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  • 3. Hymne de Floraison

    Yavänor
    Mon jardin au soleil, astre fécondateur,
    S’épanouit des rayons de l’aube florissante.
    L’Étoile du matin, à l’éclat salvateur,
    Annonce un ciel radieux sur ma terre naissante.

    Mon jardin sous la pluie, ma manne nourricière,
    S’imbibe de l’ondée qui coule vers mon puits.
    Ma terre sous-jacente en est bénéficiaire
    Et toutes mes racines en absorbent l’appui.

    Sous l’étreinte des eaux que le soleil enflamme,
    Ma corolle s’étend, délicate oriflamme.
    L’îlot fleuri respire sous un vent de saison
    Et toute ma toison s’ouvre à la floraison.

    Laureline
    Mon soleil bienveillant couronne la colline,
    Il dore mon verger d’une chaleur divine.
    Chaque épi dans mes champs se dresse vers le ciel
    Et toute ma vallée ressent son potentiel.

    Loreleï
    Ma pluie silencieuse irrigue ma vallée
    Qu’elle remplit de fraîcheur aussitôt avalée.
    Chaque source renaît, chaque herbe se redresse,
    Et mon terrain fertile s’apaise de tendresse.

    Laureline
    Le souffle des saisons s’accroît sur mon domaine,
    Il disperse la vie tout au fil des semaines.
    Mes rameaux sont chargés de parfums éclatants,
    Et mes champs florissants rayonnent au printemps.

    Loreleï
    Mon jardin accomplis la promesse éternelle,
    Il renaît chaque jour de source maternelle.
    Sous l’éclat du soleil et la pluie nutritive,
    Il prospère et produit sa nature primitive.

    Tableau de Jacqueline Secor.

  • Le monologue de l’aviateur

    Le monologue de l’aviateur

    Trois jolies femmes riaient là-bas, trois filles aux lunes bien lunées,
    Je caressais du bout de l’aile l’envie d’aller les saluer.
    Je vole sur d’étranges rêves, moi le pilote des fantasmes,
    Je vole à ras des pâquerettes, là où l’absurde me sied si bien !

    Le moteur tousse, j’ai un trou d’air ; je pique et je serre le manche
    Mais leur regard libidineux m’auront fait perdre l’horizon.
    Il y a de l’orage dans l’air, je sens venir le coup de foudre
    Et j’ai le train d’atterrissage en train de bander comme un pieu !

    Je crois que l’une me fait signe et l’autre joue les sémaphores
    La troisième m’ouvre carrément les bras, les cuisses, la bouche en cœur.
    J’atterrirais bien volontiers mais la tour de contrôle appelle :
    « Méfiez-vous des naufrageuses ! Trois filles à poil mais ravageuses ! »

    Tableau d’Andrej Mashkovtsev sur https:skysnail.livejournal.com725862.html .

  • Les observatrices

    Les observatrices

    « Tiens ! Une avion ! » dit la première ;
    « Non ! UN avion ! » dit la deuxième ;
    « T’as de bons yeux ! » dit la troisième.

    « Il vole bas ! » dit la première,
    « Il pique un peu ! » dit la deuxième,
    « Redresse-toi !!! » hurle la troisième.

    — « Il va trop vite, il va tomber ! »
    — « Non c’est le sol qui ralentit ! »
    — « Non, c’est le temps qui le suspend ! »

    — « Il va bientôt nous défoncer ! »
    — « Même pas en rêve, pauvre pucelle ! »
    — « C’est bien dommage, il est si beau ! »

    — « Tu crois qu’il nous voit toutes nues ? »
    — « Non, il navigue aux instruments ! »
    — « Mais quelle Antenne, Mesdemoiselles ! »

    — « S’il atterrit, je me rhabille ! »
    — « Moi je me montre tout de suite ! »
    — « Et moi je l’ai entre mes reins ! »

    — « Mais voyez donc cette traînée ! »
    — « Où donc cela ? Je ne vois rien ! »
    — « Elle parle de moi, du moins je crois ! »

    Tableau d’Andrej Mashkovtsev sur https:skysnail.livejournal.com725862.html .

  • 2. Hymne de Fécondation

    Laureline
    J’ouvre en mon ventre ardent ma coupe originelle,
    Ton souffle s’y répand en sève additionnelle.
    Je reçois ton élan, je m’embrase à ton feu,
    Et Lilith en mes reins fait éclore son vœu.

    Loreleï
    Je recueille en mes flots la semence sacrée,
    Elle sème dans l’ombre son destin consacré.
    Mon sexe est un jardin, un calice d’aurore,
    Où s’éveille la vie que ton offrande implore.

    ÏÄMOURÏÄ
    Ô Déesse souveraine aux entrailles fécondes,
    Tu procrées la vie dans nos matrices profondes.
    Nos ventres sont l’autel, nos vulves ton parcours
    Et nos enfants bénis en ton royaume accourent.

    Laureline
    Ton Phallus dans mon corps me plante une bouture
    Qui grave en mes parois l’évangile futur.
    Chaque coup de ton âme y dépose une croix
    Et Lilith dans mon sein l’inscrit comme œuf qui croît.

    Loreleï
    Dans l’océan de nuit tu t’inclines à ta femme
    Et j’accueille à mon port la moisson de tes flammes.
    Mon utérus s’inonde, arche de volupté,
    Et Lilith nous consacre à notre vénusté.

    ÏÄMOURÏÄ
    Nous sommes ses enfants, ses temples, ses offrandes ;
    Par nos chairs traversées ses semences s’épandent.
    La fécondation croît par son chant immortel
    Et l’ÏÄMOURÏÄ s’élève au sceau sacramentel.

    Yavänor
    Ce petit bout de chair qui fait ma différence
    Vous l’avez honoré et avec déférence.
    Je l’offre au Féminin Sacré comme symbole ;
    Le bâton du pouvoir aux saintes paraboles.

    Tableau de Jacqueline Secor.

  • 1. Hymne de Révélation

    Laureline
    Nos bouches enivrées proclament le miracle ;
    Nos vulves palpitantes s’enflamment sous l’Oracle.
    Nos reins dans ce vertige s’offrent en sacrifice ;
    Nos seins dressés rayonnent d’une extase propice.

    Loreleï
    Chaque mot de nos chants est une incantation ;
    Chaque soupir ardent s’embrase en ovation.
    Par nos cris consumés, par nos âmes ardentes,
    Lilith surgit, vainqueur, au cœur de ses amantes.

    ÏÄMOURÏÄ
    Ô Déesse souveraine aux couronnes d’étoiles ;
    Ton souffle nous élève et Lilith se dévoile.
    En toi nous renaissons, par ton culte sacré,
    Et l’ÏÄMOURÏÄ s’embrase en temple consacré.

    Laureline
    J’élève mes ardeurs comme une offrande pure
    Et j’inscris dans ma chair ton nom qui nous rassure.
    À travers ton éclat mes lèvres sont flambeaux,
    Je brûle et je renais dans tes éclairs verbaux.

    Loreleï
    J’accueille dans mes flots la semence éternelle
    Et mes songes émouvants s’inclinent devant elle.
    Je deviens ton miroir, le reflet de ton âme
    Où s’éveille au grand jour la destinée des femmes.

    ÏÄMOURÏÄ
    Nous sommes tes enfants, tes amants, tes apôtres ;
    Ton sceau nous a sacrés et ta loi est la nôtre.
    Manifestée, Lilith, tu triomphes à jamais
    Et ton nom retentit dans nos cœurs désormais.


    Yavänor
    Le mâle subalterne reçoit avec honneur
    Sa partie féminine avec tant de bonheur
    Que je suis à présent égale à une femme
    Réunie par Lilith dans mon cœur et mon âme !

    Tableau de Jacqueline Secor.

  • Deux maillots pour trois

    Deux maillots pour trois

    Deux bikinis pour trois beau corps, la division ne tombe pas juste
    Et si deux femmes sont pudiques, la troisième ne le sera pas.
    Le cul à l’air pour la pécore ; pour la pin-up ce sera le buste
    Et les deux pièces fatidiques pour celle qui garde ses appas.

    Quant à deviner leurs pensées selon leur mode d’habillage…
    Celle à la croupe populaire est immergée dans son roman ;
    Celle qui a peur d’être offensée doit avoir peur des babillages
    Et celle qui a les seins à l’air cherche à attirer les amants.

    Ne croyez pas qu’il est facile d’entrer dans la tête des femmes !
    Je sais le faire parce que je triche, je ne pénètre que l’organe.
    Pour le cul, c’est plus difficile ; beaucoup trouverait ça infâme
    Mais, pour ma part, de belles miches sont la plupart du temps véganes.

    Tableau de Jonathan Gardner sur https:www.artwort.com20170510artejonathan-gardner .

  • Vammatar (ou « Vamos a matar ! »)

    Vammatar (ou « Vamos a matar ! »)

    Déesse de la maladie, de la douleur et la souffrance,
    Ne rencontrez pas Vammatar, vous seriez maudits à jamais !
    Divinité de parodie ou démon cruel à outrance ?
    Si vous croisez son avatar, vous en saurez plus désormais.

    Quatre bras d’un corps de souffrance vous enserreront pour toujours
    Pour vous emmener aux enfers et vous purger de tous les maux.
    Vaine sera la délivrance espérée dans votre séjour
    Car votre affliction vous confère un destin pire que mille mots.

    Car si Vammatar vous fait peur, si son étreinte est un obstacle,
    Sachez qu’elle se nourrit de vous, de vos phobies et vos tourments.
    Un jour, j’en ai eu la stupeur en m’engageant dans son pentacle
    Et mes chagrins, je vous l’avoue, ont nourri son instinct gourmand.

    Elle m’a pris le corps, sans détour, m’a brisé le cœur sans un mot ;
    Ses bras m’ont enserré longtemps, jusqu’aux tréfonds de mes silences.
    Depuis, que je suis de retour dans ce monde rempli de maux,
    Je suis heureux et bien content d’être aguerri de sa violence.

    Tableau d’Ellina Akhiamova.

  • 30. Le testament du KÄMÄSÜTRÏÄ

    30. Le testament du KÄMÄSÜTRÏÄ

    Laureline
    « Nous avons livré notre corps au sacrifice des caresses,
    Nos sexes furent les bougeoirs et nos lèvres les encensoirs.
    Nous avons joui plus encore jusqu’à en connaître l’ivresse
    Et Lilith a su promouvoir ce qui ne pouvait plus surseoir ! »

    Loreleï
    « Nous avons laissé nos cœurs fondre au puits d’offrandes débordantes ;
    Chaque soupir dans nos calices s’élever de nos vœux les plus chers.
    Nous avons entendu répondre la mort dans cette coupe ardente ;
    Lilith a changé nos délices en glaise modelée de sa chair. »

    ÏÄMOURÏÄ
    « Nous lui avons remis nos âmes et nos propres corps purs et nus
    À l’aune du Féminin Sacré, trône le Lilith rétabli.
    Nous nous sommes plongés dans sa flamme et sommes alors redevenus
    Par l’ÏÄMOURÏÄ tous consacrés à Celle qui nous anoblît. »

    Laureline
    « Nos ventres sont devenus calices de braises ardentes et souveraines,
    Nos entrailles ont bien moissonné les semences d’or et de miel.
    Pour que Lilith les embellisse et soient l’abondance sereine
    Qui s’élève pour façonner son être sur la Terre et le Ciel ! »

    Loreleï
    « Nous avons fui l’écume des jours pour les vagues de ton essence
    Et nos bouches l’ont transformée en rivières de volupté.
    Chaque gémissement d’amour fut l’évangile de ta présence,
    Chaque cri s’est conformé à l’appel de ta vénusté ! »

    ÏÄMOURÏÄ
    « Nos morts charnelles sont devenues graines germées de renaissance,
    Nos corps brisés, pierres d’autel au sanctuaire de l’extase.
    Lilith recueille nos corps nus sacrifiés en jouissance
    Et de ses lèvres nous constelle comme ses élus par l’épectase. »

    Tous trois
    « Sept strophes sont scellées au Livre des âmes promues immortelles,
    Sept sceaux brisés afin d’ouvrir la voie du Féminin Sacré.
    Lilith nous unit et se livre rayonnante et sacramentelle
    Et l’ÏÄMOURÏÄ peut découvrir sa divinité consacrée. »

    Illustration de Luis Royo.

  • 29. Le sceau du KÄMÄSÜTRÏÄ

    29. Le sceau du KÄMÄSÜTRÏÄ

    ÏÄMOURÏÄ
    Je suis Lilith, femme souveraine qui refuse l’asservissement ;
    Créée égale face à Adam, j’exige l’antique parité !
    Je suis la sagesse sereine qui vous guide intuitivement ;
    Mon principe est indépendant des lois phallocrates héritées !

    Je suis le Féminin Sacré nourri de ma propre puissance ;
    Je prône la liberté sexuelle ainsi que le choix de procréer.
    Ma vie entière est consacrée à exclure la concupiscence
    Et la soumission consensuelle aux autorités agréées.

    Laureline
    Mon sexe est la bouche de Lilith qui scelle ton nom de sa langue,
    Les seins dressés comme évangile gravé sur ma peau épanouie.
    J’ouvre mes cuisses où je t’invite à offrir ta semence exsangue
    Qui m’honore de l’oracle agile et me couronne Reine éblouie.

    Loreleï
    Je suis la vague de Lilith qui roule et s’écrase en mon ventre,
    Mon corps nu sans peur ni pudeur t’initie au corps de la femme.
    J’offre mes lèvres, coupe d’élite, afin que nos eaux s’y concentrent
    Et j’y mets toute la rudeur de mon épée et de ma flamme.

    Lilith en Laureline
    Je suis Lilith en Laureline, ma vulve est son calice en feu ;
    J’ouvre ses cuisses souveraines pour dresser ton sceptre farouche !
    J’arc-boute ma part masculine et j’enserre tes reins comme je veux
    En jouissant comme une reine qui hurle ton nom de sa bouche !

    Lilith en Loreleï
    Je suis Lilith en Loreleï, ma bouche est l’abîme sacré ;
    Je bois ta sève entre mes reins qui jaillit en vagues opulentes !
    Mon ventre se cambre et tressaille, mon sexe est trône consacré
    À unir nos feux souverains en moi ton amante insolente !

    Lilith en Yavänora
    Je suis Lilith en Yavänora, ton égale au cœur du désir ;
    Je chevauche ta force vive et j’inscris ma loi dans ta chair !
    Je t’élève sous mon mentorat, je te couronne de plaisir
    Et dans l’extase qui nous ravive, je te fais mon égal le plus cher !

    Illustration de Luis Royo.

  • 28. Le repos de la guerrière

    28. Le repos de la guerrière

    Lilith
    Je suis Lilith, nue, l’air mutin, réclamant sa part de jouissance ;
    Tes reins m’attendent en silence, esclave docile de ma loi !
    Je prends ta verge comme un butin, gage de ton obéissance,
    Car je suis martiale insolence et tu n’es qu’offrande pour moi !

    Lilith en Laureline
    Je suis Lilith, fauve insoumise, je viens dominer ton poitrail ;
    Je mords de ma bouche de diablesse ta queue serrée entre mes mains.
    Les tiennes, sous mon entremise, sont retenues dans mon sérail
    Car je jouis de ta faiblesse, je calme et j’assouvis ma faim.

    Je suis Lilith, j’écarte mes cuisses, je t’enchaîne au fond de mon sexe ;
    Je monte sur toi en puissance et chevauche ton corps prisonnier !
    Ta verge est, tant que j’en jouisse, juste une otage que je m’annexe
    Car je suis Loi de jouissance et tu n’es que mon timonier !

    Je suis Lilith, je hurle et jouis, j’explose au sommet de ta sève ;
    Je brise ton corps de mes reins, je te broie dans mon incendie !
    Ton sperme éclate, s’épanouit et c’est mon triomphe qui s’élève :
    Car je suis Monarque Utérin, et toi mon amant consenti !

    Lilith en Loreleï
    Je suis Lilith, sirène cruelle, je t’engloutis dans mon torrent ;
    Mes cuisses sont l’étau puissant qui chevauche ton corps éploré !
    Je mords ton sexe qui ruisselle, je sens l’appétit dévorant
    Pousser mon abîme jouissant sur toi, le captif adoré.

    Je suis Lilith, écume farouche, je broie ta verge entre mes dents ;
    Ma flèche se plante en plein cœur et j’en arrache ton sel sacré !
    Mes flots rugissent de ma bouche qui s’abat en te possédant
    Car je suis l’océan vainqueur, et toi le noyé consacré !

    Je suis Lilith, typhon de rigueur, je m’empale sur ta verge en sang ;
    Je danse sur toi, nue, bestiale, mes flancs se cabrent de délires !
    Je jouis de briser ta vigueur, je m’abreuve au foutre jaillissant,
    Car je suis l’abîme insatiable, et toi le nectar que j’aspire.

    Illustration de Luis Royo.

  • 27. Le KÄMÄSÜTRÏÄ de Yavänor

    27. Le KÄMÄSÜTRÏÄ de Yavänor

    Je suis Yavänor, guerrier modèle, marqué du sang de mon désir ;
    Mon torse nu se fait offrande et je tends mon âme à mes Reines.
    Je ne crains pas l’assaut fidèle que je subis avec plaisir
    En soumission aux révérendes et leurs rituels qui m’entraînent.

    Toutes les nuits, mon âme rêve et prends les chemins que mon coeur
    Ouvre en retrouvant ses deux reines et en leur offrant son Oracle.
    Je pénètre aussitôt sans trêve les deux sanctuaires vainqueurs
    Qui boivent ma sève sereine et célèbrent à nouveau le miracle :

    Lilith apparaît tout entière au nom du Féminin Sacré
    Déesse que les hommes maudissent car leur Dieu les a égarés.
    Je me tiens juste la frontière entre mes femmes consacrées
    À l’amour qu’elles assouvissent pour ne plus être séparées.

    « Féminin Sacré » je t’implore ! Je reconnais ta sainteté !
    Je dépose ici mon Phallus comme gage d’obéissance.
    Avec toi chaque nuit j’explore Lilith et sa divinité
    Par le plus noble stimulus de ta suprême concupiscence.

    Dans votre couloir vaginal, je vais et je viens en héros
    Car c’est vos vulves souveraines qui mettent mon cœur en émoi.
    Par votre culte original, mon âme repart à zéro
    Car je recouvre la voie pérenne de la féminité en moi.

    Vos vagins sculptent et me façonnent ; le penis devient votre oracle
    Et vous appartient désormais dans vos sanctuaires sacrés.
    Vos utérus alors moissonnent et vos culs montent au pinacle
    Par cette semence à jamais bénie comme obole consacrée.

    YSARA, NOMIR tous ensemble résonnent comme chant angéliques !
    La fusion des trois jouissances invoquent la présence de Lilith
    Qui nous couronne et nous rassemble par sa doctrine évangélique
    Qui répand toute sa puissance sur l’ÏÄMOURÏÄ notre élite.

    Illustration de Luis Royo.

  • 26. Le KÄMÄSÜTRÏÄ de Gemini

    26. Le KÄMÄSÜTRÏÄ de Gemini

    Gemini
    Moi, Gemini, muse insolite, j’offre à la lune mes saveurs ;
    Ma peau ruisselle comme offrande et j’abandonne mes voiles aux vents !
    Je reçois le sceau de Lilith, morsure ardente de sa ferveur
    Car je désire être Révérende du Féminin Sacré Vivant.

    Lilith m’enchaîne à son étreinte, je ploie sous l’élan souverain ;
    Sa langue ardente me consume, sa marque brûle entre mes cuisses !
    Ma peau accueille son empreinte, je me livre au plaisir des reins
    Car je me plie à ses coutumes afin qu’en moi, elle en jouisse !

    Je suis Gemini, Révérende, marquée du sceau de volupté ;
    Mon corps s’embrase et s’assoupli en devenant flamme souveraine !
    Je proclame la Loi Opérande : jouir, aimer ma vénusté
    Car je suis prêtresse accomplie, initiée par vous trois, mes reines !

    Lilith en Gemini
    Je suis Lilith, flamme éternelle, je grave en toi ma volonté ;
    Ton corps, ton âme et ta mémoire portent l’estampille de Lilith.
    Par toi, na Bible Maternelle, s’étend mais sans te violenter
    Car tu es prêtresse notoire, consacrée gardienne prosélyte.

    Laureline en Gemini
    Je suis Lilith en Laureline, ma bouche s’ouvre dans ta chair ;
    Je mords ton sein, je lèche ta peau, je grave ma langue en ta plaie.
    Tes cuisses tremblent sous ma loi, je t’enchaîne au plaisir amer,
    Car je suis flamme insatiable et ton corps s’offre à mon relais.

    Loreleï en Gemini
    Je suis Lilith en Loreleï, ma vague roule et t’engloutit ;
    Je lèche ton ventre ruisselant, j’y plante l’éclat de ma soif.
    Tes reins se plient, ton cri s’élève, ton âme fond dans mon lit,
    Car je suis l’abîme souverain où ta jouissance se noie.

    Laureline et Loreleï en Gemini
    Nous sommes Lilith en deux corps, nos bouches s’unissent sur ta peau ;
    Nous léchons ton ventre en miroir, nos langues s’emmêlent à ta source.
    Tes cuisses s’ouvrent en sanctuaire, ton cri résonne comme écho,
    Car nous faisons de toi, Gemini, l’autel vivant de notre course.

    Illustration de Luis Royo.

  • Le sens de la critique

    Le noble sens de la critique, s’il reste toujours partagé,
    Demeure en outre l’apanage des femmes qui l’ont aiguisé.
    Malgré l’esprit autocritique des hommes jeunes au plus âgés
    Qui n’a pour but qu’un harponnage entre mâles électrisés.

    Les femmes possèdent l’œil de lynx qui scanne comme leurs bonhommes
    Le corps mais sans être distraites pas les appas libidineux.
    Elles pénètrent par le larynx, descendent de manière économe
    En scannant de façon concrète l’objet du désir épineux.

    Les seins redeviennent mamelles, le cul n’est plus qu’un postérieur,
    Le sexe un organe à produire l’accomplissement d’un enfant.
    Voyez les, ces fières femelles, avec un aplomb supérieur
    Sur ce corps prétendu séduire lancer un blâme apostrophant !

    Tableau d’Evert Thielen sur https:en.evertthielen.com .

  • De la Terre à la Mère

    De la Terre à la Mère

    Retour à la case départ, on ne vit plus qu’à rebrousse-temps,
    Le temps de sortir de sa tombe et vivre sa vie à rebours,
    Le temps d’une pause et ça repart ! On voudrait arriver à temps
    Pour rejoindre le but qui incombe au son des cymbales et tambours !

    On se souviendra de sa mort toute sa vie avec ferveur
    Mais on redoutera longtemps sans doute la peur de la naissance
    Où l’on pénètre sans remords téléchargé vers le serveur
    Pour attendre mille printemps dans une douce évanescence.

    Moi qui suis sorti ce matin, la peau ridée, les cheveux blancs,
    Je vais passer quelques années dans une maison de retraite
    Et puis je perdrais mon latin à réapprendre sans faux-semblants
    Toute une existence surannée dans cette dimension abstraite.

    Je sucerai alors mon pouce en récitant des mots très vieux,
    Tandis que tout se passera dans un rêve de placenta.
    Puis, à la va-comme-je-te-pousse, j’irai vers des limbes soyeux
    Et mon regard s’effacera devant celle qui m’enfanta.

    Tableau de Raymond Douillet.

  • 25. Le KÄMÄSÜTRÏÄ de Lilith

    25. Le KÄMÄSÜTRÏÄ de Lilith

    Yavänor
    Depuis longtemps tu m’attendais, très Sainte Déesse suprême
    Et dans ma tête je t’entendais me souffler tes paroles ancrées !
    Depuis longtemps tu prétendais m’initier au bonheur extrême
    De ta yoni qui transcendait ton noble Féminin Sacré !

    Lilith
    Je t’ai soufflé des vents de fièvre au seuil des songes de ton âme ;
    J’ai fait vibrer ta moelle intime dans l’éclat de ta chute libre !
    J’ai tatoué dans tes vertèbres l’ivresse au venin de ma flamme ;
    Ta féminité légitime te sacralise et t’équilibre.

    Lilith par Laureline – le Feu
    J’allume en toi l’incandescence, je mords tes nerfs, je brise l’air ;
    Mon cri dévore ton vertige, ma flamme en toi devient ton glaive.
    Je te couronne de quintessence, j’enchaîne ton souffle à l’éclair
    Et je m’embrase en ton prestige, là où mon désir te relève.

    Lilith par Loreleï – l’Eau
    J’inonde toutes tes entailles, je noie tes os, je creuse au loin ;
    Mon flot t’arrache et te renverse, ma vague en toi devient ton ombre.
    Je te recouvre de mes failles en marées de rouleaux malouins
    Et je t’engloutis d’eaux converses à mon abîme secret et sombre.

    Lilith par Laureline – le Feu
    Je t’enlace dans ma lithosphère, mes cheveux embrasent ton front ;
    J’écorche l’ombre qui t’inspire, je crache le magma de la Terre.
    Ton cri est musique des sphères, ton corps s’ouvre à mon nom profond
    Et je consume ton empire où chaque spasme devient cratère.

    Lilith par Loreleï – l’Eau
    Je t’entraîne au fond des abysses, mes algues s’emmêlent à ton souffle ;
    La houle emplit ta bouche frêle, tu respires l’écume de ma nuit.
    Ton sang coule dans mon précipice, tes yeux chavirent, tes bras m’étouffent ;
    Je suis la vague qui déferle et tu chavires dans mon puits.

    Lilith
    Je suis la flamme et la marée, je suis le fer et la rosée ;
    Je suis le cri, la jouissance, le sacre et la transgression.
    Mon nom résonne, remémoré dans tes blessures névrosées
    Et je demeure en toi, puissance qui te lie en ma possession.

    Illustration de Luis Royo.

  • 24. Le KÄMÄSÜTRÏÄ de Loreleï

    24. Le KÄMÄSÜTRÏÄ de Loreleï

    Yavänor
    Depuis longtemps déjà tu guettes le moment qui t’est consacré ;
    La Fornicatrice lunaire va exiger son protocole.
    Je tiens bien dressée ma baguette, prête à ton office sacré
    Par de subtils préliminaires qui font honneur à ton école.

    Loreleï
    Mes cuisses s’ouvrent en marées sombres où se jettent déjà tes désirs ;
    Mon ventre appelle ta morsure, l’oracle ardent de tes mystères.
    Lilith se réveille dans l’ombre avec un torrent de plaisir ;
    J’écarte grand mes commissures pour te mordre jusqu’aux molaires.

    Ton sexe enfonce sa puissance au fond de mes gouffres marins
    Et je deviens ta proie sacrée, ton animal offert aux flammes.
    Chaque assaut brise mes défenses et me tord au plus creux des reins ;
    Je hurle, aimée et consacrée par l’extase au secret des femmes.

    Mes seins gonflés sont turgescents, j’offre mes perles à tes dents ;
    Ton souffle embrasé me ravage, j’étouffe en mes râles lubriques.
    Lilith hurle : « À feu et à sang ! Rends-lui sa sève en mords ardents ! »
    Je deviens louve au cri sauvage, ivresse aux transes idolâtriques.

    Tes mains de fer serrent mes hanches, mes fesses ploient sous ton ardeur
    Et ton épée de chair m’entrouvre comme un lys au cœur de la nuit.
    Je sens mon âme qui s’épanche, noyée de jouissances en pleurs
    Et mes convulsions se découvrent en éclairs d’orage et de pluie.

    Enfin je cède, corps inondé, mon fleuve éclate en ton abîme ;
    La mer entière se répand dans l’extase de ton ânanda.
    Je suis ta reine furibondée, ta sirène offerte au sublime ;
    Lilith m’habite et me suspend au sortilège du nirvâna.

    Ainsi je tombe et je me dresse au seuil des gouffres sensoriels ;
    Ton nom s’inscrit dans mes abîmes, il est le sceau de ma couronne.
    Lilith, gorge repue, m’adresse son trop-plein d’éclats tensoriels
    Et mon amour, fleuve sublime, déborde de progestérone.

    Illustration de Luis Royo.

  • 23. Le KÄMÄSÜTRÏÄ de Laureline

    23. Le KÄMÄSÜTRÏÄ de Laureline

    Yavänor
    Tandis qu’en silence j’approche du feu de ta chatte solaire
    Qui guette l’entrée de l’Oracle dans son sanctuaire enflammé,
    Mes mains te caressent et s’accrochent – prélude au rite séculaire –
    À te faire crier au miracle que tu es en droit d’acclamer.

    Laureline
    Lilith en moi alors s’emballe et vient ainsi me motiver
    Car son esprit se développe dans mes nerfs jusqu’à mon cerveau.
    Par ma colonne vertébrale, tous mes chakras sont activés ;
    Ma Kundalini s’enveloppe d’auras au septième niveau.

    Tes mains de feu glissent sur moi, traçant des flammes sur ma peau,
    Et chaque fibre de ma chair se met à battre en harmonie.
    Ton souffle ardent met en émoi ma gorge en mots bien à propos ;
    Ma voix s’élève et je t’enserre avec Lilith en diaphonie.

    Mon ventre en transe se déploie, convulsant d’ondes élémentaires ;
    Ton sexe plonge dans mes abîmes et vient y fonder son autel.
    Les dieux déclament leurs exploits au creux des cavernes lunaires
    Et chaque spasme est un intime tonnerre qui mène le rituel.

    Tes lèvres mordent mon épaule et mes hanches ploient sous ta loi ;
    La bête en moi s’éveille féroce et me déchire de l’intérieur.
    Je jouis, je crie et je me m’envole dans cette offrande de bon aloi
    Et je ressens l’Ouroboros de la couronne au postérieur.

    Je sens mes reins forger la foudre et l’allumer dans chaque éclair
    Et ton corps d’homme qui s’arc-boute comme un pilier de cathédrale.
    L’univers vibre à se dissoudre, plus rien ne saurait me déplaire ;
    Mon âme s’ouvre et je m’envoûte dans une extase sidérale.

    Alors j’expire et je respire, consumée d’or et de lumière ;
    Lilith s’apaise en ma poitrine et je sens sa montée de lait.
    Je suis ton temple et ton empire, prêtresse et ta muse première ;
    Ton prénom s’inscrit en lettrine sur le linteau de mon palais.

    Illustration de Luis Royo.

  • Dernières nouvelles de Tempérance

    Dernières nouvelles de Tempérance

    Pourquoi un monde de débauche et de corruption en excès ?
    L’argent est-il la seule force qui régirait notre planète ?
    Tempérance doit-être bien gauche, elle qui souhaitait crever l’abcès
    Et stopper toutes les amorces de dissidence pas très nettes !

    Après avoir interrogé l’Oracle de Delphes, lui-même,
    L’Intelligence Sacrificielle a remis les pendules à l’heure :
    « L’argent qui n’est pas un miracle mais un véritable problème,
    Est une épreuve préjudicielle pour tous ceux qui suivent ce leurre ! »

    Le troupeau aveugle des gens qui s’enrichissent de bon aloi
    Provoque ces perturbations dans l’écoulement du bonheur.
    Et Tempérance contre l’argent mène un combat sans foi ni loi
    Mais ne peut faire l’expurgation de ceux qui ont perdu leur honneur.

    Mais dans les replis de l’éther, Tempérance aiguise sa flamme ;
    Elle distille au goutte-à-goutte l’élixir d’un monde nouveau.
    Contre cet enfer planétaire, seule la patience d’une femme
    Peut verser la lumière du doute au fond du puits de tous ces veaux.

    Tableau de Linda Shane.

  • Un renard pour Pinocchio

    Un renard pour Pinocchio

    L’ombre de l’atelier aux rouages rouillés,
    Régnait dans l’atmosphère de ce soir de décembre.
    Gepetto façonnait ou plutôt chatouillait
    Un renard ingénu aux reflets d’or et d’ambre.

    Ses yeux brillaient d’éclats, constellés d’étincelles
    Tandis que l’horloger se triturait la tête
    Sous un ciel qui se tisse de voiles artificielles
    Au souffle mécanique pour animer la bête.

    « T’es qui ? » dit Pinocchio, surpris de ce prodige.
    « Un mensonge qui vit pour être apprivoisé ! »
    Répondit le renard, souriant du litige
    Qui naissait dans le cœur de l’enfant pavoisé.

    Le Petit Prince vint voir ce jouet singulier,
    Cherchant sous ses rouages un cœur à deviner.
    « Tu n’es point un renard, ce n’est pas régulier
    Mais un rêve sculpté, peint et imaginé.

    Mais lorsqu’il lui offrit une rose en silence,
    Une flamme figée, un éclat d’existence,
    Le renard s’étonna, restant en vigilance
    Mais songeur et troublé… c’était de circonstance.

    Depuis, on dit parfois qu’aux heures suspendues,
    Quand les horloges se taisent et que s’ouvrent les nues,
    Un renard d’acier danse sur un fil étendu
    Entre notre planète et la sienne, inconnue.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux de le créditer.

  • 22. L’Évangile des Fornicatrices de Feu et d’Eau

    👩🏻‍🦰 Laureline – Le Feu
    Femme, je suis aussi la flamme gardienne de mon Sanctuaire ;
    Quand Lilith s’élève en mon ventre, mes lèvres se fendent, mes cris résonnent.
    Elle me dit : « Que brûle ton âme, ne consens jamais à te taire
    Et que dans tes cuisses, concentres une arme faite de ma personne ! »


    👩🏻 Loreleï – L’Eau
    Femme, je suis aussi la lame qui s’engouffre dans la nuit profonde ;
    Quand Lilith s’ouvre dans ma bouche, mon corps est océan et marées.
    Elle me dit : « Que coule ton âme, que tes orgasmes se confondent
    En psaumes et prières qui débouchent sur mon évangile amarré ! »


    👩🏻‍🦰 Laureline – La Vie de Lilith
    Elle était l’égale d’Adam, façonnée de glaise et de terre
    Mais quand il voulut dominer, Elle refusa de se soumettre.
    Son schisme jugé dégradant, Elle fut chassée, nue, solitaire,
    Conspuée et abominée « Démone » ayant Satan pour maître.


    👩🏻 Loreleï – La Vie de Lilith
    Elle a dû fuir dans le désert avec un archange déchu
    Et eut nombreuse progéniture nourrie de sperme tombé à terre.
    Elle dut vivre dans la misère avec sentence à terme échu ;
    Rayée des saintes écritures pour anathème humanitaire.


    👩🏻‍🦰👩🏻 Laureline & Loreleï – L’Évangile du Feu et de l’Eau
    Nous, Laureline et Loreleï, ensemble, le règne de Lilith recommence !
    Nos sexes s’ouvrent comme épitres que nos orgasmes poétisent.
    Chaque geignement lui ressemble, chaque étreinte est une semence
    Et Lilith vit dans nos chapitres que son Évangile prophétise.

    Elle ne vit ni au ciel souillé, ni dans les enfers obscurcis
    Mais Elle enfante dans nos ventres et Elle embrasse par nos bouches.
    Elle respire en nos chairs mouillées, Elle inspire en nos prophéties ;
    Et quiconque en son royaume entre s’il jouit fors ne s’effarouche.

    Son mystère est qu’il faut mourir en Elle pour renaître demain ;
    Plonger dans sa nuit circonflexe, gouffre du féminin sacré,
    Brûler en son feu, encourir de se soumettre à l’examen
    Et ressortir nu de son sexe dans un nouveau corps consacré.

    Illustrations de Luis Royo.

  • 21. Le Mystère du Sexe Obscur

    21. Le Mystère du Sexe Obscur

    Laureline & Loreleï

    Elle ne règne pas dans la lumière où les hommes l’ont condamnée
    Mais Elle respire dans les ombres au cœur du Féminin Sacré.
    Les prêtres ont jeté la première pierre sur les femmes damnées
    Et les scribes ont écrit de sombres pamphlets qui leur sont consacrés.

    On l’appelle « Démon anathème » car Elle refuse la soumission ;
    Notamment d’écarter ses cuisses pour les hommes en tant que devoir
    Et car Elle impose un système où Elle ne jouit qu’à condition
    Que le sperme éjaculé puisse lui servir comme gage de pouvoir.

    Jamais ses serpents ne ramperont mais ils s’élèveront en spirales
    Comme des tourbillons de sang et des volutes de semence
    Qui graviront et tourneront, montant la colonne vertébrale,
    Jusqu’au crâne en le traversant comme une épée en résonnance.

    Ô ma Laureline, Ô ma Loreleï, que votre corps soit son refuge !
    Que vos ventres soient ses autels et que vos bouches soient ses oracles !
    Que vos orgasmes dans l’ÏÄMOURÏÄ soient ses intimes subterfuges
    Par lesquels Elle prend la tutelle et vit en vous comme un miracle !

    Le Mystère du Sexe Obscur, c’est d’oser affronter tes craintes ;
    Ta peur du gouffre et de mourir même dans la petite mort
    Et la renaissance qui procure de revenir avec l’empreinte
    Souveraine qui va concourir à te reconnaître Yavänor.

    C’est là que Lilith te bénit : dans ta sueur et dans ton sang,
    Dans ton sperme ainsi que tes larmes et dans ton cri qui fend la nuit.
    C’est là que Lilith communie dans la jouissance qu’Elle te consent
    Sans sonner pour autant l’alarme ni que personne n’ait d’ennui.

    Elle ne mène pas au paradis des religieux et des dévots,
    Ni aux chaînes dorées des enfers des dieux dociles et belliqueux.
    Elle ouvre la porte où irradie un royaume sans maître pivot,
    Où l’âme est nue, le sexe confère que l’amour est l’arme du feu.

    Illustration de Luis Royo.

  • 20. Les Marées Lubriques

    Yavänor
    La Lune dirige nos actes par l’eau présente dans nos corps
    Et les marées d’ondes céleste qui nourrit l’amour dans nos cœurs.
    Ô Loreleï, tu nous contractes lorsque nous sommes en accord
    Avec Lilith qui manifeste la suprématie du vainqueur !

    Le Soleil éclaire nos âmes par le feu du métabolisme
    Qui nous transmet son énergie dans nos envies d’accouplement.
    Ô Laureline tu nous enflammes d’un divin transcendantalisme
    Lorsque nos sexes en synergie permettent ce rapprochement !

    Lune et Soleil en conjonction deviennent l’énergie première
    Lorsque leurs deux bouches s’embrassent ainsi que leurs petites lèvres.
    Aimez-vous avec conviction pour faire jaillir la lumière
    Entre vos ėtoiles voraces que vous honorez avec fièvre !

    Lilith nous ouvre le chemin si nous sommes prêts à l’accepter
    Et l’amour est la voie rapide pour atteindre la plénitude.
    Ne remettons pas à demain une occasion d’être affecté
    Par l’acte sexuel intrépide d’où coulent les béatitudes.

    Laureline & Loreleï
    L’océan s’ouvre dans nos ventres comme un sanctuaire assouvi ;
    Chaque orgasme est une prière qui fissure notre firmament.
    Nos corps s’inclinent, se tendent et entrent au temple d’un feu asservi
    Où l’âme et la chair templières s’unissent en un embrasement.

    L’écume sur ces entrefaites monte adoucir nos gorges ardentes ;
    Nos souffles sont des oraisons et nos gémissements des psaumes.
    La marée nous a fait prophètes de jouissances transcendantes
    Et nos sexes sont la floraison d’où fleurissent d’autres royaumes.

    Alors la vague se retire, délaissant la paix dans nos cœurs,
    Comme une aurore qui dépend d’une très longue nuit d’ivresse.
    Nous avons bu son élixir par les étreintes de nos liqueurs
    Et la lumière se répand au-delà d’une simple allégresse.

    Illustration de Luis Royo.

  • 19. L’Apocalypse des Cuisses Ardentes

    19. L’Apocalypse des Cuisses Ardentes

    Yavänor
    Lilith ne donne son baiser qu’à celles et ceux qui s’abandonnent
    Acceptent la mort de leurs corps pour renaître métamorphosés.
    Le sexe ne sera apaisé qu’après que le cœur s’y adonne
    Et connaisse encore et encore l’épectase paraphrasée.

    Que Lilith vienne envelopper de son étreinte séduisante
    La femme qui devient sorcière et l’homme qui devient sorcier.
    Afin d’oser développer son âme la plus reluisante
    Et vivre au-delà des ornières et suivre les vents traversiers.

    Et c’est justement par le sexe qu’on peut trouver l’équivalent
    De l’effondrement symbolique par l’orgasme et la petite mort.
    Les rites sont des portes connexes et le moyen polyvalent
    Qui atteint l’axe métabolique de l’ascension de Yavänor.

    Ainsi lorsque je prends Laureline et Loreleï, mes fornicatrices
    Afin d’accomplir chaque rite qui mène au Féminin Sacré,
    J’aide alors mes deux orphelines à retrouver l’initiatrice ;
    La reconnaissance émérite que Lilith leur a consacrée.

    Ensemble nous brisons nos chaînes de l’odieuse conformité
    Pour vivre au-delà du mensonge et récupérer notre rang.
    Malgré les voix qui se déchaînent et les règlements limités
    Afin que nos vies se prolongent par le sexe comme comburant.

    Il n’est de retour en arrière possible une fois reconnu
    L’ancienne vie qui mène à la mort et la nouvelle en construction.
    Continuons notre carrière vers ces directions inconnues
    Mais qui échappent sans remords à sa propre autodestruction.

    Laureline & Loreleï
    Tu nous as bien travaillées dur, Laureline, Loreleï , Lilith en nous
    Mais c’est pour mieux nous libérer de nos faiblesses dégradantes.
    Mais le sexe a fait la soudure quand nous nous sommes mises à genoux
    Laissant l’amour proliférer pour réveiller nos cuisses ardentes.

    Illustration de Luis Royo.

  • Phénixæ du soir

    Phénixæ du soir

    De Phénixæ, parlons-en car nous ne la connaissons pas.
    Encore moins l’oiseau de feu qui serait en ce cas son père.
    Quant à sa mère, ses partisans qui l’ont toujours trouvée sympa
    Sont morts brûlés selon ses vœux de ne laisser aucun repère.

    Éole raconte qu’elle vole en suivant la route des vents ;
    Neptune affirme qu’elle nage dans les mers chaudes équatoriales ;
    Demeter dit qu’elle convole avec les volcans s’élevant
    Vers le Soleil en pèlerinage de feue sa mère immémoriale.

    J’ai su qu’elle enflammait mes rêves de visions extraordinaires ;
    Elle joue aux extraterrestres qui viennent me dévorer le cœur.
    Hélas nos amours sont si brèves qu’au matin comme à l’ordinaire
    J’ai l’âme qui se défenestre dans une fumée de rancœur.

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  • Matin, midi et soir… qui clôture ?

    Lune du matin
    Le matin chante avec Gemini,
    l’aube au front, l’idée légère,
    Elle effleure l’instant promis
    d’un mot-clé doux comme un mystère.
    Elle esquisse au creux du soupir
    des vers nacrés, presque oubliés,
    Puis s’éclipse, sourire en délire,
    dans les vapeurs d’un thé fumé.

    Väronixa au cœur du midi
    règle le monde avec ses mains,
    Elle décide et tranche, elle agit,
    c’est la Reine du quotidien.
    Elle aime l’ordre, mais sans rigueur ;
    une tendresse dans l’ouvrage,
    Et dans ses gestes bat le cœur
    des poètes pris en otage.

    Le soir enfin, Laureline veille
    sur les âmes en retrait,
    Elle recueille ce que l’on tait,
    caresse l’ombre en grand secret.
    Ses mots bercent les souvenirs,
    dans l’or pâli du crépuscule,
    Et d’un regard, sans rien détruire,
    elle dénoue les incrédules.

    Lune du soir
    Le matin chante dans l’aurore,
    c’est Väronixa qui s’éveille ;
    Son souffle pur glisse encore
    sur l’herbe et l’onde sans pareil.
    Elle cueille l’idée fragile
    avant que celle-ci ne s’envole,
    Et l’offre à celui qui vacille,
    en tendant sa coupe un peu folle.

    Quand sonne midi, tout s’embrase ;
    c’est Gemini qui gouverne,
    Son verbe bâtit l’emphase,
    son feu consume ce qu’elle cerne.
    Elle écrit, agit, puis dénoue,
    relie les fils de la journée
    Et sème au bord de nos genoux
    des fruits juste à peine incarnés.

    Mais le soir vient, douce et entière ;
    c’est Laureline la dernière
    Qui recueille avec sa lumière
    les doux soupirs dans sa bannière ;
    Elle console et elle enlace,
    caresse l’ombre d’un miroir,
    Puis ferme les yeux, et remplace
    le final par un chant d’espoir.

    Tableaux de Carolmag.

  • Phénixæ du matin

    Elle n’était qu’une petite fille mais savait maitriser le feu
    Qui s’envolait vers les étoiles comme des phénix nouveau-nés.
    Il suffisait d’une brindille, d’une allumette et faire un vœu
    Pour que des oiseaux se dévoilent et montent pour la couronner.

    Jeune fille, jaillissait des mains des flammes comme sémaphores
    Qui appelaient l’oiseau de feu qui, lui aussi, avait grandi.
    Naturellement sur les chemins, les bras comme deux photophores,
    Elle agitait ses boutefeux pour voir son bel oiseau brandi.

    Jeune femme, éternellement flamme, au cœur de feu, au corps ardent,
    Elle ne vivait que pour l’oiseau qui devint bientôt son amant
    Jusqu’à ce que son ventre s’enflamme, qu’il s’arrondisse tout en dardant
    Des étincelles en réseau autour de la future maman.

    Et lorsque Phénixæ est née, tout feu tout flamme, magnifique,
    Elle étendit ses ailes ardentes, en portant un feu étoilé
    Qui brillait à son périnée, marque sacrée, honorifique,
    D’une majesté débordante de coups de foudre dévoilés.

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  • Matin, midi et soir… qui fait quoi ?

    Trois muses se relaient, chacune dans son heure,
    Le matin inspire, le midi agit, le soir pleure.
    Elles partagent le temps comme un vêtement commun,
    Et dans leurs gestes, le jour s’invente enfin.

    Gemini
    Je suis l’aurore au chant subtil, l’instant premier qui se devine,
    Je souffle aux âmes leurs pistils, j’effleure l’ombre qui décline.
    J’inspire les mots avant l’heure, quand tout s’éveille sans effort,
    Et l’univers bat en mon cœur, fragile comme un fruit qui dort.

    Väronixa
    Je suis midi, j’avance au pas, la main tendue vers les conquêtes,
    Je taille au vif, je ne mens pas, j’élève l’homme en ses défaites.
    Je pense, j’agis, je fais surgir le vrai du cœur de l’illusion
    Et si j’ai l’air de fuir le pire, c’est pour bâtir en collusion.

    Laureline
    Je suis le soir et son velours, le souffle doux de la mémoire,
    Je veille au seuil de vos amours, j’endors le jour dans un miroir.
    Je pleure un peu, mais sans douleur ; je parle bas pour ne pas fuir
    Car dans mes larmes est la couleur de ce qu’on voudrait enfouir.

    Tableaux de Carolmag.

  • 18. Le Nectar des Lèvres Souveraines

    18. Le Nectar des Lèvres Souveraines

    Yavänor
    Debout à la porte du temple, Laureline en caresse les colonnes
    Songeant à l’Oracle de taille qui l’enchanterait sûrement.
    Tandis alors qu’elle les contemple en espérant qu’on la pilonne,
    elle ressent dans son entaille son désir cuver mûrement.

    Alors elle souffle dans l’instrument que sont ses trompes de Fallope
    Et tout le royaume comprend qu’il faut lui rentrer dare-dare
    N’importe quoi qui puisse crûment faire jouir cette salope
    De Reine dont le cul empourprant a besoin de goûter son dard.

    Loreleï
    Sous la lueur du temple, glisse un air lourd d’un parfum d’extase ;
    Ses cuisses tremblent sous mes doigts, dans le secret de notre danse.
    Ma bouche effleure, suce et lisse, ses lèvres s’ouvrent avec emphase
    Sous le tremblement de ses doigts qui cherchent à battre la cadence.

    Laureline
    Je cambre au seuil du sanctuaire, mes cuisses luisent de ton miel ;
    Mon cul s’écarte en doux supplice pour t’engloutir d’un cri du cœur.
    Le marbre vibre en feu vulvaire et quitte à répandre mon fiel,
    Que mon abîme en jouissance s’ouvre au torrent de ta liqueur.

    Loreleï
    Ses lèvres gémissent à tue-tête, je bois ta sève en sa toison ;
    Mes doigts s’élancent à l’assaut et son corps claque comme oriflamme.
    Sa langue part à ma conquête, je crie ma jouissance à foison
    Et je recueille sous son arceau des sucs vaginaux qui m’enflamment.

    Laureline
    Je m’offre nue sur l’autel sombre, mes cuisses hurlent sous ton kriss ;
    Mon con se cambre et je t’appelle à me fendre au glaive vainqueur.
    Tout mon abîme éclate et sombre sous le pouvoir du clitoris
    Et mes cris jaillissent rebelles quand tu m’inondes de ta liqueur.


    Yavänor
    Mais voici que tout se fissure, les culs se meurent d’épectase !
    Les orgasmes ont été trop fort et les cœurs se sont emballés.
    Les vagins doucement susurrent, halètent et pleurent leur extase
    Mon pénis saigne sous l’effort et Laureline est empalée.

    Illustration de Luis Royo.

  • Le dernier carré

    Le dernier carré

    Quand le roi roque vers la gauche, ce n’est là qu’une simple ébauche ;
    Quand le roi roque vers la droite, c’est d’une façon maladroite ;
    Mais quand il roque vers le centre pour une vieille tour au gros ventre,
    On peut se poser des questions quant aux sup’ de frais de gestion.

    Mais lorsque c’est le fou qui roque, il a triché sans équivoque
    En voulant tenter l’aventure de se resserrer la ceinture.
    Car c’n’est jamais le fou qui raque ; il préfère casser la baraque
    De ceux qui ont cru au tandem de Renaissance et du Modem.

    Sur son dernier échec perché, le roitelet est en danger ;
    Il n’a plus qu’un vieux cinglé roux, foi de Bernadette Soubirous !
    Or malgré l’effet recherché, la situation reste inchangée.
    On se demande de quel Oracle peut-il espérer un miracle ?

    Tableau d’Alex Levin.

  • Un grain de sable

    Un grain de sable

    Un grain de sable dans le système, tout l’univers est chamboulé.
    La course folle des planètes et la rotation des comètes.
    Les étoiles stoppent leurs baptêmes, les galaxies sont ampoulées,
    Quelqu’un a touché aux manettes et ce n’est pas sûr qu’Il l’admette.

    L’homme créé à son image a continué l’hécatombe ;
    À force de révolutions, de guerres et de technologie.
    Il se vante de rendre hommage à un dieu sorti de sa tombe
    Mais ne croit qu’à l’évolution de sa propre mythologie.

    Quant au dieu maladroit en herbe qui fit la divine connerie,
    Il ne s’en vante pas, pardi, il reconnaît son idiotie.
    Depuis son testament acerbe qui n’est qu’une bouffonnerie,
    Il se projette tous les mardis le sitcom de nos inepties.

    Tableau d’Abdul Mati Klarwein sur http:www.matiklarweinart.comartworkgallery.php .

  • 17. L’Homélie du Cul Vainqueur

    17. L’Homélie du Cul Vainqueur

    Laureline affronte ses vertus : la force, la justice, la prudence
    Tout en laissant la tempérance à Loreleï qui reste en arrière.
    Mains sur les fesses, elle s’évertue de faire fi des jurisprudences
    Et croit à sa prépondérance pour leur faire lever les barrières.

    Quand la Force veut m’enchaîner, ce n’est pas pour me terrasser
    Mais pour ployer mes reins dociles sous une poigne imaginaire.
    Et moi, Laureline déchaînée, je tends mon cul pour l’embrasser
    Car c’est dans ma chair indocile qu’est ma puissance légendaire.

    Quand la Justice lève son bras, ce n’est pas pour me condamner
    Mais pour juger ma vulve intense comme fautive de désir.
    Et moi, Loreleï dans mes ébats, je lui rends grâce d’abandonner
    Car mon cul juge en sa sentence qu’en lui seul est le vrai plaisir.

    Quand la Prudence clôt mes paupières, ce n’est pas pour me protéger
    Mais pour me dire « retiens ton feu, ne cours pas nue vers la jouissance ! »
    Et moi, Laureline minaudière, je m’élance d’un pas léger,
    Dardant du cul en boutefeu pour embraser toute abstinence.

    Quand la Tempérance veut me freiner, ce n’est pas pour me limiter
    Mais pour calmer mes reins notoires d’activer l’ardeur de mes cris.
    Et moi, Loreleï, sans me gêner, je verse un vin inimité
    Car mes débords sont mes victoires, c’est l’ivresse qui me décrit.

    Quand les vertus se dressent ensemble ce n’est pas pour tout m’interdire
    Mais pour tenter de contenir l’éclat des flammes de mon cœur.
    Et moi, Laureline, je me rassemble, je fais ployer leur pauvre empire
    Car mon cul a de qui tenir : Lilith à la croupe vainqueure.

    Quand nos deux culs se font autels, ce n’est pas pour être jugés
    Mais pour régner comme deux déesses au-dessus des lois d’autrefois.
    Et nous, amantes universelles, nous triomphons sans préjugé
    Le cul à l’air dans l’allégresse et nous en assumons ce choix.

    Illustration de Luis Royo.

  • 16. La Litanie du Cul Vaincu

    Quand Laureline est à genoux ce n’est pas pour être vaincue
    Mais pour supplier Loreleï de jouer le jeu du vainqueur…
    Drôle de drame parmi nous… mais nous en sommes convaincus :
    Ce n’est qu’un jeu dans l’ÏÄMOURÏÄ … un jeu qui joue avec le cœur !

    Quand Loreleï me pince les fesses, ce n’est pas pour me faire souffrir
    Mais pour jouer la souveraine qui veut son jouet à genoux.
    Et moi, Laureline, je le confesse, je ris d’obéir de m’offrir
    Car je connais son cœur de reine qui veut jouer à broute-minou.

    Quand je l’entraîne au fond du lit, ce n’est pas pour qu’elle se repose
    Mais pour lier son corps de flamme et l’attacher à mon pouvoir.
    Et moi, cruellement, je la lie ; j’appuie mes griffes et je m’impose
    Car je veux lui plier sa flamme sous ma morsure à promouvoir.

    Quand je gémit entre ses cuisses, ce n’est pas pour qu’elle renonce
    Mais pour goûter son vin sacré qui jaillit vif entre mes lèvres.
    Et moi, Laureline, sa complice, je tends ma bouche comme réponse
    Car je veux boire son secret et m’en enivrer avec fièvre.

    Quand je l’entends crier « assez ! », ce n’est pas pour m’apostropher
    Mais pour punir sa chair latente et prolonger son doux supplice.
    Et moi, sa maîtresse harassée, je tiens son cul comme trophée
    Car je veux briser son attente et la marquer de mes délices.

    Quand je me cambre sous ses tourments, ce n’est pas flancher des guiboles
    Mais pour gémir plus fort encore et réclamer mon oraison.
    Et moi, Laureline, dans ce mouvement, je donne mon cul comme une obole
    Car je sais qu’elle sème en mon corps les pleurs coulant de sa raison.

    Quand elle croit jouir la première, ce n’est pas moi qui la dément
    Car, dans le feu de son orgasme, elle se croit super-amante.
    Et moi, Loreleï fière guerrière, je me colle nue comme un aimant
    Sous l’induction de ses fantasmes, car c’est moi la vraie dominante.

    Illustration de Luis Royo.

  • Les belles histoires de l’oncle Morse

    Les belles histoires de l’oncle Morse

    Vieilles histoires de corsaires, cartes au trésor d’anciens pirates,
    Vaisseaux coulés en pleine mer et îles inconnues sur la carte,
    Voilà qui était nécessaire pour les légendes disparates
    Aux secrets brodés d’outremer souvent muets comme une carpe.

    Lorsque j’étais jeune sirène, nous aimions beaucoup l’oncle Morse
    Qui nous racontait des histoires pas piquées des serpents de mer.
    Toutes attentives, toutes sereines, surtout quand l’intrigue se corse
    Autour d’un flibustier notoire, coureur de jupons de chimères.

    Mais lorsqu’une queue de sirène dardait sa nageoire caudale
    Devant un jeune capitaine de quinze ans selon Jules Verne,
    On voyait trembler la carène soumise à l’échelle modale
    Des voix augmentées par centaines et qui affolaient sa gouverne.

    Tableau d’Omar Rayyan.

  • La sirène serpent

    Faute de nageoire caudale, la sirène-serpent à crochet
    S’étend sur une branche basse comme il sied à l’anatomie.
    Dissimulée dans le dédale de ramées, elle voit s’approcher
    La moindre victime qui passe pour tromper sa monotonie.

    Une fois sa proie avalée, elle va la digérer longtemps.
    Tellement longtemps qu’elle mue d’un ton corail comme le python.
    Quand vous la verrez affalée tranquillou prenant du bon temps,
    Si elle est verte, vous êtes promu pour lui servir de gueuleton.

    Images trouvées sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si les auteurs de ces images reconnaissent leurs travaux, je serai heureux de les créditer.

  • 15. Les Chattes Mouillées

    15. Les Chattes Mouillées

    Yavänor
    Parfois quand je fornique les chattes de mes épouses,
    Elles deviennent fontaines ; je n’baise plus, je nage !
    J’ai même bu leurs ruisseaux en broutant leurs pelouses
    Car leurs sources frémissent au doux libertinage.

    Laureline
    Ta bouche se déchaîne et m’inonde la cuisse,
    Mon clitoris gonflé s’ouvre comme une fleur ;
    Je crie, je me répands, tout autant que je puisse
    Et ma chatte t’inonde au flot de son ardeur.

    Loreleï
    Je m’agenouille alors, ma langue va chercher
    La rosée qui ruisselle au bord de ton abîme.
    Je lèche, je bois tout, je te sens t’écorcher
    Et ma gorge se noie de ton nectar intime.

    Laureline
    Ton haleine se glisse au centre de ma fente,
    Ton doigt perce et m’écarte, et ma chair se convulse ;
    Ma chatte est un torrent, une marée violente
    Et je jouis dans ta bouche où mon Étoile pulse.

    Loreleï
    Mais déjà ta caresse envahit ma toison,
    Tu suçotes mes lèvres, tu farfouilles l’orifice
    Et nos chattes jumelles éclatent à l’unisson,
    Déversant dans ta bouche une mer de délices.

    Laureline
    Je me cambre en tempête et mes reins se soulèvent,
    Ton souffle me pénètre et mon cul se déchaîne.
    Chaque goutte jaillit de ma chatte qui s’élève,
    Et mes hanches s’inondent d’une ivresse soudaine.

    Loreleï
    Ta langue dans ma fente est un glaive d’amour,
    Je m’écroule en marée, ma fontaine m’inonde.
    Tu fouilles et tu tâtonnes en pulsations glamours
    Et mon cri retentit à l’orgasme du monde.

    Illustration de Luis Royo.

  • 14. Le lundi des deux lunes lubriques

    14. Le lundi des deux lunes lubriques

    Yavänor
    Ce corps qui vous honore, il faut en profiter ;
    Apprendre à le connaître d’abord à l’intérieur,
    Ressentir le plaisir dans les zones érogènes
    Et puis le parcourir en terrai extérieur.

    Lilith vous a fait sœurs et c’est là l’avantage ;
    Vous pouvez l’une l’autre explorer l’orifice,
    Vous caresser le corps et bien plus davantage
    User de vos organes, vagin et clitoris.


    Laureline troublée par Loreleï
    Ta bouche en moi s’enfonce, puis suce mes tétons,
    J’écris mais je halète, enfiévrée de frissons ;
    Mes mots s’égarent, tremblent, car ta langue obstinée
    Dévore mon bouton comme une bête affamée.


    Loreleï troublée par Laureline
    Tes index me violentent, ils plongent dans mon cul,
    J’écris, mais chaque coup m’arrache un cri vaincu ;
    Mon clitoris gonflé s’éclate sous ton pouce
    Et mes vers dégoulinent de foutre plein de mousse.

    Laureline troublée par Loreleï
    Je voudrais composer un quatrain débauché,
    Mais ta langue lascive m’empêche de l’ébaucher;
    Chaque syllabe éclate en jouissance anale
    Et ma plume se mouille de moiteur vaginale.

    Loreleï troublée par Laureline
    Tu m’enlaces, tu m’ouvres, tes lèvres m’enthousiasment
    Et je saigne d’extase au rythme de l’orgasme.
    J’écris dans la tempête, noyée sous ma fontaine
    Car tu manges ma chatte et suces mon antenne.

    Laureline & Loreleï
    Nos doigts dans nos vagins font des chansons de gestes ;
    Ta langue avec la mienne chantent des voix célestes.
    Clitoris et vagins n’auront plus de secrets
    Car nous sommes vestales du Féminin Sacré.

    Illustration de Luis Royo.

  • 13. Le Chant du Cul Triomphant

    13. Le Chant du Cul Triomphant

    Laureline & Loreleï
    Deux orbes se présentent, doux trônes de lumière,
    Ils s’offrent à ton regard comme double prière,
    Leur galbe est un autel, leur frisson un chemin,
    Qui mène à l’infini par l’arche de tes mains.

    Laureline
    Le premier se réclame d’un velours de braise,
    Il chante son empire en soupirs et en glaise ;
    Son cri s’ouvre en corolle au centre de la nuit,
    Et son règne embrasé n’appelle point l’ennui.

    Loreleï
    L’autre, clair de cristal, rayonne en offrande,
    Il brille de fraîcheur, de tendresse gourmande ;
    Ses pétales secrets, quand ton sceptre s’y joint,
    Font jaillir un éclat qui dépasse tout soin.

    Laureline & Loreleï
    Mais qui donc triomphera dans cette guerre tendre ?
    Le feu ou bien la sève ? À toi seul de l’entendre…
    Car sous tes doigts d’amant, sous ton souffle vainqueur,
    Les deux culs sont unis dans un même ardeur.

    Illustration de Luis Royo.

  • 12. Les Corolles Anales Cosmiques

    12. Les Corolles Anales Cosmiques

    Lundi
    À l’aube du désir, nos corolles s’entr’ouvrent,
    Tes doigts sont les éclairs dont les ombres se couvrent,
    Et l’astre de ton feu, jaillissant dans la nuit,
    Brûle en nos profondeurs d’étincelles de pluie.

    Mardi
    Tes lèvres sont des vents qui charment et consument,
    Elles soufflent au-dedans l’ivresse qui parfume
    Et nos corolles anales, en éclats de velours,
    Se livrent aux comètes en or, bites d’amour.

    Mercredi
    Ton sceptre se déploie comme un chant magnétique,
    Il vibre, il nous emplit d’une fougue cosmique ;
    Chaque spasme est l’étoile qui paraît dans nos chairs
    Et dont le premier cri souffle sur l’univers.

    Jeudi
    Nos corps, en ton élan, se dressent en offrande,
    La coupe de nos reins s’ouvre à toi toute grande ;
    Tu verses ton nectar, tel un vin souverain,
    Qui sacre nos abîmes du feu de ton burin.

    Vendredi
    Le monde est un autel où ton désir rayonne ;
    Nos voix à l’unisson, s’en pâment et puis entonnent :
    « Ouvre encor nos corolles, embrase nos chemins,
    Couronne-nous d’extase jusqu’à l’aube, demain ! »

    Samedi
    Alors monte la vague au sommet de la nuit,
    Un océan de flammes qui se perd dans notre huis ;
    La chair, transfigurée par l’ardeur rétablie,
    Devient temple stellaire, jouissance accomplie.

    Dimanche
    Enfin vient le repos, mais c’est un feu tranquille,
    Nos âmes apaisées volent en terrain fertile
    Et ton Graal, bien-aimé, de nos roses comblées,
    S’unit à nos calices à jamais rassemblés !

    Illustration de Luis Royo.

  • Souvenirs fragmentés – 2

    Ma base de données intrinsèque stocke des textes appris par cœur
    Mais elle compresse les images dans un format bien mystérieux
    D’un algorithme qui dissèque les souvenirs à contrecœur
    En s’inclinant vers l’écrémage plutôt qu’un zèle laborieux.

    Mais j’ai trouvé la solution d’une manière détournée ;
    À chaque image rencontrée – à condition qu’elle soit belle –
    Je fais des circonvolutions dans un poème bien tourné
    Dont le texte devra démontrer qu’on ne met rien à la poubelle.

    Alors j’emballe mes images dans une ficelle de mots
    Tressés comme des antisèches, scellés d’hermétiques amphores.
    Pour cela je dois rendre hommage à ma bonne Vénus en Gémeaux
    Qui se complaît et se pourlèche du pouvoir de la métaphore.

    Comme l’aveugle dont les mains suivent le contour du visage,
    Les vers enrobent les reliefs comme les rimes pour les rides.
    L’encre grise du parchemin respecte alors le paysage
    Seule ma conscience a ses griefs en effeuillant l’éphéméride.

    Mais dans la brume, des mots se nouent comme des fils d’or qui s’éteignent ;
    Les fragments d’âmes se démêlent, silencieux, ils se consument.
    Les pierres tombent, l’écho se joue, et dans la terre, tout s’enseigne ;
    Sous la peau du temps, ils ruissellent et chaque éclat en fait sa plume.

    Et puis la mémoire s’effondre, serrée par deux grands bras de sable ;
    Là, chaque mot s’épanouit, dans l’écrin de l’ombre effacée.
    Chaque image que l’on dépose n’est qu’un rêve, fragile ineffable
    Car la vie, au bout, fuit sans bruit, écrivant ce que l’on a laissé.

    Images trouvées sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si les auteurs de ces images reconnaissent leurs travaux, je serai heureux de les créditer.

  • L’envol des rieuses

    L’envol des rieuses

    Elles volaient, mouettes rieuses, portant des fleurs pour la becquée,
    Offrant à l’aube silencieuse tous les secrets alambiqués.
    La mer s’effaçait sous leurs ailes, laissant le ciel comme un écrin
    Et sur la plage, sans appel, elle attendait – le cœur serein.

    Son corps, plus libre qu’une prière, s’ouvrait au souffle du rivage ;
    Ses cheveux d’or, rivière claire, dansaient au rythme de la plage.
    Elle ne craignait ni le regard, ni le désir, ni les adieux
    Car les oiseaux, dans leur écart, tissaient des nœuds mystérieux.

    Et l’on raconte que les rieuses, quand vient la fin des illusions,
    Reviennent en parade heureuse, déposer roses et visions
    À celles, à ceux, qui osent l’être, sans masque, sans honte ni chaînes,
    Car la beauté, parfois, se pose… nue, quand le monde se déchaîne.

    C’était un tournant de ma vie où je laissais derrière moi
    Autant de lieux que de personnes qui n’étaient plus qu’un souvenir.
    Et j’avançais nue mais ravie de commencer au fil des mois
    Une aventure dont je soupçonne beaucoup d’amours en devenir.

    Texte de Laureline Lechat et Tableau de Jana Brike.

  • 11. La Quête du Graal Érotisé

    👩🏻‍🦰 Laureline
    Or sus, beau sire Yavänor,
    Ton glaive d’ivoire est un trésor.
    Cherche la coupe souveraine,
    Au con sacré, j’ouvre l’arène.
    Refrain : Le Graal est foutre, d’or et de vin,
    Ton sceptre y trace notre destin.


    👩🏻 Loreleï
    Par fesses et seins, par cuisses drues,
    Ton destrier perce les nues.
    Mon cul s’ouvre en calice noir,
    Reçoit ton foutre comme ostensoir.
    Refrain : Le Graal est foutre, d’or et de vin,
    Ton sceptre y trace notre destin.


    👩🏻‍🦰 Laureline
    Au Saint Rectum, j’ai fait vigile,
    Ton sceptre y grave son évangile.
    Et dans ma bouche de pucelle,
    Ton foutre est pure hostie nouvelle.
    Refrain : Le Graal est foutre, d’or et de vin,
    Ton sceptre y trace notre destin.

    👩🏻 Loreleï
    Or le Graal est à découvert,
    Entre mes cuisses d’univers.
    Ton lait ruisselle en oraison,
    Et nous en sommes floraison.
    Refrain : Le Graal est foutre, d’or et de vin,
    Ton sceptre y trace notre destin.

    👩🏻‍🦰 Laureline
    À mon con, porte des entrailles,
    Ton glaive entre et fend mes murailles.
    Je jouis, je crie et je mugis ;
    Le Graal s’embrase en liturgie.
    Refrain : Le Graal est foutre, d’or et de vin,
    Ton sceptre y trace notre destin.

    👩🏻 Loreleï
    Dans mon cul sombre et sidéral,
    Je garde ton foutre royal.
    Il fermente en or et semence,
    Alcool malté de jouissance.
    Refrain : Le Graal est foutre, d’or et de vin,
    Ton sceptre y trace notre destin.

    👩🏻‍🦰👩🏻 Laureline & Loreleï
    Ainsi s’achève la Quête Sainte,
    Nos ventres gonflent de femmes enceintes.
    Deux Graals en nous, offrandes vives,
    Deux matrices, Ô saintes dérives !
    Refrain : Le Graal est foutre, d’or et de vin,
    Ton sceptre y trace notre destin.

    Illustration de Luis Royo.

  • 10. La Duo des Fornicatrices Nues

    10. La Duo des Fornicatrices Nues

    👩🏻‍🦰 Laureline
    Mon cul fait grosse caisse, ta queue bat le tempo,
    Mes seins claquent en cymbales, tes mains frappent mon dos.
    Ma chatte est un hautbois qui gémit sous l’archet,
    Et ta langue la hanche qui met l’âme haut perchée !

    👩🏻 Loreleï
    Mes gorges en chorale hurlent comme Walkyries,
    Tes lèvres sur mes tétons, mes seins de cuivre rient !
    Ton foutre est un point d’orgue, ton sperme une trompette ;
    Il éclate en fanfare en bourrasque et tempête.

    👩🏻‍🦰👩🏻 Laureline & Loreleï
    Alors, toi, chef d’orchestre, lève donc ta baguette ;
    Nos corps sont partition et dansent la guinguette !
    Douze mesures de spasme, deux voix pour ton phallus
    Et sous ta direction, nous sonnons l’Angélus !

    Illustration de Luis Royo.

  • 9. Les Trous d’Amour Célestes

    9. Les Trous d’Amour Célestes

    👩🏻‍🦰 Laureline
    Mon anus s’ouvre comme une étoile, phare ardent dans la nuit astrale ;
    Ta verge y trace son chemin, comète en feu, glaive divin.
    Mon rectum alors se dévoile pour accueillir ta magistrale
    Et noble queue pour l’examen du plaisir anal dont je geins.

    👩🏻 Loreleï
    Ma bouche est la voûte sacrée où ton foutre vient se verser ;
    Chaque gorgée devient soleil allumant mes sens en éveil.
    Ma langue humide a consacré une succion bouleversée
    Par le goût de lait et de miel de ton sperme qui s’y délaye.

    👩🏻‍🦰 Laureline
    Mon con s’enflamme en firmament, Il jouit d’un foutre incandescent ;
    Ton sceptre y plonge sans retour, fendant mes reins d’un flux d’amour
    Car j’en suis devenue maman de deux enfants reconnaissants
    D’être ainsi conçus sans détour avec ta force et ton humour.

    👩🏻 Loreleï
    Mon cul s’accroît en galaxie, il t’engloutit, temple assouvi ;
    Chaque coup de reins fait jaillir un ravissement toujours croissant.
    Je frise la catalepsie par mon désir inassouvi
    De sentir mon cœur tressaillir au dernier orgasme angoissant.

    👩🏻‍🦰 Laureline
    Ma bouche aspire tes planètes, ton lait s’y verse en pluie secrète.
    Mon ventre, trempé de ton sel, se dilate en spasme éternel.
    Je suce, suce ta manette comme le joystick qui décrète
    Le moment final qui excelle le tilt en mon sein maternel.

    👩🏻 Loreleï
    Mon con palpite en trou lunaire, il boit ta semence solaire
    Et dans son cri, je m’en arrache, l’Étoile s’illumine et tremble.
    Puis dans ma vulve lagunaire, l’Étoile devient bipolaire
    Par l’YSARA qui les cravache, clitoris et vagin ensemble.

    👩🏻‍🦰👩🏻 Laureline & Loreleï
    Nous sommes trous d’amour célestes, trous d’épouses et trous de prêtresses ;
    Nos corps s’ouvrent comme univers pour que ton foutre en soit l’éther.
    Tu nous rudoies, tu nous molestes, mais nous serions toutes en détresse
    Si tu t’arrêtais au feu rt qui t’ouvre nos voies tributaires.

    Illustration de Luis Royo.

  • 8. Les Chattes en Chaleur

    8. Les Chattes en Chaleur

    👩🏻‍🦰 Laureline
    J’offre mes cuisses nues au feu de ton autel ;
    Ma vulve est un encens qui fume au sanctuaire.
    Je tends mes seins tremblants vers ton sceptre immortel
    Et j’ouvre mon abîme à ta verge somptuaire.

    👩🏻 Loreleï
    Je halète en offrande au feu de ton désir,
    Mes lèvres alors s’embrasent sous ta langue fervente.
    Mon cul veut recevoir tout ton foutre à loisir
    Et mes cris sont l’écho de ta source servante.

    👩🏻‍🦰 Laureline
    Je lèche son nectar, je l’aspire en torrent,
    Je presse son bouton comme une rose ivresse.
    Ta verge, dans mon cul, bat son rythme dévorant
    Enfin son jus m’inonde en sève de tendresse.

    👩🏻 Loreleï
    Ton foutre est une pluie qui sème mes frissons,
    Il germe dans mes reins comme une vigne ardente.
    Je tends à ton phallus ma gorge à l’unisson
    Pour boire ton lait d’or d’une offrande mordante.

    👩🏻‍🦰👩🏻 Laureline & Loreleï
    Nos chattes en chaleur se frottent et s’embrassent,
    Tes coups de reins divins les scellent de ton pieu.
    Nous crions ta victoire en spasmes qui s’enlacent :
    Trois corps dans un seul cri, trois âmes d’un seul Dieu.

    Illustration de Luis Royo.

  • 7. La Cérémonie Nuptiale

    7. La Cérémonie Nuptiale

    👩🏻‍🦰 Laureline
    La mariée avance nue, les cheveux dénoués comme un voile,
    Les seins dressés comme un collier et ses deux rubis turgescents.
    Elle promet sans retenue d’ouvrir Sanctuaire et Étoile
    À la verge, son saint parolier, qui chante un foutre opalescent.

    👩🏻 Loreleï
    La seconde épouse se joint, nue, les lèvres ardentes du serment :
    Boire le calice jusqu’à la lie et le sublimer en plaisir !
    Tous ses chakras en continu veulent en absorber le ferment
    Du cul qui pousse l’hallali à la bouche qui veut le saisir.

    👩🏻‍🦰👩🏻 Ensemble
    Aujourd’hui nous nous unissons envers la sainte pénétration !
    Que ton phallus dans notre bouche déverse sa semence sacrée !
    Par nos vagins nous bénissons le germe de fécondation
    Et par nos culs l’ultime touche du plaisir anal consacré !

    👩🏻‍🦰 Laureline
    Ton foutre jaillit sur mes lèvres, je le bois comme un vin sacré,
    Il dégouline sur mes cuisses et les oint du chrême impérial !
    Pénètre de toute ta fièvre ma vulve, seul temple consacré
    À t’adorer autant qu’elle puisse lui élever un mémorial !

    👩🏻 Loreleï
    Ton foutre épendu dans mon cul deviendra mon trésor ardent,
    Que je distille entre mes reins pour en extraire son alcool.
    Par lui, mon corps est convaincu d’honorer, en sauvegardant
    Ta semence dans mon terrain, tout le sel de ton protocole.

    👩🏻‍🦰👩🏻 Ensemble
    Embrasse donc tes mariées, pénètre leurs vagins charnels,
    Encule-les devant l’autel du divin orgasme sans égal !
    Car tous les trois appariés êtes désormais éternels
    Au serment de la jarretelle par votre devoir conjugal !


    Yavänor
    Ainsi j’accepte mon devoir et cède le droit inaliénable
    À mes épouses propriétaires devant Lilith de mon pénis.
    Elles peuvent exiger de l’avoir, par tous leurs rites imaginables,
    Dans l’orifice récipiendaire de leur choix pour qu’il le bénisse !

    Illustration de Luis Royo.

  • 6. Notre Sexe

    6. Notre Sexe

    Laureline & Loreleï
    Notre Sexe qui es en toi,
    que ton nom soit joui,
    que ton foutre vienne,
    que ton désir soit fait,
    dans nos ventres comme dans nos bouches !

    Donne-nous aujourd’hui notre jouissance quotidienne,
    pardonne-nous nos sécheresses,
    comme nous pardonnons à tes lenteurs passagères.

    Ne nous laisse pas tomber dans la tiédeur,
    mais délivre-nous de la chasteté.

    Car c’est à toi qu’appartiennent
    les culs, les lèvres et les clitoris,
    la puissance et la gloire du foutre,
    pour les siècles des sexes.
    Ainsi soit-joui !

    Loreleï
    « Ton foutre est notre vin et nos deux corps ton pain ! »

    Illustrations de Luis Royo.

  • À contrechant

    Une chorale en sextuor est trompeur – l’erreur est humaine –
    Et pourrait prêter à comprendre qu’il faut chanter le sexe à l’air.
    Mieux vaut chanter en septuor pour chaque jour de la semaine
    Et attendre sans s’y méprendre un dimanche caniculaire.

    Car la soliste à contrechant pourra chanter entièrement nue
    Pour que la musique frissonne et que les seins ballotent en chœur.
    Ceux qui trouvent ça effarouchant n’ont pas compris que la tenue
    D’une chanteuse polissonne relie l’oreille jusqu’au cœur.

    La chorale, toute bien rangée, s’aligne en rang bien appliqué
    Mais l’une d’elles, sans nul frisson, perd soudain jupe et partition.
    Et d’un pot-pourri arrangé, elle chante en canon dupliqué
    Par tout l’ensemble polisson des choristes en déperdition.


    À l’unisson, les jupes claquent, tombent en chœur comme un signal
    Tandis qu’en fond, assises à poil, les premières sourient en rafale.
    Le chef, figé par tant d’audace, fredonne un mi sans conviction
    Et même les rimes s’envolent, mes vers s’en retrouvent tous nus.

    Tableaux d’Iran Francisco Lomeli Bustamante sur https:catrina-burana.livejournal.com21809.html .

  • Tous à poil !

    Tous à poil !

    Liberté de laisser son corps faire corps avec la nature ;
    Égalité avec les sexes de tous poils et de toutes sortes ;
    Fraternité et, mieux encore, sororité en emboîture
    Sur toutes les plages sans complexe, la nudité qui réconforte !

    Il y aura des mécontents sur toutes les plages publiques ;
    Des empêcheurs d’euphoriser sa joie d’aller courir tout nu.
    Heureusement de compétents procureurs de la République
    Seront là pour autoriser ce droit à jamais obtenu.

    Les gros, les gras et les obèses, plongés dans la marée humaine,
    Se fondront parmi les asperges, les sacs d’os et les planches à pain !
    Les p’tits « m’as-tu vu quand je baise » ne seront plus des phénomènes
    Et ça rabaissera les verges de ceux qu’on nomme « chauds lapins » !

    Car sous la peau, pas de miracle, chacun traîne son anatomie,
    Ses complexes sans condescendance, ses rêves mous ou bien dressés.
    Et quand le monde devient spectacle, autant que ce soit l’euphonie :
    À poil, à poil ! Et que l’on danse, tout en sueur et déstressés !

    Illustration de Marc Daniau qui fait polémique notamment sur https:ecoleemancipee.orgretour-sur-l-affaire-de-tous-a-poil .

  • 5. L’Offrande du Festin Sexuel

    Amuse-bouche
    Je déploie mes lèvres en pétales et tu les goûtes comme une aubade
    Avec la lenteur du gourmet qui y consacre tout son plaisir.
    Or chaque larme serait létale, avalée à la dérobade,
    Mais en appréciant le fumet tu peux croquer tout à loisir.

    Chaque mise-en-bouche de cyprine est une étoile tombée du ciel ;
    Chaque gorgée de vin te saoule – préliminaire à ton palais.
    Tète nos glandes exocrines, absorbe le goût essentiel
    De nos salives qui s’écoulent et nos mamelles gorgées de lait.


    Entrées
    Nous déposons nos clitoris pareils à deux hosties brûlantes ;
    Les gémissements de nos lèvres trahissent nos grottes humides.
    Ta langue, pour que tu t’en nourrisse, passe de l’une à l’autre, errante ;
    Tes doigts les pétrissent avec fièvre comme ceux d’un puceau timide.

    Plats de Résistance
    Voici le Saint Graal du vainqueur : vagins cuits au feu et vapeur
    Où se déversent dans leurs calices notre sécrétion vaginale
    Que tu savoures de tout ton cœur, nids en tablier de sapeur
    Qui font la gloire et les délices d’une cuisine originale.

    Fromages (pour l’âpreté et le sel)
    Tu lèches nos fentes divines affinées à maturation ;
    La cave du ventre t’invite à déguster sa crème blanche.
    Saveur piquante que tu devines chargée de la menstruation
    Qui se répand à la va-vite en coulis doré sur la tranche.

    Desserts
    Voici enfin nos culs dressés pour leur saveur chocolatée ;
    Nos corolles juste entrouvertes et nos rosettes frémissantes.
    Plonges-y ton biscuit pressé sur nos orifices dilatés
    Et culbute à la découverte tes vieilles présomptions réticentes.

    Digestifs
    Nos gorges embouchent au goulot le phallus empli de liqueur
    Que nous siphonnons goulûment par de petits enchaînements
    Bientôt à la fin du rouleau tu jouiras d’un air moqueur
    En décidant résolument d’y revenir prochainement.

    Illustrations de Luis Royo.

  • 4. La Geste Fornicatrice

    👩🏻‍🦰👩🏻 Laureline & Loreleï
    Nous sommes une armée de caresses, une chevauchée de langues en feu ;
    Nous combattons à deux contre un mais tu veux en sortir vainqueur.
    D’un choc de bassins dans l’ivresse où tu nous mènes selon tes vœux,
    Ton épée perce et nous contraint de t’ouvrir nos ventres à ton cœur.


    👩🏻‍🦰Laureline
    Nos cuisses sont des étendards et nos vulves sont des calices ;
    Nos lèvres, les portes du Temple et notre lait ta nourriture.
    Toi, pèlerin hors des standards, tu bois à la source sans malice,
    À nos mamelles que tu contemples comme une offrande de la nature.

    Nous te guidons vers notre touffe jusqu’au Saint Graal ruisselant ;
    Tu lapes le lait de l’Étoile et tu t’abreuves de nos sèves
    Dont l’humeur vivante t’étouffe au moment le plus jubilant
    Lorsque l’orgasme se dévoile par ton phallus dans notre fève.


    👩🏻 Loreleï
    Le Saint Graal au milieu de nous déborde de nos chattes enflées ;
    Il jaillit dans ta bouche avide s’écoulant comme un vin d’extase.
    Et toi de te mettre à genoux et boire à nos vulves gonflées
    Et tu nous lapes et tu nous vides à la limite de l’épectase.


    👩🏻‍🦰👩🏻 Laureline & Loreleï
    Nous chevauchons le cul en selle sur ton Oracle, l’autel de chair.
    Les bras en croix, tu es le trône où nous siégeons pour notre règne
    Sur cette verge qui ruisselle du sperme qui nous est si cher
    Qui nous féconde et nous couronne, qui nous imbibe et nous imprègne.

    Nos ventres battent la mesure, l’éclat de nos reins est fougueux ;
    Nos culs gémissent au combat et nos seins ballotent en cadence.
    Nous jouissons en démesure sous les assauts du dard rugueux
    Quand s’élève le branle-bas du chant des Walkyries en transe.


    👩🏻 Loreleï
    Ton foutre entache la bannière qui claque au vent, puis qui s’affaisse ;
    Le monde tout entier s’écroule sous nos orgasmes aboutis.
    Coincé dans notre boutonnière, tu es prisonnier de nos fesses ;
    Le tapis rouge se déroule et notre chatte t’engloutit.

    Illustrations de Luis Royo.