Avant de me déconfiner, je dois respecter les paliers Afin que la décompression ne me fasse pas bouillir le sang. Je ne suis pas déterminé à dégringoler l’escalier Et offrir aux gens l’impression que mes cheveux sont repoussants.
La situation conjoncturelle demande toute la vérité Qui sort du puits toujours à l’aise sans montrer de timidité. J’aime cette façon naturelle de faire en toute sincérité Et je lui propose une chaise, sans mentir, contre l’humidité.
Issue de la gorge profonde qui prend sa source dans le cœur, L’eau jaillit du bleu de ses yeux comme une fontaine pathétique. Et dans ce puits, j’y vois un monde d’où fuse ce regard vainqueur Qui encourage l’audacieux qui boira l’amour magnétique.
De source sûre, un troisième œil permet de voir plus de couleurs Et de percer la dimension qui ouvre le temps et l’espace. Je ne dis pas ça par orgueil mais j’ai au front une douleur Qui me fait monter la tension et me colorise la face.
Lorsque les amoureux s’enlacent en quête de fécondité, Un glaçon en forme de cœur donnera la touche d’humour. Juste un petit cube de glace renforcera l’intensité Lorsque coulera la liqueur dans le tendre godet d’amour.
Tandis qu’un coq conquistador pointe son bec écornifleur En poussant son cocorico pour saluer le soleil levant, Mademoiselle prend son bain d’or dans les champs de colza en fleurs En imitant un coquelicot qui se redresse à contrevent.
Juste saupoudrée de soleil qui l’a embrassée ce matin, La princesse risque, par méprise, d’être aperçue à l’horizon Puis, de se faire tirer l’oreille et se faire traiter de catin Par la reine de la nuit, surprise, qui l’accusera de trahison.
Après le petit-déjeuner, je réserve le temps d’une pause Utile sans préméditation pour capter la couleur du jour. Je laisse mes idées s’égrener tandis que le corps se repose Comme une revendication incontestable que je savoure.
Selon les jours de la semaine, selon si le temps est morose, Selon la Lune et les saisons, l’humeur colore mon baromètre. Selon l’activité humaine, la journée sera bleue ou rose Ainsi le cœur et la raison s’accordent à ce colorimètre.
La cafetière rituelle, l’œuf à la coque habituel, Apportent au matin cet arôme qui s’imprègne dans la maison Comme une ode spirituelle à cet instant perpétuel Qui donne à la femme comme à l’homme l’harmonie en toute saison.
Parmi les signes astrologiques, certains apparaissent en double Comme les gémeaux, les poissons et les joueurs en sagittaire. Ceux-ci, contre toute logique, jouent mieux quand leur vision se trouble Après s’être épris de boisson mais dans un verre solitaire.
Les projets les plus farfelus parfois connaissent la réussite Alors que personne n’y croyait ou les pensait irréalistes. Quelques poètes chevelus qu’aucun savant ne plébiscite Ont réussi à l’octroyer car ils étaient juste utopistes.
Lorsque le projet tombe à l’eau, j’ai envie de le protéger Afin qu’il prenne son essor et qu’il poursuive sa carrière. Même s’il semble un peu pâlot, même s’il est un peu léger, Juste un petit coup de ressort et, pourquoi pas, une prière.
Mais passent et passent les années et le projet inaperçu N’a pas su gagner la confiance ou je manquais de clairvoyance. Tant pis s’il était condamné – peut-être suis-je un peu déçu – Mais dans toute cette insignifiance, j’ai vécu ma propre expérience.
Les pattes accrochées au fumier, le coq est si fier de chanter ! Les racines plongées dans la boue, la fleur de lotus s’ouvre au jour. Ne craignons pas d’avoir les pieds dans la merde et devoir déchanter Car nous en sortirons debout nos plus belles histoires d’amour.
Cette belle couleur marron, si répandue et odorante, Devrait plutôt porter le nom de peinture à merde marrante. Finalement, notre passage, dans cette vie insignifiante, Se résume au matelassage de la planète par notre fiente.
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Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
Je ne suis pas les chemins tracés Mais je suis mon propre chemin ; Mes reflets verts sont des repères Pour celui qui veut l’emprunter.
Mon chemin n’est pas le plus court Mais il embrasse les paysages ; Je ne sais pas où il arrive Mais c’est toujours une surprise.
Il suit les contours du terrain Et fait des circonvolutions ; Il n’obéit pas au cartographe Mais pour moi c’est le plus adroit.
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Les femmes-caméléons existent mais se fondent dans le paysage, Même si cela peut vous paraître un fantasme de littérature. Mais si votre attention persiste, vous verrez qu’elles vous dévisagent En hésitant entre apparaître ou disparaître dans la nature.
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L’amour défrise la raison et frise les grands sentiments ; Les yeux, frappés de cécité, n’observent plus qu’avec le cœur. Selon la mode et les saisons, il habille ainsi les amants Et leurs visages surexcités lancent des regards alambiqueurs.
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Faire l’amour dans l’espace-temps demande un drôle de scaphandre, Une tenue particulière pour l’attraction paradoxale. Ses coups de foudre dévastant – dont nous ne savons nous défendre – Shuntent de façon singulière dans les profondeurs abyssales.
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Lors d’une nuit blanche, sortez guetter le wagon restaurant ; La Mort, assise sur la banquette, vous invite en tenue légère. Afin de vous réconforter, commandez un revigorant ; Parlez à la bonne franquette car elle n’est que passagère.
Si elle vous demande la station à laquelle vous voulez descendre Répondez-lui « au terminus » aimablement dans un sourire. Selon son appréciation, elle se transformera en cendres Sinon deviendra la Vénus qui vous aimera à en mourir.
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Les flammes viennent batifoler attirées par le phénomène De l’égrégore qui se soulève dans des essences aromatiques. Blottie contre le feu follet, l’indienne reprend forme humaine Lorsque la lune bleue se lève sur la forêt fantomatique.
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Le plafond bascule au plancher, les tableaux tournent autour des murs ; Ce vendredi, jour de vertige, je vais rester à la maison. Je ne sais comment déclencher l’effet qui prend cette tournure Mais, de plus en plus, je voltige et n’en connais pas la raison.
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Bains de fougères et de ramures tannent ma peau d’un air sauvage Et les ombres qui s’y dessinent m’empreignent de leurs signatures. Alors le vent, dans un murmure, chante et caresse mon visage Et je transplante mes racines dans le terreau de la nature.
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Quand elle nage entre deux eaux, sa dépression paraît morose Mais c’est afin de respirer entre les vagues de déprime. Puis, elle lèvera le museau afin de voir la vie en rose Et se sentira inspirée par une exaltation en prime.
N’ayez pas peur de son fantasme ! Lucifer parfois se transforme Pour provoquer par la douleur des suggestions cauchemardesques. Mais finalement, quel sarcasme ! Cette vision reste conforme À une chimère en couleurs grimée en vache à lait grotesque.
Toutes les énergies cosmiques que les sept chakras orientent Forment une aura communicante durant une méditation. Les orifices anatomiques jusqu’à la bouche souriante Apportent à la pratiquante d’amoureuses palpitations.
Tout cœur plongé dans un amour reçoit une intime poussée Égale aux élans déplacés des sentiments manifestés. La physique et l’ sens de l’humour ne se sont jamais repoussés, Ce qui permet de déglacer les filles sans les admonester.
Bien que vêtue de pied en cap, moi, à travers ses vêtements, Je vois les pensées qui l’habillent selon la mode de son cœur. À son regard qui me décape, elle a tendance évidemment À croire que je la déshabille et m’envoie toute sa rancœur.
Comme elle sait que je perçois ce qui émane de son cœur, Elle s’abrite pudiquement d’une carapace avisée. Hélas, son mamelon sursoit à m’informer à contrecœur Qu’elle aimerait avidement que je rehausse ma visée.
Contrairement à la plupart des habitudes attractives, J’ai une boussole intérieure qui perd le nord selon le lieu. Là où l’amour n’est nulle part dans une foule adaptative, Mes pensées deviennent extérieures et je m’enfuis de ce milieu.
Quand les lieux ont été chargés de lourdes spiritualités, Mon âme part à la renverse et mon cœur tourne dans l’autre sens. Je monte en bas pour décharger tout ce trop-plein d’actualité Et je descends sans controverse vers les hauteurs de mes absences.
Dans le bleu d’une nuit d’orage, un éclair surgi des ténèbres Porte juste la touche orange qui marque sa jeunesse en herbe. Pertinent, subtil éclairage sur un mur noir qui enténèbre Mais caresse d’une main étrange l’apparition au charme acerbe.
L’ennui se tisse sur l’azur par des lettres écrites en fil d’or Pour chasser les nuages épars qui pourraient crever de déprime. Alors au fur et à mesure que la mélancolie s’endort, Malheurs et bonheurs se séparent sur l’humeur qui se décomprime.
Le masque devient obligatoire – qu’il soit ou ne soit pas commode – Chacun en fait une occasion pour s’exprimer à sa façon. Bientôt les couturiers notoires sauront l’apprêter à la mode Et nous connaîtront l’invasion de virales contrefaçons.
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La civilisation en marche, alliée au progrès du futur, Nous télécharge à domicile les fruits du monde épicurien. Quel plaisir pour le patriarche d’offrir à sa progéniture Des objets les plus imbéciles aux gadgets qui ne servent à rien.
Mais voilà qu’un couac intervient dans cette chaîne industrielle ; Un poison lent s’est immiscé dans toute la consommation. Et comme personne ne parvient à en fabriquer des kyrielles, Voici la fin d’une odyssée et de la mondialisation.
Lorsque le temps est à l’Orange, elle porte une robe bleu clair Alors que si l’heure se fixe à midi, elle reste sur sa faim. Mais dès qu’il pleut, elle se change et tapote une lettre éclair Mais comme elle est tellement prolixe, on n’en verra jamais la fin.
Comme une parthénogenèse, souvent femme enfante une fille Comme s’il paraît naturel que la femme est universelle. Mais serait-elle bien à son aise et heureuse dans sa famille Si le mâle n’avait point sur elle un piège à flirt qui l’ensorcelle.
Toutes les filles ont une mère et c’est une chaîne sans fin Qui remonteraient aux racines de la première femme de la Terre. Si je déroulais le sommaire de tout le genre féminin, J’aurais la carte que dessine sa génétique secrétaire.
L’homme passe un quart de sa vie à s’amuser comme un gamin, Après, un quart d’adolescence à critiquer ceux qui les aiment. Tandis que ces quarts sont ravis, les autres, parmi les humains, Travaillent et rament dans l’abstinence mais finalement, ce sont les mêmes.
La femme passe un quart de sa vie à s’amuser comme une gamine Puis, tout dépend de la façon dont elle dirige sa vie féconde ; Soit sa famille la ravit de l’aînée à la benjamine, Soit elle trouve le chausson qui lui fera gravir le monde.
Pour rivaliser de beauté, une robe en plume de paon Dirigera tous les regards et lui octroiera la médaille. Mais toute la charibotée de pacotille sur tous ses pans Complique la vie qui s’égare dans l’apparence et les détails.
Notre planète, drôle de manège, nous change souvent les usages Selon les changements d’époque, des bourreaux aux souffre-douleurs. Mais après la pluie et la neige qui nous changent les paysages, Toujours le même système ad hoc revient mais d’une autre couleur.
Assis sur le rebord du monde, je me posais cette question À propos de sa destinée dans cet univers infini. Mais je n’ai plus qu’une seconde avant de faire une suggestion Car tandis que j’ baratinais, je crois bien que tout est fini…
Bonne nouvelle cependant pour les survivants et leurs chiennes ; Demain la mode unifiera le monde entier aux mêmes tons. Finis les noirs, les jaunes et blancs. Vivent les teintes daltoniennes ! Le futur se justifiera de nous avoir traités de moutons.
À son museau couleur d’ébène qui rappelle le bec du corbeau Et à ses oreilles rouquines qui évoquent l’appel eu renard, Assurément, De la Fontaine aurait changé ses contes verbaux Par une fable plus coquine nommée « l’enfance du Cornard ».
Si Dieu avait fait les chevaux doté d’ailes à grande envergure, Alors notre plus belle conquête serait Pégase ou sinon rien. Et depuis les temps médiévaux, les bons et les mauvais augures Seraient livrés à la requête de courriers postaux aériens.
L’inconscient sent son cauchemar s’insinuer dans tous les rêves Qui viennent le hanter la nuit comme si c’était prédestiné. Car le jour nous en avons marre de voir que l’on vit ou l’on crève Selon un pouvoir qui nous nuit à défaut de nous estimer.
Tant elle usa, elle abusa de son pouvoir bouleversant Qu’elle ne put quitter son plafond sur lequel elle se confinait. Son mari point ne s’amusa et trouva plutôt renversant De la voir en toile de fond, nue, tandis qu’il se lancinait.
À l’assemblée des utopistes, il n’existe qu’une seule règle : Celle de n’en établir aucune car elles les mettent en addiction. La moindre loi met le lampiste à l’abri – il se croit espiègle – De ses erreurs et ses lacunes par esprit de contradiction.
Moi, qui suis un vrai utopiste, j’ai rêvé de tant de pays Où hommes et femmes vivent ensemble d’eau fraîche et d’amours merveilleuses, Que j’ai effacé toutes les pistes de peur qu’ils ne soient envahis Par des râleurs qui se rassemblent pour créer des lois ennuyeuses.
L’élection de la Reine des sorcières reste un spectacle inoubliable Car elles s’apprêtent au concours pour élire des leurs, la plus « bitch ». Il échoit au bénéficiaire – le maître des céans, le Diable – De choisir dans sa basse-cour la poule à la robe la plus kitsch.
Après avoir bien forniqué pour la fête de Lucifer, Les sorcières saluent le soleil en offrant leurs formes girondes. Puis, elles vont pique-niquer toujours à poil, faut pas s’en faire, Et rentrent sans donner l’éveil jusqu’à la prochaine lune ronde.
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Dans la nuit d’une pleine lune quand les villageois sont couchés Les femmes sortent à l’improviste pour satisfaire leurs désirs. Impudentes et sans honte aucune, elles dansent nues sans se toucher Jusqu’à ce qu’un diable opportuniste les fasse hurler de plaisir.
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Pour tenter les jolis garçons, il suffit d’un chapeau pointu Qui leur suggère une érection proportionnelle et sans détour. Puis on mesure au caleçon l’angle arqué du sillon pentu Qui se redresse en direction de l’aventure sans retour.
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Juste un peu décontenancée devant son monde qui vacille Et par la vague d’émotion qu’accompagnait son faible espoir, Elle hésita à compenser la peur qui, dans son cœur, oscille Par cette absurde disproportion, mêm’ si c’ n’est pas la mer à boire.
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Ma petite femme en parts égales pour chaque jour de la semaine. Lundi, je commence par baiser sa bouche et ses deux yeux vairons ; Le mercredi, je me régale à téter sa poitrine amène Et le dimanche, tout embrasé d’un feu d’amour dans son giron.