Auteur/autrice : Maryvon Riboulet

  • Fleur de cactus

    Fleur de cactus

    Fleur de cactus, fleur érogène, enivre mon cœur philanthrope !
    Tu changes les couleurs du monde à l’envers des comptes à rebours
    Par l’alcool hallucinogène dont les émotions psychotropes
    M’initient d’une joie profonde au cérémonial de l’amour.

    Tableau de Holly Warburton.

  • Entre deux lumières

    Entre deux lumières

    Particulièrement à l’instant de l’aurore ou du crépuscule
    Quand le soleil franchit le seuil entre lumières et ténèbres,
    J’aime observer près de l’étang les éphémères en groupuscules
    Dont chaque jour porte le deuil à l’aube de la nuit funèbre.

    Illustration de Pascal Campion.

  • Ultra moderne solitude

    Ultra moderne solitude

    Derrière les masques de protection et les seuils de sécurité
    La solitude et l’habitude cohabitent en monogamie.
    À moins qu’une auto-détection vers un compagnon mérité parent déshérité
    Ne soit accordée par l’étude de mon application d’amis.

    Image du jeu vidéo Gamekyo.

  • Plages confinées

    Plages confinées

    Tandis que le raffinement de l’art de vivre et des loisirs
    Expose les corps au soleil des nantis stéréotypés,
    Je repense au confinement et cette impression de moisir
    En rêvassant en plein sommeil à des vacances anticipées.

    Les photographies aériennes de JP et Mike Andrews.

  • Au pays des fantasmes

    Au pays des fantasmes

    Quand l’amour affrète un voyage, ses passagers perdent la tête
    Et leur sens de l’observation n’a même plus droit au couplet.
    Les fantasmes et ses foudroyages tonnent leurs plus grandes tempêtes
    Et l’instinct de conservation leur donne envie de s’accoupler.

    Tableau de Rob Schouten.

  • Le combat intérieur

    Le combat intérieur

    Quand je te crois bon ou mauvais, j’entre aussi en contradiction ;
    Le mal que tu fais pour mon bien devient un bien au cœur du mal.
    J’ai beau combattre et innover, tout me revient en addiction
    Et mon pire ennemi devient ma propre origine animale.

    « Qui trop combat le dragon devient dragon lui-même. » Friedrich Wilhelm Nietzsche.

    Illustration de Tomasz Alen Kopera.

  • Nature sauvagine

    Nature sauvagine

    Elle était tellement intégrée à la nature sauvagine
    Que son corps nu s’assimilait aux branches vives des forêts.
    Elle a senti à quel degré la rencontre était androgyne
    Car je n’ai pu dissimuler une envie qui me dévorait.

    Tableau de Kaye Donachie.

  • Couverdure

    Couverdure

    Parée de robe de verdure aux plis repassés par le vent,
    Gaïa redevient une femme quand la nuit lui borde les pôles.
    Et moi, l’enfant de la nature, je guette le soleil levant
    Dont les premiers rayons enflamment la silhouette de son épaule.

    Photo de Elena Chernenko.

  • Danse dans la lumière

    Danse dans la lumière

    Pourquoi les lucioles dansent ? Pourquoi, la nuit, les feux follets
    Et la Terre autour du Soleil virevolte-elle constamment ?
    Pourquoi les femmes en cadence et les hommes vont batifoler ?
    Cette force à nulle autre pareille, c’est de l’amour évidemment.

    Vu sur photography.katabara.com.

  • En attendant la fin du monde

    En attendant la fin du monde

    J’espère qu’à la fin du monde, la Terre m’accordera un délai ;
    Le dernier jour du condamné qui pourra tout revisionner.
    Peut-être qu’à la dernière seconde, le moyen me sera révélé
    Pour enfin me dédouaner du paradis conditionné.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

  • Couleurs nature – 2

    Couleurs nature - 2

    Le premier travail d’apprenti, confié aux anges de la nature,
    Consiste à marier les nuances pour habiller les fleurs des champs.
    D’une inspiration garantie par la divine signature,
    Chacun met toute son influence pour les fruits les plus aguichants.

    Tableau de Victor Nizovtsev.

  • Couleurs nature – 1

    Couleurs nature - 1

    La nature aime reproduire ce qui est dedans, ce qui est dehors,
    Pour montrer la loi de la vie universelle et souveraine.
    Car la Terre se plaît à séduire par une pluie de météores
    Sa flore en robes asservies à ses racines souterraines.

    Photo Florería Madeleyne.

  • Juste la lumière

    Juste la lumière

    Pour la beauté d’un paysage, pour la grâce des champs de blés,
    Pour la majesté solennelle des arbres au-dessus des collines,
    Louons le divin éclairage qui règne sur cette assemblée
    D’une nature ainsi femelle d’une fécondation masculine.

    Photo de Larisa Kuprina.

  • L’envers du décor

    L’envers du décor

    Quand l’homme marche vers son but, la perspective le déroute
    Et modifie le paysage des hypothèses de départ.
    Même s’il reprend au début et prête attention à sa route,
    Dans l’objectif qu’il envisage, il se fourvoie de part en part.

    « Tout homme qui marche peut s’égarer. » Johann Wolfgang von Goethe.

  • La main guérisseuse

    La main guérisseuse

    Cette main en forme d’étoile, fruit d’une longue évolution,
    Capte et rayonne l’énergie d’un flux vital et nourrissant
    Car la lumière qui se dévoile en chaudes circonvolutions
    Se communique en synergie d’un magnétisme guérissant.

    Photo de Tra Me e Me di Lorena Gatta.

  • Danse cosmique

    Danse cosmique

    Dans la céleste farandole de galaxies en rotation,
    Planètes et étoiles convolent souvent avec ostentation
    Car l’univers macrocosmique semble une danse surentraînée
    Entre trous noirs pléonasmiques et les comètes en traînées.

    Vu sur https:pixel2pixeldesign.comdesign-inspiration-photo-manipulations .

  • La nature asexuée

    La nature asexuée

    Dans la nature hermaphrodite, la vie a pris l’autre chemin
    Finie la lutte entre les sexes, chaque être humain s’est transformé.
    On le dit beau comme Aphrodite ou belle comme un dieu romain
    Débarrassé de ses complexes et de ses lois à réformer.

    Illustration d’Aitch Heliana.

  • L’espoir

    L’espoir

    Une seule dormeuse se réveille et sort les autres du sommeil.
    Une seule gardienne d’espoir saura à temps le transférer.
    Ainsi partout, une fée veille guettant le lever de soleil
    Pour effacer le désespoir au cœur des hommes conféré.

    Tableau de Gustav Klimt.

  • Le bain de nature

    Le bain de nature

    Ainsi la fée photogénique traite son corps d’un composé
    Qui a trempé dans les eaux noires macéré de toiles d’araignées ;
    Baignée de fontaine hygiénique, ointe de goutte de rosée,
    La fille, nue dans sa baignoire, laisse son corps s’en imprégner.

    Illustration d’Aitch Heliana.

  • À mon corps défendant

    À mon corps défendant

    Hommes et femmes, contre leur gré, pour éviter un mal immonde,
    Souvent agissent à contrecœur et même à leur corps défendant.
    Car il est fou et dénigré celui qui croit changer le monde
    Même s’il y met tout son cœur et même à son sang répandant.

    Bodypainting de Kim Joon.

  • Les mythes au logis

    Les mythes au logis

    Dans mes retraites imposées dans une chambre d’hôpital
    Ou assigné à la maison, j’ouvre ma porte imaginaire.
    J’y vis des mythes transposés selon mon espace vital
    Car il n’y a aucune raison que ce ne soit extraordinaire.

    Illustration de Sarah Young.

  • Points de lumière

    Lorsque s’éveille la lumière par petites touches timides,
    Le ciel fait pâlit lentement son aurore réfléchissante ;
    Les oiseaux saluent les premières lueurs de leurs niches humides
    Et, la mer, l’ensanglantement des vaguelettes frémissantes.

    Sous les ponts de pleine lumière, le soleil reprend l’ascendance
    Sur la nuit vaincue qui retire ses ombres indéfinissables.
    Les femmes ouvrent leurs chaumières, les hommes sortent en cadence
    Et les activités soutirent au temps son vol insaisissable.

    Lorsque s’assoupit la lumière, vient la magie du crépuscule
    Et les couleurs en demi-teinte favorisent l’intimité.
    Les habitudes coutumières égayent, le soir en groupuscules,
    Le charme d’une ville éteinte d’une quiétude illimitée.

    Tableaux de Ton Dubbeldam.

  • Ma trinité

    La Déesse-Mère ne m’apparaît que dans mes souvenirs d’enfance ;
    Elle règne depuis l’éternité et nul n’en connaît l’origine.
    Dans ma mémoire, elle transparaît comme un oisillon sans défense
    En quête de maternité et tout l’amour que j’imagine.

    La Déesse-Femme, plus mystérieuse, appartient aux temples sacrés
    Dont l’accès, toujours difficile, impose des nombreuses épreuves.
    Selon l’humeur, douce ou furieuse, j’ai le devoir d’y consacrer
    Toutes mes forces, être docile et surtout bien faire mes preuves.

    La Déesse-Fille, plus naturelle, use de son chant de sirène
    Pour m’attirer, moi l’étalon, à préparer l’avènement.
    Déjà si jeune mais structurelle, elle apprend vite à être reine
    Et rayonner dans mon salon comme un heureux événement

    Tableaux d’André Lhote.

  • Changer de vie

    Changer de vie

    L’amour m’invite à un voyage qui métamorphose le cœur
    Et me déshabille le corps pour revêtir d’autres usages.
    Comme un indicible effeuillage entre deux tourtereaux moqueurs
    Qui s’aimeront toujours plus fort selon le gré des paysages.

    Tableau de Catrin Welz-Stein.

  • Comment naissent les étoiles

    Comment naissent les étoiles

    Des anges vivent en synergie dans l’univers immatériel
    Derrière le mur de lumière ceint de l’impénétrable voile.
    Leurs échos de champs d’énergie trouent l’espace-temps vectoriel
    Dont l’éternité coutumière procrée des fontaines d’étoiles.

    Illustration de Victo Ngai.

  • La femme partie en fumée…

    La femme partie en fumée…

    Quand elle est partie en éclat, tous mes souvenirs explosèrent
    Comme une réaction en chaîne dans ma mémoire fracturée.
    Puis, le silence m’encercla, lourd comme des plombs de misère
    Tombent la nuit lacrymogène sur ce départ prématuré.

    Tableau de Jimmy Law.

  • L’homme parti en fumée…

    L’homme parti en fumée…

    Quand il est parti, immobile, toutes les voix de mon enfance
    L’ont appelé dans les couloirs de mes souvenirs amnésiques.
    Quelques fragments indélébiles, mêlés de tristesse et d’offense,
    Sur l’envol qui, sans le vouloir, laisse une trace anesthésique.

    Tableau de Jimmy Law.

  • Couleur cannelle

    Couleur cannelle

    Odeurs de vanille et cannelle sourdent de l’imagination
    Avec les images exotiques des îles où l’on vit en couleurs.
    Mais les aventures charnelles qui charment avec fascination
    S’opposent aux tabous érotiques et l’ilotisme de douleur.

    Tableau de Cheryl Waale.

  • L’idéal féminin

    L’idéal féminin

    J’ai longtemps poursuivi la quête de mon idéal féminin
    Qui ressemblait à s’y méprendre à celle qui m’était destinée.
    C’est après des années d’enquêtes que compris qu’il est bénin
    De laisser mon cœur se surprendre par une image déterminée.

    Tableau de Cheryl Waale.

  • Briser ses chaînes

    Briser ses chaînes

    Plus l’épreuve a de gravité, plus notre résistance casse
    Et plus la force centrifuge permet de briser nos limites.
    Ainsi notre longévité dépend de ce qui nous surpasse
    Et nous fait quitter le refuge d’un monde qui n’était qu’un mythe.

    Tableau de Philip Whiteley.

  • Le p’tit oiseau dans la tête – 2

    Le p’tit oiseau dans la tête - 2

    Quand le messager de l’amour quitte la volière du cœur,
    L’esprit se dissout dans les nues, le corps et l’âme s’insupportent.
    Plus tard, à la tombée du jour, les ombres étirent la rancœur
    Évoquant la croix contenue sur la tombe des amours mortes.

    Photo de Noell Oszvald.

  • Santorini, à l’heure rose

    Santorini, à l’heure rose

    Santorini, à l’heure rose, des sentinelles en silence
    Gardent l’accès au belvédère, sereinement à pas feutrés.
    Dans le crépuscule morose, les protecteurs en vigilance
    Prennent la pose légendaire, dos rond, sur la place, vautré.

    Illustration de Mykonos.

  • L’insaisissable

    L’insaisissable

    Souvent, juste au sortir du rêve, la dernière image s’envole
    Et je n’arrive à en saisir aucune des extrémités.
    Rêvée si forte pourtant si brève, elle se meurt dans l’aube frivole
    Et malgré mon plus cher désir, rien n’en reste à proximité.

    Tableau de Madalina Andronic.

  • Dîner avec mon chat

    Dîner avec mon chat

    Ce soir je dîne avec mon chat qui m’a laissé l’appartement.
    Il est descendu des étoiles par la comète de vingt heures.
    Mais lorsque minuit approcha, il s’éclipsa subitement
    En m’abandonnant quelques poils en guise de porte-bonheur.

    Illustration de Loika – Yan Qin Weng).

  • Pêcheur d’étoiles

    Pêcheur d’étoiles

    J’ai commencé, pêcheur d’étoiles, au temps où je collectionnais
    Toutes les merveilles du monde qui tintinnabulaient en chœur.
    Après, lorsque j’ai mis les voiles vers des cieux que j’affectionnais,
    De peur que je ne me morfonde, je les ai mises dans mon cœur.

    Illustration de Loika – Yan Qin Weng).

  • Tant pis pour le paradis

    Tant pis pour le paradis

    Il serait transcrit dans nos gènes des souvenirs du paradis
    Qui codent dans les chromosomes jusqu’au péché le plus infâme.
    Ainsi, la pomme pathogène n’est point mortelle maladie
    Quand elle se transmet par les hommes qui n’ont jamais connu de femme.

    Après avoir chassé la source qui nous rattache à l’animal,
    La femme, impie par la science, sera bientôt stérilisée.
    Les hommes se toucheront les bourses pour la domination du mâle
    Et commenceront l’expérience d’un nouvel ordre civilisé.

    Illustration de Madalina Andronic.

  • Toutes mes mémoires imbriquées

    Toutes mes mémoires imbriquées qui convergent vers mon enfance
    S’enfuient vers mille alternatives de tous les chemins que j’emprunte.
    Toutes mes erreurs étriquées et mes acquis de connaissances
    Représentent mes tentatives et dessinent mon intime empreinte.

    Tableau de Michael Strevens.

  • La vestale de l’âme

    La vestale de l’âme

    Les lois de la réincarnation expliquent le cycle de l’âme
    Guidée jusqu’à destination par la gardienne de la flamme.
    Comme l’eau qui rejoint la mer d’avoir coulé sous tant de ponts
    Et renaîtra d’une autre mère sous le souffle d’un vent fripon.

    Tableau de Mahnoor Shah.

  • L’empreinte du rêve

    L’empreinte du rêve

    Une créature échappée d’entre les deux parties du monde
    À imprégné la toile vierge et sensible de ma rétine.
    Comme si le cœur l’avait happée avant qu’une pensée vagabonde
    Apporte l’image qui converge avec ma mémoire enfantine.

    Tableau d’Osnat Tzadok.

  • La chaîne alimentaire

    La chaîne alimentaire

    Une intendance élémentaire magnifiquement orchestrée
    Provoque en nous la satiété du plaisir de consommation.
    Une carence alimentaire lorsque nous serons séquestrés
    Fera naître dans la société un esprit de compétition.

    Tableau « Le Repas de noce ou La Noce paysanne » de Pieter Brueghel.

  • Le p’tit oiseau dans la tête – 1

    Le p’tit oiseau dans la tête - 1

    Quand tous les garçons et les filles ont un p’tit oiseau dans la tête,
    Le cœur devient cage à serins dont l’amour ouvre grand la porte.
    Mais lorsque sa flamme vacille, le piaf se transforme en trompette
    Dont le cri, hier si serein, s’envole dans l’azur qui l’emporte.

    Françoise Hardy photographiée par Marta Bevacqua.

  • Le lac des cygnes

    Le lac des cygnes

    Folle vengeance capricieuse d’un pauvre sorcier pernicieux !
    Pauvre princesse gracieuse victime d’un sort malicieux !
    Le jour, vit dans un corps de cygne ; la nuit, redevient une femme.
    Il suffirait, dit-on, d’un signe pour rompre un charme aussi infâme…

    L’amour pourrait tout arranger seulement voilà c’est compliqué !
    Un prince voudrait bien l’épouser et tuer l’auteur du maléfice.
    Mais alors rien n’aura changé, le sort restera appliqué
    Comment l’amour, fort jalousé, échappera-t-il au sacrifice ?

    Plusieurs solutions se présentent, choisissez la plus complaisante :
    L’amour vaincra, le sorcier meurt tout le monde s’en tire de bonne humeur ;
    Le prince déclare son amour mais elle reste un cygne pour toujours ;
    Le prince avoue son impuissance, tous deux se noient sans réjouissance.

    Il existe effectivement différentes fins à cette légende allemande.
    « Le lac des cygnes » est un ballet sur une musique de Piotr Ilitch Tchaïkovski.

    Tableau d’Alison Jay.

  • Le Chat-paon

    Le Chat-paon

    J’ai récupéré le carnet des études zoophoriques
    De l’imaginaire audacieux du créateur de Peter Pan.
    Dommage qu’il n’ait incarné aucun des fantasmagoriques
    Chimères et fantasmes fallacieux comme, par exemple, le Chat-paon.

    Création Photoshop sur https:designers.designcrowd.comdesigner249126batbrat .

  • Projections

    Projections

    L’homme projette sur sa femme tous ses désirs hallucinés
    Afin de lui montrer qu’il l’aime de ses fantasmes ophtalmiques.
    La femme fait un retour de flamme si jamais d’autres dulcinées
    Reçoivent également la même éjaculation orgasmique.

    Tableau de Tos Kostermans.

  • Fantasmes

    Fantasmes

    La femme embellit les fantasmes de ces messieurs prépondérants
    Comme l’objet de leurs désirs en échange d’appointements.
    Les hommes recherchent l’orgasme comme butin du conquérant
    Qui met sa force et son plaisir dans le sexe conjointement.

    Tableau de Fatima Tomaeva-Gabellini.

  • La dispersion

    La dispersion

    Tout ce que j’ai accumulé tout au long de mes plus beaux rêves
    Fondra au matin embrumé dans un éclat évanescent.
    Tout ce que j’ai assimilé tout au long de ma vie si brève
    Se désagrègera en fumée dans mon fantôme luminescent.

    Mais l’accumulation des songes laisse une trace qui s’ajoute
    Et qui, tous les jours, ensemence le cœur de ce qui le ravit.
    L’assimilation des mensonges, de la vérité et du doute,
    Révèle que tout recommence dans le grand cycle de la vie.

    Tableau de Konstantin Kacev.

  • La fronde

    La fronde

    J’écoute la Terre qui gronde par les oiseaux dans leur silence ;
    Je vois les forêts qui reculent par les animaux disparus ;
    Je sens le souffle d’une fronde dans les fumées de pestilence
    Et les poisons qui s’inoculent par tous ces vaccins apparus.

    Illustration d’Alex Nabaum.

  • L’invite au voyageur

    Cette porte invisible dont le cœur a la clef
    Ne s’ouvre qu’une fois car l’amour est sacré.
    L’action imprévisible d’un écureuil bouclé
    Peut vous montrer la voie si sa robe est nacrée.

    Alors n’attendez pas la prochaine occasion ;
    N’ayez pas froid aux yeux et suivez votre cœur !
    Après le premier pas, sentez à profusion
    Ce parfum délicieux d’invite au voyageur.

    Tableaux de Lucy Campbell.

  • Les anges exterminateurs

    Les anges exterminateurs

    Tandis que le monde s’inquiète à propos des épidémies,
    Je me demande si le silence de Dieu n’est pas révélateur…
    Bien que la religion n’empiète guère sur notre économie,
    Je surveille avec vigilance les anges exterminateurs.

    Tableau d’Anton Franciscus Pieck.

  • Les cygnes d’étang (du lac)

    Les cygnes d’étang (du lac)

    Cygne diurne, cygne nocturne, selon les tables solunaires,
    Se croisent au gré de la marée sous l’œil de la lune qui luit.
    Le petit prince taciturne pêche dans les eaux lagunaires (lacunaires)
    Aux vaguelettes chamarrées sous l’œil de la reine de nuit.

    Tableau de Lucy Campbell.