Quand j’entreprends un exercice, je me fixe un cap à atteindre Mais plus je monte les étapes et plus l’objectif se prolonge. Il faudrait que je raccourcisse mes prétentions ou les restreindre Sinon mon ambition m’échappe et tout finit dans des mensonges.
Demain la technique saura comment rhabiller tous les nus Demain la censure pourra aux ronds-points et aux avenues, Gommer les seins, barrer les culs, flouter les sexes de tous poils, Prêcher la honte aux convaincus qui tiennent les cordons du poêle.
On enlèvera les cigarettes, la pipe au bec des comédiens, On changera tous les gros mots par du politiquement correct. Dans les romans, chaque amourette sera chaperonnée par un gardien Des mœurs et enfin les homos seront neutralisés direct.
Les chats siamois, de Thaïlande ou sylves sauvages de Norvège, Avec les roux, les noirs, les blancs et les chats tigrés de gouttière, Toutes les nuits nous enguirlandent pour bouffer, sortir ou que sais-je Tant et si bien qu’il est troublant qu’ils n’aient, eux, aucune frontière.
Le gros Maine Coon vient d’Amérique, le pays de la démesure Et le chat nu viendrait de Chine – à moins qu’ ce n’ soit du Canada – Toujours est-il qu’apriorique que soit le chat contre nature, Il pèse et nous courbe l’échine et jusqu’au bout nous rend fadas.
Ell’ s’était fait coudre une robe de la couleur d’un chien de race Et quand ell’ vous passait devant vous voyiez son garde du corps. Or pour espérer que se dérobe cette pudique carapace, Il vous fallait, sur le divan, faire le beau et pire encor’.
Bien sûr, une femme légère ne doit pas être prise à la légère ; Il faut savoir faire son choix par les plus belles filles de joie. Pas question de juste essayer, vous devrez toutefois payer Mais une prime vous assagit ; un’ remise de blennorragie.
Je préfère « entre de beaux draps » plutôt qu’ « entouré de beau linge » ; Je préfère être entre vos bras que dans vos parties de méninges ; Je préfère la femme publique à l’a pute de la république ; Et enfin la fille de joie qu’aux réjouissances des villageois.
La Croix rouge change son emblème, une croix rouge sur fond blanc, Pour une femme sur fond noir, visage et roses rouge sang. La femme n’est pas un problème, le rouge sang n’est pas troublant ; Pourquoi ce fond de désespoir ? Pour que l’espoir soit cent pour cent !
Terminé de se chamailler pour des marins si chauds lapins Qu’ils ont une femme dans chaque port et une sirène dans le hamac. Elles se sont mises à démailler des nœuds aux ragots des tapins Et quand elles viennent faire leur rapport, les femmes crient : « Oh Tabarnak ! »
Quand ell’ marmonne et soliloque si l’objectif n’est pas au centre, Ell’ guette le sujet découvert et le renvoie au postérieur. La photographe ventriloque prend des photos qui parlent au ventre Dont le nombril, demeure ouvert, seul témoin avec l’extérieur.
Pendant certaines parties d’échecs, les cavaliers courtisent les dames Et les chevaux paissent au hasard parmi les pièces et les pions. Jusqu’à c’ que Messieurs les évêques brandissent le péché infâme Contr’ ces chevaliers partouzards qui ont attrapé des morpions.
Il suffirait d’un sombrero assez large et assez léger Pour protéger pudiquement le corps par l’ombre générée. Remplacez donc vos boléros, sortez en tenue allégée Et sans le moindre vêtement puisqu’ celui-ci est suggéré !
Je les imagine tressés pour ombrer l’ corps d’un écossais Ou bien avec de fines rayures pour faire un bronzage à zébrure. Je vous conseille, sans vous presser, avant qu’ les stocks soient défaussés, D’aller quérir votre galure et faire la nique à la censure.
Comme quoi, les prières du soir ne sont pas tombées dans l’oubli Car un ange a pris la commande de la descendante de Marie. Comme il ne pouvait plus surseoir à ce qu’elle soit rétablie, Son père accepta sa demande et lui accorda son mari.
J’aim’ voir la liberté en marche ou plutôt rouler sous le vent Qui s’engouffre dans ses vêtements et les transforme en oriflamme. J’aime l’audace matriarche qui ouvre la voie au levant Pour délivrer complètement de l’oppression toutes les femmes.
Au tabac et à la picole, elle s’était défaite, impavide, Pour l’atmosphère parfumée par une vie d’anachorète. Tandis que les vapeurs d’alcool saturaient ses envies de vide, Ses rêves partirent en fumée en volutes de cigarette.
Lorsque les rêves en noir et blanc restent noyés dans la fumée, L’explication reste cachée derrière un rideau de douleur. Cependant qu’en arrière-plan marche une fille costumée, Pardi, ce ne peut être que Morphée qui met du noir dans ses couleurs.
Puisque les rêves en noir et blanc veulent imposer leur pouvoir, Rien que pour les contrarier, cette nuit, je rêverai de roses. Point n’ai besoin de faux-semblants et je vais tellement en vouloir Que je vais même me marier avec un’ fille à l’air morose.
Beaucoup de rêves en noir et blanc révèlent une seule couleur. Cette nuit, le rouge était mis comme une poignée de framboise Que je dégustait en tremblant pour ne pas causer de douleur Dans les cheveux de mon amie qui m’ faisait un’ mine pantoise.
Ce couple de souffleurs de verres se détendait en compagnie De quelques bulles de savon qui s’envolaient de leur terrasse Et que lorgnaient d’un œil sévère une paire de bengalis Qui – maintenant nous le savons – n’aimaient pas trop qu’on les harasse.
Car ils craignaient la concurrence de ces poids plus légers que l’air Et qui volaient béatement comme des oiseaux sans cervelle. Il était vrai, qu’en l’occurrence, deux pigeons au vocabulaire Restreint et sans débattement les qualifiaient de bartavelles.
Tableau d’Armen Gasparyan sur http:art-vzglyad.rugasparyan_armen .
Comme elle sortait de sa douche, juste vêtue d’une serviette, Les mains passées dans les cheveux, seins nus et mamelons turgescents, Elle ouït sortis d’une bouche qui lui parlait à l’oreillette, Ces mots-là : « C’est toi que je veux ! » émis d’un ton bouleversant.
Elle se retourna d’un bond pour corriger le polisson Qui avait proféré l’audace d’une pareille effronterie. C’était ce drôle de vagabond, ce nain vêtu d’un Pellisson, Qui venait, de façon fadasse, faire une drôle de plaisanterie.
Tableau d’Armen Gasparyan sur http:art-vzglyad.rugasparyan_armen .
Comme un château de porcelaine et céramique de Moustier, Elle avait peint son petit monde avec la terre des potiers. Elle adorait les capitaines dans les romans de flibustiers Dont les épopées vagabondes chaviraient son cœur tout entier.
Elle ne voit pas avec ses yeux mais par un vol de tourterelles Qui lui apportent les présages dont elle m’offre la primauté. Je ne suis pas superstitieux mais sa sagesse intemporelle, Bien qu’elle cache son visage, m’apparaît de toute beauté.
Tableau d’Ofra Amit sur https:cuadernoderetazos.wordpress.com20120831desde-israel-ofra-amitamp .
Les oiseaux régnaient dans son cœur rempli de nids et d’alvéoles Où elle bichonnait chaque œuf comme trésor le plus précieux. Elle guettait le petit chœur des oisillons – tous fils d’Éole – Qui lui offraient un bonheur neuf à chaque avènement facétieux.
Son père lui a bien accroché sa balançoire au plus grand chêne Que la petit’ fille a adoré car ell’ lui confie ses secrets. Tout ce qui lui est reproché passe par les branches qui déchaînent La clairvoyance des forêts à travers son ami sacré.
Tableau d’Ofra Amit sur https:cuadernoderetazos.wordpress.com20120831desde-israel-ofra-amitamp .
Comme le clavier d’un piano rayé de noir, rayé de blanc, Les musiciens jouent en duo paré de leurs belles rayures. Car Luis et Mariano, même s’ils ne sont pas ressemblants Avec leurs chemises fluos se reconnaissent à leur allure.
Pourquoi donc l’emblème du zèbre ? C’est lors d’un séjour en Afrique, Alors qu’ils étaient débutants, qu’ils l’ont croisé dans sa savane. Depuis ils sont devenus célèbres car ils ont mis dans leur musique Ce noir et blanc se culbutant dans un mouvement de pavane.
On dit souvent que le taureau n’est pas trop imaginatif, Qu’il rumine sa marguerite sans dévier de son chemin. Mais il s’en moque d’être un héros ! Son espoir déterminatif, C’est vivre une vie émérite, du pain, du vin à portée d’ main.
Tableau de Sergio Vergara sur https:www.artmajeur.comensergiopintoartworks7006147el-toro-massimo .
La licorne serait télépathe, du moins c’est ce que j’en ai lu. Alors j’aimerais rencontrer cette créature fabuleuse Pour, tout d’abord, qu’elle m’épate par sa faculté d’absolu De savoir venir à l’encontre de ma mémoire nébuleuse.
Tableau de Sergio Vergara sur https:www.artmajeur.comensergiopintoartworks7006147el-toro-massimo .
Dans le royaume de la nuit, deux reines partagent le règne ; Lucifer, prince des ténèbres, n’a jamais su se décider. Bien sûr, l’une des deux s’ennuie que son monarque la contraigne Tandis que la seconde célèbre sa nuit de noces rétrocédée.
Elle fulmine, elle est jalouse, elle fomente dans la tourmente Tandis que l’autre jouit du sceptre dans la couche de Lucifer Mais qui demain aura le blues car elle ne sera plus l’amante Mais celle’ qui sentira le spectre de l’ennui comme un crucifère.
Si les sirènes n’existaient pas et les chevaux ne parlaient pas, Je n’aurais pu vous raconter ce que mon chat m’a rapporté Qu’il appris par ses amis – des rats de Mésopotamie – À propos d’une cavalière et sa monture singulière.
Alors… il était une fois, un intrépide cheval de bois Qui coula à pic lors d’un naufrage et connut d’autres pâturages. Une sirène l’apprivoisa et le cheval en pavoisa Tant qu’ils connurent l’aventure et l’amour en villégiature.
Les yeux bandés, elle s’entraine à bâtir des châteaux de cartes Car ell’ sent des doigts la substance sur laquelle s’appuie tout l’espace. Comme les secondes s’égrènent du temps qui peu à peu s’écarte, Elle requiert une assistance auprès du premier ange qui passe.
Tableau de Sergio Cerchi sur https:ociointeligenteparavivirmejor.blogspot.com201605pintores-de-hoy-84-sergio-cerchi.html?m=1 .
Un coup de peigne sur les cheveux bien droit sur la poitrine offerte Mais cachée par l’oiseau en cage qui s’est déposé sur le buste. On ne le voit pas, c’est ce qu’elle veut ; évidemment elle déconcerte Elle joue avec les trucages dont le bon sens nous tarabuste.
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Je l’ai revue une dernière fois toujours comme à l’accoutumée ; Je portais encore son chapeau, ell’ m’a dit qu’ell’ devait partir Auprès de ses amis d’autrefois car sa flamme était consumée Et comme je l’avais dans la peau, je n’ai rien su lui répartir.
Je l’ai revue juste vêtue de son chapeau Qu’elle portait entre les cuisses pour me saluer. Elle le leva trois fois de suite comme un appeau ; Je vous promets que j’ai eu le temps de l’évaluer.
Hypnotisé, je m’approchai du fruit tendu. Elle me coiffa de son chapeau et m’embrassa. Puis, elle m’a déshabillé, bien entendu, Me fit l’amour et, son couvre-chef, ramassa.
Elle me l’offrit en souvenir de l’aventure, Me baisa une dernière fois puis, disparut. Depuis je porte ce chapeau plein de peinture Par les chemins de la forêt qu’ j’’ai parcourus.
J’aurai plus rêvé que vécu dans mon existence de fou Tant il existe de belles femmes qui invitent aux plus beaux voyages. J’en reste même sur le cul tellement tous ces rendez-vous Se déclenchent tandis que ma dame croit que j’écris mes scribouillages.
Jamais. Je ne saurais jamais si elle était nue ou vêtue. Je l’ai rencontrée en forêt tandis qu’elle m’observait venir. Moi, je pensais qu’elle se pâmait juste de peinture revêtue Mais elle a fui sans ignorer que je garderai son souvenir.
Je ne me souviens plus très bien… était-ce un chat ou un bichon Grognant assis à ses côtés chaque fois qu’elle me parlait ? Tandis qu’un couple microbien installé à califourchon Sur son chapeau tout fagoté de fleurs des champs et d’orge perlé.
Lorsque je pose une question, la réponse n’ se fait pas attendre Mais elle arrive dans mes rêves d’une manière sibylline. Après trois jours de digestion parfois je commence à comprendre En revoyant l’image brève de Morphée en robe crinoline.
Quand elle arbore son bicorne, Arlequine veut communiquer Qu’elle hésite entre deux amants et ne sait vers lequel pencher. D’un cancer ou d’un capricorne, lequel des deux va forniquer ? Lequel va la rendre maman ? Duquel son cœur va s’épancher ?
Le chapeau lui sert de balance, comme Cupidon son pendule, Qui pèse l’âme et l’énergie élue du prétendant vainqueur. Bientôt elle rompra le silence aussitôt qu’une corne ondule Afin d’entrer en synergie avec le maître de son cœur.
Parmi les êtres fantastiques qui peuplent le monde des rêves, La reine ambulante des limbes vaut bien son poids en angevines ! Avec sa couronne orgasmique qui résonne d’une onde brève Comme une sainte dont la nimbe émet la lumière divine.
La musique aurait des couleurs qui ne se voient qu’avec le cœur Et que la musicienne transmet des vieilles chansons ottomanes. Elle exprime aussi les douleurs, les afflictions et les rancœurs Mais qui reviennent enthousiasmées aux oreilles du mélomane.
La libellule m’a pardonné lorsque je lui ai proposé De lui dédier ce poème qui la présente à mon public. Elle s’est donc abandonnée dans une humeur plus reposée Et son petit air de bohème m’apparut comme une supplique.
À toutes les petites fées que je rencontre dans ma vie, Je vous aime et je vous adore pour vos belles inspirations. Les libellules ont un effet particulier qui me ravit : Ell’s ressemblent à un rayon d’or qui fait tout’ mon admiration.
Une libellule s’est posée sur le bord de mon encrier Et dans son petit gazouillis, elle me fixe et m’apostrophe : « Monsieur, vos poèmes sont osés et les femmes y sont décriées ! Vos vers sont d’un beau cafouillis à chaque ligne, à chaque strophe ! »
J’ai bien écouté sa critique car elle est souvent pertinente Et je demande à mes lectrices si elles pensent la même chose. Bien sûr, c’est de l’autocritique car c’est ma plume proéminente Qui trace la ligne directrice de mes érotiques psychoses.
Drapée de rouge, au vent flottant comme une femme en cerf-volant Qui cherche auprès du soleil pâle l’inspiration d’un mouvement, Pareil aux oiseaux sifflotant et qui s’en vont batifolant Au large de la Côte d’Opale qu’ils se réservent jalousement.
Elle en a saisi le principe, elle l’a appris à son corps Qui saura se mémoriser le tournoiement et l’amplitude. Déjà son âme s’émancipe et son esprit est en accord Avec l’espace valorisé par le vent et sa promptitude.
Le rideau tombe sur la mer, l’entraînement est terminé ; Le cœur battant, le corps battu, l’artiste rentre en son logis. Et sur la plage douce-amère d’un soleil indéterminé, Les nuages noirs rabattus referment leur morphologie.
Elle déshabille les livres page après page, lentement Pour en savourer le plaisir de mettre à nu chaque chapitre. Joie solitaire qui la délivre, au creux de son appartement, De la folie et du délire que lui évoque son libre arbitre.
Ell’ commenc’ toujours par la fin le moindre roman policier Car l’intrigue, ainsi dévoilée, met plus de sel aux personnages. Elle a voyagé aux confins des mers par les beaux officiers Qui lui ont, le cœur, étoilé au moment du déboutonnage.
Si la fin n’est pas à son goût, elle en invente une à dessein En jouant la femme fatale, beauté virginale ineffable. À New-York, Paris ou Moscou, le héros caressant ses seins Prodigue des amours fœtales… qui, hélas, ne sont qu’une fable.
Malgré ses ennemis sournois, le capitaine, maître à bord, Coulera avec son navire plutôt qu’ manquer à son devoir. Il y aura un sacré tournoi, une fois ouvert le sabord Mais il a déjà vu le pire et c’est ce que nous allons voir !
Sous la pluie, la ville lumière explose d’un million de feux Qu’éclabousse un million de gouttes qui se diluent sur la chaussée. Bien sûr, la pluie est coutumière et pourtant je forme le vœu Que le ciel toujours nous égoutte pour, nos prières, exaucer.
Je ne peins que des femmes nues car je me perds dans les faux plis Des vêtements trop compliqués et leurs textures difficiles. Je les aime aussi bien menues, le corps parfait et accompli ; Tout ce que j’ai à expliquer, c’est que le nu est plus facile.
Chaqu’ fois que j’lui prenais une pièce elle enlevait un vêtement ; Elle fut vite déshabillée mais joua sans être empressée. Je lui laissais par gentillesse m’en prendre avec halètements Et sous ses yeux écarquillés je lui montrai mon roi dressé.
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Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
Quand elle rentre à la maison, elle ôte tout sauf ses chaussures Et ses bas rouges pour s’asseoir confortablement adossée. Je lui demande la raison de vouloir tenter la censure Mais elle répond sans surseoir qu’elle aime être à poil mais chaussée.
Le dessinateur amoureux des personnages qu’il dessine, Aime bien se représenter dans l’histoire pour s’en rapprocher. Certains bellâtres langoureux sous un trait de plume assassine Sont leur manière d’éventer une frustration reprochée.
Les dessinateurs humoristes aiment placer les jolies filles Dans une situation burlesque pour se retrouver chocolat. Et moi je me fais secouriste et sauve celle qui vacille En créant un rocambolesque moyen de la tirer de là.
Ma myopie a l’avantage de me permettre d’observer Tout en jurant que, sans lunettes, ma vision floue me diminue. Je dirais même davantage que ce défaut m’a réservé De belles surprises à l’aveuglette en me floutant les femmes nues.
Photo de Peppina Winter par Henri Senders sur https:www.josephandjames.com .