À l’heure du changement de saison, ma femme vide les placards ; Elle ne veut plus des vieilleries et des rossignols démodés. Chambardement dans la maison ! Tout est évidé aux trois-quarts, Les commodes et les penderies, Fi des fourbis incommodés !
Et moi, je porte les cartons, je tourne autour des containers Je débarrasse le fardeau de six mois à se défringuer. Je fonce avec mon charreton au pas de course et entraîneur Dont compatissent et mon dos et mon bassin tout déglingués.
Toi, qui a connu autrefois le vieux moulin de la Galette, Te souviens-tu des bals publics dans l’allégresse des années folles ? Il n’en reste plus toutefois que des gravures et chansonnettes Qui font rêver d’une supplique aux souvenirs un peu frivoles.
Rappel à des amours d’antan dans les chansons de Tonton Georges, Mémoire des moulins à vent selon les couleurs de Vincent, Restaurant mythique et tentant où le tout Montmartre s’engorge Ou le dernier des survivants de tous ces vieux monstres grinçants.
Bien que je ne sois ni lycanthrope, ni sorcier, ni goule, ni vampire, Je me réveille pile à minuit quand la Lune est à l’apogée. Mon cœur devient plus philanthrope comme si un amour l’inspire Et mon âme se fond dans la nuit dans une synergie prorogée.
La Lune répand la dopamine qui m’apporte satisfaction, Son halo, la sérotonine qui me transmet l’exultation. La pleine lune, l’ocytocine source de la délectation Et je sens de toutes mes racines remonter une expectation.
Les coquelicots cèdent la place au tournesols, chacun son tour. La grande horloge de la nature orchestre les fleurs à la mode. La Terre effectue en surplace l’essayage de ses beaux atours Qui défilent en villégiature dont ses habitants s’accommodent.
Selon les humeurs du printemps, les roses ajustent leurs épines ; Selon les caprices de l’été, s’effeuilleront les marguerites ; Selon l’ardeur du vent d’autan, s’inclineront les aubépines Et selon l’automne annotée, sortent les colchiques favorites.
Les civilisations anciennes n’ont laissé que peu de vestiges À part un tas de pyramides disséminées sur la planète. Laïques, divines ou païennes, leur nombre donne le vertige Avec leurs, austères ou morbides, miscellanées de devinettes.
Peut-être l’une d’elles abrite un Alien en hibernation Qui attend son explorateur comme la Belle-au-Bois-Dormant. Quand l’un d’eux verra que s’effrite sa pierre avec consternation, Souhaitons que son profanateur se révèle un prince charmant.
Un peu, beaucoup, passionnément, longtemps après l’avoir aimé, Elle conserve son empreinte sur son corps tout érotisé. Elle en apprécie l’agrément par les énergies essaimées Qui rayonnent dans les étreintes sur ses organes hypnotisés.
Ainsi l’amour s’est imprimé comme sur une pellicule Qu’elle n’a plus qu’à rembobiner pour en revivre chaque moment. Mais elle prépare son périnée à accueillir les testicules Pour leur semence inopinée qui fera d’elle une maman.
Que Dieu créât à son image une Ève admirable et parfaite, Me prête à penser qu’il est Femme, Éternelle et Immaculée. Sa création serait l’hommage devant la Terre stupéfaite D’offrir à la première dame un paradis miraculé.
Alors Ève devint son disciple et commença à l’imiter Mais elle créa à sa réplique une Lilith mal embouchée. Une succession de périples aurait finalement limité Un compromis qui nous explique qu’Adam fut dur à accoucher.
Les tours de Babel sont partout dans chaque ville de chaque pays, Et particulièrement les banlieues, les cités et les H.L.M. Qui sont des résidences fourre-tout où viennent des états envahis Les victimes des guerres qui n’ont lieu que pour attiser les dilemmes.
À chaque appartement sa langue, sa religion, ses traditions. J’y croise des femmes péruviennes et des tibétains costumés. J’y vois par effet boomerang, de retour des extraditions, Des expulsés qui nous reviennent avec des enfants présumés.
Moi-même, je suis un étranger dans un pays où l’habitant Ne parle pas la langue officielle mais un dialecte bien helvétique. J’ai tenté de m’y arranger mais mes résultats attristants Sont tellement superficiels que j’en suis devenu hermétique.
Collage de Luca Galofaro à partir d’une photo de Paolo Monti.
Aux confins de la Voie Lactée, la Grande Ourse étend son chariot Pointant, d’une éclipse solaire, Alcor à sa fille requise. Mais celle-ci décontractée, suivra un autre scénario Délaissant l’Étoile Polaire pour ses cousins sur la banquise.
La blancheur de fleurs nivéales qui illuminent l’Antarctique, Bercent sous zéro centigrades un été aux mille ressources. Alors sous l’aurore boréale, aube chamanique et cathartique, On voit danser les plantigrades et leur cousine la Petite Ourse.
(Tableaux de Susan Seddon-Boulet sur http:artilo-artilo.blogspot.com201207seddon-boulet.html . Alcor : Étoile de la constellation de la Grande Ourse formant système avec Mizar et bien connue d’Arsène Lupin.)
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L’homme est épris de la vitesse et dès qu’il lâche les verrous, Il aime accélérer sans cesse pour vivre sur les chapeaux de roues. Vélo ou patins à roulettes, jamais son rythme ne s’arrête En auto et même en poussette et ce depuis belle lurette.
Vive le sport automobile pour foncer à la supérette ! Vive le sport vélomobile supérieur à la voiturette ! Vive la moto du motard pour vaincre les encombrements ! Vive le landau du moutard qui roulera précocement !
Que la roue reste en équilibre ainsi que son consommateur Et qu’il ne fonce pas à tue-tête comme un fou du volant maboule ! Se grouiller n’est pas être libre ; le temps est un déformateur Et celui qui s’en fait l’esthète n’est rien d’autre qu’un con-qui-roule.
Illustration pour « Le retour de Valhardi » de Joseph Gillain alias Jijé.
D’abord jeunes chenilles, les femmes-papillons Vivent une adolescence dans des atours abscons ; Elles ne portent aux chevilles que quelques cotillons Et vivent dans l’indécence, à poil dans leur cocon.
Un matin de printemps, c’est la métamorphose ; L’adolescente aigrie est devenue princesse. Ainsi lorsqu’elle étend ses jeunes ailes roses Sous un corps amaigri, se dévoilent ses fesses.
Tableaux de Susan Seddon-Boulet sur http:artilo-artilo.blogspot.com201207seddon-boulet.html .
Lever de milliers de soleil sur un firmament d’améthyste ; Des milliers d’astres sentinelles à la recherche d’une étoile. Celle-là dont l’éclat balaye d’une chaleur énergétiste Sa lumière pure originelle qu’un dieu déposa sur la toile.
Car l’observateur devient Dieu, celui qui voit, celui qui crée ; Le pinceau obéit au maître qui tire la vie du néant. Au crépuscule, dans un adieu, les tournesols vouent en secret L’engagement à se soumettre à l’univers condoléant.
Vagues mauves vers l’infini qui disparaît à l’horizon Sous un soleil complémentaire qui déverse l’or dans le ciel. Vagues violettes indéfinies de la lavande en floraison À la surface de la Terre comme un joyau providentiel.
L’air surchargé de ces arômes me saoule l’âme de son essence Comme une atmosphère solide, taillée et gravée dans l’azur. Je pourrais suivre jusqu’à Rome ces voies qui partent en tous les sens Si je ne pouvais me satisfaire de mon domaine et ma masure.
Pour aider au confinement, il faut rouvrir les maisons closes Avec des murs évidemment capitonnés de velours rose. Des pin-up en bleu de travail pour mettre le cœur à l’ouvrage Et des visites en leur sérail soumises aux tickets de sevrage.
Nous passerons nos quarantaines sans trop nous plaindre de l’ennui ; Nous y courrons la prétentaine quarante jours quarante nuits Auprès des hôtesses anonymes avec le visage masqué, Nous serions, je crois, unanimes malgré nos femmes estomaquées.
Photos de Pol Kurucz sur https:freeyork.orgphotographyphotographer-pol-kuruczs-flamboyant-portraits-of-black-brazilian-women .
Au début de sa puberté, pile entre l’enfance et l’adulte, Il a choisi la liberté plutôt que s’adonner au culte Du Dieu Métro-Boulot-Dodo que la tradition exigeait Et s’est fait son Eldorado, tout seul, comme s’il se l’infligeait.
Il n’a pas cru aux belles promesses d’une humanité pragmatique Devant les méthodes S.S. d’un gouvernement fanatique. Il a fui les spéculations ; l’argent ne fait pas son bonheur ; Il choisit la révolution, ce qui est tout à son honneur.
« Esclavage, inégalités, inimitié » sera gravé Sur le fronton de nos mairies et les écoles communales. Apprendre l’illégalité sera inscrit sur les pavés Que tous nos enfants aguerris absorberont jusqu’en terminale.
Alors regroupons-nous ensemble en confiance et ténacité « Plus jamais ça » revient plus fort et plus de détermination. Ce Nouvel Ordre qui ressemble au despotisme dans les cités Conduit ses robots sans effort vers leur propre extermination.
Alors redevenons hippies et revivons en autarcie ! Tant pis pour le progrès qui mène à l’évaporation de l’âme ! Regroupés sous de grands Tipis mangeant des tomates farcies Et dégustant bon gré mal gré le vin nouveau avec nos femmes !
Tout va bien, nous sommes en septembre et nous continuerons la fête. Bien sûr, l’été fut désastreux sous le régime macronien ; Bien sûr, le printemps fut pourri pour solutionner les casse-têtes ; Bien sûr l’hiver malencontreux reviendra, mais nous verrans bien…
Si les cardiopathies subsistent… on entend plus le glas qui sonne ; Le paludisme fait son score… mais personne ne s’en inquiète ; La faim dans de monde persiste… mais ça ne dérange personne ; Le cancer bat tous les records… mais, sur nos craintes, rien n’empiète.
Que Marianne n’en prenne ombrage mais son bonnet est démodé. Pour faire la révolution, il lui faudrait changer de look. Il faut revoir l’équilibrage et voir comment accommoder Sa tête dans l’évolution d’un profil soigné pour Facebook.
Un patchwork des drapeaux du monde drapé autour de ses cheveux, Sa tête exposée de profil lui donnerait l’air avantageux. À ses oreilles rubicondes, chacun y verrait ce qu’il veut ; Pour ma part, un signe francophile, par exemple un coq courageux.
Tableau de Bruce Holwerda sur https:bruceholwerda.com .
Avant l’aube de l’humanité, on récoltait des pyramides Des fruits étoilés délicieux connus dans toute la Voie Lactée. Avec force et pérennité, des Aliens que rien n’intimide Traversaient l’espace et les cieux fréquemment pour s’en délecter.
Il n’en reste hélas que fossiles qu’on trouve autour de l’équateur En Égypte ainsi qu’au Mexique, en Asie et sous l’océan. Et vu leurs tailles, il est facile par un calcul révélateur De rapporter au jurassique l’implantation de ces géants.
Tous les matins je vis l’éveil comme une heureuse renaissance Après le rêve d’une mort de rituelle hibernation ; Retour au pays des merveilles après dernière évanescence De l’âme, sans l’ombre d’un remords, qui revient sans consternation.
Tous mes neurones se reconnectent à mes organes périphériques, Le cœur recommence à compter les nouvelles secondes du jour. Mes souvenirs font la collecte de mes songes les plus chimériques Dont les visions sont décomptées des presciences de mon séjour.
J’examine en fausses couleurs ce monde que je crois concret Car mes sens sont trop limités pour m’en dévoiler la teneur. Et je sens en fausses douleurs les informations échancrées Issues de mon intimité qui s’écarte de mon bonheur.
Les vraies couleurs que voit le cœur sont des épreuves dépassées ; Les sens donnent priorité à l’intuition inassouvie. Les vraies douleurs d’un corps vainqueur n’existent que dans le passé Que l’âme en intériorité décompte de sa prochaine vie.
Qu’il est beau le débit de l’eau ! Qu’il est laid le débit du lait ! Mais quand le lait est débité par les lolos, c’est rigolo. Tiré de la bouche aux lolos, naturel et pur, s’il vous plaît, Bébé n’est jamais dépité ni papa qui tète au goulot.
Quand la maman boit son coca, son lait devient-il pétillant ? Et si elle boit du chocolat, son goût est-il chocolacté ? Ça m’intéresse en tous les cas, j’en ai le désir frétillant, Car ma fiancée que voilà est barmaid sur la Voie Lactée.
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Il paraîtrait qu’enfin nos femmes fassent leur propre révolution Afin de soumettre le monde grâce à leur beauté naturelle. Elles vont renverser l’infâme domination sans discussion Que les hommes et leurs lois immondes exerçaient lâchement sur elles.
Ces « sans-culotte », juste vêtues d’un chapeau et gants assortis, Ont intimidé la police et les flics ont baissé leurs armes. Les défenseurs de la vertu ont jeté la censure aux orties. Et toutes les femmes à peau lisse ont triomphé grâce à leurs charmes.
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La révolution « sans-culotte » n’aura pas lieu finalement. Pourtant les femmes n’étaient pas contre et les modistes plutôt pour. Mais de peur qu’on ne les pelote, ce sont les hommes évidemment Qui ont tous marché à l’encontre et renoncé à leurs concours.
Mesdames ne soyez pas tristes et conservez bien vos chapeaux Pour le prochain chambardement contre le pouvoir phallocrate. Lorsque les hommes égocentristes ne vous verront rien sur la peau, Vous obtiendrez, à retardement, un féminisme démocrate.
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Ôtons de notre accoutrement tout ce qui n’est pas essentiel ; Ne laissons qu’une protection contre les rayons du soleil ! Pour ne pas le dire autrement, élevons notre tête au ciel D’un chapeau en prédilection et dans le plus simple appareil.
Si simple, il fallait y penser ! Et malgré tous les interdits, Pour faire la révolution, renouvelons les « sans-culotte ». L’humour sera récompensé et l’automne sera reverdie Par toutes les fleurs d’absolution plantées sur coiffes rigolotes.
Tableau de Viktor Sheleg sur https:www.artmajeur.comviktor-sheleg .
Faites l’amour mais pas la guerre sauf pour la guerre de l’amour Où l’uniforme importe peu du moment qu’on ne le voit pas. Le soldat, sans être vulgaire mais avec une pointe d’humour, Pointera l’armement pulpeux pour vaincre de charme et d’appas.
On ne battra jamais les femmes ni même avec de belles fleurs Mais leurs vainqueurs devront les faire mourir d’amour et de plaisir. Interdiction de coups infâmes mais beaucoup de rires et de pleurs Quand l’instant de les satisfaire les fera se pâmer de désirs.
Photo de Haris Nukem sur https:www.creativeboom.cominspirationharis-nukems-theatrical-photographs-explore-the-meaning-of-faith-in-todays-connected-world .
Finalement dans la nature, tout est rond et n’est point carré ; Dieu nomme la femme prêtresse de cette loi universelle. Chaque élément de sa courbure est pensé pour contrecarrer La moindre impression de détresse qu’un homme éprouverait sans elle.
Les seins en tenue d’apparat sont « le » grade de puberté Et la rondeur des mamelons, est « la » distinction consacrée. Le cul conçu sans embarras pour se montrer en liberté Malgré les femmes en pantalon, traîtresses au féminin sacré.
La petite fille aux allumettes, cette fois ne mourra plus de froid Car sa nouvelle incarnation l’a pourvue d’un bidon d’essence. Fi de ridicules flammettes ! Elle s’est offert un feu de joie Derrière l’urbanisation des bidons-villes de sa naissance.
Le feu a grandi en ampleur et s’est propagé aux étages Et la petite fille en chaleur quitta jogging et pull-over. Ce matin, elle était en pleurs ; ce soir, elle aura l’avantage Devant ce brasier de malheur, de pouvoir dire : « Game Over ! »
Photo de Haris Nukem sur https:www.creativeboom.cominspirationharis-nukems-theatrical-photographs-explore-the-meaning-of-faith-in-todays-connected-world .
Ce que le cube est au carré, le cul, lui, le doit à la sphère. Si le cubisme brille comme un astre, le cul rayonne comme la Lune. Je serais fort désemparé et ne saurais me satisfaire D’un cul qui serait un désastre avec deux fesses inopportunes.
J’aime bien sa géométrie avec le point G en son centre Avec le sexe en arc de cercle et ses rondeurs topologiques. J’aime la trigonométrie des courbes où je me concentre En posant en guise de couvercle un diaphragme gynécologique.
Une sirène aux cheveux longs n’a pas besoin de vêtement ; Deux bouclettes pour le soutif et trois tresses nouées en string. Bien superflu un pantalon sur une queue tout bêtement Et le cheveu évolutif plébiscité par le sponsoring.
Pour entretenir ses cheveux, elle les oint d’encre de seiche Qui donne un brillant savoureux et rabat les mèches rebelles. Quelques escargots bien baveux et sa coiffe point ne se dessèche Par tous les crabes langoureux qui en pincent de la voir si belle.
Lorsque je plonge dans la lecture, je ne lis que de belles histoires ; Intrigues d’amour ou policières, bédés ou science-fiction. J’avale la littérature, j’en bois à ras le Saint-Ciboire, Je lampe l’encre nourricière et j’en sirote la diction.
Lorsque le récit m’engloutit, je pique une tête entre deux tomes, Je m’éponge à la couverture et je m’étends nu sur la page. Si le roman inabouti me laisse un souvenir fantôme, Je n’en fais pas une sinécure mais j’en bouffe mon marquepage.
Sur une planète cuprique où les escales sont minorées, Dans le miroir d’un onde pure, un agneau mirait son reflet Sous le regard d’un loup lubrique qui faisait semblant d’ignorer Qu’il voyait une face impure, grimaçante et les yeux gonflés.
Car l’eau cuivrée de la planète se comportait comme un oracle Qui manifestait l’origine des racines du visiteur. Ainsi l’enfant, l’affaire est nette, ne découle pas d’un miracle Mais grâce à l’action d’androgynes vénusiens ovopositeurs.
La dualité alchimique règle l’équilibre du monde ; Le masculin, le féminin, le jour, la nuit, Soleil et Lune. Et même à l’échelle atomique, tout se complète et se seconde ; Bien et mal ne sont pas bénins mais en relation opportune.
Même la femme a deux visages, deux côtés, sombre et lumineux ; L’amour est le yin du bonheur, la haine le yang du malheur. Ainsi, si son homme envisage de se montrer libidineux En mettant son sexe à l’honneur, il montre sa seule valeur.
Hommage à Botticelli par Libellule-Art sur https:fr.libelluleart.com2013-tribute-to-old-masters .
Tout là-haut sous le chapiteau, vivent et meurent les trapézistes Qui jamais ne redescendront sinon pour se faire enterrer. Ils n’ont de péchés capitaux que celui d’être fantaisistes Et s’arsouiller en escadrons et pirouettes intempérées.
Ils font l’amour à tire d’aile au-delà du septième ciel ; Les mères accouchent les jambes en l’air et les pères attrapent l’enfant Qui suit l’école des hirondelles et donne tout son potentiel Pour devenir aussi populaire que ses deux parents triomphants.
Lorsque le trapéziste est mûr, il retombe dans le filet Alors le temps suspend son vol et prend une retraite dorée. Tristement il rase les murs en repensant aux défilés Quand il prenait tout son envol au-dessus de son public adoré.
Dans nos campagnes on trouve encore des traces d’une mer antique Qui aurait recouvert le monde après un conflit climatique. Des fossiles de thons albacore, des dents de requins authentiques Sont découverts chaque seconde dans nos montagnes helvétiques.
Le mont Cervin, dit Matterhorn, serait un squale fossilisé Dont les dents forment des moraines et l’aileron crée des congères. Si les alpinistes se bornent à craindre ses flancs fragilisés, Hélas les imprudents apprennent que l’audace est bien mensongère.
Venez faire un séjour sur Mars et ses paysages écarlates Qui vous enlèvent les bleus de l’âme et toutes vos pensées moroses ! Parmi les perspectives éparses que les folles épopées relatent Et les crépuscules en flammes qui explosent dans la nuit rose.
Après quelques jours, votre corps s’ornera de belles écailles Et une queue prolongera votre dos couleur d’émeraude. Vous raffolerez de l’accord de votre écorce de rocaille Quand votre peau replongera dans l’océan de laves chaudes.
Aussi loin que remontent mes souvenirs d’enfance Noyés dans une brume de gris et de poussières, Mes rêves m’en racontent l’époque sans défense Où je n’étais que plume bercée par la lumière.
Une enfance banale, sans misère, sans richesse, Mais où je m’inventais un univers splendide. L’école communale comme unique sagesse Qui me défragmentait l’innocence candide.
Juste avant l’âge de raison, ma petite fille innocente Peignait les murs de la maison avec des couleurs florissantes. C’était un rayon de soleil d’une joie épanouissante Qu’elle conserva encore pareil lorsqu’elle fut adolescente.
J’espère qu’il lui arrivera un petit ange barbouilleur Qui, de bonheur, colorera sa maison d’oiseaux gazouilleurs. Non pas par esprit de vengeance mais pour perpétuer l’avantage De nos gènes inclus dans l’engeance qui enrichit notre héritage.
Sculpture de Karen Löwenstrom sur http:karen-loewenstrom.degalerie .
Quand l’aurore étend ses draps d’or entre ses bras incandescents, J’aimerais pour la soutenir me consumer de son amour. Hélas, à cette heure-là je dors et seul dans mes rêves descend, De sa chaleur, le souvenir d’une jouissance au point du jour.
Quand le crépuscule dérobe le soleil derrière l’horizon, J’aimerais retenir son voile pour l’épouser toute la nuit. Hélas, je ne retiens de sa robe rien qu’un évanescent tison Et quelques poussières d’étoiles qui s’obscurcissent après minuit.
D’abord une ombre se profile et soudain l’aurore paraît Comme un enfant qui vient de naître et pousse son rayon sacré. Tout doucement la chlorophylle sur les feuillages transparaît Où la rosée peut se permettre d’égoutter ses perles nacrées.
Puis, une forme se dessine en robe de brume ouatée Et toutes les fleurettes éclosent pour écouter le chant de l’aube. Coquelicots et capucines s’ouvrent et se mettent à miroiter La pleine lumière qui explose et unit tout ce qui l’englobe.
Enfin la déesse apparaît, fille du ciel et de la Terre Et Mère Nature lui fait la cour par tous les sujets de sa flore. Tandis que la nuit disparaît dans une fugue involontaire Et le premier oiseau accourt, costumé comme un mirliflore.
Tableaux de Pablo Tobar Henry sur https:tardecroaste.wordpress.com20110808pablo-tobar-henry-guatemala .
Ce matin, la Lune nouvelle accouche d’un premier croissant Si fin qu’il cercle son visage comme une main voluptueuse. Ce soir, la nuit se renouvelle autour de l’astre en défroissant Les étoiles dont le balisage ouvre la voûte tumultueuse.
Ce matin, la Lune gironde se divise en deux hémisphères Et deux déesses en émergent pour en partager l’atmosphère. Les terres du nord, les plus fécondes vont apprendre à s’en satisfaire ; Les terres du sud se submergent et là-bas, c’est une autre affaire.
Ce matin, les Lunes gibbeuses s’enlacent, s’entourent et s’embrassent Dans les bras de la galaxie ainsi prénommée « Voie Lactée ». Mais les deux lunes, un peu flambeuses, à force d’éclats et de grâces, Retombent en apoplexie et vont bientôt se rétracter.
Celui qu’on a mis au sommet, qu’on a élu grand timonier Pour diriger notre navire dans une croisière prospère, A tout bu et tout consommé sous la houlette du bâtonnier Qui jurait que rien ne chavire si on se fie à ses repères.
Mais il est fils de naufrageurs et nous dirige vers les récifs Malgré les plaintes des marins, il garde diantrement son cap. Il lance ses ordres rageurs sur l’équipage dépressif ; Selon l’avis des mandarins, ce n’est pas son seul handicap.
Il affirme qu’une tempête va s’abattre pour nous étouffer, Que les propos des spécialistes ne sont que des voix de sirènes. Je souhaite que la révolte pète et qu’on le laisse se faire bouffer Par les requins économistes qui nous grignotent la carène.
Ces temps-ci l’atmosphère oppresse les matins de fausses nouvelles ; Des informations qui font craindre pour ma vie et celle des autres. Où est-il le temps où la presse promettait que se renouvelle La vérité et non la moindre sur l’avis des uns et des autres ?
Tout est fait pour nous écraser sous des chiffres mal interprétés ; On ne raisonne que par la peur pour son travail et ses envies. Hélas nous sommes déphasés, les couvre-feux sont décrétés ; Chaque heure augmente la stupeur d’une oppression contre la vie.
Voici la véritable histoire des douze derniers jours de l’Atlantide.
1er jour, PREMIER PROBLÈME : Apparition d’une nouvelle grippe avec symptômes très courants pouvant être facilement traitée. Elle est juste dangereuse pour des personnes affaiblies. On l’appellera VITE-K.O..
2ème jour, RÉACTION EN CHAÎNE DE TERREUR : Par une peur massive, les médias grand public comptent les morts « avec » VITE-K.O. comme s’ils étaient morts « du » VITE-K.O. sous couvert de scientifiques et de médecins soudoyés par des politicards véreux.
3ème jour, CONFINEMENT : Toute l’Atlantide est confinée, magasins limités ou fermés si « non-essentiels ». Les petites entreprises déclinent, les entreprises mondiales prospèrent, la crise augmente, tous les paiements se font essentiellement par carte.
4ème jour, EXAGÉRATION DES « CAS » : Par des tests PCR totalement peu fiables, on exagère massivement le nombre de « cas » ou de soi-disant « infections » chez des personnes saines et non contagieuses.
5ème jour, MASQUES OBLIGATOIRES : Toujours par la peur, on impose le port de masques en fait totalement inefficaces mais dont l’utilisation prolongée augmente les risques de santé par manque d’oxygène et inhalation d’air vicié.
6ème jour, SUIVI DES CONTACTS : Les personnes sont amenées à accepter que tous leurs mouvements et leurs contacts personnels soient surveillés.
7ème jour, PASSEPORT SANTÉ : Les smartphones sont équipés d’applications biométrique pour surveiller et contrôler les personnes et leurs accès publics qui deviennent un système d’identité numérique mondial et obligatoire pour se déplacer.
8ème jour, DÉPLOIEMENT DE LA 5G : La 5G qui permet de collecter en permanence toutes nos activités, accroît le rayonnement à haute fréquence qui réduit les niveaux d’oxygène dans le sang et déclenche des symptômes respiratoires de type VITE-K.O.. Ces maladies 5G imputées au VITE-K.O. justifient les vaccinations.
9ème jour, VACCINATION OBLIGATOIRE : Les grandes sociétés pharmaceutiques qui jouissent d’une immunité totale génèrent des bénéfices énormes grâce à la vaccination obligatoire qui détruit l’immunité naturelle, augmente la stérilité et favorise le dépeuplement d’humains génétiquement modifiés pour l’obéissance.
10ème jour, DISPARITION DE L’ARGENT LIQUIDE : L’État qui ne tolère pas que les personnes puissent acheter librement avec l’argent liquide, impose l’argent numérique qui est constamment contrôlé et peut être retiré à toute personne réfractaire.
11ème jour, IMPLANTS À RADIOFRÉQUENCES : D’abord volontaires, des implants à radiofréquences permettent une surveillance constante de la santé, des mouvements, des contacts et des paiements puis, deviennent obligatoires après normalisation.
12ème jour, NOUVEL ORDRE MONDIAL ATLANTE : Les humains, génétiquement modifiés, sans immunité naturelle, implantés, connectés et contrôlés en permanence, sont réduits à l’état de robots à l’intérieur d’un régime totalitaire fascistecommuniste high-tech. Le VITE-K.O. n’était que le déclencheur.
Le treizième jour, les dieux en colère provoquèrent un cataclysme qui engloutit l’Atlantide.
Photos réalisées sur le site Picture to People https:www.picturetopeople.orgimage_effectsphoto-halftonehalftone-image-generator.html qui permet des effets intéressants à partir d’un original.
J’ai reçu ma convocation pour une numérisation. Ne sachant pas ce que c’était, j’ai poussé la curiosité – Sans doute par provocation – à donner l’autorisation À l’employé qui s’excitait avec tant d’ingéniosité.
On m’a scanné, numérisé, numéroté, analysé ; On a lu tout mon ADN et radiographié mon squelette. Après m’avoir vaporisé des vaccins non finalisés, J’obtins la classe européenne à métabolisme obsolète.
Désormais je suis adapté au nouvel ordre planétaire ; Je n’ai plus de souci d’argent grâce à mon minimum social ; Je peux directement capter les médias par pass-sanitaire Qui m’observent en me partageant par reconnaissance faciale.
Photos réalisées sur le site Picture to People https:www.picturetopeople.orgimage_effectsphoto-halftonehalftone-image-generator.html qui permet des effets intéressants à partir d’un original.
La flèche au centre de la cible, le mariage est consommé. Alors le même sang s’écoule entre les cœurs synchronisés, Les pensées deviennent accessibles et sont très vite consumées Par tout l’amour qui en découle et par son fruit intronisé.
Ainsi les âmes se libèrent par le pouvoir des alliances Car chacune éclairera l’autre comme un miroir complémentaire. Puis, les deux sexes enfin pubères apportent aux corps leur résilience Et l’intuition se fait l’apôtre du feu sacré élémentaire.
Entends-tu le chant du silence et la couleur de l’intuition Qui résonne dans l’invisible porté dans un air assourdi ? Ferme les yeux en vigilance tout en suivant la partition De cette gamme imprévisible chromatique et abasourdie.
Voilà, les ténèbres s’effacent et la conscience devient lumière ; La petite voix habituelle ondule en vagues indigo. Tous les mensonges qui t’agacent deviennent vérité première Tandis qu’en flammes rituelles, les anges chantent des madrigaux.
Écrire un air de fantaisie selon l’humeur de la saison, Composer avec triple-croches une valse avec triolets, Tout l’art de la kinesthésie réside dans la combinaison Que la compositrice accroche en notes bleues aux tons violets.
Le bassin suit selon les basses que les jambes jouent sur un clavier Improvisé à même le sol sur trois octaves synchronisés. Les épaules tournent avec audace et les bras miment l’épervier Dont le vol chante en clef de sol sa mélopée préconisée.
J’ai vu des pétales de roses qui recouvraient une Ève nue Après qu’elle a mordu la pomme et découvert sa nudité. Pour couvrir ses pensées moroses, les fleurs de lys l’ont soutenue Avec des fards dont les arômes l’ont revêtue d’absurdité.
J’ai vu les pétales s’envoler pour dévoiler son cœur d’étoile Et un vent d’amour s’exhaler puis, remonter entre ses seins Pour attirer et convoler d’Adam lui découvrant son voile Afin de cueillir l’azalée dans l’antre au creux de son bassin.
Bien qu’ils soient déjà parmi nous, l’homme moderne ne les voit pas. Il pensait sans doute rencontrer d’étranges petits hommes verts. Sont-ils laids ou bien choupinous ? Sont-ils belliqueux ou sympas ? Or ils ne veulent pas se montrer et préfèrent rester à couvert.
Comme je les imagine en anges avec des ailes dans le dos, Transparents ou bien invisibles, du moins pour ceux qui n’y croient pas, Personnellement ça m’arrange de rester derrière le rideau Car leur présence imprévisible fait passer de vie à trépas.