Tandis que Madame, un peu garce, en robe d’hiver à balconnets Traque sa proie l’air dédaigneux dans sa tenue assez tendance, Rusée renarde, sa comparse, chasse souris et cochonnets En tant que prédateur teigneux mais qui assure l’intendance.
Ces deux femelles à la fourrure aussi soyeuse que caressante, Savent aussi montrer les dents et une force appréciable. Elles possèdent une carrure toute en souplesse, reconnaissante À leurs cruels antécédents de dévoreuses insatiables.
Avant qu’il naisse, je le devine depuis l’arrivée du printemps, Fin mars quand le soleil s’amuse à s’attarder le soir venu. Puis sous les orages qui ravinent les chemins de boue sanglotant Et les exhalaisons profuses après une ondée bienvenue.
Le mois d’avril coupe le fil des trois premiers mois de l’année Que j’oublie vite avec le temps pour accueillir d’autres saisons. Au mois de mai, les jours défilent ; le voici déjà suranné, Hier à peine débutant et demain parti sans raison.
Adieu printanière un peu folle avec tes petits saints de glace, Tes giboulées de canicule et tes averses qui s’enchaînent ! Tant mieux ! Mes canards en raffolent et mes fleurettes s’en prélassent. Tu n’étais pas si ridicule et je t’attends l’année prochaine.
Illustration du calendrier d’Olga Ert sur https:www.behance.netgallery186943calendar .
Aux Pâques, une pluie équivoque par ses gouttes dorées sapides. Sans doute le frottement des cloches sur quelques nuages attardés. Ainsi l’humidité provoque, trombes de giboulées rapides, Des étincelles qui s’effilochent comme un météore hasardé.
Au lendemain d’un long sommeil, l’ondée miraculeuse n’est plus. Mais les odeurs de la nature sont rehaussées d’un goût musqué. Alors sous un soleil vermeil qui ne luit que lorsqu’il a plu, J’en respire la signature sur les fleurettes offusquées.
Qu’importe la matutinale rosée pourvu qu’on ait l’ivresse Que les fleurs produisent en nectar dont s’abreuvent tous les papillons ! Et les herbes médicinales distillent avec allégresse Leurs arômes secrets à l’instar des liquoristes moinillons.
Pâques passées, les mères poules qui ont su conserver leurs œufs Éduquent leurs progénitures à montrer leurs meilleurs profils. Puis, toutes ces petites boules à plumes, d’un mouvement vaseux, Cahin-caha sans fioriture, suivent comme attachées à un fil.
Pour leur première leçon de vol, lorsque les poussins ont grandi, Toutes les mères ont revêtu leurs capelines de monitrice. Les oisillons prennent leur envol comme un long cordon d’organdi Qui soudain, à bride abattue, déshabille leur génitrice.
Lorsque les enfants sont partis, les mères-poules déplumées Regagnent vite leurs plains-pieds où l’attendent les jeunes coqs. Et aussitôt c’est reparti ! car les chandelles rallumées Par les deux bouts dans les clapiers sont très épiques à cette époque !
J’évite de me prendre la tête avec enquêtes et contre-enquêtes ; Quitte à m’arracher les cheveux, je les pendouille là où je veux. Si vous la voyez dans un arbre, inutile de rester de marbre ; Rapportez-la moi, s’il vous plait, plutôt que me la contempler.
Quand l’actualité va à vau-l’eau, je m’en vais la ficher à l’eau ; Un gros bocal de cornichons suffit, ce n’est pas folichon. Vous n’ pouvez-vous en empêcher ? Essayez donc de m’ repêcher… Attrapez-moi par la tonsure ; vous en sentirez la morsure.
Pourquoi la matière et l’espace ? Pourquoi la vie sur notre Terre ? Pourquoi l’été ? Pourquoi l’hiver ? Pourquoi l’automne avant-courrière ? Dieu seul sait tout ce qui se passe dans les coulisses du mystère Qui enveloppe l’univers et tout ce qu’il y a derrière.
Eh bien l’expérience est en cours et Dieu n’a pas réponse à tout ; Il ne sait pas finalement ce qu’il adviendra de tout ça ! Plusieurs fois, il a eu recours à consulter le Grand Manitou Qui lui fournit légalement un coup de pouce, fissa fissa.
Et si l’expérience prouve que Dieu n’a jamais existé, Selon les lois de la logique – soit P vrai implique Q faux – Eh bien justement il se trouve qu’un illogisme est dépisté ! Quoi qu’il en soit, rien de tragique, tous les dogmes ont comme un défaut…
Tableau de Bjorn Richter sur https:www.facebook.comBjørn-Richter-302501101111?ref=page_internal .
Les extraterrestres se cachent derrière des pans de la nature Qu’ils ouvrent comme une boîte à sardine à l’aide de la clef du jour. Lorsqu’il vous semble qu’une tache fait une sorte de rature, Les Aliens en fait s’y radinent pour venir passer le séjour.
Pareillement lorsqu’ils s’en vont, ils entrouvrent un rideau de nuit Qui paraît tellement visible que je me demande pourquoi Jamais nous ne les poursuivons en nous engouffrant dans son huis Sauf bien sûr une imprévisible sentinelle ou je ne sais quoi.
Tableaux de Bjorn Richter sur https:www.facebook.comBjørn-Richter-302501101111?ref=page_internal .
Discrétion, silence et mesure, l’ange de nuit répand son ombre Et tisse un écheveau obscur qui plonge la Terre en sommeil. Le jour s’enfuit dans l’embrasure poursuivant le soleil qui sombre Flanqué du fidèle Mercure dans un dernier rayon vermeil.
Ange ou démon ? Je m’interroge sur ses véritables desseins Et cette étrange accoutumance qu’instaure le marchand de sable. Fatalement nul ne déroge à ce rituel sacro-saint Malgré toute la véhémence de ma quête inassouvissable.
Les plus beaux rêves sont tissés dans la chevelure de nuit Qui me reconnecte au réseau du chœur des étoiles qui songent. Étoiles noires métissées d’astres et de comètes qui fuient Comme s’envolent les oiseaux qui migrent au pays des mensonges.v
Tous les miroirs de ma maison accèdent à un autre côté, Un genre d’univers inversé, mais qu’ils m’interdisent de franchir. Je ne sais si j’ai eu raison mais je les ai tous boycottés Jusqu’à c’ qu’ils soient controversés et acceptent de m’affranchir.
Depuis je peux passer ma tête, un bras, une jambe, une main Mais je reçois un bol d’eau froide et parfois carrément un seau. Ils sont farceurs mais je m’entête à y découvrir un chemin, Même si c’est une porte étroite, pour m’y retrouver au verso.
Alors pour fair’ fondre la glace puisque le miroir est poli, Je m’ suis reflétée en parlant d’une voix pointue et étroite, Puis nous avons changé de place, mon double et moi, à la folie, Et depuis je parle en verlan et confonds ma gauche et ma droite.
Lorsa pour raif’ drefon la cegla quepuis le roirmi est lipo, Je m’ suis téeflére en lantpar d’une voix tuepoin et troitée, Puis nous vonsa géchan de cepla, mon bledou et moi, à la liefo, Et puisde je lepar en lanver et fondcons ma chegau et ma tedroi.
Les trois sorcières solidaires ne sont pas descendantes d’Ève Mais de Lilith ou Artémis selon l’histoire non écrite. Sauvages et de vies solitaires, chaque année elles renouvellent Leurs liens en suivant les prémices que leur nature leur a prescrites.
Alors elles invoquent leur mère qui apparaît tel un phénix Dans le feu ardent dont les flammes les embrassent de leur chaleur. Elles redeviennent chimères et montent dans la nuit d’onyx Rejoindre et réunir leurs âmes sacrées aux divines valeurs.
Comme une naissance d’étoile, les filles ont fusionné leur mère Et créent de nouvelles énergies pour les diriger sur la Terre. Alors retombent comme un voile des étincelles éphémères Qui se transforment en synergie fertilisante, élémentaire.
Premier tableau d’artiste inconnu ; deuxième et troisième tableaux d’Eduardo Rodriguez Calzado sur https:eduardorodriguezcalzado.com .
La vierge clôture l’été, c’est déjà le temps des colchiques ; Les feuilles commencent à tomber malgré la chaleur persistante. On l’aperçoit se refléter sur les eaux sombres métapsychiques Des lacs et étangs surplombés par sa psyché inconsistante.
La mère est enceinte en automne ; elle gardera neuf mois son fruit Et subira une alchimie archangélique en son bassin. Sa grossesse paraît monotone mais à l’intérieur se construit Une inviolable biochimie qui métamorphose en son sein.
L’enchanteresse ferme l’hiver et annonce le renouveau De primevères en perce-neiges, de boutons d’or en pâquerettes. En accord avec l’univers qui met les saisons à niveau, Elle exécute son manège, fraîche émoulue et guillerette.
La sorcière charme le printemps, surtout les nuits de pleine Lune Où elle adore danser nue autour d’un feu avec ses sœurs. Mais elle donne des cours à plein temps aux quatre filles de Neptune, Jeunes sirènes ingénues, qui nécessitent un professeur.
Tableaux de Tamara Phillips sur https:www.tamaraphillips.ca .
On nous fait croire n’importe quoi par le truchement de l’image. C’est vu à la télévision ? Alors incroyable mais vrai ! Ne me demandez pas pourquoi mais je n’ vois que de l’enfumage Car tout est fait en prévision d’une entourloupe délivrée.
Tout est truqué évidemment : les statistiques et les sondages. Toutes les menaces de guerre cachent des crises économiques. N’écoutez pas le parlement qui ne colporte que galvaudages Et regardez comment naguère leurs fraudes furent astronomiques.
Une bonne idée le communisme ? Mais il cache une dictature ! Ne parlons pas du socialisme qui jette la misère en pâture ; Pas plus que le capitalisme en train de détruire la nature ; Et quant aux légats du déisme, je n’aime pas leurs impostures.
Je l’avoue, j’ai détourné la citation de Winston Churchill « Le défaut du capitalisme c’est qu’il répartit inégalement la richesse ; la qualité du socialisme c’est qu’il répartit également la misère ! ».
Le véritable enjeu des sondages, n’est pas de lire dans l’avenir Mais demander à la voyante qui arrivera finaliste. Cela évite le dévergondage de tout ce qu’on entend venir Et surtout une imprévoyante indiscrétion de journaliste.
Madame la cartomancienne officielle de l’Élysée A conseillé les présidents sur le successeur à choisir. La méthode n’est pas si ancienne : elle est chaque jour télévisée Et diffusée, c’est évident, dans chaque foyer à loisir.
On dit que si tu téléphones à une voyante émancipée Et qu’elle ne décroche pas avant que retentisse la sonnerie, Raccroche car elle n’est pas si bonne ! Elle aurait dû anticiper Ton coup de fil auparavant sans te faire faire une connerie.
(Tableau de Ciro Marchetti sur https:www.tuttartpitturasculturapoesiamusica.com201606Ciro-Marchetti.html . La dernière strophe est inspirée d’une pensée philosophique profonde de J-C V-D.)
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Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
Si nous ouvrions le troisième oeil qui voit en quatre dimensions, Nous verrions les autres couleurs sur l’hypercube chromatique. Nous noterions l’aura des feuilles et l’énergie en ascension D’accouchements mais sans douleur des végétaux aromatiques.
Nous saurions quels arbres-maîtresses enfantent avec acrimonie, Nous distinguerions feux follets de l’autre flore masculine, Nous respecterions la détresse de la planète à l’agonie, Notre Terre-Mère affolée tisser des algues corallines.
Mais déjà nous le ressentons en écoutant le vent souffler, En entendant gronder l’orage et ses averses messagères. Est-il trop tard ? Parlementons avec la Nature essoufflée Et ses éléments qui font rage sur l’humanité passagère.
Les petits rats sortent de l’œuf encore tout ébouriffés ; Juste un petit bouquet de plumes comme une touffe sur la dune. Leurs petits corps encore tout neuf portent un tutu dégriffé Dont on admire le volume dès qu’elles dansent sous la Lune.
Ainsi ce ne sont pas des rats mais des souris apparemment ! Il est vrai que des rats tout roses, c’est assez rare évidemment. Déjà l’appel de l’opéra les précipite hardiment Sur la scène en pleine névrose de leur public les réclamant.
Trois petit pas, des entrechats, trois petits sauts en tours piqués ; Elles s’envolent comme oisillons qui osent se jeter du nid. Mais les oiseaux ont peur du chat et les souris sont paniquées. Vite, sur leurs pointes, les cotillons virevoltent à donner le tournis !
Cette nuit, j’ai rêvé de carpes qui, à défaut de métacarpe, Étaient pourvues de métatarse pour jouer je n’ sais quelle farce. Et ces poissons en bas résille ― car je crois que c’étaient des filles ― Déambulaient en hauts talons à la recherche d’étalons.
Je ne sais quel ange déchu a créé ces monstres mal fichus Mais ces sirènes acrobatiques ne m’ont pas paru romantiques. Avant que leurs jambes s’écartent, il a vite fallu que je parte Car sous leurs jupes ultra légères se cachait un corps de mégère.
J’ai voulu voir sous leurs jupette et n’y ai vu que des roupettes ; Ce qui explique le peu de grâce de leurs cuisses et leurs fesses grasses. Neptune a eu pitié de moi et a mis fin à mes émois En déclenchant avec malice une sirène de police.
L’heure du thé pour la sirène sonne pour le matelot hardi Attiré par la voix sifflante de sa bouilloire sous pression. Celui hélas dont la carène croise ses eaux ragaillardies, Périra d’une époustouflante infusion de dépossession.
C’est vers cinq heures en mer de Chine – mais pas sur le plancher des vaches – Qu’elle déguste un florilège d’exceptionnels thés au jasmin. Le marin que rien ne rechigne, ravale son air de bravache Avec le dernier privilège qu’elle accorde à son genre humain.
Le thé servi par la sirène est tellement chaud qu’il s’évapore En petites bulles d’oxygène si agréable à respirer ! Pris d’une fatigue sereine, il dort tandis qu’elle lui dévore La peau, les os, le collagène jusqu’au dernier souffle expiré.
Boire et faire sauter les bouchons reste un plaisir réjouissant Pour l’esprit dont ses escapades l’emmène à l’ivresse des sens ; Ainsi la femme aime les cochons et apprécie les nains puissants Et pour les hommes, la débandade fait à l’amour un contresens.
Boire ou jouir, il faut choisir son paradis artificiel ; Bacchus mit de l’eau dans son vin en mariant Ariane esseulée Ils firent l’amour tout à loisir dans son palais résidentiel, Siège des premiers arts divins après avoir bien dessaoulé.
Bien que Bacchus fut un maçon réputé assez tortueux, Ses tours bâties en tire-bouchon obligeaient maintes pirouettes. D’escaliers en colimaçon aux virages irrespectueux Faisaient, cruchon après cruchon, aux deux époux tourner la tête
Tableau d’Alan Macdonald sur https:alanmacdonald.net .
Vénus a dû se rhabiller pour passer les réseaux sociaux ; Les faces de boucs n’appréciant pas les femmes aux formes callipyges. Elle a mis un déshabillé n’exhibant que muscles faciaux Mais masquant ses autres appas afin de garder son prestige.
Cacher le sexe et la poitrine devient tabou universel Et c’est manquer à ses devoirs que d’en montrer même en peinture. Il existe même des doctrines qui ne montrent aucune parcelle De celles dont le contre-pouvoir n’est qu’une offense à la nature.
Alors Vénus en burkini s’imposeront dans les musées ; Les David, rois du culturisme, seront vêtus – censure oblige. Terminé le monokini, les seins à l’air sont refusés Et pratiquer le naturisme relèvera bientôt du prodige.
Tableau d’Alan Macdonald sur https:alanmacdonald.net .
Devant l’insistance du renard à m’habituer à sa personne, Je sais qu’il se promet l’acteur du grand théâtre de ma vie. Mais il reste assez goguenard et son minois me désarçonne Moi qui suis plutôt détracteur vis-à-vis de ce genre d’envie.
Mais voilà qu’il revient sans cesse me tourner autour sans raison Et je lui lance bêtement un bout de gâteau framboisé. Il n’est ni grandeur ni bassesse de lui entrouvrir ma maison Mais grâce à son entêtement, c’est lui qui m’a apprivoisé.
Ses yeux me parlent à l’intérieur et sa voix résonne en mon cœur, Il n’a pas d’autre sentiment que désirer mon empathie. Ce que j’exprime à l’extérieur, il l’entend presque à contrecœur Et j’ai comme un pressentiment qu’il est doué de télépathie.
Souris miro pourtant lira, telle un rat de bibliothèque, Son petit museau ajusté d’une bonne paire de lunettes. Souris sourdingue n’écoutera personne la traiter de métèque Malgré ses yeux désajustés par ses lectures choupinettes.
Elle a trouvé un vieux lorgnon avec une montre à gousset Qui lui fait les yeux globuleux mais c’est pour ne pas les user. Ce soir, à l’heure de son oignon, regardez-la se trémousser En lisant les contes fabuleux du chat perché désabusé.
Si un chat vient, elle disparaît sous la couverture d’un livre Dont elle a grignoté le dos d’un trou où – vite ! – s’y caracole. Une fois sur deux, il apparaît qu’abus de lecture l’enivre Quand la reliure Bordeaux donne au cuir l’arôme d’Alcools †.
(Illustration de Torben Kuhlmann sur https:www.leseanimation.chaktuelllindbergh † « Alcools » de Guillaume Apollinaire, évidemment.)
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L’art de l’équerre et du compas remonterait à l’antiquité ; Paraît-il même aux temps bibliques d’après des sources irrévocables. Mais quand on aime, on ne compte pas le nombre d’efforts acquittés Afin que les maths nous expliquent tous les problèmes inextricables.
D’abord outils mathématiques pour tracer la géométrie Sur un plan aux normes d’Euclide, c’est-à-dire en deux dimensions, Le transfert paradigmatique pour gérer la volumétrie Des temples et des pyramides sacralisa leur propension.
Sur ses deux jambes, le compas du cercle traque la quadrature Et l’équerre, à l’angle bien droit, court rattraper l’hypoténuse. Pour le maçon, même combat ; il doit chérir l’architecture Et plus il est franc et adroit, plus ses règles deviennent confuses.
Par mon cordon ombilical qui m’a vibré toute sa gamme, J’ai l’acoustique qui me démange d’une tentation quotidienne Comme un fantasme musical aux douze cordes polygames D’une guitare sèche à long manche aux douze clefs clitoridiennes.
Certains l’appellent l’âme-sœur ou la conscience féminine Qu’un musicien sait rassembler et qu’il appelle l’intuition. La musique offre la douceur d’une présence sibylline Et l’harmonie peut ressembler à l’âme en superposition.
Sans doute les femmes artistes possèdent plus de connexions Car elles laissent plus de déférence à leurs consciences masculines. Peut-être qu’un enfant autiste a tellement d’interconnexions Qu’il ne fait plus la différence entre ses deux âmes orphelines.
Les livres écrits par une femme sont souvent lettres écharpillées Sous la pression phallocratique qui l’a qualifiée de diablesse. Mais plus les coups seront infâmes, plus ses lettrines éparpillées Seront bien plus acrobatiques car sa force est dans sa faiblesse.
Mon âme lit dans Amélie, mon cœur écrit Alexandrie Mon corps parcourt Éléonore à l’esprit de Marie-Capri. Je me pâme de leurs homélies, je dévore leurs pages attendries Des mots d’amours les plus sonores qui s’échappent de leurs manuscrits.
Saurais-je lire entre les lignes leurs cris à l’encre sympathique Et les nombreux sous-entendus dissimulés en périphrases ? Assurément, elles sont malignes et mettent un tact systématique À éviter malentendus et le style pompeux de l’emphase.
Tableau de Marta Orlowska sur https:www.behance.netgallery4262059Surreal-Storybook-Ladies .
Elles n’sont que deux mais très adroites et gagnent presqu’à chaque coup. « Presque » pour appâter le pigeon et le laisser croire à sa chance. Elles font semblant d’être maladroites – même au début, un peu beaucoup – Puis, l’adversaire fait le plongeon dans les tréfonds de sa malchance.
Où ont-elles appris à tricher ? Car elles trichent évidemment ! J’ai même vu voler les cartes quand elles les rendent au donneur. Mais jamais elles n’ont affiché le moindre regard diffamant Envers le perdant qui s’écarte après avoir perdu l’honneur.
Faire l’amour à la lecture reste un plaisir inassouvi Et j’aime glisser entre les pages un œil en quête d’érotisme Afin de tenter l’aventure avec l’héroïne ravie De mon amour qui se propage vers le summum du pathétisme.
Lorsque le conte est terminé, j’en rêve ses prolongations Que je retranscris langoureux si jamais mes draps s’en souviennent. Si ces contes sont déterminés à doper la fécondation, Je les conseille aux amoureux pour que natalité advienne.
Si faciles à imaginer ; il suffit juste d’une image Pour déclencher la libido du fond du cerveau reptilien. Et l’hippocampe s’invaginer de mémoires plus ou moins sages Qui se cachent derrière le rideau de mon esprit machiavélien.
Nul besoin d’être un Peter Pan ou une Alice qui s’émerveille Pour avoir l’imagination de trois explorateurs en herbe. Il suffit aux participants dont la fantaisie se réveille D’exercer la navigation vers leurs rêves les plus superbes.
Sans doute un seul continuera à pousser sa réalité En provoquant l’absurdité aux confins de la vérité. Cette personne substituera aux terribles actualités De nouvelles opportunités pour contrer leur sévérité.
Je n’ai pu lui dire qu’un bonjour tant elle était préoccupée Par l’ordre de ses plates-bandes et l’aspect de son potager. J’aperçois dès le petit jour parmi les ombres découpées, Cul en l’air, ma Suisse-allemande besogner sans se ménager.
Elle m’énerve. Quel âge a-t-elle ? Difficile à voir sa figure ! Je ne vois que son postérieur qui semble titiller le ciel. Sans penser à la bagatelle, j’ai voulu tenter l’aventure En pénétrant à l’intérieur sous un prétexte substantiel.
Elle m’a souri comme un soleil, m’a dit trois mot puis a repris Son jardinage passionné et son jardinet en jachère. Les feuilles que le vent balaye apparemment ont plus de prix À son attention rationnée à ses cultures maraîchères.
L’Univers, en préparation avec ses matières premières, A créé un monde radieux sur notre bonne vieille Terre. Maîtriser la séparation entre l’obscur et la lumière C’est se vouloir l’égal de Dieu ainsi que son propriétaire.
Autant j’aime bien les frontières, autant j’aime bien les mélanges Sans mettre de l’eau dans mon vin, au contraire : sans modération. Ainsi la planète tout entière devrait pratiquer des échanges, Et l’humain deviendrait divin à force de coopération.
Seulement voilà ; dès la naissance, tout le monde veut le rayonnement Car vivre dans l’obscurité, c’est bon pour les déshérités. Or baser toute ma connaissance dans cet étrange raisonnement M’a entraîné en vérité vers un échec bien mérité.
Sans doute n’ai-je pas de patience pour attendre une éternité Pour que les couleurs se marient pour le meilleur et pour le pire. Sinon je crée dans l’insouciance l’art dont j’ai la paternité De quelques vers que j’apparie avec mon âme qui soupire.
Vue aérienne en Islande où se rencontrent les champs verts, la rivière jaune, la plage noire et la mer bleue ainsi qu’une autre vue autant insolite.
Un coup de foudre au crépuscule lors de son dernier rayon vert Qu’il adresse, tel un message, à l’astre féminin du soir. Celle dont le croissant bascule l’embrasse alors sous le couvert De l’ombre qui prend le passage au jour en lui disant « bonsoir ».
Juste un baiser et disparaît le Soleil amoureux déçu De n’avoir pas d’autre occasion sous la discrétion des étoiles Qui taisent lorsqu’il réapparaît combien la Lune était fessue Lors d’une éclipse d’évasion durant la danse des sept voiles.
Quand vient la nuit de Lune rousse, des faubourgs de la Voie Lactée Le Soleil lance un billet doux cacheté d’étoiles filantes. Sept jours après, quand se rebrousse le temps de s’être contacté, Les astres fuient, on ne sait d’où, vivre leurs amours ambulantes.
Tableau de Marta Orlowska sur https:www.behance.netMoonOnRoof .
J’ai pondu un chagrin d’amour dans un œuf couvé dans mon nid Et les p’tits oiseaux dans ma tête l’ont fécondé dans la douleur. Un jour est né mon Désamour ; un poussin qui a le génie D’égosiller des cris de bête et des reproches roucouleurs.
Alors j’ai arraché l’amour, cautérisé la plaie du cœur Et nettoyé les cicatrices de mes passions désavouées. J’ai regardé avec humour − un humour noir, vif et moqueur − La trace purificatrice que les oiseaux m’avaient tatouée.
Est-ce une maladie d’amour ou une maladie de vivre Que de passer son temps à pondre pour le meilleur et pour le pire ? Est-ce que s’arrêtera un jour ? Ce n’est pas écrit dans les livres Car pas un seul ne sait répondre au vague à l’âme dont je soupire.
Tableau d’Elisa Anfuso sur https:formsofchaos.tumblr.compost189217611178supersonicart-elisa-anfuso-paintings-surreal .
Derrière le rideau d’une grande couturière, Petite retoucheuse se livre à sa besogne. Ses yeux de péridot et l’âme aventurière Incitent la bêcheuse à agir sans vergogne.
Plutôt que comparaître comme voleuse à la tire Et qu’elle ne reparte sans la robe aux saphirs, Pour faire disparaître l’objet de ses désirs, Un simple tour de cartes ne pourrait y suffire.
Mais la robe précieuse n’était qu’une vitrine ; Un écrin pour les pierres qu’on range tous les soirs La fille capricieuse à petite poitrine, Authentique fripière, l’a volée dans le noir.
Tableaux de Shiori Matsumoto sur https:iamachild.wordpress.comcategorymatsumoto-shiori .
Dans ma tête en colimaçon lorsque j’étais petit garçon, J’étais comme un poisson dans l’eau dans mes pensées méli-mélo. Je retournais tout l’univers que je voyais tout à l’envers D’où partait tout un écheveau en direction de mon cerveau.
Un jour mon crâne se recycla et mon corps vola en éclats ; Le bassin se brisa trois fois et je fis ma crise de foi. Une voix qui se prétendait Dieu m’a révélé mon crime odieux Et mon esprit à contrecœur céda son pouvoir à mon cœur.
Demain, ma cervelle d’oiseau prendra le chemin des réseaux Angéliques ou bien diaboliques si ce n’est pas très catholique. Sans doute mon imagination verra avec fascination Comment c’est de l’autre côté une fois l’âme désasticotée.
Tableaux de Mihai Criste sur https:www.irancartoon.comsiteartistsmihai-criste .
Malgré les ingénus crédules que le « Retour à la normale » Visse sur les rails de la confiance, le masque va nous revenir. Malgré les naïfs qui l’adulent, l’intelligentsia maximale Va tromper notre méfiance et falsifier notre avenir.
Au début les gestes ordinaires nous feront voir la vie en rose ; Le masque et le passe vaccinal, la puce implantée sous la peau. Puis, les mesures disciplinaires tomberont sous un ciel morose Pour, jusqu’au stade terminal, nous formater sous le chapeau.
Que tout le monde porte un masque me semble profondément humain ; Que ce soit sous des couches de graisse, de vêtements ou d’autre chose. Vous avez le droit d’être fantasques mais pas de me forcer la main Pour adopter votre détresse, votre peur et votre névrose.
Mais être « pour » ou être « contre » ne nous empêche pas d’être ouverts ; Quand je suis tout contre ma femme, ma chaleur fait fondre sa glace. Alors je suis pour les rencontres mais à visages découverts. Tombez vos protections infâmes et faites-moi une petite place !
Cela m’a étonné, moi aussi, de voir monter en amazone Une écuyère de sirène sur un dinosaure harnaché. La bête semblait dégrossie à cette chevauchée interzone Filant de gondoles en carènes un peu comme au supermarché.
C’est que les trésors par milliers répandus entre les épaves Font de jolis colifichets et accessoires de ménage ! Et son animal familier est l’un des meilleurs rats-de-cave Pour repérer et dénicher les biens du plus bel apanage.
L’est en avril, au fil de l’eau et en mai, la fille de l’air Car la sirène n’a pas d’heure, encore moins la météo. Le temps qui passe va à vau-l’eau, le temps qu’il fait va à l’envers Peu lui importe la froideur, la pluie ou les temps idéaux.
Même l’hiver, la sirène s’en fout ; elle sait comment rompre la glace. Pareil les jours de canicule ; de toute façon, elle vit à poil. Si le Soleil devenait fou, elle prendrait la Lune à la place. À ceux qui la trouvent ridicule, elle leur tire les cordons du poêle.
Redécouvrir son âme-sœur, aller plus vite que la lumière, Retrouver tous mes souvenirs avant de naître et trépasser, C’est comme prendre un ascenseur vers ma destination première Qui me ramène quand l’avenir n’avait pas encore de passé.
Je n’ suis ni un, ni deux, ni trois, je suis l’ensemble des atomes Qui s’unissent une fraction de seconde et traversent les trous de ver. Même si j’ai l’esprit à l’étroit dans un corps de femme ou bien d’homme, Je ressens dans mon âme l’onde dont bat le cœur de l’univers.
L’amour devient une expérience atomique au niveau du sexe Qui utilise ses potentiels de sensualités opposées. S’aimer dans la luxuriance des actions concaves et convexes, Atteint le point exponentiel de deux orgasmes superposés.
Autant mes poèmes ont des pieds, autant mes rêves ont des souliers Et mes souliers ont voyagé dans des endroits inaccessibles. Un jour, j’ai pris le contrepied et dit à Dieu : si Vous vouliez (†) Remplacer mes yeux grillagés par d’autres, je verrais l’impossible ! »
Aussitôt dit, aussitôt fait, je pris l’ascenseur vers le ciel Et reçu un appareillage de chaussures de toutes sortes. L’autre côté, très étoffé, de l’univers circonstanciel Ressemblait à des quadrillages d’anges ouverts sur mille portes.
J’ai vu plus grand que l’univers, j’ai vu le temps d’avant le temps, J’ai vu plus vite que la lumière et au-delà de l’infini. Je l’écris souvent dans mes vers malgré l’aspect déconcertant Qu’il vous inspire, dès la première impression d’embrouillamini.
(Tableau de Vincent van Gogh. † : Je tutoie Dieu évidemment mais si je le vouvoie ici, c’est pour la rime, bien entendu.)
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Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
Je n’ai pas besoin d’hypnotiques champignons hallucinogènes Pour accomplir un grand voyage au pays des poissons volants. J’ai une partie névrotique dans l’héritage de mes gènes Qui déclenche un grand nettoyage pour un printemps batifolant.
Le petit oiseau dans ma tête pond et couve un œuf visionnaire Qui change toutes les couleurs et m’offre un tout nouveau regard. Je redeviens le pur esthète qui voit toute l’extraordinaire Beauté des joies et des douleurs noyées dans l’univers hagard.
Vénus, au rôle institué, doit aimer son petit oiseau. Mais attention ! Dès le deuxième, le mot « catin » est précisé. Et pire, une « prostituée » si elle accueille tout un réseau Sauf si elle vit dans le XVIème ou si elle loge à l’Élysée.
Si la première Vénus de France a ferré le plus gros poisson, Elle est devenue intouchable même si elle s’appelle Éros. Lorsqu’elle boit avec outrance, elle n’a que du thé pour boisson Et pour le reste, un redoutable époux comme animal féroce.
Tout le mystère féminin découle de son origine Qui tient également la promesse des conséquences de la vie. Ce tout petit fragment bénin de culotte qui s’invagine Masque la porte diaconesse vers le paradis des envies.
Pour vivre heureux vivons cachés et taisons l’organe secret… D’où venons-nous ? Où allons-nous ? La femme est la réplique absconse. Dire que le sexe est entaché de cet anathème sacré Qui, sans qu’on se mette à genoux, nous donne toutes les réponses !
Il faut en parler sans rien dire, taire quand on doit le rencontrer ; Ne pas en faire d’image décrite ni toute autre représentation. Dieu lui-même aurait pu prédire malheur à qui veut le montrer, D’un commandement hypocrite brandi avec ostentation.
Dans la partie de l’hippocampe de mon cerveau à la dérive, J’écris mes mémoires à court terme avant d’en faire un souvenir. De tout ce courant que j’y campe, il ne s’accroche sur les rives Qu’un peu d’humus sur l’épiderme d’un corps calleux en devenir.
Je ne sais s’il est reptilien avec queue en colimaçon Ou s’il nage entre deux eaux chaudes bien à l’abri dans sa maison, Mais c’est bien lui qui fait le lien entre mon cœur de limaçon Qui d’abord rampe et qui s’échaude et puis s’élève à la raison.
Le mien boit de l’information, insatiable et jusqu’à plus soif, Puis sans rien digérer, rejette dans l’oubli tout ce qu’il a bu. J’en ai plein de déformations que je peux palper sous ma coiffe, Trace de mémoires abjectes ou de toutes hontes imbues.
« Naissance » sonne comme « Délivrance » pour la mère arrivée à terme Mais elle résonne comme « évasion » pour un bébé neurasthénique. Il en ressent la recouvrance chaque fois que le monde l’enferme Derrière un mur de dissuasion soi-disant socio-hygiénique.
De même pour les animaux qui s’évertuent avec courage À s’évader hors de la cage de n’importe quelle ménagerie ; Flegme et temps infinitésimaux font plus que force ni que rage Et bientôt cesseront les parcages dans la moindre sournoiserie.
Devenons les libérateurs de toutes sortes de prisons, Qu’elles soient de clôtures d’acier ou de contraintes politiques ! Arrêtons les adorateurs qui viennent des quatre horizons Exhorter leurs dieux grimaciers islamiques ou bien catholiques !
Et si l’enfer, c’était les autres ? Juste un halo aurait suffi Pour montrer à Ève la misère qui règne là-haut chez les anges ! Pourquoi envoyer un apôtre missionné sur un crucifix Dans tous les endroits de la Terre si l’humanité nous dérange ?
Le paradis serait de naître et l’enfer serait de mourir Et peut-être recommencer d’autres épisodes et d’autres rôles. Bien sûr, il faut le reconnaître, la vie ne sert qu’à nous nourrir De paradoxes insensés et toutes autres saintes paroles.
On dit qu’un tunnel de lumière apparaît au seuil de la mort ; On dit qu’une petite voix parle au plus profond de notre âme. Mais avant cette avant-première, sans vouloir jouer les matamores, Il n’est pas de meilleure voie que d’en accepter le programme.
Trop de sécurité appelle un sentiment de confiance Lequel, à mon corps défendant, menace d’insécurité. Plusieurs épisodes m’interpellent où, en dépit de toute méfiance, Je me suis rendu dépendant d’un manque de maturité.
Combien me faut-il de serrures et où faut-il cacher les clefs ? Et les copies de celles-ci resteront-elles hors de portée ? Les voleurs ont-ils la carrure d’ouvrir tout ce que j’ai bouclé ? J’en frise des crises d’épilepsie… qui ne m’auront rien rapporté !
Vous me croirez si vous voulez, par un excès de sauvegardes Qui me maintenaient dans l’esprit qu’il ne pouvait rien m’arriver, Mes données se sont chamboulées et j’ai tout perdu par mégarde, Mea culpa, je l’ai compris, d’une vie superlativée.
Un soir de terrible tempête, une jardinière effarouchée S’accroche désespérément au pédoncule d’un magnolia. Le ciel, n’en faisant qu’à sa tête, pour le plaisir d’escarmoucher, L’expédie délibérément dans un jardin de camélias.
« – Prends garde à toi, Lily-Follette, à voyager en fleur violette Tu risques de te fracasser ! » dit un jardinier affolé. « – Je ne suis pas une femmelette et ta remarque est obsolète. Bye-bye, je ne fais que passer ! » répond-elle comme un feu follet.
Soudain un éclair détonant déchire le ciel et l’espace. La fleur décolle déchaînée, Lily agrippée à sa tige. Magnifique spectacle étonnant, sépales et jupon qui s’effacent Avec un fondu enchaîné de deux roses à la voltige.
Tableau de Christian Schloe sur https:www.tuttartpitturasculturapoesiamusica.com201306Christian-Schloe.html?m=1 .déjà utilisé le 20.06.2021 « Sale temps sur la planète ! ».
Dans un univers de dentelles, aiguilles, fuseau, filet, crochet, Dieu a tissé la Voie Lactée en forme de toile arachnéenne. Tous les astres qui la constellent s’en sont tellement rapprochés Que leurs orbites ont contracté une courbe hyperboréenne.
Car la Dentelière Divine a crocheté les galaxies Cousues dans un mercerisage d’onyx enveloppé d’un voile. Après cela, je le devine, plongée en pleine ataraxie Dieu la nomma, je l’envisage, au titre de Rose-des-Étoiles.
Rose-des-Étoiles, quel joli nom que celui que porte mon ange Raccommodeur et repriseur dont je descends le long du fil Et qui a brodé mon prénom au même rang que les archanges Pour que je sois thésauriseur de tout l’amour qu’il me profile !
(Tableau de Christian Schloe sur https:www.tuttartpitturasculturapoesiamusica.com201306Christian-Schloe.html?m=1 L’ataraxie est la tranquillité de l’âme, la quiétude.)
Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue.
Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
L’arbre de vie universel s’est imposé dans la nature. Soit végétal, soit animal, c’est toujours le même schéma. Et même dans la moindre parcelle on retrouve sa signature En plus infinitésimal comme inévitable Karma.
J’aime marcher dans la forêt et je dirige mes antennes Du pied des arbres jusqu’aux faîtes pour canaliser leurs fréquences. Je sens des éclairs phosphorés qui me rattachent par centaines Et je redeviens le prophète qui se recueille en conséquence.
Je ne sais comment cela fonctionne mais je sens mon âme impliquée Dans le fantastique réseau au-delà du monde atomique. Ce que la flore me ponctionne est certainement dupliqué Dans les rayons et les fuseaux qui tissent les cordes cosmiques.
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Comment naquit de la matière la vie au cœur de ses atomes Et d’un processus minéral muter au stade arboricole ? Cette évolution sans frontière laisse-t-elle des traces fantômes Comme un processus général de transformation floricole ?
La nourriture si vitale a provoqué le mouvement Et la vie devint animale afin de se développer. Par mutations congénitales et des millions d’accouchements, L’histoire se choisit optimale pour commencer son épopée.
Tandis que l’homme se détache de ses racines obstétricales, Les femmes restent reliées à la vie en priorité. Et j’aime celles qui me rattachent à ce cordon ombilical Qui remonte au règne oublié qui s’appelait « Sororité ».
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