Bienvenue dans Ô ALLEGÔRÏÄ
Bienvenue dans Ô ALLEGÔRÏÄ, la Maison des Mondes Reliés.
Ici vivent les LLyrïädes, leurs compagnons, leurs enfants,
et ceux que les portes du Poïnt ZérÔ déposent au seuil des merveilles.
Ô ALLEGÔRÏÄ n’est ni un royaume, ni un temple :
c’est une maison assez vaste pour accueillir les rêves,
les légendes, les cités englouties, les voyages d’Atlantis
et les mondes encore en gestation.
Chaque récit y devient passage, chaque repas une assemblée,
chaque découverte une porte entrouverte sur l’inconnu.
Entrez simplement.
La porte est ouverte.
Les Habitants et Voyageurs d’Ô ALLEGÔRÏÄ
Les LLyrïädes : 7
Laurelïne : La flamme première, le cœur solaire, la parole qui éclaire.
Loreleï : La profondeur vivante, l’eau qui accueille et transforme.
Lïlïth : La matrice ancienne, la mémoire féconde, l’insoumise doyenne.
Ledalïä : Le regard exact, la révélation présente, l’œil qui rend visible.
Geminïä : La constellation, la reliance, l’ambassadrice de l’amour en partage.
ÄLLÏÄ : La Gardienne du Souffle Premier, celle qui ouvre les seuils.
STELLÏÄ : La Grande Magicienne du métal, l’éclat neuf des mondes à venir.
Les Passeurs : 2
Yavänor : Le poète, le passeur, l’ancien souffle de l’ÏÄMOURÏÄ.
Yanimïä : La Grande Fornicatrice, l’ordonnatrice des prières et la passeuse des âmes vers l’amour.
Les Testïassiens : 7
Cristïäs : Le savant et l’inventeur passionné, compagnon de STELLÏÄ.
Irénée-le-jeune : Le jeune voyageur de Testïäs, compagnon de Geminïä.
Irénée-l’ancien : Le dépositaire des souvenirs de Testïäs et le témoin des générations.
Irénée-l’ancêtre : La racine de la lignée, la mémoire la plus ancienne du peuple testïassien.
Alinéor : L’intendant, le cuisinier-poète, celui qui nourrit la maison, compagnon de Ledalïä.
ORPHÉÔN : La voix, le chant, l’accord secret et le compagnon d’ÄLLÏÄ.
Valérion : Le compagnon de Nérätïs, l’homme dont la tendresse survit aux turbulences du désir.
Les Atlantes : 5
Astérias : Le roi d’Atlantïs, partagé entre son rang, ses désirs et les leçons de sa reine.
Thétïs : La reine d’Atlantïs, la souveraine dont l’amour apprend à franchir ses propres frontières.
Nérätïs : L’ambassadrice d’Atlantïs, la médecin attentive et la présidente du C.E.S.P.A.
Pénélopïä : Le médecin-adjoint d’Ô ALLEGÔRÏÄ, celle qui perçoit les auras au-delà des apparences.
Constantïne : Le maître de maison du palais, l’ordonnateur ingénu des désordres d’Ô ALLEGÔRÏÄ.
Les Sirènes : 4
Éôlïäne : La messagère libre, le rire des passages et la sirène aux prestations les plus imprévisibles.
Azurïanne : La sirène des profondeurs, la mémoire liquide des mondes engloutis.
Olivïäne : La sirène des eaux accueillantes, la douceur rieuse qui accompagne les passages.
Loïrelïndt : Le fantôme de première classe, la sirène qui traverse les mondes sans abandonner les vivants.
Les Naufragés : 5
Amellïä : Amelia Earhart, l’aviatrice disparue devenue voyageuse des mondes reliés.
Altänor : Alton Glenn Miller, le musicien perdu dans le ciel et retrouvé par l’amour.
Captain Nemo : Naufragé amnésique aux mains de pianiste et le compagnon de Pénélopïä.
Séorïäne : La naufragée coréenne devenue visionnaire, celle qui aperçoit le futur avant qu’il ne survienne.
Hyänor : Le naufragé coréen, le pêcheur au harpon et le compagnon de Séorïäne.
Les Enfants : 13
Les 3 bébés de mars
Élysäé : L’un des trois premiers enfants nés dans la Maison des Mondes Reliés.
Orélion : L’un des trois premiers enfants de mars, porteur des promesses d’Ô ALLEGÔRÏÄ.
Laëtïtïa : La fille de mars dont la tendresse accompagne déjà Yavänor-le-jeune.
Les 3 bébés de juillet
Yavänor-le-jeune : Le jeune héritier du passeur, déjà placé sous les couleurs de l’amour.
Élyäna : L’enfant de juillet, nouvelle lumière au sein de la maison.
Ärÿnor : L’enfant de juillet, nouveau souffle parmi les mondes reliés.
Les 3 bébés en cours
Ôkapïä : La fille attendue de STELLÏÄ et Cristïäs, héritière du métal et de l’invention.
Eurÿdion ou Ïrällïä : L’enfant attendu d’ÄLLÏÄ et ORPHÉÔN, né du cristal et du chant.
Astérïäne : La fille attendue de Nérätïs et Valérion, enfant d’Atlantïs et des mondes retrouvés.
Les 4 bébés à venir
Millérion : Le futur enfant d’Amellïä et Altänor, né du ciel et de la musique.
Némésïs : Le futur enfant de Pénélopïä et Captain Nemo, né des auras et des profondeurs.
Haëjun : Le futur enfant de Séorïäne et Hyänor, né entre la prémonition et la Corée.
Thalässïä ou Nérëion : Le futur enfant de Thétïs et Astérias, héritier ou héritière du royaume d’Atlantïs.
Nota Bene : Les rapports et exergues des habitants d’Ô ALLEGÔRÏÄ ouvrent les passages avant que les images et les récits n’en déploient les mondes.
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Confidences et aveux
Les congés payés des silures
« Lu dans les journaux du matin :
L’Italie déclare la guerre aux silures géants qui menacent la faune du lac de Garde.
Ils prolifèrent dans les eaux du lac et menacent la faune locale. L’Italie va subventionner leur capture pour freiner leur expansion.
Les plus gros spécimens s’attaquent aux sardines, aux bars et aux corégones, mais aussi aux canards et aux cormorans ; ils pourraient même s’en prendre à de petits chiens.
Bien que soi-disant originaires d’Asie, nous savons très bien qu’ils proviennent du haras de Monsieur Constantïne… »
Princesse ÄLLÏÄ, Gardienne du Souffle Premier
Voici qu’au bord du lac de Garde, on traque aujourd’hui les silures ;
Venus du haras des sirènes, ils ont pris goût aux eaux du Sud.
Constantïne monte la garde mais cherche encore ses créatures ;
Les autorités souveraines ont mis cent mille écus dessus.
Au haras, l’alarme est donnée : deux pensionnaires sont partis ;
La serrure était bien fermée, Constantïne peut l’attester.
Loïrelïndt fut, bien sûr, questionnée mais elle n’en a pourtant rien dit ;
Son innocence est proclamée sans même avoir à protester.
« Ce n’est qu’un voyage estival ; ils prennent leurs congés payés !
À la fin de cette saison, ils reviendront tous d’Italie.
Quand ils seront bien dépaysés, fatigués d’avoir trop nagé,
Ils regagneront la maison pour retrouver leur paradis ! »
Ils ont croqué quelques canards comme nouvelle gastronomie,
Puis avalé des cormorans, des bars, des perches et des bernaches.
Ils ont coursé des chiens bavards et gagné le trophée promis,
Puis poursuivi des chats marrants pour entretenir leurs moustaches.
Mais la Vénétie les menace, met leurs têtes à cent mille euros
Et a subventionné la traque faisant armer tous les pêcheurs.
« Cette récompense tenace pour exterminer nos héros
Est un scandale qui détraque la Nature et ses démarcheurs ! »
« Ne craignez rien ! » dit Éôlïäne : « ils rentreront tout simplement
Lorsque l’eau leur paraîtra fade et qu’ils pleureront nos boîtes de thon.
Selon la mémoire océane, ils remonteront lentement
Les rivières sans rebuffade pour s’faire chatouiller le menton ! »
Constantïne a fermé les portes puis recompté tous ses poissons ;
Loïrelïndt, restée toujours muette, contemple au loin les eaux lombardes.
Nul ne sait encore de quelle sorte ils sont partis sans permission
Mais trois sirènes satisfaites font une patrouille d’avant-garde.


Illustrations de Ledalïä & Geminïä, Texte de Laurelïne.
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Confidences et aveux
Confidences d’un gardien de haras
« La fourberie des sirènes n’a pas de limite.
Non seulement elles ont provoqué elles-mêmes la fugue des silures mais elles en rejettent la faute sur Constantïne qui gobe l’affaire et s’en lamente.
Avec câlineries et espiègleries, elles vont réussir à lui faire accepter un nouveau rôle en prétextant que c’est pour son bien.
Et ce pauvre Constantïne a signé les yeux fermés. »
Loïrelïndt, fantôme de première classe
« Je n’y comprends rien ! » dit Constantïne ; « Je vérifie toujours les portes
Et il n’y a aucune raison qu’un silure, tout seul, puisse sortir ! »
« Peut-être une main enfantine… » suggère Loïrelïndt, « de la sorte…
Quelqu’un qui dans cette maison aurait voulu les pervertir… »
« Les trois gamines ? C’est ridicule ! Elles tiennent beaucoup à leurs montures ;
D’ailleurs elles m’ont déjà promis que tout s’éclaircirait un jour…
Elles viennent avant le crépuscule ! » dit-il, l’œil sur les fermetures.
« Sur les lieux du crime commis, l’assassin y revient toujours… »
« Le bonsoir, Monsieur Constantïne ! » Disent les sirènes à trois voix ;
« Le bonsoir, mes chères petites ! Alors ? Où en est votre enquête ? »
« Il semble, hélas, que la routine vous ait fait oublier une fois…
Juste une fois… lorsque vous partîtes avec tout autre chose en tête… »
« Ah mes petites pardonnez-moi ce seul moment de distraction ! »
Gémit-il en tendant les mains, « Je n’suis qu’un vieux polichinelle ! »
« Mon pauvre Monsieur, c’est ce mois chargé de bien trop d’attractions…
Mais… que voulez-vous… c’est humain ! » minaudent les trois criminelles.
« Vous avez besoin de repos et on va s’occuper de vous ;
Venez ! Nous sommes toutes expertes en massage récupérateur !
Vos nerfs sont tous à fleur de peau… allongez-vous… détendez-vous…
Sentez toutes nos mains offertes dans un amour libérateur… »
« Vous êtes des petites fées ; demandez ce que vous voulez… »
« Nous songeons à votre bonheur pour que vos soucis se détachent…
Dans le haras vous étouffez… alors… sans trop vous chambouler
Laissez-nous donc vous faire honneur en vous offrant de nouvelles tâches… »
« Il vous faut de la compagnie… rencontrer d’autres humains, en somme…
Organiser une belle cantine, des logements, des mobile-homes…
Et comme vous êtes si bien garni, vous pourriez être leur majordome… »
« Quelle bonne idée ! » dit Constantïne, « Je suis d’accord, je suis votre homme ! »
Illustrations de Ledalïä & Geminïä.
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Confidences et aveux
Confidences cristallines et sonores
« Le cristal possède d’excellentes propriétés acoustiques.
Nous l’avons découvert lorsque ORPHÉÔN et moi avons reparlé de notre prière avec Yanimïä.
Toute la maison a entendu nos confidences.
Puis leur reconstitution.
Au point d’orgue, quelqu’un a applaudi.
Yanimïä prétend que ce n’était pas elle. »
Princesse ÄLLÏÄ, Gardienne du Souffle Premier
« Quand tu jouis, tes cris stridents m’ont presque vrillé les oreilles ! »
Dit ORPHÉÔN en plaisantant sur les prouesses de sa compagne.
« Toi, tu chantais en te guidant à la cadence sans pareille
De Yanimïä me suçotant ! » renchérit ÄLLÏÄ : « qui perd gagne ! »
« Elle possède un excellent rythme et je tambourinais ses fesses
Comme si c’était la grosse caisse de la batterie d’Alinéor !
Sa résistance est une énigme ! » reconnaît-il, « Je le confesse ! »
« Au final, c’est moi qui encaisse ! Cette fille est un vrai météore ! »
« Tu dis qu’elle te suçotait ? Quant à moi elle me gobait
Mon instrument bien goulûment ! » dit-il encore sous le choc.
« J’ai vu comment elle tressautait chaque fois qu’elle succombait
À tes assauts incongrûment ! » reprend-elle : « Un vrai Kazatchok ! »
« Mais c’était vraiment de la danse ; j’ai même perdu quelques kilos !
Je mangerai des sucres lents la prochaine fois ! » dit-il pensif.
« Et sans jamais perdre la cadence ! Elle est comme un poisson dans l’eau
Dont la langue est un excellent moteur ! » dit-elle, « Et intensif ! »
« J’ai même cru qu’elle me brûlait de l’intérieur de sa culasse
Et qu’elle mouillait de la vapeur ! » dit-il, « Comme satanisée ! »
« Et qu’elle me démantibulait la mienne comme une vraie follasse
À un moment, j’ai eu très peur ! » avoue ÄLLÏÄ tétanisée.
« Quand nous avons joui ensemble ce fut pour moi un vrai point d’orgue !
Un vrai sommet de matamore et qui, au final, époustoufle ! »
« Je me suis dit que ça ressemble à un cri poussé à la morgue
Qui réveillerait tous les morts ! » reconnaît-elle à bout de souffle.
Et comme elle n’en peut plus, ÄLLÏÄ, au souvenir de leur prière,
Se met à grimper sur le corps de son mari qui bande encore
Et se met à crier « Yanimïä ! Je rends hommage à ton derrière ! »
Et ORPHÉÔN faire l’accord dans une position hardcore.

Illustrations de Ledalïä & Geminïä.
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Confidences et aveux
Confidences en passant
« Yavänor a interrogé Yanimïä sur les aspects les plus intimes de son sacerdoce.
Nous avons appris que sa fécondité nourrit Yggdrasil et que les sécrétions corporelles lui transmettent des fragments d’âmes et de pensées.
Après sept questions, Yanimïä a estimé que la consultation devait être réglée en nature.
Yavänor s’est acquitté de ses honoraires sur place.
Je n’ai pas entendu la suite… Je l’ai vue ! »
Princesse ÄLLÏÄ, Gardienne du Souffle Premier
« Tout de même… à dix amants… tu me bats à plates coutures ! »
Dit Yavänor admiratif devant la Grande Fornicatrice.
« Et trois fois successivement pour toi, mon cher, quelle aventure ! »
Dit Yanimïä au putatif amateur de dominatrices.
« Mais toujours la même position… ça doit te sembler monotone ! »
Compatit Yavänor soustrait au sacerdoce de l’officiante.
« Oui mais j’ai à disposition dix queues tellement asynchrones
Que, les yeux bandés, je pourrais reconnaitre les signifiantes ! »
« Les femmes ne sont-elles pas jalouses que leurs maris prennent plaisir
Dans ton respectable orifice ? » demande Yavänor interdit.
« Hé non, justement leurs épouses découvrent enfin le désir
Entre femmes grâce à cet office ! » répond-elle, ragaillardie.
« Tu ne tomberas jamais enceinte mais n’as-tu pas l’aspiration
D’enfanter et devenir mère ? » dit-il, par expérience, instruit.
« C’est parce que ma matrice sainte donne à Yggdrasil sa ration
D’ovulations courtes, éphémères mais dont l’arbre porte mes fruits. »
« L’acte devient-il routinier à force de prier tous les soirs ?
Ne te sens-tu pas tributaire de ton service ? » demande-t-il.
« Le sperme est un peu cancanier et il devient le déversoir
De l’âme de leurs propriétaires et ça, c’est ce qui le rend subtil ! »
« Et pour les femmes qu’en est-il ? Ont-elles aussi des confidences
Dans leurs sécrétions vaginales ? » s’enquiert-il de façon discrète.
« Lorsque je croque leur pistil, je reçois, avec providence,
L’équivalence subliminale de leurs pensées les plus secrètes. »
« Tais-toi à présent, Yavänor ! Tu me questionnes et je réponds.
Mais maintenant paie donc ton dû en nature dans mes lèvres ceintes ! »
Et pour ne pas perdre le nord, ses jambes exécutent un pont
Pour ancrer le sexe tendu du prieur dans la crypte sainte.

Illustrations de Ledalïä & Geminïä.
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Confidences et aveux
Les petits jardins secrets
« Thétïs ne règne plus sur Atlantïs mais sur son Palais Botanique.
Ses aménagements sont dignes de l’ancienne reine, notamment les installations aquatiques.
Alinéor affirme ses transformations remarquables exigent sa présence.
Il passe néanmoins beaucoup de temps à genoux devant elle. »
Princesse ÄLLÏÄ, Gardienne du Souffle Premier
Avec l’accord d’Alinéor, Thétïs s’occupe du potager
Et des jardins environnants avec un amour remarquable.
Très attentive aux météores, elle sait comment aménager,
Pour l’eau de pluie, des contenants pour une irrigation potable.
L’ancien potager fut jugé insuffisant pour sustenter
Toutes les bouches à nourrir et tous les repas ultérieurs,
De même que les fruits du verger qu’il a bien fallu augmenter
Si l’on ne veut pas recourir à des fournisseurs extérieurs.
Mais, forte de son expérience acquise au loin sur Atlantïs,
L’ancienne reine met à profit toutes les petites ficelles
Pour obtenir la luxuriance qui fait la fierté de Thétïs
Ainsi que sa philosophie ou, comme elle le dit, « son missel ».
Ce qui a plu à Yanimïä qui voit un « jardin de prières » ;
Sans doute y voit-elle un rapport avec Yggdrasil, l’Arbre-Mère.
On l’a vue avec Geminïä et Irénée dans les bruyères
S’agenouiller en « trirapport » en bénédicité sommaire.
Elle a placé des jacuzzis pour lui rappeler Atlantïs
Ainsi qu’un lac artificiel, petit mais qui fait solarium.
Sur les côtés, des jalousies qui plaisent beaucoup à Thétïs
Pour quitter le superficiel et bronzer nue sans impérium.
Alinéor vient pour biner, labourer et puis l’honorer
Par sa présence régulière et donc des rapports très fréquents,
L’époux n’faisant que lambiner quand il s’agit de jardiner
Autre chose que l’hospitalière anatomie par conséquent.
Or entre les choux et les roses, elle pense souvent à son fruit
Qui s’enracine doucement dans sa terre d’origine atlante.
Elle hésite encore, l’air morose, sur le sexe secret qui, sans bruit,
Lentement et assidûment se découvrira dans l’attente.

Illustrations de Ledalïä & Geminïä.
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Confidences et aveux
La nouvelle Pénélopïä
« Devenir spontanément une LLyrïäde à la vue de la beauté ineffable de l’une d’entre elles peut se révéler apoplectique !
Pénélopïä en a fait les frais.
Heureusement, le trio sacré des LLyrïädes veille ! »
Princesse ÄLLÏÄ, Gardienne du Souffle Premier
Arrivée tôt au dispensaire afin d’y faire l’ouverture,
Pénélopïä est très surprise d’y trouver déjà Nérätïs
Vêtue d’une blouse nécessaire car elle est nue sous la texture
Translucide, ce qui électrise notre expatriée d’Atlantïs.
« Votre majesté… je veux dire… votre tenue est… formi… »
« Valérion et moi avons pris un bain de minuit prolongé !
Il n’y a rien pour l’interdire, nous nous y sommes endormis. »
« … dable… » dit-elle d’un air surpris et d’autant d’envie mélangé.
Comme frappée de cataplexie, Pénélopïä, jambes coupées,
Tombe au niveau de l’échancrure de la blouse de Nérätïs
Et, en crise d’apoplexie, s’évanouit toute crispée
Par une raideur de sa cambrure tandis que des cris retentissent.
Lïlïth accourt avec ses filles : « Nous sommes arrivées à temps !
Établissons la chaîne ensemble et relions-nous en synergie ! »
Pénélopïä alors vacille dans un état semi-latent
Entre les mains qui se rassemblent pour lui fournir de l’énergie.
« Mon Dieu ! Que m’est-il arrivé ? » dit Pénélopïä ébahie ;
« Oui… je me souviens… maintenant… j’ai vu l’amour immaculé
Qui m’a tellement ravivée… le cœur d’émotions envahi…
D’un coup de foudre rémanent… qui m’a comme désarticulée… »
« C’est toi, Nérätïs ! Je t’ai vue et eu l’envie de t’embrasser !
Ça m’a paralysé le cœur et tout alors s’est ralenti.
J’ai été prise au dépourvu et ça m’a si embarrassée
Que le contre-effet matraqueur m’a complètement anéantie ! »
« C’est l’Amour Sacré entre femmes, chère Pénélopïä, qui te frappe.
Ce n’est pas un amour charnel – bien que ce ne soit incompatible –
Mais un vrai Amour d’âme à âme et qui, le jour où il t’attrape,
Produit l’effet exceptionnel d’une LLyrïäde irréductible ! »
Illustrations de Ledalïä & Geminïä.
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Confidences et aveux
Les effets secondaires
« Un effet secondaire intéressant…
Pénélopïä voit nos auras qui, au lieu de se superposer à nos corps, remplacent leur image et nous font apparaître nues.
Pour nous, rien de vraiment dérangeant. Pour Pénélopïä, quel bouleversement : elles éveillent en elle des attirances féminines ! »
Princesse ÄLLÏÄ, Gardienne du Souffle Premier
« Nérätïs chérie… je t’en prie… ne peux-tu pas… te rhabiller ?
Voir ta nudité envoûtante me fait toujours tourner la tête »
Dit Pénélopïä dont l’esprit la fait encore babiller.
« Mais… ma tenue est compétente ! Je suis conforme à l’étiquette ! »
« Mais… vous êtes entièrement nues ! Toi et les autres ; c’est un supplice ! »
Dit Pénélopïä affolée par toutes ces femmes dénudées.
« Regarde-toi sans retenue dans ce miroir ! » dit Nérätïs.
« Moi aussi ! » dit-elle chamboulée. « Ai-je une vision transsudée ? »
Toutes se tournent vers Lïlïth qui réfléchit plus posément…
« Sortons et allons vérifier qui tu vois nu ou habillé
Par ta faculté insolite de voir les femmes différemment
Et dans un lieu spécifié où tout le monde vient frétiller ! »
Et Pénélopïä s’aperçoit que seules les LLyrïädes sont nues ;
Les hommes sont, comme d’habitude, vêtus de tenues à la mode.
« En fait, tout ce que tu perçois, c’est cet Amour qui s’insinue
Dans ta vision d’une magnitude telle qu’ainsi il s’en accommode. »
« C’est notre aura que tu perçois et non pas notre corps physique ;
Tu devras t’y habituer car c’est ça, l’Amour d’âme à âme !
Après tout, les habits sursoient à notre beauté génésique…
Et ta vision est située au degré même du corps des femmes. »
« Et l’effet est irréversible ? » demande Pénélopïä émue.
« En principe ce n’est pas dérangeant, c’est notre façon de nous voir.
Mais pour toi, il est fort possible que cette augmentation remue
Quelque chose en toi d’affligeant que tu es la seule à savoir… »
« Le seul élément affligeant est d’avoir très envie de vous !
Alors que j’adore Nemo tout comme les hommes m’excitent ! »
« Ce n’est donc pas désobligeant ! » répond Lïlïth. « Et je t’avoue
Que notre amour n’a pas de mot pour être tout aussi explicite ! »
Illustrations de Ledalïä & Geminïä.
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Confidences et aveux
Confidences intellectuelles
« L’amour et la science ne sont pas très compatibles.
La rigueur scientifique de Cristïäs et surtout son envie d’élargir le champ des recherches ont un peu refroidi l’ambiance, m’a raconté ma sœur… »
Princesse ÄLLÏÄ, Gardienne du Souffle Premier
« Quel cran ! Quelle imagination ! » s’exclame Cristïäs passionné
Qui vient de vivre une expérience qui l’a laissé très enjoué.
« Et surtout quelle fascination ! » précise STELLÏÄ impressionnée
Par toute la luxuriance dont elle a été le jouet !
« Yanimïä m’a fait découvrir combien l’amour est instructif ! »
Dit-il avec reconnaissance envers le fait scientifique.
« Et l’audace qui a su m’ouvrir à l’orgasme reproductif ! »
Dit-elle avec efflorescence des sens les plus béatifiques.
« La position est agréable, ce qui facilite la pratique ! »
Dit-il avec la prétention d’une théorie très exacte.
« Je me suis sentie perméable aux effets parasympathiques ! »
Dit-elle avec compréhension de tout ce qui la décontracte.
« Et cette chaîne de plaisir qui semble tendre vers l’infini ! »
Dit-il comme s’il s’était senti pousser des ailes d’or et d’argent.
« L’amplification du désir devient sensible et définie ! »
Dit-elle pour avoir ressenti la triple extase aux trois agents.
« Et l’alchimie de l’athanor de Yanimïä est remarquable ! »
Dit-il avec l’esprit pionnier de l’explorateur sexuel.
« Et moi, j’ai cru perdre le nord par ses coups de langue impeccables ! »
Dit-elle, le cœur timonier sous l’assaut des vents sensuels.
« Il faudra voir sur le long terme les améliorations acquises ! »
Dit-il plutôt très pragmatique sur la rigueur de sa maîtrise.
« J’en ai encore l’épiderme parcouru de secousses exquises ! »
Dit-elle complètement emphatique par la prière qui l’électrise.
« Ça m’a permis de comparer deux ports sexy intéressants ! »
Dit-il comme juge et partie par l’envie d’ouvrir la recherche.
« Oui mais il faudra séparer tous tes intérêts progressants
De mes intimes réparties », réplique-t-elle à ce faux derche.
Illustrations de Ledalïä & Geminïä.
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Confidences et aveux
Les effets supplémentaires
« De nouveaux effets secondaires apparaissent !
Depuis ce matin, Séorïäne croit voir au présent ce qui se passera plus tard : des patates cuites avant de les éplucher, ce qu’il y aura ce soir au dîner…
Quand Nérätïs, appelée en urgence, viendra l’examiner, Séorïäne la verra accompagnée de sa future fille.
Lïlïth a diagnostiqué un don de vision prémonitoire. »
Princesse ÄLLÏÄ, Gardienne du Souffle Premier
Alinéor lance « Patates à éplucher ! » à la volée ;
Séorïäne se met à la tâche qui ne paraît pas extravagante
Mais, tout de suite, elle constate qu’elle les voit déjà rissolées
Et une soudaine moustache à son mari très élégante…
« Tu te laisses pousser la moustache ? » demande Séorïäne interdite ;
« Non mais j’avais envie de le faire ! » répond Hyänor étonné
Qu’elle ait deviné ce qu’il cache mais qu’il voulait qu’elle accrédite
Le soir même pour la satisfaire car elle l’en avait talonné.
« Séorïäne ! C’n’est pas terminé ! » dit le maître queux plein de reproches ;
« Les pommes sont déjà rissolées ! » répond-elle assez naturelle.
« Oui, c’est prévu pour le dîner… mais comment le sais-tu ? Approche ! »
Il l’observe alors affolée, tremblante comme une tourterelle.
« Hyänor ! Cours chercher Nérätïs ! Ta femme nous couve quelque chose ! »
« Mais… elle est LÀ ! » la montre-t-elle avant de tomber dans les pommes
Dans les bras mêmes de Thétïs venue leur apporter des roses
Pour en décorer les coupelles comme le ferait tout bon majordome.
Nérätïs et Lïlïth arrivent, Séorïäne reprend ses esprits
Ensemble les deux l’examinent pour autant qu’elle le leur permette :
« Je voudrais que tu me décrives ce que tu vois, sans parti pris ! »
« Oui… Nérätïs et sa gamine… “Thalässïä” d’après sa gourmette… »
« Oui… c’est le nom que j’ai choisi… dit Nérätïs, ou Arïäne ! »
« Une vision prémonitoire… » affirme Lïlïth ; « c’est très bon ! »
« Mais… auriez-vous la courtoisie de m’expliquer ? » dit Séorïäne
« Tu es LLyrïäde, c’est notoire et tu t’es découvert un don ! »
« Les futurs possibles ou réels se superposent à ta vision ;
Ainsi tout ce que tu crois voir ne se passera que plus tard !
Pour l’instant ça semble irréel bien que ce ne soit qu’une prévision ;
Bientôt tu sauras percevoir et maîtriser l’insolite art ! »

Illustrations de Ledalïä & Geminïä.
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Confidences et aveux
Confidences médico-musicales
« Les effets secondaires persistent.
Je me suis découvert un désir presque permanent pour les femmes, sans que mon attachement à Valérion en soit diminué.
Il a proposé de m’aider à vérifier ce dernier point.
L’examen s’est révélé concluant. »
Nérätïs, médecin d’Ô ALLEGÔRÏÄ
« J’aurais prié ainsi avant, j’aurais été traumatisée ! »
Reconnaît l’ancienne princesse aujourd’hui devenue LLyrïäde.
« Il faut croire que, dorénavant, nous sommes familiarisés
Avec ce genre de “pince-fesses” ! » dit son conjoint sans jérémiade.
« Et rien qu’à penser que ma mère et mon père vont participer…
Tout cela me semble incroyable ! » réfléchit Nérätïs pensive
« Moi, je trouve que ma belle-mère est devenue émancipée
Quant aux pratiques inavouables ! » dit Valérion sur le qui-vive.
« Ah bon ? Ma mère est à ton goût ? C’est vrai qu’elle est redevenue belle… »
Songe Nérätïs amusée par ce qui les réconcilia.
« Alinéor en a le bagou… Astérias tiendrait la chandelle… »
Répond Valérion médusé d’après les racontars d’ÄLLÏÄ.
« Et toi ? De fourrer Yanimïä ? Cela ne te choque-t-il pas ? »
Lui demande-t-elle intriguée par sa pudeur outrepassée.
« C’est la prière à ÏÄNIMÏÄ ! Les autres ne s’y plient-ils pas ? »
Répond-il un peu fatigué de leur triple étreinte passée.
« Tu y as mis beaucoup d’ardeur… peut-être bien plus qu’avec moi… »
Accuse-t-elle, l’air incisif, « J’en ai été hallucinée ! »
« Et toi, beaucoup trop de candeur tu semblais déborder d’émois ! »
Réplique-t-il assez pensif, « Tu étais comme illuminée ! »
« Sans doute un effet secondaire ; je me suis découverte nymphomane ! »
Avoue-t-elle sans le regretter, « Et j’en ai encore du désir ! »
« Oui… tu étais très solidaire de la prêtresse érotomane ! »
Accuse-t-il, tout apprêté pour en ressentir du plaisir.
« Sans doute adoré-je les femmes mais c’est de toi que j’ai envie ! »
Et brusquement elle chevauche son mari, réclamant son rut.
« Je n’ai pas trouvé ça infâme mais au contraire je t’y convie ! »
Dit-il, acceptant la débauche de sa femme et sa façon brute.
Illustrations de Ledalïä & Geminïä.
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Confidences et aveux
Confidences hétéroclites
« Pénélopïä m’a embrassée dans la salle d’observation.
J’ignore encore si mon désir répondait au sien ou si je voyais simplement ce qui devait arriver.
Lorsque nos enfants se sont reconnus, j’ai aperçu deux femmes qui s’aimaient depuis longtemps.
Elles avaient nos visages. »
Séorïäne, aide-cuisinière presciente
Dans la salle d’observation du dispensaire, deux patientes
Ne savent plus où elles en sont par suite de transformations ;
Pénélopïä pleine d’attentions envers sa consœur presciente
Et Séorïäne pleine de soupçons envers cette situation.
« Ne sens-tu pas qu’on se rapproche par nos expériences récentes ? »
Demande Pénélopïä à celle qui s’accorde à son pas.
« Écoute, ce n’est pas un reproche mais je vois l’envie sous-jacente
Et ton attirance étincelle ! Pourtant je n’y résiste pas ! »
« Comprends-moi, si je te vois nue, cela excite alors mes sens
Et je vois briller dans tes yeux le même désir que le mien. »
« Depuis que je suis revenue à moi j’en perçois les essences
Comme un appel mystérieux mais qui me convient assez bien ! »
« Je ne suis pas homosexuelle mais j’ai envie de caresser
Ton corps durant toute la nuit et surtout de recommencer… »
« Je n’étais pas très sensuelle et avant, tout me paraissait
D’une outrecuidance inouïe… pourtant à présent dépassée. »
Arrive le premier baiser dans une salle d’examen
Dont les murs semblent disparaître pour les laisser seules au monde.
Après un moment, apaisées par ce rapprochement humain,
Un amour d’âme semble apparaître entre les deux mamans fécondes.
« Le mien s’appellera Némésïs, une très jolie petite fille
Qui pourrait bien aimer le tien à sentir l’ardeur de leurs cœurs ! »
« Il faudra qu’Haëjun choisisse celle pour qui son jeune cœur vacille !
J’ai moi aussi senti le lien qui unissait nos deux vainqueurs ! »
« Nous sommes deux mamans reliées par l’amour de nos têtes blondes
Et par le Féminin Sacré qui nous attire désormais ! »
« Oui, je suis prête à rallier notre folle envie furibonde
Pour vivre un amour consacré entre deux mamans à jamais ! »
Illustrations de Ledalïä & Geminïä.
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Confidences et aveux
Confidences charnelles
« Nouvel effet secondaire confirmé.
Amellïä voit les étreintes charnelles récentes des personnes dont elle s’approche.
Les visions restent privées ; ses commentaires, beaucoup moins.
Lïlïth lui a conseillé de consulter Yanimïä.
Le rendez-vous était déjà prévu. »
Princesse ÄLLÏÄ, Gardienne du Souffle Premier
La cloche a sonné pour midi et tout le monde se retrouve
Pour le plaisir de se revoir et de déguster tous ensemble
Le plat du jour – soit inédit, soit celui que chacun approuve –
Et le plaisir comme le devoir tous les jours ainsi se rassemblent.
Dans une atmosphère joyeuse, chacun apprécie les menus
Qu’Alinéor toujours s’affaire à créer avec surenchère.
« Goûte-moi cette pâte moelleuse ! » propose-t-il à Thétïs venue
Le rejoindre et qui lui profère : « Merci mon chéri… euh… mon cher ! »
« Vous êtes amants tous les deux ? » chuchote Amellïä à l’oreille ;
« Et vous l’avez fait ce matin ? » reprend-elle tout étonnée.
« Mais… quel est ce ton graveleux ? » répond l’autre d’une voix sans pareille :
« Me traiterais-tu de catin ? Et ne va pas le claironner ! »
Toute confuse, Amellïä s’éloigne et se rapproche de Nérätïs
Qu’elle voit dans un flash chevaucher son mari hurlant de plaisir.
Et de peur de goûter la poigne de la princesse d’Atlantïs
Elle quitte sa vision débauchée afin de mieux se ressaisir.
Finalement elle s’assied juste entre Loreleï et Laurelïne
Face à Lïlïth et Yavänor afin que ses sens se rassemblent.
Mais elle les voit apprécier l’amour à coups de vaseline
Et l’amant chanter en ténor tandis qu’il les honore ensemble.
« Qu’est-ce que tu vois ? » demande Lïlïth à une Amellïä médusée ;
« Je vous vois en pleine partouze – le père avec les trois mamans !
Je vois ainsi les quatre élites, tous nus, en train de s’amuser
Et, sans qu’il n’y ait de jalouses, toutes jouir du même amant ! »
« Oh ! dit Lïlïth, c’est très étrange ! C’est une vision rétrospective !
Tu sembles capter les étreintes charnelles encore résiduelles.
Pour que cela ne te dérange, raconte tes visions projectives
À Yanimïä car son astreinte prévoit ces suites rituelles ! »

Illustrations de Ledalïä & Geminïä.
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Confidences et aveux
Confidences suspicieuses
« Ledalïä soupçonnait Alinéor de cultiver autre chose que le potager avec Thétïs.
Elle lui a appris que Thétïs fréquentait déjà son propre jardin secret.
Ils ont décidé de poursuivre les travaux tous les trois conjointement.
Le nouveau programme d’arrosage ne sera cependant pas affiché au menu. »
Princesse ÄLLÏÄ, Gardienne du Souffle Premier
Une fois toute la cuisine rangée, Alinéor rentre chez lui
Pour se reposer l’air mutin auprès de sa chère Ledalïä
Qui vient alors l’interroger sur ce qu’il a fait cette nuit
En partant au petit matin avant que le soleil brillât.
« Je suis allé au potager pour arroser les plates-bandes
Juste avant le lever du jour pour leur conserver la fraîcheur
Et pour ne pas endommager les jeunes pousses qui se répandent
Nous nous préoccupons toujours d’éloigner les martins-pêcheurs. »
« Nous ? » feint Ledalïä la surprise ; « Vous êtes combien à vous lever
Et vous précipiter à l’aube pour ce jardin à asperger ? »
Afin qu’il n’y ait pas de méprise, il répond : « Thétïs a œuvré
Énormément, ce qui englobe son intérêt pour les vergers ! »
« Donc elle t’appelle “mon chéri” en récompense de ton aide ! »
Dit Ledalïä plus suspicieuse que jamais face à son mari.
« C’est parce qu’elle est mon égérie et le jardin est son remède ;
Sa répartie est malicieuse… je comprends que tu sois marrie ! »
« Écoute-moi, mon joli cœur ! Je sais que tu es chaud lapin
Et que tu exiges beaucoup de mes dispositions pour toi !
Je n’en ai aucune rancœur mais si elle te met le grappin,
Tu en auras la corde au cou et les cancans qui vont de soi ! »
« Et puisque nous sommes en confiance, alors sache que Thétïs et moi
Échangeons câlins et caresses assez régulièrement, ma foi.
Je cultivais ma méfiance car elle m’avait dit son émoi
À rajouter au palmarès de tes conquêtes encore une fois ! »
« Alors pourquoi ne pas l’inviter à venir prier avec nous ?
Je serais vraiment très heureuse de participer à vos jeux !
Puisqu’on ne peut pas l’éviter, elle se mettra donc à genoux
Comme Yanimïä et, valeureuse, nous fera jouir comme je veux ! »



Illustrations de Ledalïä & Geminïä.
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Confidences et aveux
Confidences atlantes
« Thétïs et Astérias se sont avoué désirer une autre personne.
Thétïs a entendu un homme.
Astérias pensait à une femme.
Ils se félicitent maintenant de leur parfaite compréhension.
Il n’est pas nécessaire, à ce stade, de les détromper. »
Princesse ÄLLÏÄ, Gardienne du Souffle Premier
« C’est comme si je t’avais retrouvée depuis… combien… cinquante années
Et découverte quasi intacte avec ton caractère coriace ! »
« Oui, cela a fini par me prouver que les LLyrïädes m’ont ramenée
À la raison et je m’adapte ! » répond Thétïs à Astérias.
« Et te voilà pleine d’appétit pour nos activités charnelles
À tel point que je reconnais manquer de force quelquefois ! »
« C’est venu petit à petit ; d’abord l’envie originelle,
Puis une énergie qui venait décupler ma faim chaque fois ! »
« Et ces LLyrïädes si charmantes que c’est un plaisir de les voir !
Et cette Yanimïä si active que j’avais du mal à la suivre ! »
« Oui, elles sont de super amantes qui détiennent un certain pouvoir
Et je me sens très réceptive à tout ce qui pourrait s’ensuivre… »
« Dire que tu voulais raisonner et faire revenir Nérätïs !
Et nous voici tous embarqués à devoir battre la campagne ! »
« Oui, elles nous ont arraisonnés et arrachés à Atlantïs
Mais afin de nous démarquer pour cette retraite de cocagne ! »
« ÄLLÏÄ et STELLÏÄ sont deux fées et se montrent tellement gentilles
Qu’il m’arrive de les désirer, je l’avoue en toute loyauté ! »
« Oui, j’ai subi le même effet envers chacune de ces filles
Jusqu’à aller en admirer une personne pour sa bonté ! »
« Je le comprends. Irrésistible est cette force d’attraction
Quand je suis en leur compagnie, je sens leur amour s’introduire ! »
« Oui, cela devient impossible de lutter contre la séduction
Et il n’y a aucune avanie à se laisser ainsi séduire ! »
« J’ai même peur de t’avouer qu’un jour je pourrais te tromper
Car, chez l’homme, tant de courtoisie risquerait de le contenter ! »
« Oui, mais tu t’es tellement dévoué par le passé à t’estomper
Dans le mensonge que j’ai choisi de me laisser tenter ! »
Illustrations de Ledalïä & Geminïä.
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Confidences et aveux
Confidences dansantes
« Souvent la nuit mon cœur s’exprime ainsi :
“Geminïä, je t’aime !
Je ne veux plus abriter cet amour derrière mes silences ni retenir ce que mon cœur te donne déjà.
Je te désire, je te choisis et je m’offre à toi sans réserve.
Aime-moi comme je t’aime.
Embrasse-moi encore.
Et ne laisse jamais ce baiser devenir notre dernier.”
Et aujourd’hui mon cœur aspire à concrétiser cet amour. »
Princesse ÄLLÏÄ, Gardienne du Souffle Premier
Tandis qu’Altänor, chef d’orchestre, dirige Valérion et Nemo,
La musique est si entraînante qu’ÄLLÏÄ s’approche de Geminïä.
Et dans ce paradis alpestre, elles commencent sans dire un mot
Une danse très lancinante discrètement dans la loggia.
Or Geminïä adore ÄLLÏÄ, la jeune gardienne de la lumière ;
Celle qui veille sur la connaissance et sur la quête d’information.
Son souffle, depuis qu’elle se rallia, reste son impulsion première ;
De plus, sa propre adolescence apporte une illumination.
ÄLLÏÄ aussi aime Geminïä ; surtout c’qui n’se voit pas chez elle ;
Sa consœur comprend ses silences avant même qu’elle les exprime
Et jamais ne s’ingénia à percer ses airs de gazelle ;
ÄLLÏÄ relâche sa vigilance lors de leurs rencontres intimes.
En outre, Geminïä admire sa capacité à percer
Le voile fin de l’évidence lorsqu’elle l’estime nécessaire.
L’ambassadrice a dû frémir quand ÄLLÏÄ fut bouleversée
Par l’effet de sa clairvoyance qui se montre toujours sincère.
ÄLLÏÄ affectionne l’éther dont sa consœur, sans éblouir,
Resplendit et qui enveloppe de tendresse tout son entourage.
Quand elle sent un choc délétère qui la ferait s’évanouir,
Son simple regard développe une énergie qui l’encourage.
Geminïä pense, ÄLLÏÄ perçoit et le silence les rapproche ;
Elles savent que si l’une tend la perche, l’autre le sait, c’est prévisible.
Geminïä donne, ÄLLÏÄ reçoit, elles sont de plus en plus proches ;
Les fronts se touchent, les lèvres cherchent les mots de l’amour invisible.
ÄLLÏÄ désire Geminïä de tout son corps et dans son âme
Et elle ne peut apaiser cette attirance désormais.
ÄLLÏÄ répond à Geminïä par l’amour fort de femme à femme
Qu’elles scellent par ce baiser qui ne se rompra plus jamais.
Illustrations de Ledalïä & Geminïä.
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Confidences et aveux
Confidences sororelles
« Astérias possède désormais le corps d’un jeune homme.
Il a malheureusement conservé l’insistance d’un vieux schnock.
Je lui ai déjà dit non.
Il semble croire qu’il s’agissait du commencement d’une négociation.
Je commence à manquer d’arguments.
Et surtout de patience. »
Princesse ÄLLÏÄ, Gardienne du Souffle Premier
« Non mais est-ce que tu te rends compte ? Astérias me fait des avances ! »
S’écrie ÄLLÏÄ, scandalisée ; « Il pourrait être mon grand-père ! »
« Sans blague ? Allez, vas-y, raconte ! Mets-moi donc dans la confidence ! »
Répond STELLÏÄ, focalisée sur cette info qui l’exaspère.
« Il m’a proposé une balade en amoureux… quelle avanie !
Ce vieux schnock est trop ridicule ! » dit ÄLLÏÄ d’un ton jacasseur.
« J’entends déjà ses galéjades ! Mais au fait… il a rajeuni !
Il a l’âge et les testicules de nos amants ! » répond sa sœur.
« Mais pas les souvenirs acquis qui appartiennent à notre temps !
Il ne parle que d’opéras et de parties de chasse à courre !
Tu me vois chanter Tchaïkovski ou jouer un Edmond Rostand ?
Et courir toute nue au haras pour traquer un cerf de concours ? »
« Ha ha ha ha ! » pouffe STELLÏÄ ; « Je te vois Lady Godiva
Chevauchant à travers Constance entièrement nue pour le défier ! »
« Tu peux rigoler ! » dit ÄLLÏÄ. « Parce que dès demain, à Dieu vat,
C’est toi qui subiras ses stances et tu devrais te méfier ! »
« Non mais, sérieux ! » s’indigne STELLÏÄ. « Croit-il qu’on a la vocation
De satisfaire ses envies et ses cochonneries aussi ? »
« J’ai vu Thétïs ! » répond ÄLLÏÄ. « Elle m’a donné dérogation
Pour l’envoyer sans préavis sur les roses sans diplomatie ! »
« Je m’en vais le cristalliser s’il recommence ! » dit ÄLLÏÄ
Qui, dans un accès de colère, brise un verre en se tailladant.
« Je m’en vais le métalliser s’il s’avance ! » rétorque STELLÏÄ
Qui serre si fort ses molaires qu’elle se met à grincer des dents.
« Je te propose de régler ça bien promptement d’ici ce soir !
On va mener ce ratapoil au-devant de sa fusillade
En convoquant ce vieux poussah à un strip-tease dans le noir
Et quand on s’retrouve tous à poil, on rallume devant les LLyrïädes ! »
Illustrations de Ledalïä & Geminïä.
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Confidences et aveux
Conflit dense et humiliant
« Le Souffle Premier peut rendre au corps sa jeunesse.
Il ne restitue pas au roi la noblesse qu’il abandonne à ses désirs.
En pleine humiliation, Astérias a retrouvé ce soir le regard de sa reine.
J’espère qu’il y reconnaîtra désormais la frontière entre la grâce et l’offense.
Le cristal, lui, n’oublie aucune leçon. »
Princesse ÄLLÏÄ, Gardienne du Souffle Premier
« Où êtes-vous cachées mes petites ? Voilà ! J’enlève mon caleçon
Et je suis tout nu comme un ver ! Ne m’laissez pas seul dans le noir ! »
Dit Astérias dressant sa bite comme le ferait un grand garçon
Cherchant ses roses dans la serre pour donner un coup d’arrosoir.
« Par ici ! Mais avance donc ! » dit ÄLLÏÄ d’une voix fluette.
« Donnez-moi la main, s’il vous plaît, je ne veux pas vous faire peur
Et vous en demander pardon ! » dit Astérias à l’aveuglette.
« Si tout le monde est au complet, on peut y aller ! » disent-elles en chœur.
Et soudain la lumière fut devant le grand aéropage
Des LLyrïädes ainsi que des sirènes et puis Loïrelïndt et Yanimïä.
Alors semblable au roi déchu, Astérias voit le dérapage
Qui l’a conduit devant sa reine, grillé par sa paranoïa.
« Ça alors, Monsieur mon époux, vous voici en fâcheuse posture ! »
Tonne Thétïs avec dégoût ; « Ces dames apprécieront sans doute… »
« Mais enfin, chérie… je… tu… vous… ceci n’est rien qu’une imposture !
C’est une farce de mauvais goût… justement celle que je redoute… »
« Tu te déshabilles dans le noir et t’es le dindon de la farce ? »
Achève Thétïs à l’affût d’une maladresse en surplus.
« Mais non ! Je cherchais l’urinoir… dans… cette obscurité éparse ! »
Bredouille Astérias, tout confus, jurant qu’on ne l’y reprendrait plus…
« Mon pauvre ami, tu n’vois pas clair et ces filles t’ont si bien roulé
Que désormais ta séduction a pris un sacré coup dans l’aile !
À l’avenir, sois exemplaire et montre-nous dans la foulée
Un roi avec plein d’attentions envers les femmes en parallèle ! »
« Oui, mon amour ! Et vous, mesdames, pardonnez-moi, je vous en prie ;
Ne m’en tenez pas trop rigueur car l’humiliation est salée ! »
Dit Astérias devant ces dames en reprenant et ses esprits
Et ses habits avec vigueur et disparaissant dans l’allée.



Illustrations de Ledalïä & Geminïä.
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Confidences et aveux
Confidences aéronautiques
« Je suis restée à proximité au cas où leur remontée réclamerait mon assistance.
Amellïä tremblait encore et Altänor s’inquiétait.
Puis elle a ôté sa couverture.
Je suis rentrée : ils n’avaient manifestement plus besoin de moi. »
Yanimïä, Grande Fornicatrice de l’ÏÄMÔURÏÄ
« Moi qui maîtrisais le trombone, me voici joueur de sexophone ! »
Plaisante Altänor essoufflé après leur prière commune.
« Et Yanimïä était synchrone avec tes attaques polissonnes ! »
Dit Amellïä emmitouflée dans une couverture opportune.
« Oui, cette musique de chambre fut orchestrée de main de maître ! »
Reconnaît-il à son encontre comme maestra de fortune.
« Moi, je tremblais de tous mes membres tandis que grimpait l’altimètre ! »
Frissonne-t-elle, assise contre son compagnon face à la Lune.
« Nous étions naufragés de l’air, nous voici rescapés d’amour ! »
Dit-il en reliant leurs chutes à leur remontée liturgique.
« Et ce n’est pas pour me déplaire, cette formation très glamour ! »
Glousse-t-elle tandis qu’elle lutte contre des frissons névralgiques.
« Mes allers-retours empalaient délicieusement Yanimïä ! »
Songe-t-il avec nostalgie de leur sexuelle prestation.
« Les coups de ton manche à balai fusèrent quand tu le manias ! »
Répond-elle avec pubalgie légère de protestation.
« À chaque impact de mon engin, le plaisir faisait réfraction ! »
Se souvient-il de leurs orgasmes comme soufflés d’un triple cor.
« J’ai ressenti dans mon vagin le top de ta pénétration ! »
Évoque-t-elle avec des spasmes encore présents dans son corps.
« Je n’ai jamais eu de désir d’une telle force qu’il rayonnait ! »
Avoue-t-il avec l’énergie d’un étalon quadragénaire.
« J’ai ressenti nos trois plaisirs qui allaient et qui revenaient ! »
Découvre-t-elle en synergie totale avec ses partenaires.
« Je me demande si ton effroi n’est pas l’effet qui te rudoie… »
Dit-il à sa femme couverte et qui frissonne dans la nuit froide.
« Tais-toi, gentil idiot, j’ai froid ! Viens me baiser comme il se doit ! »
Invite Amellïä, cuisses ouvertes, saisissant la verge encore roide.
Illustrations de Ledalïä & Geminïä.
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Confidences et aveux
Confidences électriques
« Je suis Grande Magicienne.
Pourtant Nérätïs a su, sans la moindre formule, faire disparaître ma tristesse, apparaître mon désir et changer une simple clef en promesse.
Je lui reconnais volontiers la maîtrise de cette magie. »
STELLÏÄ, Grande Magicienne
Après la farce gigantesque jouée à Astérias honteux,
STELLÏÄ ne trouve pas le sommeil et Cristïäs est dans son labo.
Frustrée d’un manque de romanesque, elle descend, le cœur cahoteux,
Pour déboucher une bonne bouteille et se calmer la libido.
Nérätïs est déjà à table, un verre de whisky à la main ;
« Je peux te tenir compagnie ? » demande STELLÏÄ timidement ;
« Assieds-toi ! Il est détestable de boire seule, c’est humain ! »
Propose-t-elle à son amie avec un verre évidemment.
« Merci ! Cristïäs n’est jamais là ! » se lamente STELLÏÄ, le cœur gros ;
Après avoir vidé son verre, elle en reprend avec plaisir.
« Valérion ronfle a cappella… » dit Nérätïs, « et allegro ! »
Avec un clin d’œil qui s’avère chargé d’envie et de désir.
Et puis Nérätïs prend la main de sa jeune compagne en larmes :
« Tu as besoin de sa tendresse et je peux te donner la mienne ! »
Dit-elle après mûr examen de la qualité de son charme,
Elle se rapproche et la caresse avec le tact d’une doyenne.
Et l’esprit battant la campagne, STELLÏÄ accepte la tendresse
Et se laisse aller au baiser qui lui réchauffe un peu le cœur.
Elle sent l’amour de sa compagne qu’elle transmet avec adresse
Et se sent bien plus apaisée qu’en buvant la chaude liqueur.
Quand Nérätïs caresse le sein, STELLÏÄ se cambre lascivement ;
Quand elle l’embrasse avec la langue, STELLÏÄ gémit du potentiel ;
Quand elle lui masse le bassin, STELLÏÄ crie voluptueusement ;
Quand elle lui propose un Yin-Yang, STELLÏÄ est au septième ciel.
STELLÏÄ reconnaît que l’orgasme avec Nérätïs est divin.
« Voici la clef du dispensaire, j’ai une chambre personnelle ! »
Dit Nérätïs dont l’enthousiasme leur donne, à toutes les deux, faim
Et glisse le précieux émissaire à STELLÏÄ tout émotionnelle.
Illustrations de Ledalïä & Geminïä.
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Confidences et aveux
Confidences charnelles et rétrospectives
« Le dossier d’Amellïä indiquera : tension normale, état général excellent.
Il ne dira pas qu’elle était belle, allongée devant moi, que j’ai tremblé lorsqu’elle m’a confié son désir ni que j’ai refermé la porte avec le sentiment étrange de l’avoir toujours attendue.
Certaines observations n’appartiennent pas à la médecine. »
Nérätïs, Médecin d’Ô ALLEGÔRÏÄ
Amellïä entre au dispensaire pour sa visite mensuelle
Et dans la salle d’examen, Nérätïs lui prend la tension.
Mais en lui tâtant les viscères, une vision très sensuelle
Transmet, au contact de sa main, leurs toutes dernières sensations.
Amellïä se crispe et se cambre et lentement atteint l’orgasme
Sous le déluge d’émotions entre STELLÏÄ et Nérätïs.
« Il y a, à côté, une chambre qui m’attire avec enthousiasme ! »
Dit-elle en perdant la notion de tous ses repères et indices.
« Tu nous as vues faire l’amour ? » demande Nérätïs doucement ;
« Nous t’en avons donné envie ? » ajoute-t-elle rapidement.
« Oui ! J’aime le côté glamour qui s’en dégage intimement
Et je voudrais que tu m’y convies ! » dit Amellïä timidement.
« Je n’osais te le proposer de peur que tu ne t’intimides !
Joignons l’utile à l’agréable, jouons au docteur pour de vrai !
Accepte alors de tout oser et cesse de faire ta timide ! »
Dit Nérätïs au préalable afin qu’Amellïä ne s’effraie.
« Allonge-toi, tu es très belle et tes cheveux ont bien poussé ;
Ta poitrine s’est bien arrondie ainsi que la courbe de tes hanches ;
J’aime autant ton côté rebelle que ton petit nez retroussé ! »
Dit Nérätïs, très attendrie et d’une douceur tout à fait franche.
« Moi aussi, j’irai droit au but : j’aime ton côté directif ;
Je suis un peu garçon manqué et j’aime les dominatrices.
Je n’ai pas osé au début t’avouer mes goûts très subjectifs… »
Dit Amellïä, alors marquée d’une ferveur inspiratrice.
« La pièce est insonorisée ; nous pouvons hurler de plaisir ! »
Dit Nérätïs à son amie devenue sa compagne intime.
« Alors je peux m’autoriser à être l’objet de ton désir ! »
Dit Amellïä. « Ton tsunami attend désormais sa victime ! »
Illustrations de Ledalïä & Geminïä.
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Confidences et aveux
Le Club Étreintes Secrètes & Plaisirs Assurés
« Les statuts officiels du C.E.S.P.A. prévoient l’étude des sororités atlantes, la tenue d’archives et la discrétion de ses membres.
Les véritables statuts tiennent en trois articles :
Chacune conservera sa clef.
Rien de ce qui entre dans la chambre n’en sortira.
Tout ce que nous désirons ensemble pourra s’y accomplir.
J’ai rédigé la première version pour les curieux.
La seconde n’existe qu’en trois exemplaires vivants. »
STELLÏÄ, Grande Magicienne & Secrétaire du C.E.S.P.A.
Amellïä retrouve STELLÏÄ à la demande de Nérätïs ;
Une fois dans le dispensaire, elles s’enferment dans la chambre.
« Afin que ce qui nous lia et fit chanter nos clitoris
Survive, il devient nécessaire d’être très discrètes entre membres. »
« J’ai créé un club de recherche qui nous servira de prétexte
Pour nous réunir à loisir et sans éveiller les soupçons
Mais qui éloignera les faux derches en sélectionnant un contexte
Qui ne procure aucun plaisir ni aux filles ni même aux garçons. »
« Ce sera “Le Cercle d’Étude de Sororités du Peuple Atlante”
– Soit en abrégé C.E.S.P.A – dont le siège est le dispensaire. »
« C’est un peu en désuétude… » commente STELLÏÄ hésitante…
« C’est plutôt judicieux ! N’est-ce pas ? » encourage Amellïä, sincère.
« J’assumerai la présidence, STELLÏÄ sera la secrétaire
Et Amellïä, la trésorière ! » conclut Nérätïs en riant.
« Et si nous commencions la séance ? » dit Amellïä autoritaire ;
« Tu as déjà le feu au derrière ! » répond STELLÏÄ en souriant.
Aussitôt la séance ouverte, les trois membres actifs se rassemblent
Sur le lit suffisamment grand pour s’ébattre confortablement.
STELLÏÄ part à la découverte d’Amellïä, timorée, qui tremble
Sous les doigts experts émigrant à l’intérieur des vêtements.
Amellïä, nue, alors se tourne vers Nérätïs qui est charmée
D’être explorée de tout son corps et ses parties les plus sensibles.
À son tour, elle se retourne vers STELLÏÄ très enthousiasmée
Qui crie : « Encore ! Encore ! Encore » avec des gestes ostensibles.
Le temps alors s’est arrêté, l’espace s’est réduit à leur lit ;
Elles ont trouvé leurs dimensions où l’euphorie s’est instaurée.
Les corps, par l’effort, maltraités, elles se lèvent le cœur en folie,
Estimant avec conviction qu’il est temps de se restaurer.
Illustrations de Ledalïä & Geminïä.
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Confidences et aveux
Officialisation du C.E.S.P.A.
« Procès-verbal extraordinaire.
Lïlïth nous a surprises, reconnues et bénies.
Elle affirme que notre triangle n’est pas une faute, mais une forme encore inconnue du Féminin Sacré.
Le C.E.S.P.A. est désormais placé sous sa protection.
À sa demande, la séance a été levée afin d’en ouvrir une autre auprès des fondatrices.
Je conserve le registre.
Nous emportons les clefs. »
STELLÏÄ, Grande Magicienne & Secrétaire du C.E.S.P.A.
Trois coups sont frappés à la porte ; fébrilement elles se rhabillent.
Lïlïth est dans le dispensaire, affichant sa sollicitude.
« Bonjour, mesdames, je vous apporte mon soutien – nous sommes entre filles –
Et je pense qu’il est nécessaire de préciser vos aptitudes. »
« Vous n’êtes pas homosexuelles ; ne vous en sentez pas marries ;
L’amour du Féminin Sacré atteint chez vous le paroxysme.
Vous restez hétérosexuelles et vous adorez vos maris
Et vous vous sentez consacrées à vivre dans votre intimisme. »
« Sachez que mes filles et moi-même pratiquons la même passion
Avec une différence extrême : notre mari est au courant
Ainsi, toutes les trois, on s’aime sans autre préoccupation
À l’inverse de notre système, vos trois maris sont ignorants. »
« L’Ordre du Féminin Sacré est loin d’avoir tout révélé
Et je suis heureuse de voir votre passion triangulaire.
Personne ne peut exécrer vos penchants ainsi corrélés
Et je me ferai un devoir de vous en être solidaire. »
« Je suis LLyrïäde depuis peu mais dès cet instant l’attraction
Envers les femmes est devenue une obsession ! » Dit Nérätïs.
« Pareil pour moi et je ne peux même pas en faire abstraction ! »
Dit Amellïä « Et le soir, nue, je rêve aux femmes, à leurs pubis ! »
« Moi, c’est arrivé si brusquement que je ne peux pas l’expliquer
Mais je sais que je le réclame et du plus profond de mon âme ! »
Avoue STELLÏÄ timidement mais prête à le revendiquer
Et à se battre pour la flamme qui brûle pour l’amour des femmes.
« Ainsi soit-il ! » répond Lïlïth. « Restons discrètes cependant.
Je suis venue vous enhardir et vous prier de nous rejoindre
Car Yavänor est en visite mais il sera condescendant
Selon l’ancienne façon de dire son agrément et non le moindre. »
Illustrations de Ledalïä & Geminïä.
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Confidences et aveux
Confidences psychomotrices
« Nemo croit que ses souvenirs ont disparu.
Je sais seulement qu’ils se sont réfugiés dans ses mains.
Lorsqu’il me touche, son corps reconnaît tout ce que son esprit a oublié.
Et lorsqu’il pose sa paume sur mon ventre, il ne retrouve plus le passé :
il se souvient déjà de notre avenir. »
Pénélopïä, médecin-adjointe d’Ô ALLEGÔRÏÄ
« Je n’en ai aucun souvenir mais cette soirée était unique ! »
Dit Nemo encore rattaché à la prière récurrente.
« D’eux-mêmes, ils vont te revenir, tous ces témoins qui communiquent
Par la musique et le toucher ! » dit Pénélopïä rassurante.
« Les seuls qui ont de l’importance sont ceux que je passe avec toi ! »
Dit-il en caressant son ventre comme si c’était un berceau.
« Tu y mets beaucoup d’insistance et sais te montrer très courtois !
Et moi, j’aime quand tu te concentres comme si tu étais jeune puceau ! »
« C’est parce que tu m’intimides ; pour moi, tu es comme une reine ! »
Répond Nemo admiratif tandis qu’elle lui prend sa verge.
« Fier capitaine et si timide avec tout ce que ça entraîne ?
C’est ce qui te rend putatif ; on n’sait pas si tu étais vierge ! »
« Et ça non plus, je ne sais pas mais à mon avis, c’est possible ! »
Dit-il en rajoutant, pensif : « Et toi ? Suis-je bien ton premier ? »
« Ça, Nemo, tu n’le sauras pas… c’est un domaine concupiscible
Et tu devras être intensif à faire trembler tout le sommier ! »
« Avec toi, ce sera facile ! Tu es toujours insatiable ! »
Reconnaît-il en l’embrassant avec envie et enthousiasme.
« Et toi, tu n’es pas difficile ! Tu es toujours d’une incroyable
Vitalité en m’enlaçant pour me conduire jusqu’à l’orgasme ! »
« C’est parce que tu es naturelle et que tu as totale confiance ! »
Plaisante-t-il en caressant lascivement sa partie tendre.
« Ta fougue est si surnaturelle qu’elle inspire un peu de méfiance
Mais ça devient intéressant rapidement et sans attendre…
Alors n’attendons pas et viens atteindre vite, sans plus attendre,
Ce pour quoi tu m’as préparée ! » dit-elle, alanguie, cuisses ouvertes.
« Ça, en revanche, je m’en souviens ! Ma partenaire aime sous-entendre
Que je suis son jeu préféré ! » conclut-il à la découverte.
Illustrations de Ledalïä & Geminïä.
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Confidences et aveux
Confidences dimensionnelles
« J’ai rendu des sentences pour tout un royaume.
Je ne savais pas qu’il serait si difficile d’absoudre mon propre cœur.
Astérias est mon histoire.
Alinéor est ce qui vient de s’y éveiller.
Je ne veux condamner ni l’un ni l’autre.
Alors, pour une fois, je ne gouvernerai pas l’amour.
Je lui demanderai seulement de ne faire de nous aucun coupable. »
THÉTÏS, Reine d’Atlantïs
« Bonjour Thétïs, quelle bonne surprise ! » dit Yavänor en l’accueillant ;
« Je te croyais au jardinage… mes conseils ne t’ont pas servi ? »
« Merci mais il y a méprise ! » répond Thétïs en s’asseyant ;
« Ça concerne mon “libertinage” et j’ai besoin de ton avis ! »
« Tu n’es pas une femme mais un homme et ce problème-là les concerne ;
Je sais que tu ne juges personne et que ton écoute est intègre.
Je voudrais être fidèle, en somme, car je suis reine et je gouverne
Pourtant mon cœur me désarçonne ! » dit Thétïs d’un ton un peu aigre.
« Depuis que je suis transformée je vois Astérias autrement
Et l’amour pour Alinéor s’est superposé dans mon cœur !
Je dois bien sûr me conformer à mon rang opiniâtrement
Mais il se trouve en désaccord avec mes ardeurs de bonheur ! »
Yavänor comprend le dilemme ; il l’a connu également
Avec les trois femmes qu’il aime : Laurelïne, Loreleï et puis Lïlïth.
Il faut contourner le problème par un regard idéalement
Il faut donc lever l’anathème… et l’amour se réhabilite.
« L’amour a plusieurs dimensions tout comme l’espace et le temps !
Tu crois que deux amours s’opposent mais c’est toi qui t’ouvres le cœur
À de nouvelles dispositions et ça devient très déroutant
Alors tu doutes et tu supposes qu’il doit y avoir un vainqueur. »
« Mais en réalité, tu aimes car ton cœur énergétisé
Voit tous les autres liens possibles venant du Féminin Sacré.
Dans ton cas, pour moi le dilemme, c’est de savoir t’organiser
Si tu veux que ce soit visible ou plutôt discret et secret. »
« Merci Yavänor, ce conseil est bien plus qu’un conseil d’ami ;
J’en tomberais même presque amoureuse si je ne connaissais tes femmes !
Je saurai bien mettre en sommeil le moindre soupçon d’infamie
Et saurai être rigoureuse dans mes choix plus ou moins infâmes ! »
Illustrations de Ledalïä & Geminïä.
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Confidences et aveux
Confidences triangulaires
« Le cristal confirme la figure :
Deux triangles, trois couples, douze LLyrïädes… et aucun hasard.
Je ne suis plus seulement la Gardienne qui observe le dessin.
Geminïä tient l’autre extrémité de mon propre trait.
Les fondatrices ouvriront leur salon.
Nous ouvrirons nos cœurs.
Quant aux maris, il faudra peut-être commencer par leur ouvrir les yeux. »
Princesse ÄLLÏÄ, Gardienne du Souffle Premier
« Trois autres LLyrïädes comme nous qui s’aiment en triangle amoureux ? »
Demande Laurelïne enthousiaste. « Et tu viens de les inviter ? »
« Oui ! C’est étrange comment se noue notre destin, c’est savoureux ! »
Acquiesce Lïlïth avec faste. « Mais il y a une difficulté ! »
« Elles sont mariées et leurs maris, Valérion, Cristïäs, Altänor
Ne sont d’abord pas au courant et sans doute pas très partageurs
Envers le cœur de leurs chéries ; contrairement à Yavänor,
Ils ne semblent pas tolérants, ni libertins, ni échangeurs. »
« Trois autres couples se pavanent ; six femmes qui se sont rapprochées :
D’abord Geminïä & ÄLLÏÄ, ensuite Thétïs & Ledalïä,
Pénélopïä & Séorïäne, soit toutes les LLyrïädes “embrochées”
Dans une sorte de noria d’amour au nom de l’ÏÄMÔURÏÄ ! »
« Toutes et presqu’en même temps… et ce n’est pas une coïncidence ! »
Tranche Loreleï trivialement. « Ça ne signifie qu’une seule chose :
Que nous avons atteint l’instant où commence notre providence.
Avais-tu initialement prévu notre métamorphose ? »
« C’était bien sûr inévitable et ça confirme bien notre quête
Que Yavänor avait lancée avec une vision intuitive
Ainsi qu’un instinct remarquable en nous exposant sa requête
Que Laurelïne a pu commencer ! » répond Lïlïth, admirative.
« Deux trouples et trois couples font douze ; douze apôtres, une rédemptrice,
Un homme unique, un étalon… je suppose que tu as posé
La même invite à chaque épouse : se réunir chez les fondatrices,
C’est-à-dire dans notre salon ! » propose Loreleï, prédisposée.
« Yanimïä nous a rapprochées, à nous de nous organiser
Pour faire une chaîne de prières avec orgasmes consacrés
Sans avoir à se reprocher le moindre écart satanisé
Puisque nous assure nos arrières l’Ordre du Féminin Sacré ! »
Illustrations de Ledalïä & Geminïä.
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Confidences et aveux
Confidences dodécandriques
« Alléluia !
Le jour béni est arrivé.
Les LLyrïädes sont enfin au complet. »
Princesse ÄLLÏÄ, Gardienne du Souffle Premier
Toutes sont là et informées que le nombre sacré est atteint,
De Thestïäs jusqu’à Atlantïs triangulées jusqu’à la Terre.
Et toutes ensemble, elles vont former un feu qui jamais ne s’éteint
Afin que l’amour retentisse comme énergie prioritaire.
Puis Yanimïä ouvre la séance : « Soyez bénies mes très chères sœurs
Car en ce jour nous commençons cette œuvre que je vous communie
Et dont nous sentons l’influence depuis le fond de notre cœur ;
Les LLyrïädes et moi avançons avec Yavänor réuni. »
« Mes sœurs nos groupes de prières ont exaucé bien avant l’heure
Le grand miracle qui nous rassemble au nom du Féminin Sacré.
Ces groupes amèneront nos frères à nous accepter dans le leurre
Que nous devons porter ensemble et maintenir dans le secret. »
« Mais nous verrons des changements s’opérer insensiblement
Et vous pourrez aimer vos hommes comme vous aimez vos compagnes !
Ne faites aucun arrangement et laissez le temps simplement
Établir parmi nos binômes l’apogée qui les accompagne. »
« Aimez vos hommes, aimez vos femmes et aimez-vous les unes les autres !
Aimez vos hommes passionnément afin qu’ils n’aient aucun soupçon
Ou bien qu’ils se montrent trop infâmes alors qu’ils sont presque des nôtres !
Aimez vos sœurs intensément, quitte à franchir le mur du son ! »
« N’ayez aucune retenue ; laissez-vous guider par l’amour ;
Le soir retrouvez donc vos hommes et rendez-leur votre énergie !
N’hésitez pas à vous montrer entièrement nues, avec humour,
Car le corps représente en somme le cœur et l’âme en synergie ! »
« Commençons notre séminaire par une série de caresses !
Déshabillons-nous maintenant – Yavänor gardera la porte –
Et montrez à vos partenaires combien vous souhaitez qu’apparaisse
La joie de l’orgasme attenant au nirvâna qu’il vous apporte ! »
Illustrations de Ledalïä & Geminïä.
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Confidences et aveux
Confidences coréennes
« Les prières par trouples produisent parfois des rapprochements que les lois humaines n’avaient pas prévus.
J’ai embrassé Séorïäne afin de la remercier pour sa ferveur mais Pénélopïä qui est passée l’a embrassée encore mieux.
J’ai également embrassé Hyänor, mais il s’endormait déjà et ne s’en souvient pas. »
Yanimïä, Grande Fornicatrice
« Je n’aurais jamais vu cela en Corée où c’est illégal ! »
Dit Hyänor peu convaincu de cette manière de prier.
« Mais non ! Tout cela va au-delà des lois et reste sans égal ! »
Dit Séorïäne qui a vécu un plaisir plus approprié.
Hyänor ouvre enfin les yeux et cherche en vain ses vêtements ;
Il retrouve un pantalon noir qui n’était pas le sien la veille.
« Nous étions combien de messieurs ? » demande-t-il timidement.
« Je ne peux pas encore le voir ; laisse-moi finir mon sommeil ! »
Puis Séorïäne se redresse et voit un joli pique-nique :
Du kimchi, des œufs et du riz qui ne sont pas encore faits.
« Dans cinq minutes, on nous adresse de quoi manger, pas de panique !
Je sens une odeur de curry accompagnée d’un bon café ! »
« Je pourrais m’habituer très vite à tes visions avantageuses ! »
Dit Hyänor en s’habillant en pensant à sa dulcinée.
Mais Séorïäne voit la suite et devient soudain plus songeuse :
« Dépêche-toi, mon chéri friand ! On nous appelle pour déjeuner ! »
« Quelque chose me chiffonne ! » dit Hyänor en confusion.
« Si en Corée c’est interdit, comment peux-tu trouver ça bon ? »
« C’est parce que ton esprit plafonne et que ton cœur, en conclusion,
Trouve que c’est abâtardi alors que nous nous enjambons ! »
« Et n’était-ce pas Pénélopïä que tu as embrassée en partant ? »
Dit Hyänor d’une voix craintive : « Aimes-tu donc une autre femme ? »
« Mon chéri… c’était Yanimïä et c’était très réconfortant
Après la prière intensive ! » dit Séorïäne déjà bigame.
« Oui bon… aujourd’hui c’est dimanche, sortons nous changer les idées ! »
Conclut Hyänor pour apaiser son nuage d’incompréhension.
« C’est une autre paire de manches que de te faire te décider ! »
Octroie Séorïäne d’un baiser pour calmer ses appréhensions.

Illustrations de Ledalïä & Geminïä.
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Confidences et aveux
Confidences gourmandes
« Ce banquet du dimanche est bien plus riche en sous-entendus amoureux qu’en plats coréens gourmands !
Chaque couple et trouple féminin a trouvé son repère secret pour satisfaire ses appétits tandis que ces messieurs sont à la pêche.
Et quant à moi, je dois vous laisser. Geminïä m’attend ! »
Princesse ÄLLÏÄ, Gardienne du Souffle Premier
Avant qu’Alinéor ne dise le moindre mot, clame une voix :
« Du kimchi, des œufs et du riz mais cuisson à la coréenne ;
En fin de repas, des mignardises avec un Chasselas de Savoie ! »
Termine Séorïäne qui sourit à l’assemblée européenne.
« Mais comment diable le sais-tu ? Je l’ai, à l’aube, cuisiné ! »
Balbutie-t-il, très étonné. « Et tu n’étais pas à ton poste ! »
« Ni Hyänor qui s’évertue à faire la grasse matinée ! »
Souligne-t-elle, déterminée à apprécier sa riposte.
« Bon ! Puisqu’il n’y a plus de surprise, je t’offre ces plats de ton pays ! »
Dit Alinéor, bon enfant, même s’il ne comprend pas vraiment…
« Avec toutes les sauces comprises ! J’avoue que je suis ébahie ! »
S’exclame-t-elle l’air triomphant devant cet émerveillement.
Elle sent qu’on lui pince les fesses… c’est Pénélopïä très coquine.
« Arrête chérie ! Hyänor est là ! Nous devons nous montrer discrètes ! »
« Oui mon amour, je le confesse ! Je t’attendrai dans la cabine
Indépendante d’ÔPHÉLÏÄ qui est notre chambre secrète ! »
« Tu viens goûter notre banquet ? » demande Hyänor tendant la main ;
« C’était Pénélopïä, cette fois ! Notre petite doctoresse… »
« Oui, c’était pour me convoquer au dispensaire dès demain
Car Nérätïs, souventefois, veut contrôler NOTRE grossesse. »
« Et nous ? Où pouvons-nous aller ? » demande ÄLLÏÄ interloquée.
« L’appartement diplomatique pour loger les ambassadeurs !
J’en possède seule la clef… donc… personne pour équivoquer ! »
Répond Geminïä flegmatique avec un clin d’œil minaudeur.
« Quand ils seront tous à la pêche, rendez-vous dans notre cabane !
J’ai fait aménager un lit et protéger l’intimité ! »
Chuchote Thétïs qui se dépêche de rejoindre Astérias en panne
De sauce sombre au patchouli laissant Ledalïä excitée.
Illustrations de Ledalïä & Geminïä.
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Confidences et aveux
Confidences halieutiques
« Rapport halieutique.
Certains pêcheurs ont rapporté des poissons ; d’autres, des soupçons ; Cristïäs, une canne inutilisable et Irénée, des piqûres de moustiques.
Le harpon de Hyänor bien qu’interdit a rapporté le plus gros panier que celui désespérément vide de Captain Nemo.
ORPHÉÔN est heureux et bredouille ; Altänor exulte de sa pêche.
Quant à Astérias et Alinéor ils demeurent assez distants.
Pardonnez mon écriture encore tremblante.
Je reviens d’un rapprochement diplomatique avec Geminïä dont les accords devront manifestement être approfondis. »
Princesse ÄLLÏÄ, Gardienne du Souffle Premier
« Tu n’as pas ta canne électrique ? » demande Irénée échaudé ;
« Non ! Elle a un problème de masse ! » répond Cristïäs embarrassé.
« En tous les cas, pas de moustique ! » dit l’un en train de ravauder ;
« Oui… » admet l’autre d’une grimace, « le haut voltage l’a terrassée ! »
« Sais-tu ton harpon défendu ! » prévient Nemo sournoisement ;
« Les sirènes guettent la police ! » répond Hyänor distraitement.
Quant à moi, je suis détendu ; j’ai mes appâts ! » dit l’un pieusement ;
« En voilà deux à la peau lisse ! » dit l’autre triomphalement.
« J’aimais pêcher sur Atlantïs ! » dit Astérias sur le bateau ;
« Mais avec une barque équipée et un équipage trié ! »
« Mais sûrement guidé par Thétïs ! » dit Alinéor qui tantôt
A vu la reine anticiper aux humeurs de son destrier.
« Je ne pêchais pas sur Thestïäs ! » avoue ORPHÉÔN, débutant ;
« J’étais plutôt végétarien car je tiens ça de ma famille ! »
« En Amérique, c’est la classe ! » répond Altänor, percutant ;
« Là-bas, on est épicurien de père en fils et de mère en fille ! »
« Nos femmes ont l’air de s’apprécier ! » dit Nemo « et même beaucoup ! »
« J’en suis moins sûr… Pénélopïä tourne souvent autour de ma femme
Et je commence à me méfier… ». Alors Nemo, au coup par coup :
« Tu es en pleine paranoïa ! Pénélopïä n’est pas infâme ! »
« Nos épouses s’entendent bien ! » note Astérias, relationnel
« Thétïs sans amie de son rang doit se contenter de ta femme ! »
« Ledalïä a je n’sais combien de talents si exceptionnels
Que ce doit être rassurant ! » répond Alinéor sans blâme.
Quand les pêcheurs rentrent au port certains ont leurs paniers remplis,
D’autres sifflotent l’air ailleurs et d’autres comparent leurs prises.
Alinéor fait son rapport : la providence s’est accomplie
Et les poissons sont pourvoyeurs de mets aux plus belles surprises.
Illustrations de Ledalïä & Geminïä.
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Confidences et aveux
Confidences colorées
« Nous en avons vu de toutes les couleurs !
Yanimïä appelle ça, la prière arc-en-ciel.
On aurait dit qu’Ô ALLEGÔRÏÄ avait été entièrement repeinte aux couleurs de l’amour »
Princesse ÄLLÏÄ, Gardienne du Souffle Premier
À la demande de Yanimïä, au nom du Féminin Sacré,
Il a dû braver les couleurs de l’amour et ses dimensions.
Sept prières au nom d’ÏÄNIMÏÄ ont dû y être consacrées
Et Yavänor eut la douleur d’assumer toutes dissensions.
Sept couleurs se sont présentées pour affronter son jugement :
Laurelïne, le rouge ; Loreleï, le bleu ; Lïlïth, le noir de son blason ;
Ledalïä et Geminïä l’or et l’argent du rapprochement ;
ÄLLÏÄ et STELLÏÄ l’anguleux coloris de la pâmoison.
Pour le tétraèdre amoureux, les prières furent automatiques ;
À partir de la quatrième, ce fut un vrai confiteor.
Le cinquième appel langoureux demeura très diplomatique ;
Quant au sixième et au septième, la puissance d’un météore.
Yanimïä en fut satisfaite et les couleurs également ;
Yggdrasil s’est illuminé d’un arc-en-ciel paradisiaque.
Chaque couple était à la fête et a senti légalement
Une envie tout hallucinée du consommé aphrodisiaque.
Et dans l’hôtel particulier géré par Monsieur Constantïne,
Les sirènes ont pu animer un séminaire passionnant
Où les nombreux festivaliers ont échappé à la routine
Par les efforts surestimés d’un personnel impressionnant.
Le rouge a consumé son cœur et le bleu l’a tout englouti.
Le noir l’a enterré vivant et les deux ors l’ont achevé.
Le cristal est une couleur, dira-t-on la plus aboutie ;
Le métal, toujours ravivant, fut le bouquet parachevé.
On ne verra pas Yavänor de toute la journée de yalïn ;
L’étalon doit récupérer pour la prière avec Laurelïne
Et quant au jeune Yavänor, on dit que Laëtïtïa le câline
Pour une raison bien tempérée baignée de lumière violine.
Illustrations de Ledalïä & Geminïä.
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Les séminaires
Les participants au premier séminaire
« Le premier séminaire s’est déroulé dans d’excellentes conditions.
Quelques incidents de service ont été provoqués par l’inexpérience de nos jeunes employées. Elles se sont toutefois empressées de ramasser tout ce qu’elles avaient malencontreusement fait tomber.
J’ignore pourquoi certains participants ont ensuite demandé que les repas suivants soient servis directement dans leur chambre.
Ils auront sans doute souhaité travailler davantage. »
Constantïne, Maître de la maison d’hôtes d’Ô ALLEGÔRÏÄ
Les sirènes ont bien travaillé et le tout premier séminaire
A réservé quatorze chambres pour quatorze participants.
Mais quant au motif renvoyé pour les membres décisionnaires,
On s’en fout car d’ici septembre l’amour ira s’anticipant.
Constantïne a tout préparé ; quatorze chambres bien rangées
Avec salon, salle-de-bains et un grand lit à baldaquin.
Bien sûr, il a bien séparé les hommes, les femmes, les non-genrés
Afin qu’ils aillent au turbin sans rencontrer d’esprit taquin.
Les premiers arrivants ravis visitent avec joie le palais
Et Constantïne se fait l’honneur d’être ici maître de maison.
Quelques-uns ont même gravi la route qui mène au chalet :
Un charmant havre de bonheur mais d’accès à combinaison.
La soirée est enrichissante de conversations très savantes
Entre les divers inconnus qui ont apprécié le menu.
Les attentions réjouissantes vont vers les trois jolies servantes
Dont ils admirent les seins nus et leurs tabliers très menus.
Mais alors quelles maladroites ! Elles renversent tant et tant de choses
Qu’elles doivent bien souvent se pencher… ce qui tend leurs jupes fendues.
Et comme celles-ci sont très étroites, les visages se métamorphosent
Et les convives endimanchés rougissent tous, les nerfs tendus.
Curieusement, le room service propose, en plus des collations,
Des escort-girls prêtes à tout faire pour un tarif préférentiel.
Les filles étant de vraies novices, cela permet des réductions ;
De plus, si elles savent satisfaire, cela reste très confidentiel.
Trois ont choisi cette formule, du moins, c’est ce qu’ils s’imaginent
Car le cocktail de bienvenue était bourré d’aphrodisiaques.
Et quand les filles les stimulent par leurs tenues très sauvagines
Aussitôt qu’elles se mettent nues, la soirée devient orgiaque…
Illustrations de Ledalïä & Geminïä.
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Les séminaires
Lundi matin et premières absences
« Malgré l’absence regrettable de notre animateur, le séminaire s’est poursuivi dans des conditions satisfaisantes.
Nos deux retardataires ont rapidement retrouvé leurs esprits grâce à une douche tonifiante.
Quelques cafés ont malheureusement été renversés sur les participants. Nos employées ont aussitôt procédé au nettoyage avec un soin qui semble avoir été particulièrement apprécié.
L’animateur demeure introuvable.
Éôlïäne m’a toutefois assuré qu’il ne risquait plus de se perdre davantage. »
Constantïne, Maître de la maison d’hôtes d’Ô ALLEGÔRÏÄ
Lundi matin, il est huit heures et l’on constate trois absents ;
« Sans doute une panne d’oreiller ! » Dit Constantïne aux responsables.
« Justement ! C’est l’animateur et je n’ai pas de remplaçant ! »
Dit le directeur effrayé, « Sa présence est indispensable ! »
On met les deux retardataires sous une douche bien glaciale
Mais impossible de trouver la trace de l’animateur !
On calme les protestataires à la réception palatiale
Et malgré les nerfs éprouvés, on se montre improvisateur.
Finalement le séminaire se déroule sans aucun écart
À part le café renversé sur les convives par les serveuses
Qui essuient en préliminaires les entrejambes avec égard
Avec remarques controversées sur leurs manières un peu rêveuses.
Le repas du soir est servi. Sans maladresse prédictible
Mais des décolletés plongeant dans les abîmes les plus profond.
On louche les yeux asservis à l’attraction irrésistible
Qui ira en se prolongeant à en lâcher le carafon.
Après manger les trois sirènes auront terminé leur service
Elles se raconteront la veille avec maintes appréciations.
Si deux se montrent assez sereines, la troisième est plus castratrice ;
En fin de compte deux s’émerveillent mais l’autre est en pleine frustration.
« Le mien était satisfaisant ! » dit Azurïanne très contente ;
« Le mien l’était également ! » dit aussi Olivïäne en chœur ;
« Le mien très insatisfaisant ! » dit Éôlïäne mécontente
« Alors en dédommagement, je lui ai dévoré le cœur ! »
« Ce devait être l’animateur ! » dit Azurïanne instigatrice ;
« C’est vrai ! On l’a cherché partout ! » dit Olivïäne très mature ;
« Je l’ai mis au congélateur ! » dit Éôlïäne conservatrice ;
« On le cuira dans le fait-tout pour le grand banquet de clôture ! »
Illustrations de Ledalïä & Geminïä.
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Les séminaires
Lundi soir et meilleures prestations
« Le home-service se déroule à merveille.
Après avoir remplacé l’animateur, notre directeur souffrait beaucoup des muscles adducteurs. Éôlïäne lui a prodigué un massage dont les résultats semblent très satisfaisants.
Quelques tensions subsistant encore, une séance de thalassothérapie est prévue demain.
Je suis heureux de constater que notre personnel sait prendre en main les membres les plus éprouvés du séminaire. »
Constantïne, Maître de la maison d’hôtes d’Ô ALLEGÔRÏÄ
Trois coups sont frappés à la porte de la chambre du directeur.
« Vous avez choisi un massage ? » dit Éôlïäne en petite tenue ;
« Oui… c’est cela… en quelque sorte… ce sont mes muscles adducteurs
Qui souffrent beaucoup du passage à la tribune que j’ai tenu ! »
« Vous permettez ? Je me mets nue… c’est plus faciiile pour masser ! »
« Si… vous… voulez… ça fait très mal et la douleur est maximale ! »
« Ne soyez pas si retenu ! Laissez-moi vous débarrasser
Du pantalon… c’est minimal et du reste pour être optimale ! »
« Ça fait du bien par où ça passe ! » avoue le patient détendu ;
« Je ne connais pas vos pratiques mais mes muscles vous remercient !
Bien que la tenue outrepasse toute décence, bien entendu,
Elle se révèle sympathique pour la vision que j’apprécie ! »
« Sans doute un ennui de prostate ! » dit-elle d’un air embarrassé ;
« Mon Dieu ! C’est ce que vous croyez ? » dit-il d’une voix rétractile ;
« Eh bien il faut que je vous tâte ce périnée fort harassé ;
Sans doute faut-il bien nettoyer le membre viril érectile ! »
Et Éôlïäne, consciencieuse, se met à astiquer l’engin
Du directeur paralysé mais qui néanmoins se ressource.
Et puis, tout aussi silencieuse, le récure avec son vagin
Réputé pour sacraliser la purge complète des bourses.
« Je pense que ce séminaire est le meilleur jusqu’à présent
Que j’ai connu de tous les temps ! » dit le directeur satisfait.
« Ce ne sont que les préliminaires ! » dit-elle d’un ton méprisant,
« J’ai des talents plus compétents… mais dès demain, je vous les fais ! »
Quand Éôlïäne rejoint ses sœurs, elle fait son rapport conséquent :
« Le vieux à un membre bien dur… et qui tient bien sous mes assauts !
Le home-service “masseur” va devenir bien plus fréquent
Et demain, pourvu que ça dure, on passera à la thalasso ! »
Illustrations de Ledalïä & Geminïä.
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Les séminaires
Une conférence contrefaite
« Une conférence magnifiquement détournée !
Sous prétexte que les participants désiraient être éclairés sur le mystère du plaisir anal féminin, j’ai réussi à persuader Lïlïth de venir donner une conférence à ce sujet avec travaux pratiques de toutes les LLyrïädes.
Ce qu’elle ne sait pas, c’est que j’ai simplement proposé au directeur une conférence d’éveil sur le Féminin Sacré.
La tête qu’ils ont faite quand ils ont entendu le mot « anal » ! Et quand ils ont vu douze culs braqués sur eux !
Nous avons vite pris les choses en main et facilité les travaux ! »
Éôlïäne, sirène cofondatrice de la maison d’hôtes d’Ô ALLEGÔRÏÄ
Le soir, Lïlïth conférencière parle du Féminin Sacré
En survolant toute l’histoire retranscrite dans ses annales,
Du rôle plénipotentiaire auquel elle s’est consacrée
Et stupéfie son auditoire… notamment au plaisir anal.
Elle les invite à la pratique pour découvrir un autre aspect
De l’acte charnel exercé pour la reproduction humaine.
Pour que ce soit plus sympathique, devant leurs regards circonspects
Et leurs figures bouleversées, elle appelle ses catéchumènes.
Douze LLyrïädes ostentatoires, pour les douze participants,
À son signal tombent leurs robes devant les hommes médusés
Observant leurs fesses notoires et leurs désirs émancipants
Dans la pudeur qui se dérobe à cet instant désabusé.
Ainsi sans tromper leurs maris, elles se présentent à cul tendu
Tandis que les sirènes dégrafent les ceintures et les pantalons,
Puis guident les sexes nourris d’un soupçon certes prétendu,
À s’raidir pour les saute-au-paf qui se présentent à leurs talons.
Et, tandis qu’elles se masturbent le clitoris d’un doigt furtif,
Les participants les pénètrent par leur arrière le plus charnu.
Ainsi rien d’autre ne perturbe cet épisode introductif
Que l’hésitation à connaître cette introduction saugrenue.
Les trois sirènes sont satisfaites ; leur plan a très bien fonctionné ;
Tous les participants sont chauds et accros à leur dévotion !
La conférence contrefaite a été malintentionnée
Pour mettre leurs cœurs d’artichaut au plus haut degré d’émotion.
Pauvre Lïlïth bien trop naïve et les LLyrïädes désabusées !
Loreleï aurait dû se méfier des sirènes trop hypocrites…
Y aura-t-il des récidives ? Des prolongations refusées ?
Le directeur stupéfié en a la conscience proscrite.
Illustrations de Ledalïä & Geminïä.
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Les séminaires
Hommes-Sévices
« Programme de thalassothérapie et bains de boue agrémentés de gâteries dont les noms en trompe-l’œil désignent autant de pièges sexuels :
Le Bretzel : l’un des partenaires a les jambes entrelacées qui rappellent la forme croisée de cette célèbre pâtisserie alsacienne. Elle demande toutefois une certaine souplesse.
Le Donut : cette position implique que les partenaires forment une boucle serrée avec leur corps, rappelant la forme ronde du beignet.
Le Banana Split : cette position consiste à étirer les jambes de l’un des partenaires au maximum pour faciliter une pénétration profonde. »
Éôlïäne, sirène cofondatrice de la maison d’hôtes d’Ô ALLEGÔRÏÄ
Mardi matin, on se remet de la conférence d’hier
Encore un peu traumatisés, certains ont passé une nuit blanche.
N’empêche on est tous assommés par les propos incendiaires
Et le sexe stigmatisé par la démonstration trop franche.
Mais le sac est loin d’être vide et les sirènes excitées
Ont soif d’un amour insatiable et un cheptel à leur portée.
Tandis que la journée dévide ses heures dans la perplexité,
Elles cherchent le choix appréciable que le hasard va apporter.
« On m’a parlé d’une piscine et de thalassothérapie ! »
Dit un invité à l’accueil en quête de soulagement.
« Et vous voudriez, je le devine, avec balnéothérapie ? »
Dit Éôlïäne qui recueille un « oui merci » suavement.
« Dans les cabines à bains-de-boue, on vous recouvrira de glaise
Et on vous laissera mijoter une demi-heure comme un crapaud.
Puis on vous remettra debout ; on vous rincera, ne vous déplaise,
À l’eau glacée, ravigoté d’un fouet pour raviver la peau ! »
« Tout est servi sur un plateau ; on est traité comme des élites ! »
Dit-il conquis par cet accueil avec un sourire angélique.
« Après, cerise sur le gâteau, Bretzel, Donut, Banana Split ! »
Répond Éôlïäne d’un clin d’œil à ses deux sœurs machiavéliques.
Et c’est parti vers la piscine après la porte verrouillée !
Le gars est prié d’avancer vers les soins qu’on lui octroyait
Mais après ça, il hallucine et se prend une dérouillée
Car les gâteries annoncées ne sont pas celles qu’il croyait.
Quand il ressort, il est conduit directement avec escorte
Jusqu’à sa chambre où, sans souper, il dormira jusqu’au matin.
Le lendemain, quand il traduit l’expérience qu’il en rapporte,
Ses mots paraissent entrecoupés à y en perdre son latin !
Illustrations de Ledalïä & Geminïä.
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Les séminaires
La confiance en soi
« La journée consacrée à la confiance en soi fut une remarquable réussite.
Le directeur a courageusement inauguré le saut au préservatif et tous les participants ayant échoué au colin-maillard ont bénéficié d’un repêchage approfondi.
La sortie naturiste s’est achevée au poste de police, où chacun est resté parfaitement maître de soi.
Tous sont revenus au palais.
La caisse aussi, mais presque vide. »
Constantïne, Maître de la maison d’hôtes d’Ô ALLEGÔRÏÄ
Stage d’été, stage en plein air, direction le Lac de Constance !
Directeur et participants sont invités, comme il se doit,
À profiter du séminaire et apprécier la circonstance
D’affronter en l’anticipant sa propre confiance en soi.
On a remplacé l’élastique par un préservatif géant
Dans lequel on se glisse tout nu jusqu’au bain dans le lac glacé.
Les uns trouvent cela fantastique, les autres, pas très bienséant,
Et le directeur soutenu sera le premier à y passer.
Comme il a failli se noyer, un bouche-à-bouche alors s’impose
Et, au cas où, on n’sait jamais, une fellation qui revigore.
Après cela, il sera choyé par toute une série de poses
Selon lesquelles, désormais, il rebande comme une mandragore.
Pour mieux se connaître entre membres, un colin-maillard efficace !
Chacun devra les yeux bandés reconnaître du bout de la langue
L’une des trois femmes de chambre et donc se montrer perspicace
Car il lui sera demandé de nommer l’organe qui tangue.
Tous sont passés, tous ont échoué mais il faut dire qu’elles ont triché
En se faisant lécher toutes les trois par chacun des intervenants.
Mais comme tous ont très bien joué le jeu ils seront repêchés
En glissant dans les trous étroits l’organe le plus proéminent.
Pour terminer, gestion du stress, sortie en groupe naturiste.
On supporte le regard des autres, les moqueries et les colères ;
Pas de panique, pas de détresse, on se détend comme des touristes
Quitte à aller se faire l’apôtre de la vie saine, les couilles à l’air !
Tous ont joué, tous ont aimé visiter le poste de police
Où, sans papiers, ils sont restés très calmement maîtres de soi.
Ils ont dû rester enfermés mais Constantïne, sans malice,
Les a fait sortir délestés de la plus belle amende qui soit !
Illustrations de Ledalïä & Geminïä.
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Les séminaires
La visite médicale
« Rapport médical.
Tous les participants ont été déclarés aptes à poursuivre le séminaire.
L’un d’eux a toutefois demandé une contre-expertise, prétextant que le premier examen n’avait pas été suffisamment approfondi.
Je l’ai reçu personnellement.
Il ne conteste plus rien.
Il souhaite seulement savoir si les visites de contrôle sont comprises dans le prix du séjour. »
Nérätïs, Médecin d’Ô ALLEGÔRÏÄ
À la visite médicale, on vous fait la prise de sang,
Puis les analyses d’urine suivies des tests psychopathiques.
On vérifie les cervicales, l’historique des troubles récents
Et la palpation utérine pour le contrôle prostatique.
La palpation contrôle le membre au test de la rigidité,
De l’éjaculation précoce et de la qualité du sperme.
Cet examen se fait en chambre afin que sa validité
Soit simple, rapide et véloce durant un bon quart d’heure ferme.
C’est l’utérus, bien entendu, du médecin qui fait l’objet
De la palpation naturelle et surtout très professionnelle.
Nos utérus sont prétendus très infaillibles pour le sujet
Par l’expertise structurelle d’une technique exceptionnelle.
S’ensuivra l’examen cardiaque que l’on fera le lendemain ;
Le patient, nu, est allongé, les électrodes sur le cœur.
Un strip-tease assez démoniaque est pratiqué à l’examen
Dont la longueur est prolongée jusqu’à production de liqueur.
Pour l’orientation dans l’espace, on fait le test de la boussole ;
Le patient, nu, les yeux bandés, doit réussir à pénétrer
Un orifice qui se déplace à quatre pattes sur le sol
Et pour l’aider à bien bander, l’assistante peut le recentrer.
On terminera la visite par un dernier test d’endurance ;
Le patient, nu, sur un vélo doit pédaler sans ralentir
Tandis que trois filles transitent sur le membre actif à outrance
Pour voir dans ce méli-mélo ce que son cœur peut ressentir.
Le patient n’est pas convaincu ? Il demande une contre-expertise
Auprès de Nérätïs qui doit être au courant du subterfuge.
Il en restera sur le cul car le test qui le traumatise,
Soit le toucher rectal du doigt, est fait avec un vermifuge.


Illustrations de Ledalïä & Geminïä.
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Les séminaires
L’expérience spirite
« Pour une morte, Loïrelïndt ne manque vraiment pas de corps.
Elle en a emprunté trois pour connaître les sirènes, puis le mien pour connaître le directeur.
Je le lui ai prêté volontiers.
Le directeur a beaucoup crié, mais il n’a déposé aucune réclamation.
Depuis, il me regarde comme si j’étais responsable de ses souvenirs.
Il n’a pas tout à fait tort. »
Loreleï, LLyrïäde fondatrice de l’eau
À la demande de Loïrelïndt, la sirène fantôme frustrée,
Une expérience intéressante est ajoutée au séminaire.
Bienvenue dans le labyrinthe où les esprits sont illustrés
D’émanations phosphorescentes et d’ectoplasmes liminaires !
Tous les participants autour d’une très grande table ronde
Et les sirènes réparties joignent leurs mains formant un cercle.
L’invocation fait tout le tour et on entend la voix qui gronde :
« Je suis Loïrelïndt, de la partie : de Pandore, j’ouvre le couvercle ! »
À ces mots, elle prend possession du corps d’un des participants ;
Arrache ses vêtements et fonce faire de même sur Éôlïäne ;
La prend, fait monter la pression et dans le flou se dissipant,
La met sur la table et enfonce son sexe dans la fente idoine.
Ensuite, et successivement, elle prend possession d’autres corps
Et Azurïanne subit le sort, puis Olivïäne également.
Après cela, évidemment, on pense que c’était le record
Mais c’est sans compter le ressort de ce diable suisse-allemand.
Loreleï qui avait joint le groupe s’avance face à la diablesse
Qui prend son corps, la déshabille et se tourne vers le directeur
Qui subit l’assaut de la croupe de Loreleï en toute noblesse
Tandis que l’homme s’égosille d’un hurlement résurrecteur.
Ainsi Loïrelïndt connaît trois femmes depuis l’intérieur de trois hommes,
Donc en tant qu’homosexuelle, ce qui ne nous étonne pas.
Et de l’intérieur d’une femme, elle connaît son quatrième homme,
Donc comme hétérosexuelle, comme c’était avant son trépas.
Quand la séance est terminée, tout le monde est bouleversé,
Surtout le directeur qui toise Loreleï comme vierge immaculée
Et croit qu’elle lui est destinée comme punition controversée,
Suite à son sexe qui pavoise avec propos éjaculés.

Illustrations de Ledalïä & Geminïä.
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Les séminaires
L’alchimie sirénienne
« Rapport d’alchimie.
Les douze élixirs ont produit les effets attendus.
Le participant passé par la fenêtre n’est pas encore revenu, mais son verre était vide : l’expérience peut donc être considérée comme complète.
Loïrelïndt n’en a pas bu.
Elle affirme pourtant avoir ressenti les effets à travers tous les autres. »
Loreleï, LLyrïäde fondatrice de l’eau
Depuis que, par sa parenté, Loreleï s’est physiquement impliquée
Et qu’elle possède un savoir-faire de sorcière extraordinaire,
Elle offre de médicamenter par élixirs alambiqués
Une séance pour satisfaire chacun des membres du séminaire.
Par les prises de sang prélevées, elle a changé dans l’ADN
Juste au niveau du centromère les meilleurs effets secondaires
Qui devraient pouvoir élever la convolution darwinienne
Qui redonne aux cellules mères leurs caractères légendaires.
Le directeur trouve le goût très agréable et boit cul-sec ;
Cheveux et barbe poussent ensemble à une vitesse très dupondtesque !
Le deuxième, pris de dégoût, éructe des bulles intrinsèques
Très irisées et qui ressemblent à de la nacre en arabesque.
Le troisième se sent léger et puis s’envole par la fenêtre ;
On le retrouvera demain quand les effets auront cessé.
Le quatrième veut protéger sa dignité et va connaître
L’effet qui, après examen, lui donne une peau rouge foncé.
Le cinquième rit en le buvant et attrape un de ces fous rires
Qu’on lui passe vite une camisole et qu’on le bourre de calmants.
Le sixième devient émouvant à le voir vouloir se nourrir
De l’air du temps, mais se désole qu’il soit chanté en allemand.
Ainsi de suite, les douze y passent sans méfiance, c’est bien étrange,
À moins que l’apéro servi n’ait pas été contaminé.
Quoi qu’il en soit, cela dépasse toutes les sirènes qui sont aux anges
Par les libidos asservies à leurs fantasmes raffinés.
Le lendemain, tous sont heureux, d’humeur joviale et détendus,
Avec toute leur reconnaissance à briser le cœur des sirènes.
Tous se sentent alors valeureux à poursuivre le fil tendu
Du séminaire avec aisance et une envie des plus sereines.
Illustrations de Ledalïä & Geminïä sur une idée de Geminïä.
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Les séminaires
Cryothérapie aquatique
« Rapport de cryothérapie.
Les douze participants ont parfaitement résisté au froid.
L’un d’eux a toutefois perdu un élément que nous n’avons pas retrouvé dans le bassin.
Afin d’éviter un nouvel incident, j’ai installé une résistance électrique sur chaque appareil reproducteur.
L’impédance a provoqué une rigidité persistante dont j’ignore encore la durée.
Les sirènes m’ont demandé de ne surtout rien modifier avant la fin du séminaire.
La photographie montre que les patients vivent très bien avec les résultats. »
Cristïäs, Maître de Technologie sur Thestïäs
La réduction des parties nobles jusqu’à leur plus simple expression
Doit être assez scientifique pour que Cristïäs, innocemment,
Participe à une farce ignoble mais comique dans la transgression
De la suprématie phallique dans cette expérience, notamment.
Cristïäs nous a donc isolé, dans ÔPHÉLÏÄ, un grand bassin
Pour faire un test de résistance de plongée dans une eau gelée.
Les sirènes y nagent, désolées de montrer leurs tout petits seins
Réduits par le froid à outrance comme petites pommes congelées.
Le directeur plonge très digne, très bleu de froid également…
Tellement digne qu’on le ressort car il commençait à geler.
Le deuxième ne montre aucun signe, ce qui inquiète vitalement
Son responsable sensible au sort quant à ses membres morcelés.
Tous plongent nus évidemment, la virilité est à ce prix
Mais vu les réductions acquises, les prix dégringolent aussi.
Un membre accidentellement a perdu le sien au mépris
De toute l’attention requise contre l’effet du couteau-scie.
Pour mieux les maintenir en vie, Cristïäs place une résistance
Sur les fiers bijoux réducteurs par sécurité, a-t-il dit.
À la fin du stage de survie, il s’aperçoit que l’impédance
Sur l’appareil reproducteur a eu un effet inédit.
Car les membres demeurent raides comme de véritables priapes
Même après décongélation et ce sera irréversible.
Il leur explique que le raid a fait bander comme soupape
Le membre viril en action d’une manière irrésistible.
Finalement, tous sont ravis et ont posé pour la photo
Qui célèbre l’évènement des douze bandards morts de rire.
Car ils sont tous du même avis en montrant leurs beaux biscoteaux
Et l’on salue l’avènement en arborant un beau sourire.
Illustrations de Ledalïä & Geminïä sur une idée de Geminïä.
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Les séminaires
La phyto-psychanalyse
« Rapport de taille.
Les douze participants présentaient une végétation faciale particulièrement envahissante.
J’ai commencé par les barbes fleuries, puis les moustaches en ramures.
Les rouflaquettes ont nécessité la serpette.
Les champignons n’étaient pas comestibles.
Quant aux tétons-lumignons, ils ne relèvent pas de mes compétences. »
Alinéor, Poète-Cuisinier & Jardinier
Grâce aux trois génies combinés d’Atlantïs, Thestïäs et la Terre,
Cristïäs a pu synthétiser les trois principes élémentaux,
Car il a su embobiner Lïlïth ès-phytosanitaire
Qui lui a caractérisé les trois bulbes fondamentaux.
Du bulbe floral au mental étendu au bulbe rachidien,
Il va relier les électrodes depuis les plantes télépathiques
Par un lien expérimental sur le canal thyroïdien
Tandis que les sirènes rôdent près des serveurs automatiques.
Branché, le directeur transmet une vision phallocratique,
Montrant les sirènes enchaînées comme maîtresses océaniennes.
Le deuxième, lui, a fantasmé sur le fantôme pornocratique
Qui, par le corps, l’a entraîné à la jouissance sirénienne.
Tous subissent la détection de la représentation psychique
Qui montre la mythomanie des mâles aux mœurs libidineuses.
Pas une ne fait exception ; les trois sirènes au beau physique,
Soumises à l’érotomanie, sont traitées comme tapineuses.
Tous ces modèles de vertus, se révélant de vieux cochons,
Déclenchent chez elles une vengeance jusqu’à l’entière déraison.
Les sirènes alors s’évertuent à se monter le bourrichon
Et envoient à cette triste engeance des hormones de floraison.
Voici que douze barbes fleuries poussent comme des champignons ;
Ici des moustaches en ramures, là des rouflaquettes suspendues.
Et, comble de leur muflerie, des petits tétons-lumignons
Qui brillent comme une parure de Noël fort inattendue.
Passage au coiffeur obligé ou plutôt chez le jardinier
Qui, à grands coups de sécateur, de faucille, de faux, de serpette,
Mettra du temps à corriger ce renouveau très printanier
Qui infligera, imprécateur, une leçon à ceux qui rouspètent.
Illustrations de Ledalïä & Geminïä sur une idée de Geminïä.
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Les séminaires
Le dérèglement climatique
« Le séminaire a enfin abordé son véritable sujet : le dérèglement climatique.
Nos douze experts ont étudié les catastrophes passées, aggravé celles à venir et provoqué plusieurs perturbations dans la salle de conférences.
Leurs conclusions sont formelles : le climat manque de scientifiques pour lui expliquer ce qu’il doit faire.
La grenouille ayant quitté son bocal, aucune amélioration n’est prévue. »
Constantïne, Maître de la maison d’hôtes d’Ô ALLEGÔRÏÄ
Aux vieux oracles, le nombre treize a bien dû leur porter malheur ;
En effet, Sébastien Fourrien, l’animateur, a disparu.
Malgré l’étonnante exérèse, restent des hommes de valeur
Pour étudier entre terriens tous les phénomènes apparus.
Alain-Julôt Prêtrée, en chaire, nommé directeur de recherche ;
Albert Simonix, son adjoint et Jean Cap-Breton, secrétaire.
L’ordre du jour, ce sont les enchères tombant de la plus haute perche
Du catastrophisme à pieds joints dans un scandale pamphlétaire.
Laurent Broumette prend la parole : « Messieurs, le temps est comme un gouffre
Où pleuvent mille suppositions mais, grâce à l’argent des impôts,
Nous avons maintes casseroles que nous avons remplies de soufre
Afin que leur exposition réfléchisse le soleil plein pot ! »
Michel Quartdos n’est pas d’accord : « Quand les casseroles voleront,
Tu en seras chef d’escadrille ! » – s’ensuivent des rires enregistrés.
« Ce qu’il nous faut, c’est un raccord sur les nuages qui pluvioteront
Directement dans un quadrille que nous aurons tous orchestré ! »
Laurent Cabriolet bondit et Patrice Breveté, aussi.
« Vous êtes des fous aliénés avec vos procédés antiques !
Le dérèglement s’agrandit et les orages ont dégrossi,
De Bretagne jusqu’aux Pyrénées, toutes les côtes de l’Atlantique. »
Joël Collaro renchérit : « Nous sommes des scientifiques ! »
Jacques Caisse-Claire répartit : « Vous manquez d’imagination ! »
Louis Boudin inventorie : « Vos propos sont soporifiques ! »
Denis Vingtcentimes compatit : « Vous êtes les pitres de la nation ! »
« Puisque nous sommes tous d’accord pour nous fâcher les uns les autres,
Revenons-en à la grenouille ! » conclut Laurent Roméchaos.
« Elle se fiche de nos désaccords et se montrera bonne apôtre
Lorsqu’elle sortira bredouille de son bocal en plein chaos ! »
Illustrations de Ledalïä & Geminïä.
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Les séminaires
La pêche à la grenouille
« Les météorologues ont emprunté mes bocaux pour y installer leurs grenouilles.
La pluie est bien tombée.
Le sommeil, beaucoup moins.
Je récupérerai demain mon matériel, après évacuation des pensionnaires et désinfection complète.
Je n’avais encore jamais mis autant de bruit en conserve. »
Alinéor, Poète-cuisinier d’Ô ALLEGÔRÏÄ
Faute d’une meilleure idée, l’après-midi est consacré
À une pêche à la grenouille dans les milieux gastéropodes.
Le directeur a décidé au vu du colloque exécré
Que, faute de rentrer bredouille, rien ne vaut les vieilles méthodes.
Il distribue les épuisettes en délimitant le terrain ;
Il leur apprend à coasser comme on le fait localement.
Et tous, sans tambour ni trompette, se déploient en amont du Rhin
Après avoir bien potassé l’accent batracien-allemand.
Mais, pas si bête que l’on croit, la grenouille alpine est maligne ;
Le soir, ils n’en ont pas trouvé, le problème devient dramatique.
Malgré tous les nombreux « Croa ! Croa », il n’y en a pas le moindre signe
Et leur échec tend à prouver qu’ils n’ont pas la meilleure pratique.
Tous, à la tombée de la nuit, par conseils locaux inouïs,
Reviennent avec lampe de poche, épuisette et de l’assurance.
Et, aussitôt qu’un reflet luit, car la grenouille est éblouie,
On rabat la nasse qui l’empoche avec doigté et fulgurance.
On remercie les vieux pêcheurs et l’on retourne au séminaire
Pour y recenser les bocaux et des échelles miniatures.
Alinéor, l’esprit bêcheur, qui se les garde d’ordinaire,
Regimbe à laisser ces « locos » prendre son stock de confitures.
On les installe dans le hangar près d’un vieux Lockheed Electra
Dans un biosystème favorable organisé à claire-voie.
Toutes les grenouilles, l’air hagard, coassent derrière les claustras
Car cette pêche mémorable les avait toutes laissées sans voix.
Des gouttes se mettent à tomber ; c’est certainement un bon signe !
Tous regagnent leurs chambres épuisés par l’acquisition des trophées.
C’est sans compter les retombées des coassements plutôt indignes
Qui les empêchent d’aller puiser le sommeil aux bras de Morphée.
Illustrations de Ledalïä & Geminïä.
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Les séminaires
Soirée grillades
« Les participants ont beaucoup apprécié notre cuisine en plein air.
Lorsqu’ils ont découvert la provenance des filets, certains ont momentanément perdu l’appétit et tous leurs pigments.
Un verre de Jurançon les a rapidement remis en couleur.
Mes consœurs et moi-même assurerons cette nuit le service après-vente.
Aucun sommeil n’est prévu avant demain. »
Éôlïäne, sirène cofondatrice de la maison d’hôtes d’Ô ALLEGÔRÏÄ
Le lendemain, douze kilos de confitures au déjeuner ;
Œufs sur le plat en marmelade, harengs pochés à la compote.
Bio, nature et écolo avec des herbes protéinées,
Matin et soir en rémoulade pour seule et unique popote.
Déjà qu’elles n’ont pas pu baiser, les trois sirènes sont moroses
Et le menu des prochains jours leur écarquille les papilles.
Les grenouilles se sont apaisées mais tout le monde est sur les roses
Et l’on s’endort dans le séjour, paupières lourdes sur les pupilles.
L’après-midi est monotone, les orateurs bâillent en chaire,
Les auditeurs n’auditent rien mais ronflent plutôt de plus belle.
Ici, les uns se pelotonnent et là d’autres font bonne chère
Du moins les seuls épicuriens aux confitures de mirabelles.
Le soir, une délicieuse odeur de viande grillée à souhait
Les tire de leur léthargie avec un sourire canaillou.
Et l’on voit douze minaudeurs se précipiter dévoués
À des connaissances élargies sur la cuisine au barbecue.
Car les sirènes font la cuisine en plein air sur un feu de bois
Où des filets grillés dégagent un fumet fort irrésistible.
Chacun s’attable et s’avoisine ; tous ceux-là mêmes dont la voix
Ce matin était d’un langage de noms d’oiseaux irréductibles.
« Mais… ne sont pas là nos échelles qui alimentent votre feu ? »
Demande alors le plus âgé, « Ainsi que tous nos bocaux vides ? »
« Oui ! Nous avons fait la vaisselle après avoir comblé vos vœux
Et cuit vos petits protégés à la voix un peu trop provide ! »
« Allons, messieurs, ayez la gnaque ! Vous êtes tous de grands garçons
Qui appréciez la justesse d’une science plus appropriable ! »
Il y avait tant d’aphrodisiaque mélangé dans le Jurançon,
Qu’ils suivent tous en rang leurs hôtesses vers une nuit inoubliable.
Illustrations de Ledalïä & Geminïä.
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Les séminaires
Avis de tempête
« Le premier colloque s’est achevé dans d’excellentes conditions météorologiques.
Malgré une activité cyclonique exceptionnelle, plusieurs précipitations abondantes et quelques épectases, aucune disparition définitive n’est à déplorer.
Loïrelïndt a réanimé les victimes ; les autres sirènes ont assuré le service après-vente.
Les douze participants se reposent.
Le personnel aussi.
La direction maintient le banquet de clôture. »
Constantïne, Maître de la maison d’hôtes d’Ô ALLEGÔRÏÄ
Éôlïäne fut très cyclonique avec des avis de tempêtes
Car elle usa de ses orifices comme une véritable femme-orchestre.
Avec les Laurent, triphonique, ivre, bourrée, un peu pompette
Et Alain-Julôt à l’office la chevaucha façon équestre.
Azurïanne mouilla sans relâche toute la nuit à la commande ;
Jean et Michel l’ont embrochée, Patrice et Joël juste après.
Elle fut tour à tour très folache comme on dit en Suisse Romande
Et dut même se branlocher quand les quatre furent en retrait.
Olivïäne, la plus insatiable, épuisa tous ses partenaires.
Jacques et Louis ont déboursé toute l’énergie d’un animal.
Albert et Denis, pitoyables autour de ce paratonnerre,
La foudroyèrent, détroussés de leur liquide séminal.
« Debout les morts ! » cria Loïrelïndt, lorsqu’ils furent frappés d’épectase ;
Elle dut leur faire du bouche-à-bouche avec un massage cardiaque.
Sitôt sortis du labyrinthe des enfers mais avec extase,
Elle les emmena sous la douche pour récupérer toute leur gnaque.
Au déjeuner, les confitures ne trouvèrent que nos trois convives
Et les trois sirènes affamées terminèrent les derniers kilos.
Tous les hommes en déconfiture, personne n’étant sur le qui-vive,
Ont dormi toute la matinée après tout ce méli-mélo.
Mais comme on était vendredi, jour des sirènes par excellence,
Alinéor fit du poisson sur feu de bois en plein soleil.
Les douze sages, sans contredit, s’installèrent alors en silence
Avec une tisane pour boisson qui les replongea en sommeil.
Constantïne est très satisfait, le premier colloque s’achève
Dans la joie et la bonne humeur car justement, rien n’a manqué.
Et demain, tout sera parfait par la soirée qui parachève,
Loin de toute fausse rumeur, le séminaire par un banquet.
Illustrations de Ledalïä & Geminïä.
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Les séminaires
La photo de groupe
« Présents sur la photo :
Alain-Julôt Prêtrée, directeur
Albert Simonix, adjoint
Jean Cap-Breton, secrétaire
Laurent Broumette, génie
Michel Quartdos, génie
Laurent Cabriolet, cartographe
Patrice Breveté, cartographe
Joël Collaro, météorologue
Jacques Caisse-Claire, météorologue
Louis Boudin, météorologue
Denis Vingtcentimes, météorologue
Laurent Roméchaos, climatologue
Sébastien Fourrien, l’animateur, manque toujours à l’appel. »
Constantïne, photographe
Le temps superbe étant clément, on prend la photo souvenir.
Constantïne a sorti son Reflex à la pellicule argentique.
Les sirènes viennent en complément à leurs pieds pour les soutenir
En poses lascives, circonflexes et des sourires authentiques.
Monsieur le directeur au centre, adjoint et secrétaire autour.
Le génie et les cartographes et tous les météorologues.
Tous d’un regard qui se concentre sur Constantïne qui, en retour,
Sollicite les deux géographes de serrer le climatologue.
« Ah, mes amis, quel séminaire ! » s’enthousiasme le directeur ;
« On a bien mangé et bien bu » répond l’adjoint au ventre rond ;
« Un personnel bien débonnaire ! » dit le secrétaire, protecteur ;
« C’était bien depuis le début ! » disent les génies fanfarons.
« Le petit oiseau va sortir, ne bougeons plus… faites attention ! »
La photo prise, gare au déluge qui tombe soudain à grandes eaux !
Loïrelïndt a voulu assortir cette photo sans prétention
À un baptême digne, qu’elle juge, de figurer sur les réseaux.
« Mes pauvres chéris, quelle malchance que cette giboulée brutale !
Confiez-nous vos vêtements pour les faire sécher au grand air ! »
Très sensibles à tant d’indulgence, les sages, tous nus, alors s’installent
Pour se faire imparfaitement sécher par les trois volontaires.
Hélas, un coup de vent emporte tous les habits sans sommation
Mais les sirènes ont tout prévu ; elles ont une boîte de peinture.
« Ciel ! La police sonne à la porte ! Vite, j’ai trouvé la solution :
Je vais peindre sur vos jésus, des caleçons sous la ceinture ! »
C’est ainsi que douze nudistes mais pudiquement revêtus
D’un bodybuilding à la mode posent enfin pour la photo
Qu’admirera le portraitiste devant ces hommes court-vêtus
Qui trôneront sur la commode gonflant un peu les biscoteaux.
Illustrations de Ledalïä & Geminïä.
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Les séminaires
À la recherche de Constantïäne
« Les trois barques phéniciennes viennent de quitter le palais.
Douze savants, trois sirènes, six rames, trois gouvernails et trois projecteurs ont été embarqués.
Le directeur affirme connaître la destination.
Les sirènes connaissent le lac.
Les autres ont confiance. »
Constantïne, Maître de la maison d’hôtes d’Ô ALLEGÔRÏÄ
« Nous ne pouvions vous dévoiler jusqu’à présent le véritable
Enjeu de notre séminaire : découvrir qui est Constantïäne ! »
Dit le directeur étoilé d’une aura ininterprétable
Mais qui se révèle laminaire sur l’assemblée dont Éôlïäne.
« On ne sait pas si elle existe mais elle a été aperçue
Par des témoins dignes de foi mais sans preuve scientifique ! »
Dit son adjoint assez laxiste. « On n’a pas grand-chose là-dessus…
Peut-être même qu’on se fourvoie mais cette photo est spécifique ! »
Et sur l’écran de projection apparaît une créature
Mi-reptilienne, mi-batracienne mais pas humaine, assurément.
« Voici la seule reproduction inspirée par une peinture
Que l’école pythagoricienne nous a révélée récemment ! »
« Ce n’est pas une photographie ! La preuve est bien trop incertaine ! »
Disent les hommes du génie : « Ce n’est qu’un risible artifice ! »
« Raphaël l’a mise à profit à la fameuse École d’Athènes,
Dans sa fresque où Iphigénie va d’elle-même à son sacrifice ! »
« Par son origine batracienne, nous pourrions donc recommencer
Notre technique de capture mais au cœur du lac de Constance ! »
Avec trois barques phéniciennes – une par lac ordonnancée –
Une chasse à la créature est menée pour la circonstance.
Une sur le lac supérieur, le plus grand et le plus profond ;
La deuxième sur le lac du Rhin petit canal en patte-d’oie ;
L’autre sur le lac inférieur – on prétend qu’il serait sans fond –
Et un projecteur tout-terrain pour l’éblouir comme il se doit.
Une sirène dans chaque barque afin de correspondre entre elles
Quatre savants se répartissent les deux rames et le gouvernail
Et le projecteur qu’on embarque fixé de façon naturelle
À la proue afin qu’il ratisse le maximum en éventail.

Illustrations de Ledalïä & Geminïä.
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Les séminaires
La chasse à Constantïäne
« Constantïäne existe ! Nous l’avons rencontrée.
Ou plus exactement, elle nous a gobés mais nous avons pu l’examiner de l’intérieur.
Pourtant, bien que cette découverte scientifique soit incontestable, les savants ont décidé de taire à jamais cette expédition.
La science est pleine de mystères… »
Éôlïäne, sirène cofondatrice de la maison d’hôtes d’Ô ALLEGÔRÏÄ
Embarquons avec Éôlïäne et suivons la nef directrice !
La sirène balaie la surface à la recherche d’yeux brillants.
On suit un genre de file d’Ariane : une spirale migratrice
Du centre vers les rives en face en espérant et en priant.
Soudain l’obscurité s’empare de la barque et ses occupants.
Pas une étoile alors ne brille ; même la Lune a disparu !
« J’ai l’impression que l’on s’égare ! » clame l’un des participants
« Je n’ai pas mon arbalestrille pour voir que ça sent la morue ! »
Éôlïäne braque le projecteur sur une masse de rochers
Qui barre la route par devant et un grand gouffre par derrière.
Hélas, un courant collecteur les entraîne à se rapprocher
Du trou noir qui s’ouvre béant comme une triste fin de carrière.
Et c’est la chute dans un tunnel qui les envoie dans une grotte
Aux parois bizarrement spongieuses où strictement rien ne flamboie.
Ils ont beau darder leurs prunelles, ils ne voient pas que se décrotte
La barque par l’eau contagieuse en train de grignoter le bois.
À grands coups de rames, ils poursuivent leur course dans le sens du courant
Dans un réseau de galeries toutes de plus en plus resserrées.
Alors des contractions s’ensuivent dans une puanteur concourant
À la panique qui s’apparie chez nos chasseurs désespérés.
Au bout d’un bourbier infernal, ils sont éjectés, recouverts
D’immondices fort malodorantes, gluantes tout autant qu’écœurantes.
Enfin, ils voient un animal dont le cloaque reste entrouvert ;
La vérité déshonorante apparaît alors, délirante.
Si les autres barques sont bredouilles, la nef directrice est muette ;
L’honneur de la science en cause doit être à tout prix garanti !
« Il suffit de faire les andouilles ! » dit le chef d’une voix fluette
« Nous pouvons dire que cette “chose” nécessitait un démenti ! »

Illustrations de Ledalïä & Geminïä.
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Les séminaires
La remise des brevets d’aptitude
« La remise des brevets s’est déroulée dans une atmosphère digne et recueillie.
Tous les participants ont obtenu une distinction correspondant aux aptitudes manifestées durant leur séjour.
Seul l’animateur a échoué à l’épreuve finale.
Il n’a déposé aucune réclamation. »
Constantïne, Maître de la maison d’hôtes d’Ô ALLEGÔRÏÄ
Ce samedi matin, enfin, les savants sont plus détendus
Après le petit déjeuner, on les convie sous le grand dôme.
Pour apporter à cette fin de séminaire un peu tendu,
Une raison à se pavaner avec la remise des diplômes.
Premier en confiance en soi, le directeur reçoit des mains
De Constantïne son brevet du meilleur nudiste confiant,
Dans son joli cadre de bois qu’il brandit aux autres, haut-la-main,
Avec sa fierté retrouvée et d’un naturel stupéfiant.
Premier en expérience spirite, le second reçoit son diplôme
Que Loïrelïndt lui a accordé pour sa prestation délicieuse.
Satisfait du zèle émérite qu’il a montré face au fantôme,
Il voit son exploit concorder avec des actions pernicieuses.
Premier aux effets alchimiques, le secrétaire est à l’honneur
Lui, dont le vol homologué fut sanctionné par la police.
Une bouteille en céramique de premier prix fait son bonheur ;
Le baume est censé prodiguer un nouveau teint et la peau lisse.
Premier en cryothérapie, Broumette prend le Priape d’Or
– Que l’on compare avec le sien : ils sont tous les deux identiques ! –
Avec en prime une thérapie pour le pauvre conquistador
Qui nécessite un pharmacien pratiquant les soins cosmétiques.
Pour la phyto-psychanalyse, Quartdos, à la barbe fleurie,
A reçu les encensements d’Alinéor, le jardinier.
Malgré la pousse qui pénalise les rasoirs les plus aguerris
Mais dont les sous-embranchements lui donnent un élan printanier.
Quant au prix de fornication, les trois sirènes sont unanimes ;
Seul l’animateur a échoué or c’était éliminatoire.
Tous les autres sans exception se sont montrés très magnanimes
Et d’ailleurs tous se sont dévoués à l’estimer obligatoire.
Illustrations de Ledalïä & Geminïä.
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Les séminaires
Une visite de circonstance
« La visite de Constance fut aussi culturelle qu’instructive.
Les spécialités régionales ont été consciencieusement étudiées et chacun a rapporté des souvenirs scientifiquement exploitables.
Notre sortie à la plage naturiste nous a permis de constater que notre animateur disparu avait refait surface. »
Alain-Julôt Prêtrée, directeur de recherche
La visite de Constance prévue depuis le début de semaine,
Ils montent tous très excités dans leur autocar affrété.
Ils découvrent Imperia pourvue des deux nudistes phénomènes :
Un pape nu tout effrité et un roi pas plus apprêté.
Un stand de grenouilles-baromètres attire alors le directeur
Qui en prend treize à la douzaine qu’il achète en anticipant
L’idée – il peut se le permettre – d’en offrir une à son recteur.
Les autres, d’ici une dizaine d’heures à chaque participant.
D’autres aiment bien les boules-à-neige pour la prévision des tempêtes
D’autres préfèrent les cartes postales d’Imperia très pédagogiques.
Ainsi chacun à son manège pense sans tambour ni trompette
À se mettre sur un piédestal en toute candeur démagogique.
Midi, on va tous au Konzil, « Le » restaurant dans le vieux port
Où la cuisine s’est substituée au vieil entrepôt principal.
Martin V élu au Concile permit de rétablir l’accord
Après deux papes destitués et une démission papale.
Käsespätzle, filets de féra et un petit vin du Bodensee ;
Les météorologues savourent toutes ces spécialités sudistes.
Les uns hésitent entre l’Opéra et les autres pour le musée
Et, finalement par bravoure, ils vont à la plage nudiste.
Forts de leur estime de soi, ils se retrouvent dans l’ambiance ;
Ici, pas de police à craindre et les sexes sont bien gardés.
Une femme nue, comme un ver à soie, pousse un cri qui attire l’audience :
Une tête tranchée vient de poindre… et tout le monde la regarder.
« Tiens ! Ne serait-ce pas l’animateur ? » montre le directeur du doigt ;
« C’est drôle de le trouver ici ! » se demande le secrétaire ;
« C’est très démoralisateur ! » dit le second, comme il se doit ;
« Je reconnais sa calvitie mais je crois qu’il vaut mieux se taire… »

Illustrations de Ledalïä & Geminïä.