Auteur/autrice : Maryvon Riboulet

  • À la recherche du temps perdu

    Le temps de la jeunesse dure une éternité relative ;
    Trop de secondes par minute et bien trop de minutes à l’heure.
    Au bénéfice de sa richesse, sa valeur reste spéculative
    Puisque jamais ne se transmute quand l’âge prend de la valeur.

    Et le temps va diminuant puisque le temps, c’est de l’argent.
    Et elle court, elle court l’inflation de la banque des Dieux débloqués
    Qu’on vénère en s’exténuant mais, comme ils ne sont pas partageant,
    Au jour de la compensation, les comptes sont overclockés.

    (Tableaux de Michael Cheval.
    Overclocker, c’est augmenter la fréquence d’horloge d’un microprocesseur au-delà de celle définie par le constructeur par une manipulation matérielle pour le rendre plus rapide… au risque de le griller.)

    Images trouvées sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si les auteurs de ces images reconnaissent leurs travaux, je serai heureux d’en mentionner les noms avec respect.

  • L’École des Thésophiltres Sympatisants

    L’École des Thésophiltres Sympatisants

    Un peu sorcières, un peu voyantes extralucides extravagantes,
    Les visions qu’elles invoquaient, à travers les feuilles de thé,
    Se révélaient soit flamboyantes, soit inquiétantes voire arrogantes,
    Selon la transe que provoquait un thé chinois de qualité.

    Il leur fallait aussi du rhum, blanc ou ambré, en abondance ;
    Sans doute pour faciliter le transit des divinités.
    Tous les chemins mènent à Rome, mais il est des correspondances
    Où le Diable est habilité à changer si affinités.

    J’avais accompagné l’alcool d’un thé de Chine vieux de dix ans
    Qu’elles avaient accueillis ravies, m’ouvrant leurs quartiers de noblesse.
    Je fus donc admis à l’École des Thésophiltres Sympatisants
    Après l’avoir, sans préavis, goûté aux lèvres des diablesses.

    Tableau de Leonora Carrington.

  • Climatologies

    L’être humain possède un climat qui varie selon les espèces,
    Selon le sexe chaud ou froid ou un tempérament bouillant.
    Les femmes ont un microclimat imprévisible entre les fesses
    Que certains hommes maladroits tâtent d’un doigt en le mouillant.

    La femme froide fait un peu peur ; le mâle craint sa frigidité.
    La femme chaude, on s’en méfie ; sautes d’humeur, sautes du temps.
    Les femmes tièdes à contrecœur ; on s’ennuie, elles sont limitées.
    Seules relèveraient le défi : les femmes à thermostat constant.

    Tableaux de William Tolliver.

  • Laura Papillons

    Laura Papillons

    Plutôt rebelle et sauvageonne, elle habite au cœur des forêts,
    Vêtue d’une tenue légère de plumes en guise de cotillon.
    Rien sur ses épaules maigrichonnes, juste une coiffe décorée
    Qui donna à la jeune mégère son surnom : Laura-Papillons.

    Fortuitement je l’ai surprise dans l’eau de la claire fontaine
    Où j’allais inopinément apaiser ma soif d’aventures.
    Pour éviter toute méprise envers l’ondine puritaine
    Je me cachai impunément pour en observer sa nature.

    Mais les papillons m’ont trahi en virevoltant autour de moi
    Et la belle désabusée cria en sautant sur la berge.
    Et moi, je restai ébahi d’avoir miré avec émoi
    Ses deux petits seins médusés par un regard fou qui diverge.

    Photo de Danny Suhendar.

  • Vers la lumière

    Chaque jour de ta vie, tu montes d’un degré le grand escalier
    Et chaque année vient le décompte lorsque tu atteins le palier.
    D’abord tu restes, tu te reposes, insouciamment, tu as le temps
    Mais peu à peu le temps t’impose son mouvement intermittent.

    Dodo, métro, boulot, dodo, tous les étages se ressemblent ;
    Tu ne comptes plus ton mal de dos et tu fais partie de l’ensemble.
    Mais ta marche ralentit bientôt, tu sens même ton corps qui lévite
    Tandis que le monde aussitôt tourne alors de plus en plus vite.

    Tableaux de Rob Gonsalves.

  • Mode d’automne

    Mode d’automne

    En pleine Lune, les sorcières tissent des jupes opalines
    Pour attirer les hirondelles représentantes en lingerie.
    S’ouvre l’étal de la mercière, fleurettes en boutons des collines,
    Que la Nature renouvelle par une collection fleurie.

    Les apprenties un peu timides dissimulent leurs intimités
    Sous des tatouages de roses et des coiffures de saison :
    Feuilles d’automnes encore humides qui donnent à l’unanimité
    Les meilleures transes et névroses aux magiciennes en pâmoison.

    Tableau de Catrin Welz-Stein sur http:artsdumonde.canalblog.comarchives2016031233502041.html .

  • Pleine apparition

    Pleine apparition

    En pleine Lune, les fantômes portent l’habit opalescent
    Tissé d’étoiles et feux follets pour célébrer l’événement.
    Voyez ces étranges symptômes et leurs profils luminescents
    Lorsque les spectres affolés font balloter leurs vêtements.

    Parfois ils laissent sur un buisson un lambeau de fils de lumières
    Que les sorcières vont recueillir pour entrelacer de grands cercles.
    Si vous ressentiez les frissons de cette diablerie coutumière,
    Vous pourriez vous enorgueillir d’en avoir soulevé le couvercle.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

  • L’œil du cygne

    L’œil du cygne

    Par l’œil du cygne, la Nature vous dévoile votre avenir
    Qui variera en noir ou blanc selon la couleur de l’oracle.
    Choisissez bien votre monture quand l’occasion va survenir
    Car ce petit détail troublant peut vous accorder un miracle.

    Les cygnes noirs en clair-obscur faciliteront la vision
    Plutôt qu’un cygne en robe blanche aux divinations endurcies.
    Un bon contraste ne procure que les meilleures prévisions
    Dont le destin ne se déclenche que si le cygne est obscurci.

    Tableau de Catrin Welz-Stein sur http:artsdumonde.canalblog.comarchives2016031233502041.html .

  • Interférences

    Interférences

    Tandis que les vagues d’ardeurs produisent leurs ondulations,
    L’instinct dessine la rencontre prolongeant les lignes de vie.
    Dans l’intervalle du quart d’heure, admirez les modulations
    Des signes qui viennent à l’encontre de leurs amours inassouvies.

    Lorsque les zèbres s’interpénètrent par leurs desseins entrecroisés,
    La vie crée des interférences par leurs zébrures associées.
    Le petit zébron qui va naître portera ce chassé-croisé
    Sur son pelage en référence à sa conception négociée.

    Sérigraphie de Victor Vasarely.

  • La rumeur

    La rumeur

    Comme une femme qui roule nue sur son vélo sans retenue,
    La rumeur parcourt le village de bouche à oreille volage.
    On l’a vue dandiner des fesses, chacun l’atteste et le confesse
    Mais on ne l’a vue que de dos descendre les rues crescendo.

    On aimerait voir son visage se montrer dans le paysage ;
    Il paraît que la jouvencelle suivrait un régime sans selle.
    Tout le monde en parle assurément avec maints en maints suppléments ;
    Le bruit court qu’elle manifeste pour sa liberté sans conteste.

    Tableau de John Hendrikus Moesman.

  • Les chemins de fer ondulés

    Les chemins de fer ondulés

    Tout ce qui est dur comme fer se met soudain à onduler ;
    Les règles droites ramollissent et le temps vient se recourber.
    La Terre change d’atmosphère, l’air se met à démoduler
    Des nues aigües qui ralentissent vers des terres basses embourbées.

    Alors le train en caoutchouc s’étire comme un élastique
    Et les voyageurs morfondus se liquéfient sur les couchettes.
    Puis, on entendit dans un Tchou-Tchou la locomotive fantastique
    Gagner l’horizon confondu sous l’œil myope des vachettes.

    Tableau de Vincent van Gogh.

  • Tête-à-tête jardinier

    Tête-à-tête jardinier

    Avec les seins en tête-à-tête qui m’observaient droit dans les yeux
    Et les fesses en circonférence qui me détournaient l’attention,
    La jardinière un peu follette tentait un bouquet audacieux
    Mêlant avec indifférence attrait et fleurs de la passion.

    Je lui ai pris son arrosoir pour mouiller son jardin secret ;
    La clôture qui le contenait doucement s’est évanouie.
    J’ai ôté ce fil dérisoire qui gardait le bouton nacré
    Et tandis que je jardinais, la rose s’est épanouie.

    Tableau d’Andrei Protsouk.

  • Les Dessous-Fric

    Les Dessous-Fric

    Monsieur suit les cours de la bourse et la croissance du capital ;
    Madame suit le cours de la mode et ses effets psychologiques ;
    Chacun suit donc ainsi la course qui obsède la capitale
    À savoir ce qui accommode l’argent avec les dessous chics.

    Monsieur compte les dividendes que lui rapporte son argent ;
    Madame compte les avantages que lui rapporte sa beauté;
    Tant que les deux fils se distendent, bourse et mode iront se partageant
    Pelotage et boursicotage, les deux mamelles les plus cotées.

    Tableau d’Andrei Protsouk.

  • L’étoile de Lune

    L’étoile de Lune

    L’Étoile de Lune, au teint d’albâtre, en robe de velours nacré
    Renvoie le battement lunaire quand le premier quartier paraît.
    Sa pulsion continue à battre, croissant jusqu’à la nuit sacrée
    Où s’ouvrent les préliminaires de la pleine Lune qui comparait.

    Alors les Étoiles d’argent, sur les montagnes escarpées,
    Brillent de la même clarté et vibrent à la même cadence.
    Les lueurs croient en se partageant dans la voûte céleste harpée
    Le fief du soleil écarté des étoiles en correspondance.

    Tableau de Christian Schloe sur https:www.tuttartpitturasculturapoesiamusica.com201306Christian.Schloe.html?m=1 .

  • L’école des poissons-pilotes !

    L’école des poissons-pilotes !

    J’ai connu un poisson-pilote, ordre du requin souriant,
    Diplômé d’une grande école, prix d’une éducation sereine.
    Aspirant de la Grande Flotte, il fit carrière en dérouillant
    Quelques ennemis piscicoles qui tourmentèrent les sirènes.

    En récompense à ses exploits, il accéda au rang suprême
    De Capitaine de la garde de la Reine – ce fut une erreur ;
    Celle-ci lui fit à contremploi tant et tant d’avances extrêmes,
    Qu’il choisit pour sa sauvegarde d’être admis chez les éclaireurs.

    Tableau de Christian Schloe sur https:www.tuttartpitturasculturapoesiamusica.com201306Christian.Schloe.html?m=1 .

  • Bleue rêverie

    Bleue rêverie

    Des rêves en bleu aux couleurs froides aux bleus de l’âme aux couleurs chaudes ;
    L’esprit en quête d’aventure, l’amour à bonne température.
    Femmes anguleuses aux formes roides, femmes fragiles qui s’échaudent ;
    Tout dépend de la conjoncture, tous les goûts sont dans la nature.

    Femmes aux galets pour rigoler, femmes emballées pour un ballet ;
    Mes réflexions vertes et roses riment en reflets verts et prose.
    Femmes ballons pour picoler, femmes foldingues au pis-aller ;
    Femmes-fleurs aux épines moroses, femmes-fleurs au cœur de primerose.

    Tableau de Kamal Koria sur https:kkoria.com#jp-carousel-219 .

  • En costume de pluie

    En costume de pluie, la reine de la nuit
    Dans sa brume de voile danse au bal des étoiles.
    Des éclats de rosée en cercles arrosés
    Marqueront le ballet de sa ronde emballée.

    En costume de nuit, la reine de la pluie
    est venue également valser élégamment.
    Mais le vent s’est levé et les robes envolées
    N’ont laissé dans les nues rien que deux reines nues.

    Costume disponible sur https:www.costume-works.comthunderstorm1.html .

  • La biche à la rose

    La biche à la rose

    La biche, pas encore aux abois, a reçu au courrier la prose
    Qu’un jeune cerf aux quatre bois lui a parfumé d’une rose.
    Or la biche, un vrai cerf-manqué, s’habilla d’une redingote
    Et courut au rancard planquée, timide, au fond d’une gargote.

    Dans l’entrefaite, le cerf arrive, les bois cirés et reluisants,
    Avec un œil à la dérive et l’autre fier et séduisant.
    Il voit la biche un peu morose et clame d’un air triomphant :
    « Buvons ! C’est ce soir que j’arrose et que j’enterre ma vie de faon ! »

    Tableau de Christian Schloe sur https:www.tuttartpitturasculturapoesiamusica.com201306Christian.Schloe.html?m=1 .

  • La vache de Monsieur Seguin

    La vache de Monsieur Seguin

    Fidèle à l’esprit de Blanquette, dévouée à Monsieur Seguin,
    Une normande nostalgique s’ennuyait ferme en son enclos.
    Le soir, assise sur sa banquette, elle se découvrait le béguin
    Envers une envie névralgique à sortir de son monde clos.

    Comme il n’y avait pas de montagne et ni de loup à l’horizon,
    Un matin, elle se décida à faire le mur et galoper
    Puis, elle battit la campagne sans revenir dans sa prison.
    Dommage qu’Alphonse évita d’en raconter son épopée.

    Illustration de Gillermo Mordillo.

  • La boîte de Pandore

    L’homme découvrit la science beaucoup plus puissante que Dieu
    Mais il n’ouvrit pas le couvercle car il n’était pas encore prêt.
    Il luttait contre sa conscience et le potentiel insidieux
    Qui pouvait s’échapper du cercle des démesures de l’à-peu-près.

    Mais fasciné par le pouvoir qu’offre une science affranchie,
    Il osa l’ouvrir pour comprendre afin d’en absorber la force.
    C’était somme toute un devoir puisque le pas était franchi
    Par tous ceux désireux d’apprendre la toute-puissance retorse.

    « Boum » a fait la première bombe pour exterminer l’être humain !
    « Couic » ont fait les millions de morts ennemies du camp opposé !
    « Bang » a expédié dans la tombe ceux qui se sont trompés de chemin !
    « Chut » murmurent tous les remords tus par le silence imposé.

    Illustrations de Moebius.

  • Les femmes de l’automne

    À l’automne de tous les dangers, viendra un temps d’adaptation
    Pour les humains contaminés par le virus des grands voyages.
    Les femmes commenceront à ranger leurs souvenirs d’exaltation
    Avant de se reconfiner pour un cycle de nettoyage.

    En fin d’automne, les couleurs s’accoutumeront de saison
    Avec des rappels de natures piquantes et traumatisantes.
    Alors les premières douleurs grinceront des murs des maisons
    Que les femmes aux belles peintures peindront de teintes apaisantes.

    Début d’hiver, premiers frimas mais on s’en fout, on couche nues
    Devant un feu de cheminée avec un homme, s’il vous plaît.
    On tremble un peu sous le climat mais déjà le froid s’atténue
    Et les femmes ne sont dominées que d’un chaleur accouplée.

    Fin de l’hiver, boule de neige, on s’endort et l’on s’ensommeille.
    Malgré les journées raccourcies, les jours jouent les prolongations.
    Mais on s’amuse du manège des femmes-fleurs qui s’émerveillent
    Dans la nature radoucie de nouvelles fécondations.

    Tableaux de Michael & Inessa Garmash.

  • Bonnet d’anniversaire !

    Joyeux bonnet d’anniversaire, bonnet d’année qui se resserre
    D’une bougie pour allumer toute l’année qui va venir.
    Petite flamme nécessaire à réveiller ses partenaires
    Qui seraient parties en fumée sans la chaleur des souvenirs.

    Joyeux rappel d’avoir régné dans l’éternité de l’enfance !
    Joyeux moments d’avoir traîné durant toute l’adolescence !
    Joyeux bisou tout imprégné du premier amour d’innocence !
    Que chaque jour soit étrenné comme éternelle renaissance !

    Bodypaintings de Tash Kouri sur https:www.tashkouri.comphoto .

  • Plus rien ne sera comme avant

    Plus rien ne sera comme avant

    Je ne reviendrai plus jamais dans le pays du temps passé ;
    Plus rien ne sera comme avant au nom du droit le plus primordial.
    Je dois m’adapter désormais à cette société compassée
    Qui se soumet dorénavant à ce Nouvel Ordre Mondial.

    Aujourd’hui les portes ne s’ouvrent qu’avec une clef sanitaire ;
    L’argent liquide est remplacé par une valeur numérique
    Qu’un agent zélé ne découvre que si je reste solidaire
    Envers des lois carapacées à me rendre plus hystérique.

    Superbe affiche de Guillaume Morellec inspiré par 1984 de George Orwell.

  • Questions-Réponses

    Pourquoi traite-t-on la COVID comme une catastrophe planétaire prioritaire ?
    Parce que l’ON veut stresser la population et la conditionner à des menaces virtuelles (pénurie, virus, perte d’argent).

    Pourquoi a-t-on sonné l’alarme en 2020 alors que la mortalité restait bien inférieure à celle des années précédentes ?
    Parce que l’ON en avait décidé le plan depuis des années afin de sortir le virus à cette date précise.

    Pourquoi les premiers traitements qui donnaient des résultats ont-ils été rapidement interdits par l’état ?
    Parce que l’ON voulait obliger l’humanité à accepter et se soumettre à un pseudo-vaccin et à en être dépendant à vie.

    Pourquoi nous imposer alors un masque qui gêne, entrave et nuit à une saine respiration ?
    Parce que l’ON veut provoquer une apathie par asphyxie avec oxygène raréfié et forcer l’obéissance.

    Pourquoi il y en a-t-il eu autant de vaccins et aussi rapidement dans plusieurs pays ?
    Parce que l’ON veut frapper rapidement et simultanément en plusieurs endroits stratégiques de la planète.

    Pourquoi les états du monde entier imposent-ils la vaccination ?
    Parce que l’ON avait mis au point ces pseudos-vaccins bien auparavant afin d’empoisonner la population.

    Pourquoi continue-t-on à imposer le port du masque malgré la vaccination ?
    Parce que l’ON sait qu’il augmente la contagion par les vaccinés et permet donc la vaccination à plus grande échelle.

    Pourquoi le nombre d’infectés continue-t-il à progresser malgré les doses de plus en plus élevées ?
    Parce que l’ON veut diminuer l’immunité naturelle et augmenter la dépendance totale à un pseudo-vaccin qui est en réalité un véritable « poison résiduel ».

    Pourquoi viser la culture mais permettre l’entassement dans les bus, le métro et les stades ?
    Parce que l’ON veut abêtir la population, la rendre obéissante et l’empêcher de s’informer par elle-même.

    Pourquoi tous les pays adoptent-ils la même politique à l’unanimité face à la COVID ?
    Parce que l’ON veut réduire la population et la remplacer par un afflux de réfugiés de tous les pays en guerre.

    Pourquoi n’y a-t-il aucune amélioration de la situation ?
    Parce que l’ON veut continuer le processus jusqu’au bout car il est irréversible.

    Pourquoi aucune information de la part de médias d’opposition n’est autorisée ?
    Parce que l’ON veut imposer la dictature et éradiquer toute forme de résistance.

    Illustrations de Moebius.

  • La tête dans le mur

    La tête dans le mur

    La politique de l’autruche est l’instinct le plus répandu ;
    Chacun en use à sa façon pour ne plus voir la vérité.
    Tant qu’on en convaincra les cruches, le bon sens dûment prétendu
    Qui est de noyer le poisson résonnera d’austérité.

    Quand on me fait la sourde oreille ou qu’on me traite de complotiste,
    Je vois des têtes s’enfoncer dans le mur des lamentations.
    Qu’un jour une occasion pareille survienne dans leurs cercles égoïstes,
    Je les verrai se renfoncer dans leurs contre-argumentations.

    (Photo de Brooke DiDonato sur https:www.ignant.com20161110brooke-didonatos-surreal-pictures
    « Le bon sens est la chose du monde la mieux partagée : car chacun pense en être si bien pourvu que ceux même qui sont les plus difficiles à contenter en toute autre chose n’ont point coutume d’en désirer plus qu’ils en ont. » René Descartes.)

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

  • Rêver hors de sa prison

    Rêver hors de sa prison

    Règles rigides, irréfutables, limites strictes, irrécusables
    M’enferment dans la société de l’ordre des hommes nouveaux.
    Oppression lente, inéluctable, influence sourde, médiatisable
    Me conditionnent à satiété en me trépanant le cerveau.

    Mais je m’évade à volonté en dessinant des petits poissons
    Capables de franchir les murs et d’ignorer toutes frontières.
    Ensemble, ils s’en vont fomenter, tout en répandant leur moisson,
    La fantaisie qui se murmure entre rêveurs à part entière.

    Photo de John Dykstra.

  • Mon parcours existentiel

    Mon parcours existentiel

    Inopinément dans le lit d’une rivière au courant doux,
    Je semais mes petits bonheurs en petits cailloux colorés
    Pour noyer ma mélancolie sans patauger dans la gadoue
    Avec le cœur du randonneur pour un voyage phosphoré.

    Ainsi je diluais mon âme dans la vapeur d’un feu ardent
    Qui montait comme une prière qui aurait enflammé le ciel.
    Je sentais ces petites flammes évoquer le soleil dardant
    Ses rayons dans la fondrière de mon parcours existentiel.

    Tableau de Julie Heffernan.

  • Mes compères au quai

    Mes compères au quai

    Pour voyager élégamment, j’imagine mes perroquets ;
    L’un qui me crie mon anxiété, l’autre qui me tire en avant.
    Antagonistes également tant que je me tiens sur le quai
    Pour vaincre la contrariété et naviguer contre le vent.

    Sur le départ, mes inquiétudes se posent sur l’épaule gauche,
    Mais j’ai toujours un messager sur la main droite, maladroite.
    Mes craintes tombent en désuétude malgré, de leurs cris, les ébauches ;
    Puis, le malaise passager disparaît dans la voie étroite.

    Photo de Luis Monteiro.

  • L’arbre de vie

    L’arbre de vie

    Divine paréidolie que la nature sait répandre
    Dans tous ses fruits en abondance où paraît un arbre de vie !
    Célestes bouquets d’ancolies, suprêmes gerbes de scolopendre,
    Vous nous offrez en redondance sa divinité à l’envi !

    Chair de tomate, tes stigmates miroitent mon cœur et mon âme ;
    Cerneaux de noix, cerveau de moi, comme un esprit complémentaire.
    Toute la flore s’acclimate à évoquer l’homme et la femme
    Comme un lien puissant et siamois qui nous relie tous à la Terre.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

  • La femme aussi descend du singe

    La femme aussi descend du singe

    Autrefois, comme un petit singe, les femmes n’avaient rien à dire,
    Rien à voir, rien à écouter, juste être cucul-la-praline.
    Condamnées à laver leur linge et, pour le reste, leur interdire
    D’étudier et de goûter aux activités masculines.

    Heureusement, les suffragettes ont bousculé ces habitudes
    Et gagné l’émancipation de la mère de l’humanité.
    Les trois petits singes exégètes ont modifié leurs attitudes
    Bien que leurs participations fasse ombre à leur féminité.

    Tableau de Soni Priyesh.

  • Le charme aléatoire

    J’ai sélectionné la beauté sur le mamelon du sein droit
    Et la fonction aléatoire sur le second en dichotomie.
    Aussitôt une charibotée de fleurs a jailli aux endroits
    Les plus charmants du répertoire de sa superbe anatomie.

    Comme une musique enivrante diffusée par des haut-parleurs,
    Les seins ont balancé les basses et les mamelons, les aiguës ;
    Des roses trémières attirantes, ont entraîné avec ardeur
    Vers ses deux hanches en contrebasse ma flûte jouant les suraiguës.

    Mosaïque de Paul Siggins.

  • Anticonformiste

    Anticonformiste

    Hélas, depuis que je suis né, j’avoue ne pas avoir appris
    À m’adapter à la rigueur que l’humanité s’est fixée.
    Si j’écoute mes désirs innés, je passe pour un pauvre incompris
    Et si je laisse parler mon cœur, l’ordre a tôt fait de m’éclipser.

    Alors par des sous-entendus, je sème mes pas de ma prose
    Mais je suis souvent censuré car on n’y voit que perversion.
    En dépit de ces malentendus, je ne cesse de voir la vie en rose
    Car cette oppression endurée m’attise un feu de subversion.

    Illustration de Gillermo Mordillo.

  • Le cheval de Quatre

    Le cheval de Quatre

    À l’instar du Cheval de Troie, fabriqué pour vaincre par ruse,
    Le Cheval de Quatre fut construit pour faire aimer le Périgord.
    Ma chambre est un peu à l’étroit, circonscrite dans l’hypoténuse
    Du triangle rectangle instruit du théorème de Pythagore.

    Car mon cheval, non point carré, mais arrondi à tous ses angles
    Dont la queue trace la tangente où vont se nicher les oiseaux.
    Derrière deux yeux bigarrés se perche un grenier qui s’étrangle
    Lorsque vient souffler la tourmente dans le piège-à-vent des naseaux.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

  • Le revers de la force

    Le revers de la force

    Fille d’Hercule et Déjanire, Macaria hérita leurs forces ;
    Elle savait tuer à mains nues des serpents bien plus costauds qu’elle.
    Elle en garda le souvenir par cette image qui la renforce
    Dans un combat sans retenue qui lui laissa quelques séquelles.

    Par ses étreintes remarquables et ses muscles tétanisés,
    Elle étouffa tous ses amants pareille au boa constrictor.
    Seul le dernier, fait remarquable, s’en tira hospitalisé
    Avec trauma des ligaments, fractures ouvertes et os retors.

    Illustration de Sonia Lazo.

  • À Pâques, les Parques

    À Pâques, les Parques

    Au large de l’Île de Pâques, on voit souvent plonger les Parques
    Auprès des géants engloutis quand leurs fils n’ont pas abouti
    – Ou bien quand elles perdent le fil – ou se sont trompées de profils –
    Pour mander aux fils des étoiles comment raccommoder leurs toiles.

    Nona, qui est née la première, demande toute la lumière ;
    Decuma, aussitôt accourt afin de lui prêter secours ;
    Morta, arrivée la dernière porte les indulgences plénières,
    Petits péchés entourloupés des existences qu’elles ont coupées.

    Illustration de Sergio Alfonso González.

  • Re-naissance

    Re-naissance

    Comme une source jaillie des ombres entre les montagnes ascendantes,
    Je suis née d’un ruisseau tenu aussi brillant qu’un cheveu d’ange.
    Mais je faisais partie du nombre des femmes élues et repentantes
    Dans la tradition maintenue du saint matriarcal échange.

    Et comme un soleil j’apparais pour illuminer la maison
    Et pour répandre tout le bonheur tous les jours en pleine abondance.
    Cette lumière transparaît sans que j’en connaisse la raison
    Car elle provient, en tout honneur, de ma glorieuse ascendance.

    Photo de Noriaki Yokosuka sur https:www.emoninc.comartists-noriaki-yokosuka .

  • L’irréalité du visage du monde

    L’irréalité du visage du monde

    Toute l’apparence du monde que j’entrevois dans les médias
    Se cache sous le maquillage qui masque sa réalité.
    La vérité la plus immonde ne peut percer dans l’immédiat
    Tant qu’on croira aux magouillages et aux fausses actualités.

    La mariée ne serait pas si belle sans plusieurs couches de peinture
    Qui dissimulent l’immortelle vieille putain de Babylone.
    Toutefois, seuls des yeux rebelles à la fraude et à l’imposture
    Verront la menace mortelle des oppressions qui s’échelonnent.

    Tableau de Lizbeth sur https:lizbethr.arttaggedillustrations .

  • Recette marine – 2

    Recette marine - 2

    Pour un cocktail d’océan noir, agitez mais sans secouer
    Des crêtes de vagues furieuses fouettées sous l’œil de l’ouragan.
    Par la tornade en entonnoir, laisser le jus s’amadouer
    Sous une aurore luxurieuse zestée d’un soleil zigzaguant.

    Je tiens ce cocktail de Neptune, barman du cabaret d’Éole,
    Qui créa ce providentiel nectar des dieux des matelots ;
    Boisson des marins de fortune hypnotisés par l’auréole
    Que le soleil crée dans le ciel sur l’horizon de Saint-Malo.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

  • Retour aux origines

    Retour aux origines

    Je suis limité dans ce monde que l’entropie veut engloutir
    Alors que j’ai été forgé au-delà du mur de lumière.
    Lorsque mes rêves vagabondent je sens mon esprit aboutir
    Vers l’accès où vient s’engorger l’âme de ma source première.

    Je m’extrais de ma dimension au milieu des familles d’âmes
    Qui sont mes réincarnations parvenues au seuil de l’hiver.
    Alors nous suivons l’ascension vers le lieu où nous décidâmes
    De subir la détonation qui créa jadis l’univers.

    (Illustration de Moebius.
    Pour rappel, l’entropie représente la dégradation de l’énergie.)

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

  • Tableaux féminins

    Ce patchwork humain des organes qui tissent l’étoffe d’une femme,
    Mériterait que j’en dessine à même la peau son hommage.
    J’en appelle à la fée Morgane pour qu’elle me fournisse la flamme
    Du souvenir qui m’hallucine par son ramage et son plumage.

    En écoutant parler son cœur, un soleil paraît sur son sein ;
    En goûtant sa bouche sucrée, une lune sur son périnée ;
    En observant ses yeux moqueurs, ses iris forment un essaim
    Qui colore tout son corps nacré comme une bande dessinée.

    Bodypaintings de Christopher Agostino.

  • L’illumination

    L’illumination

    D’un big-bang qui soudain implose dans mon univers intérieur,
    L’idée infinitésimale se cristallise en une flamme
    Comme une obsession qui explose et se répand à l’extérieur
    Depuis ma structure animale jusqu’à l’humanité de l’âme.

    Cette idée ne m’appartient pas et je n’appartiens pas à elle ;
    Elle représente une rencontre avec l’au-delà de moi-même.
    Je passe de vie à trépas et je renais, flamme éternelle
    Qui s’en va brûler à l’encontre de mes angoisses et mes dilemmes.

    Illustration de Moebius.

  • Le belvédère lunaire

    Le belvédère lunaire

    Au bord de la Mer des Embruns, aux environs du Cirque Hipparque,
    J’avais coutume de m’en aller me promener en solitaire.
    Parmi les dinosaures bruns, je faisais louvoyer ma barque
    Et j’accostais sans bruit l’allée qui monte jusqu’au belvédère.

    Quelques amis me rejoignaient pour échanger dans le silence
    Les derniers échos de l’espace venus de Mars ou de Neptune
    Durant la nuit qui témoignait sereinement de l’excellence
    Par la douceur du temps qui passe en villégiature sur la lune.

    Illustration de Moebius.

  • Les voyages en lanterne

    Les voyages en lanterne

    J’aime ces voyages en lanterne portés par des vents de lumière
    Qui me véhiculent aux confins de tout ce qui est observable
    Et quand le soleil met en berne ses derniers feux sur les chaumières
    Dont les faisceaux s’épuisent enfin sous les ténèbres insondables.

    Te souviens-tu, ma bien aimée, de la douce lune de miel
    Où la lanterne nous berçait d’une clarté intermittente
    Afin de laisser parsemer toutes les étoiles du ciel
    Tandis que le soleil perçait dans une aurore persistante ?

    Illustration de Moebius.

  • Les dieux oubliés

    Les dieux oubliés

    J’ai oublié ces dieux dans leurs temples perdus
    Qui offraient la richesse et la vie éternelle.
    J’ai prononcé l’adieu aux amours éperdues
    Pour ces vieilles sagesses, ces vieilles ritournelles.

    J’ai renié les prêtres et les marchands du temple
    Qui prétendaient punir ceux qui ne croyaient pas.
    Je cite à comparaître ces dieux qui me contemplent
    Pour tous les réunir à mon dernier repas.

    Illustration de Moebius.

  • Les apprentis sorciers

    Les apprentis sorciers

    Les enfants cruels évoluent avec le temps et la technique ;
    Lorsqu’ils sont lassés d’arracher les ailes et les pattes des mouches.
    Ils jettent ainsi leur dévolu sur les armes automatiques,
    Et vont même s’amouracher des meilleures pour la fine bouche.

    Passé le goût des bombinettes qu’étaient pas assez nucléaires,
    Ils ont poussé l’arme chimique au-delà de toutes frontières.
    Celle qui en fait une binette, c’est notre cause humanitaire
    Qui a produit ces boulimiques de la barbarie tout entière.

    Illustration de Moebius.

  • L’héroïne qui court

    L’héroïne qui court

    Ainsi, plus l’héroïne accourt, et plus elle vagabondera,
    Moins de mousse elle amassera, tout comme une pierre qui roule.
    Et plus elle volera au secours de victimes face aux scélérats,
    Et moins son cœur s’attachera à couver comme une mère-poule.

    Pour stopper la disparition de ces super femmes actives,
    Il faudrait qu’on stoppe les guerres et les combats revendiqués.
    C’est pourquoi leur parturition s’avère une action abortive
    Car cette humanité grégaire ne cesse jamais de polémiquer.

    Illustration de Moebius.

  • À sa mère

    À sa mère

    Les filles liées à leur mère par le cordon matriarcal
    Restent à jamais attachées à cette lignée éternelle.
    La moindre existence éphémère au sein du lien obstétrical
    Est une perle empanachée précieuse, chère et maternelle.

    Ainsi chaque femme fleurit au bout de la branche ADN
    Dont l’origine remonterait à l’embryon de la matière.
    Goûtez dans son cœur aguerri la fleur de vie manichéenne
    Dont chaque germe féconderait toute l’humanité entière.

    Illustration de Moebius.

  • Le poète intimidé

    Elle me fixait d’un air sévère tandis que j’étais dans l’attente
    De cette rencontre impérieuse qui doublait ma perplexité.
    Je craignais que ce soin s’avère d’une attitude intimidante
    Par sa moue mi-gaie mi-sérieuse qui me laissait surexcité.

    Sa teinte rose contrastait avec ma timidité verte ;
    Elle devait déjà me juger comme un paysan de Bohème.
    Pourtant lorsqu’elle m’a attesté qu’elle lisait dans mon âme ouverte,
    Je l’ai aimée sans préjugé et lui ai clamé ce poème.

    Illustrations de Moebius.

  • La déesse

    La déesse

    Un jour, il n’en restera qu’une… amante religieuse parfaite
    Que tous les hommes honoreront chacun leur tour, en fin de vie.
    Moi-même eus la bonne fortune d’être convoqué à la fête
    Pour m’introduire en son giron malgré la mort qui s’ensuivit…

    J’ai travaillé toute ma vie en attendant impatiemment
    La nuit de noces exécutoire où je meurs d’amour en vainqueur.
    Délices, plaisirs à l’envi pour qu’enfin sans apitoiement
    La belle tranche mes génitoires, m’arrache et me croque le cœur.

    Illustration de Moebius.

  • Les sirènes des sables

    La queue des sirènes des sables n’est plus qu’un lointain souvenir ;
    Elles l’ont troquée pour deux jambes mieux adaptées pour le désert.
    Leur nudité indispensable pour assurer leur avenir
    Leur permet d’être plus ingambes et leur sex-appeal plus disert.

    Lorsque les vaisseaux du désert viennent croiser dans les parages,
    Elles envoient leurs émissaires, serpents, scorpions qui les harcèlent.
    Ainsi ces marins de misère ne tardent pas à faire naufrage
    Et voir surgir leurs adversaires les goûter à la croque-au-sel.

    Foulard d’après Muti.