sereinement ;
    Placer la reine en son royaume, épousseter les vieux dragons,
    Prier celle qui, sans nous blesser, lancera le redressement.

    Hélas ce n’est pas un poème qui va sauver l’humanité.
    Ni un retour vers le passé puisque le temps nous est compté.
    Je sais, je suis un peu bohème et manque de messianité
    Pour dire à la femme compassée d’agir selon sa volonté.

    Tableaux de Shelby McQuilkin.

  • L’homme debout

    Le Soleil perd de sa magie depuis que la Terre n’est plus plate
    Et la lune est déshonorée depuis la conquête spatiale ;
    Le zodiaque tombe en léthargie depuis que l’espace se dilate
    Et les étoiles décolorées par l’effet Doppler, impartial.

    L’homme reste encore debout pour un temps désormais compté
    Puisque sa planète natale ne parvient plus à le nourrir.
    Avoir ôté les garde-boues à sa sauvegarde escomptée
    Apporte le retour létal de la Terre en train de mourir.

    Alors reste le souvenir d’une aurore et d’un crépuscule
    Comme serviteurs dévoués d’un roi-soleil prépondérant.
    Alors, reste le devenir d’une humanité qui bascule
    Alors qu’elle se croyait vouée à un avenir conquérant.

    Tableaux de Shelby McQuilkin.

  • L’oracle

    L’oracle

    Si tu consultes les oracles, tu y verras plusieurs réponses ;
    Un médium d’apparence humaine, l’autre dans un corps d’animal.
    L’un te prédira des miracles, l’autre aura une mine absconse ;
    Ce n’est qu’au bout d’une semaine que tu comprendras, c’est normal.

    Tableau d’Andrey Remnev.

  • L’originale

    L’originale

    L’image idéale d’une femme que j’aimerai passionnément
    Reste gravée comme un dilemme que seul mon futur résoudra.
    L’empreinte agit comme un sésame qui m’entrouvre opportunément
    Les portes vers celle qui m’aime et qui, à mon cœur, répondra.

    Il s’agit de Lina Cavalieri, chanteuse d’opéra, muse de Piero Fornasetti, peintre Milanais, sculpteur, décorateur d’intérieur, graveur, et créateur de plus de 11000 objets. Il a décliné son visage énigmatique sur différents objets en multiples variations.

    vu sur http:nathfaitmain.canalblog.comarchives2014090830546483.html .

  • Transe de joie

    Transe de joie

    La foi transporte les montagnes et la joie transpose le cœur
    Quand le corps danse, libéré de son esprit déconnecté.
    Dansons compagnons et compagnes, chantons ensemble tous en chœur
    Pour cette joie inespérée que nous brûlons de collecter !

    Tableau de Merrily Strickland Boyd.

  • L’original

    La première impression est bonne car elle frappe l’inconscient ;
    Le cœur saisit les émotions puis, en transmet son sentiment.
    Comme observateur, je m’abonne à ce qui frappe à bon escient
    Ce cœur qui fait la promotion de mes futurs pressentiments.

    Dessin original de Hergé.

  • Féminité

    Féminité

    Si avant-hier
    Elle vivait
    Dans son enfance,
    Si hier encore
    Elle n’était
    Qu’adolescente,
    Si aujourd’hui
    Elle a acquis
    Un corps de femme,
    Sa vénusté
    Me transparaît
    De tout son charme.

    Jeune déesse
    Qui ne connaît
    Pas tout encore,
    Ton corps, lui, sait
    Tous les secrets
    De la nature.
    Le féminin
    Universel
    T’a consacrée
    D’être à la Terre,
    D’être à la Mère
    Divinisée.

    Tableau d’A.Selvaraj.

  • Miroir, je t’aime

    Miroir, je t’aime

    Miroir, j’aimerais pénétrer ton univers inaccessible
    Où je me croise reproduite à l’inverse de ce que je suis.
    Lorsque je me trouve empêtrée dans tes reflets irréversibles,
    J’y vois mon âme réintroduite dans l’infini qui me poursuit.

    Tableau de Pablo Picasso.

  • Le vieux port

    Le vieux port

    Du haut des mâts customisés, comme disent les marins anglais,
    mille mouettes se disputent au sujet des anémomètre.
    Les cliquetis synchronisés à leurs querelles étranglées
    Donnent la réplique et discutent au rythme du maréomètre.

    Tableau d’André Lhote.

  • Lune-mère

    La lune pose en clef de voûte l’arcade du ciel étoilé
    Par sa lumière nutritive sur une terre consacrée.
    Force lunaire qui envoûte quand le mystère est dévoilé
    De son énergie attractive, œuvre du féminin sacré.

    Tableau de Juliaro sur www.juliaro.com .

  • La musique du temps

    La musique du temps

    La musique habille le temps avec des touches de couleurs
    Sur les secondes qui s’écoulent et l’intervalle des silences.
    Parfois son rythme haletant me fait oublier mes douleurs
    Et me donne la chair de poule d’une délicate insolence.

    Tableau d’Arvind Kolapkar.

  • Transparences – 1

    Transparences - 1

    Ce mirage indéfinissable d’une existence naturelle
    Se superpose dans mes rêves avec ses plus belles merveilles.
    Or je le pense indispensable à mes fantaisies culturelles
    Même si l’image est trop brève pour m’en souvenir au réveil.

    Tableau de Sachin Akalekar.

  • Le temps au féminin

    Le temps au féminin

    Le présent me regarde l’âme en tournant le dos au passé ;
    L’avenir impose une ultime destination vers le sacré.
    Si le temps était une femme, je fermerais mes yeux compassés
    Pour tâter ses formes intimes et pénétrer dans ses secrets.

    Photo d’une inconnue prise par un inconnu.

  • Réveil

    Réveil

    Comme un matin d’un nouveau jour, elle renaît de l’inconscience
    D’où son âme, réfugiée, s’est reconnectée aux étoiles.
    L’œil qui s’ouvre apprécie toujours d’une lumineuse insouciance
    La surprise privilégiée de la nuit qui quitte son voile.

    Tableau de Lucy Campbell.

  • Points de fuite

    Points de fuite

    Quand je m’approche du présent, toutes mes cellules s’activent
    Et forment une trame vibrante au diapason de qui je suis.
    Je sens l’esprit électrisant lutter contre l’âme captive
    Sous la surface équilibrante de l’eau du temps que je poursuis.

    Tableaux de Ton Dubbeldam.

  • Le dos du présent

    Lorsqu’elle me tourne le dos et relâche son attention
    Elle me confie sa défense et toute sa fragilité.
    Elle respire comme un cadeau la paix de sa méditation
    Et elle retombe en enfance en toute sensibilité.

    Elle s’échappe du présent juste pour vivre hors du temps
    La sensation que la quiétude fait résonner dans tout son être.
    La paix d’un ange omniprésent raisonne en se répercutant
    Dans un état de complétude qu’elle seule sait reconnaître.

    Tableaux de Lucy Campbell.