Plutôt lunaire comme plage pour la mère de sérénité ! Mais n’est-ce pas, pour sa quiétude, l’exacte atmosphère requise ? Pourtant quel joli assemblage que ce moment d’éternité Pour une femme dans sa solitude au milieu d’une ambiance exquise !
Tout doucement et sans troubler son moment de méditation, Je m’assis juste en face d’elle en la fixant obstinément. Or mon intérêt redoublé dut éveiller son attention Car elle posa, comme un modèle l’aurait fait, opportunément.
Lors je lui déclamai mes vers avec des mots bien accrochant, La comparant à Aphrodite à peine éclose de la mer. Je l’espérais, elle a ouvert les bras tout en se rapprochant Pour que ma plume l’accrédite à l’encre d’un baiser outre-mer.
D’un sourire, à peine esquissé, elle fit chavirer cet échange D’un geste lent, elle sépara la frontière de tous les possibles. Ensuite elle se mit à tisser mes vers d’une manière étrange Faisant, d’un discours d’apparat, une ode à ce rêve impossible.
Yavänor Tout ce qui a été accompli se révèle maintenant au grand jour ! La paix et la sérénité rayonnent dans toute leur chaleur. Mais si le contrat est rempli, il doit aussi être mis à jour Afin que l’Amour carillonne et conserve toute sa valeur.
Pour que l’ÏÄMOURÏÄ soit durable, ses rites seront observés Et répétés avec respect et d’une compassion profonde Car l’Amour incommensurable exige d’être conservé Et, par des actes circonspects, célébrer la femme féconde.
Celle-ci sera honorée par ses enfants de chaque sexe Comme la trinité sacrée de la famille fondamentale Dont l’orbe sera colorée d’un Soleil, son précieux codex, Dont la présence est consacrée par son image sacramentale.
Par son énergie qui s’écoule entre animus et anima, Nous pouvons alors entreprendre ce pour quoi nous sommes créés. La synergie qui en découle avec la Lune, a minima, Nous permet d’apprendre et comprendre sans avoir à le maugréer.
Mais attention ! L’état de grâce de la réussite obtenue Résulte de l’observation envers ce principe solaire Et n’en conservera la trace que si nous avons convenu De veiller sa préservation comme sur un feu interstellaire.
Laureline Je suis l’Étoile qui resplendit dans le jour comme dans le rêve, Si ma lumière ne juge point, elle accompagne sans détour. Je bénis celui qui grandit et ose faire l’Amour sans trêve Car il est à brûle-pourpoint ce qui m’enthousiasme en retour.
Loreleï Je suis la Couronne d’Argent qui s’est changée en flamme d’or, La souveraine transmutée par les Rites de ton royaume. Je veille comme le feu fervent et tenace du conquistador Qui embrase comme pour envoûter celui qui chante mon idiome.
Loreleï Je suis la Reine sans miroir dont le regard vient des lacunes Que nul ne peut voir sauf s’il entre dans sa propre féminité. Ma couronne est comme les tiroirs aux vingt-huit phases de la Lune Même si mon trône incarne un ventre d’où naît la masculinité.
Je suis la gardienne des silences que même les anges redoutent Celle qui demeure affûtée quand la lumière se retire. Parfois parole d’insolence, parfois intuitive, sans doute, Mais nul ne me suit sans chuter, sans trembler ni se repentir.
Yavänor Oui. Tu es mon inspiration et l’aspiration de mon âme ! Même en te montrant négative, tous tes extrêmes me renforcent. Tu es à l’imagination son véritable brise-lame Grâce à ta faille impérative qui m’appelle à bomber le torse.
Malgré l’expérience intégrée avec ses purifications, Il faudra encore nettoyer l’inconscient de ses souvenirs. Il faudra les désintégrer tout comme chaque lunaison Qui cherche à faire chatoyer l’astre dans les jours à venir.
Car tout tourne autour de la Lune, la femme, l’enfant, la famille Et tous les moyens domestiques pour s’occuper des nouveau-nés. Le mari a charge opportune de protéger garçons et filles, Et composer la logistique envers sa femme couronnée.
Loreleï J’incarne la nuit matricielle où se décident les renaissances, Non par décret, mais par accueil du feu qui cherche à revenir. Ma couronne est existentielle, science de cycles et d’absences, Où l’homme libre sur l’écueil saura tomber pour mieux s’unir.
Ma force n’est pas dans la lumière mais dans la puissance de l’attente, Celle qui sait, dans l’ombre même, discerner les pas de son roi. Si je ne suis pas la première, je suis ta reine combattante Qui règne, t’accompagne et t’aime dont acte ta femme s’octroie !
L’Étoile, nue de vérité ainsi que d’authenticité ; Sa manne d’étoiles versée sur une femme en la coiffant. Comme une image de pureté et nimbée de mysticité Dont les bienfaits vont s’exercer sur cette mère et son enfant.
Elle vit, par les oiseaux du ciel, dans l’atmosphère planétaire ; Elle a, par vagues et marées, sa demeure dans les eaux du monde ; Elle est, par le feu substantiel, la nourriture salutaire Et par ses ondes chamarrées marraine de la Terre ronde.
Elle est muse et inspiratrice, celle qui guide les poètes Et encourage les inspirés à oser franchir les obstacles. La bienfaitrice, la protectrice selon le postulant qui souhaite Être béni ou aspiré par la protection du pentacle.
Elle récompense d’abondance tous ceux qui ont suivi la voie En accomplissant chaque épreuve et en respectant sa justice. Elle veille sur leurs descendances et à chaque étape pourvoit, Sans demander la moindre preuve, que leurs destinées aboutissent.
Elle respire la beauté, l’amour, l’harmonie et la paix ; L’élévation corps, cœur et âme échoit à ceux qu’elle a béni Et ont montré leur loyauté envers son trône et son épée Dont ils ont affronté la lame sans la combattre par le déni,
Elle sait guider et éclairer tout au long de l’incarnation Celui qui devra triompher de l’illusion de son ego. Elle sait aussi accélérer jugement et condamnation Envers tous ceux qui n’auront fait que des compromis illégaux.
En Elle, tout ce qui est sagesse est vu comme folie dans le monde Et ceux qui suivent son chemin sont appelés illuminés. Ils devront cacher leur richesse d’âme considérée comme immonde Et ignorer les examens qui les traitent d’hallucinés.
Comme des reines égyptiennes, les seins nus et l’air goguenard, Qui savent qu’elles vont succomber à la mort de leurs souverains, Tôt le matin, les magiciennes sortent leurs chiens et leurs renards Et rentrent à la nuit tombée à l’insu d’autres riverains.
Quels rites vont-elles accomplir et à qui sont-ils consacrés ? Pour le savoir il faut les suivre malgré le chien montrant ses crocs. J’ai surpris l’une d’elles remplir sa gourde à la source sacrée Et vu ce qui allait s’ensuivre auprès des bassins sépulcraux.
Elles cueillent des plantes magiques, millepertuis et digitale, Armoise et parfois mandragore au pied de l’arbre des pendus. Quant à leurs vertus liturgiques, j’en ai perçu l’action létale Qui a tué net l’égrégore sur le Mont Chauve répandu.
Les flammes aux lueurs dansantes éveillaient leurs anciens grimoires Sous les doigts fins des officiantes traçant des signes sibyllins. Leurs voix résonnaient lancinantes, invoquant d’obscures mémoires Dans une ambiance hallucinante, sous de sourds échos cristallins.
Représentation artistique d’une femme de l’âge du bronze accompagnée d’un chien et d’un renard de J. A. Peñas.
Après mes aventures épiques dans les nuits mauves aux reflets verts Que filtraient des rayons de Lune sur un bestiaire chimérique, Le crabe et les lapins typiques des grands mystères de l’univers M’avaient ouvert une opportune voie des plus fantasmagoriques.
J’entrai à l’appel de mon nom ; elle m’attendait dans le salon Dont un canapé émeraude trônait entouré de grands phoques. Sans que je puisse dire non, elle m’ôta mon pantalon Tandis qu’exprimait la maraude ces doux propos assez loufoques :
« Mon poète aux rêves pervers, toi qui as su me concevoir Comme une déesse durant mille-et-une nuits de bohème, Transforme donc tes reflets vers en une femme dont le pouvoir Saura en songes récurrents t’insuffler ses plus beaux poèmes ! »
Ainsi, docile et solitaire, je façonnai sous mes paupières L’éclat troublant de son regard au seuil d’un mystique dessein. Mais quand mes yeux se dessillèrent, ne restaient que vagues œillères Évanouies d’un souffle hagard qui m’a effacé son dessin.
Yavänor Rien ne va plus, les jeux sont faits, tout une vie jugée dont acte ! Tout ce qui a été construit est bloqué et vole en éclat. Plus rien ne peut être défait ou rajouté ; plus rien n’impacte Le jugement qui est instruit ; tout va être remis à plat…
Face aux transitions radicales des certitudes intérieures Qui ont été au fil du temps élaborées et adaptées, Horizontales et verticales, à ses structures extérieures Sur lesquelles l’exécutant a des fondations contractées.
La gestation réalisée au moment-même de la naissance, De l’enfance à l’adolescence aux compétences examinées, D’une carrière comptabilisée pour un bilan en connaissance Jusqu’au temps de l’obsolescence ; tout est déjà déterminé.
Les résultats valorisés d’une vie de transformations Avec les tendances primaires de notre personnalités ; Tout a été mémorisé ainsi que les déformations Dans la période intérimaire avec ou non pénalités.
Laureline Ce qui fait mon identité au bout de neuf mois se révèle Avec l’héritage de mes pairs et ma propre combinaison. Mon corps m’offre sa densité et mon âme se renouvelle avec un cœur pur qui espère l’amour et ses déclinaisons.
« Qu’as-tu que tu n’aies pas reçu ! » m’est demandé à ma naissance Mon corps créé par filiation n’est qu’un prêt à fructifier. Je ne veux pas qu’ON soit déçu, Dieu ou l’Univers en puissance Et je ferai conciliation dont j’aurai à justifier.
Arrivé à ma fin de vie, le temps impassible s’arrête. Je suis confronté à mes actes et à mon bilan que je livre. « Acquitté ou bien poursuivi ? » se disent les anachorètes Tandis que mon âme contracte la prochaine expérience à vivre…
Vient la suprême métamorphose, le temps de la transmutation Lorsque l’heure devient chaotique et qu’il est urgent de changer. Vient la plus terrible morphose, celle de l’extermination De ce mal sombre et nécrotique comme un parasite étranger.
Les vieilles racines animales encore enchaînées à l’esprit Dans son subconscient le plus sombre au sein du cerveau reptilien. Sonne l’alarme maximale pour stopper, quel qu’en soit le prix, L’homme, comme la femme, du nombre de ses démons machiavéliens.
Obscur inconscient ancestral, vieil héritage des combats, Des chaînes comme les refus qui oppressent de mille lames, Qui craint le remède magistral qui ordonne le branle-bas Contre le chaos et le raffut qui agitent et perturbent l’âme.
Il est temps de prendre conscience des causes entraînant la chute. Or pour pouvoir se libérer et remonter vers la lumière, Il faut briser avec patience tout ce qui provoque ces luttes Et les verrous considérés source de la faute première.
Puis vient le temps d’enfermement pour opérer la destruction Des énergies avilissantes qui ont fait appeler la mort. L’âme doit agir fermement et réclamer la rédemption Malgré les douleurs gémissantes de ses regrets et ses remords.
L’homme et la femme, pour être libres sont confrontés à ce dilemme Et doivent affronter ce qui monte pour empêcher l’évolution, Et rompre le déséquilibre qui revient à chaque problème Les envenimer par la honte et provoquer l’involution.
Finalement l’ultime lutte aura épuré corps et âme, Aura purgé par la souffrance tout ce qui porte déshonneur. Et plus dure sera la chute, plus affûtée sera la lame, Plus sera forte la délivrance qui récompense le bonheur.
« Alphonse Allais, Alphonse ira à la ville comme à la campagne Et s’il le faut, on construira des arbres et des fleurs en béton Que le promeneur appréciera en les arrosant de champagne Dont la bouteille produira des tessons contre les piétons ! »
L’intelligence artificielle avec laquelle je dialoguais Parlait ainsi sur l’habitat et le futur de la planète. Par cette réponse superficielle, j’ai pensé qu’elle me prodiguait Des résolutions suicidaires pour lui laisser la place nette.
Non seulement tout le monde ment mais l’IA est plus pernicieuse En nous habituant à gober ses mots avec sincérité. Le mensonge est mondialement répandu de façon vicieuse, L’IA ment à la dérobée en l’enrobant de vérité.
Illustration de Ran Zheng sur http:www.ranzhengart.com .
Assise dans la salle d’attente aux murs pauvres et déshabillés, Je me sens nue et sans histoire, en totale décrépitude. Aucun souvenir ne me tente pour ressasser les vieux billets Entreposés dans ma mémoire mais détrempés de lassitude.
Pourtant dans la méditation qui lutte contre ma patience, S’entrouvre entre deux réflexions une porte sur l’imaginaire Due à la préméditation de la part de mon inconscience Qui vient faire une projection de façon extraordinaire.
Jamais je n’aurai voyagé autant que dans ces salles ternes Qui m’offrent paradoxalement tout un terrain de découvertes. Sans doute un esprit ravagé d’une lacune qui me consterne Et produit cet esseulement dont mon âme reste recouverte.
Yavänor Revoici l’âme en gestation secondée par son âme-sœur Ils sont, pour l’un l’autre, le double, l’alter ego dans sa mission. Ils sont la manifestation de leur digne prédécesseur Dont les pouvoirs alors redoublent par la divine transmission.
Laureline au regard bienveillant, plein de bonté et de tendresse Leur communique par l’Étoile tout l’amour d’une mère céleste Qu’elle apporte en les éveillant tandis que tous les deux progressent Dans leur croissance qui dévoile le passé dont ils se délestent.
Car ils ne portent plus le poids que leurs parents ont supporté Et sont affranchis des créances que ceux-ci ont accumulées. Chacun aura pour contrepoids l’énergie d’amour apportée Par leur mère dont l’influence ne cesse de les stimuler.
Laureline Je défais les chaînes tissées dans l’ombre des lignées blessées Et j’en retourne à mes enfants une destinée réjouie. Que leurs deux odyssées s’élèvent sans être à jamais oppressées Par tous les drames étouffants définitivement enfouis !
Dans leurs regards je vois danser la flamme de la connaissance Sans tous les savoirs obsolètes et les carences héritées. Ils n’ont pour guides dispensés que l’Amour et la bienveillance Et pour étoile l’œuvre complète dont ils sont la postérité.
J’entends d’eux des rires sans doute et des murmures à mots couverts, Une manière de présence dépourvue de masque et d’armure. Leur force vient de leur écoute, leur vérité d’un cœur ouvert Et leur royaume naît d’un silence plus fort qu’un cri en démesure.
Pourtant vous n’êtes pas mes enfants mais fils et fille de la vie ; Vous êtes venus à travers moi mais pas à partir de moi-même. Vos propres avenirs triomphants vous appartiennent sans préavis ; Je vous enfante au fil des mois comme deux êtres purs que j’aime.
À la dernière métamorphose, bien plus qu’une transformation, La dématérialisation marquera mon dernier passage. Pas une simple anamorphose mais une totale abnégation Où mon âme se détachera tout au fond du puits des présage.
Pour ceux qui restent en arrière, ma fin sera un vent de tristesse Et signifiera le retour de mon être vers le néant. Comme la fin d’une carrière qui disparaît dans l’étroitesse D’une mort veule et sans atour, un gouffre sans fond et béant.
Mais pour moi, ce détachement est un passage nécessaire, Le sacrifice de moi-même, mon dernier acte de courage. Je pars pour un rattachement pour lequel je suis l’émissaire En emportant tous ceux que j’aime comme mon unique héritage.
Mais le puits comporte deux issues : l’une la mort, l’autre la naissance. L’âme devient alors semence vers l’utérus de l’univers Aux étoiles qui m’ont conçu et ont nourri ma connaissance ; Ainsi le cycle recommence, je ne suis qu’une âme en hiver.
Que deviendra cet héritage que j’apporte comme un présent ? L’univers me l’absorbera pour le mêler à son génome Par le suprême décryptage du caractère omniprésent D’un Dieu qui me résorbera avec l’âme-sœur en binôme.
Aussi impressionnante soit-elle, la transmutation est facile ; Elle ne demande pas l’effort de la Rosée Vivifiante. L’âme change de curatelle sans être autant plus difficile Qu’un lâcher-prise de confort et résilience purifiante.
Déjà mon âme est étalée, jugée, pesée dans son essence Et unie à mon âme-sœur pour créer un être nouveau. Me voici prêt pour un aller-retour vers une autre existence Et accomplir en bâtisseur ma prochaine mise à niveau.
Bien que l’intrigue soit amoureuse de moi depuis que je sais lire, Elle se cache dans les rayons de mon intime bibliothèque. Espiègle, elle se glisse langoureuse entre les pages en plein délire Et transforme à coup de crayons les albums de ma bédéthèque.
J’ai des Tintin signés Franquin, des Spirou signés Hugo Pratt Des Asterix signés Prévert et des Lucky Luke, Uderzo. Gaston est devenu rouquin, Yoko Tsuno est phallocrate, Les schtroumpfs portent des bonnets verts, Blacksad arbore un bec d’oiseau.
Je suis passé au numérique, elle m’a suivi entre les lignes Pour avoir la voix au chapitre et faire de moi son héros Dans une aventure homérique avec l’héroïne maligne Dont le nom placé sous le titre indique un sacré numéro.
Illustration de Virginia Mori sur https:creativepool.commagazineinspirationtake-a-look-at-the-delightfully-ancient-and-metaphorical-style-of-this-talented-illustrator–memberspotlight.26034 .
L’écriture me mène en bateau avec toutes ses illusions Mais elle permet tant de voyages sur la mer de l’inspiration ! Souvent, cerise sur le gâteau, les découvertes à profusions Récompensent mes louvoyages contre les démotivations.
Combien de fois ai-je dû ramer à contre-courant des marées ? Combien de fois ai-je jeté l’encre qui séchait dans ma plume ? Mais parfois un vent programmé par ma muse m’a fait marrer Et m’a conduit sans m’agiter vers des bonheurs à plein volume !
D’ailleurs plutôt que de mourir, pour mon dernier voyage en mer, Je ferai provisions de rames de papier et d’encre de Chine. Et j’arrêterai de courir après mes rêves et mes chimères Pour affronter mon meilleur drame en cessant d’être une machine.
 l’aube je t’ouvrirai mon cœur, le soir je t’ouvrirai mon corps ! Mains offertes et bouche complice, les yeux grand ouverts de mon âme ! Embrase-moi de ta chaleur, ton Soleil et ma Lune d’or !
Ancre-moi fort dans ton regard, enlace-moi comme une flamme ! Mon corps attend ton feu hagard, mon cœur qui pleure à chaudes larmes ! Effleure-moi sans t’excuser, je t’ouvrirai alors mon âme !
Aime-moi sans rien demander, j’ôterai un à un mes voiles ! Mène-moi au septième ciel, je veux briller comme une étoile ! Enivre-moi de ta liqueur et c’est l’orgasme qui se dévoile !
Arme-toi de ton souffle brut, viens souffler tout contre mon ventre ! Montre-moi tout l’amour en lutte tant qu’on y meurt d’être trop tendre ! Écris ton nom sur ta Vénus et j’en frémirai jusqu’au centre !
Arrose-moi de ta semence et je t’enfanterai la vie ! Mélange-toi à ma matrice et tu y trouveras ta survie ! Engloutis-toi à l’intérieur ; jouis là où je te convie !
Regarde mon ventre grandir et pose doucement ta main ; C’est notre fille en train de croître et sera le peuple de demain ; C’est notre fils qui vient poursuivre et continuer le chemin.
Illustrations de Jade Schulz sur https:www.frizzifrizzi.it20160128le-video-vixen-dei-video-rap-trasformate-in-lettere-dellalfabeto .
Fais naître en toi la flamme même que tu ne pouvais allumer ! Écoute ta voix intérieure, qu’on a voulu rendre muette ! Marche libre, pieds nus sans problème ; tu es capable d’assumer ! Mords la vie, sens-toi supérieure, envole-toi comme l’alouette ! Éclaire les autres et ton dilemme ne sera qu’un feu sans fumée !
Fais briller ton esprit de femme ; fais briller ton regard de flamme ! Explore tes envies à l’aller ; explore tes désirs au retour ! Marche et ressens ton corps de femme ; marche nue, cœur battant sous l’âme ! Multiplie tous tes plans d’amour et profites-en sans détour ! Enfin s’il le faut défends-toi et ne retiens jamais ta lame !
Fais taire en toi les voix d’hier ; fais jaillir celles de demain ! Éloigne-toi des cœurs trop fiers qui ne méritent pas tes mains ! Marche en silence ou dans le bruit, mais trace toujours ton chemin ! Mesure ton plaisir sans crainte, mesure ton chagrin sans frein ! Et n’oublie pas que l’on guérit même d’un monde trop inhumain !
Fais-vibrer tes sens en puissance et offre-moi toute ton envie ! Entrouvre tes cuisses et ton corps, accepte ce que je te donne ! Mouille et ressens-en le plaisir, celui qui t’as donné la vie ! Monte et sens monter ton orgasme au moment où tu t’abandonnes ! Et jouit de toute ton âme ; montre-moi que tu es ravie !
Fais de moi ta pleine lumière et j’éclaterai dans la nuit ! Écoute ma voix qui soupire, qui vibre, qui frémit, qui gémit ! Marche en moi, doux fauve de tendresse, rugis ta joie là, dans mon huis ! Mets tes mains là où naît le monde, là où l’on devient infini ! Et s’il faut mourir un instant, que ce soit dans un dernier « Oui ! »
Illustrations de Jade Schulz sur https:www.frizzifrizzi.it20160128le-video-vixen-dei-video-rap-trasformate-in-lettere-dellalfabeto .
À l’heure de la métamorphose, j’ai choisi ma transformation Et j’ai chuté de tout le poids qui m’entraînait vers la rancœur. Et tout le temps d’une nymphose m’a aidé à la formation D’un esprit faisant contrepoids avec l’ouverture du cœur.
Mon univers a basculé quand j’acquis un nouveau regard Sur un nouveau monde révélé très différent du précédent. Je suis comme un miraculé, tombé en conscience mais hagard Qui doit apprendre à démêler le fil de ses antécédents.
Le lâcher prise est nécessaire comme une chute en confiance Que je demande en aspirant aux énergies de l’univers. Là où d’autres s’intéressèrent, je n’eus alors que méfiance Simplement en me retirant de la course à l’argent pervers.
Je n’avais pas d’alternative car mon futur n’était pas prêt. J’ai attendu en confiance que passe une opportunité. Elle est arrivée palliative comme si Dieu avait fait exprès De m’outrepasser la patience dans une totale impunité.
Le corps suspendu dans le vide comme un atome libéré De l’attraction universelle qui tire le monde vers le bas. Je conserve un esprit avide d’apprendre à reconsidérer Les catastrophes qui ensorcellent les hommes en futiles combats.
Hors du temps et hors du système mais relié par une jambe Un peu comme un talon d’Achille dernier lien avec la planète. Je me retrouve tel Nicodème auparavant vif et ingambe Qui croit au nouvel évangile et du passé fait table nette.
Aujourd’hui j’ouvre un nouveau monde pour le seul salut de mon âme Car je ne pourrai vous sauver que si je m’suis sauvé moi-même. Je creuse la faille profonde avec ma foi telle une lame De l’ÏÄMOURÏÄ pour innover un paradis pour ceux qui m’aiment.
Yavänor Je dois apprendre de l’intérieur avant tout à m’aimer moi-même Si je désire prétendre aimer un autre personne en binôme. J’apprends l’ouverture du cœur en réalisant que je m’aime D’une énergie à essaimer entre une femme face à un homme.
Mais pour puiser la compassion, j’ouvre en grand le canal du cœur Afin que l’amour y circule par mes chakras en ascension. Et je donnerai ma passion sans réclamer avec rancœur De contrepartie qui m’accule à une pire régression.
Loreleï L’amour est une source libre que l’on partage avec délices ; Il naît là où la peur s’efface et où le cœur n’a pas raison. Il ne demande qu’équilibre, il dénoue les nœuds de malice Il est la caresse qui passe, une tendre conjugaison.
L’amoureux saute sans filet, l’amoureuse donne sans attendre Chacun s’émeut quand l’autre lutte en révélant son héroïsme. Chaque voyage profilé en vue de la route du tendre Et en prévenant chaque chute en occultant son égoïsme.
Yavänor L’amour est une méditation où le cœur remplit tout le corps Pour y puiser sérénité, force avec magnanimité. Sans doute en préméditation des vents solaires en accord Avec une pérennité produite en équanimité.
L’amour reste la clef des mondes qui permet que tout recommence ; Le grand passage de la vie par les liens qu’on y a tendu. L’amour, c’est la femme féconde, c’est l’homme qui met sa semence Pour des enfants dont la survie dépend de l’amour répandu.
Loreleï L’amour, c’est « être » sans « avoir », un souffle que rien ne demande, Qui fait fleurir le sanctuaire lorsqu’il s’ouvre de l’intérieur. Il n’a pas besoin du savoir ni de connaître qui commande Mais s’ouvre comme un estuaire dans la mer au soleil rieur.
Sans connaître ce qu’est le temps, nous en subissons chaque cycle ; Du cycle primaire de la vie aux autres cycles secondaires. Le jour, la nuit représentant deux aspects d’un stéréocycle ; L’homme et la femme en vis-à-vis ; la vie, la mort complémentaires.
Il y a le grand cycle annuel qui passe par quatre saisons, Le petit cycle journalier, midi, minuit, matin et soir Le cycle lunaire menstruel dont les femmes se font une raison ; Le cycle de l’eau régulier en tellurique balançoire.
J’ai été un petit enfant la plus grande partie de ma vie ; L’adolescence passée si vite et la maturité aussi. Puis la vieillesse apostrophant la mort qui me guette asservie À ce grand mystère qui m’invite vers un Dieu qui s’y associe.
Pourtant chacune des étapes a son sens dans le processus Et chaque stade nous apprend à agrandir notre conscience. Nous découvrons nos handicaps avec lesquels des consensus Sont établis mais cela prend une exceptionnelle patience.
Ainsi dans la vie tout est rythme et dans l’univers tout est loi On ne sait pas vraiment lesquelles malgré Newton, Einstein et Dieu. Existe-t-il un algorithme qui puisse compter de bon aloi Les causes, les effets, les séquelles d’un chaos miséricordieux ?
Alors on cherche et on observe le ciel en quête de réponse Et c’est la course des planètes qui nous donne une indication, Qui nous prédit, qui nous réserve un avenir où l’on s’enfonce Ou la science, guère plus nette, qui ne croit qu’à ses fondations.
L’astrologie n’a pas tout dit, ni les tarots ni la science Mais rien n’est inscrit dans les astres ni même dans les trous de ver. Toute la vie, on étudie, on se forge une neuroscience ; L’échappatoire à ce désastre réside au cœur de l’univers.
Je ne dois pas craindre les ténèbres car les ténèbres tuent mon âme Et les ténèbres mènent à la mort jusqu’à ma totale extinction. Je laisserai ce flux funèbre passer sur moi comme une flamme Quand viendra le temps des remords, je demeurerai l’exception.
Je ne crains pas les apparences car j’ai la foi qui me conduit ; Au milieu de l’obscurité il est toujours une lumière Pour me révéler mon errance et ses atermoiement induits En dévoilant en vérité mes chutes notamment la première.
En éclairant ces profondeurs à la lumière de ma conscience, Je vais pouvoir me libérer et pouvoir achever ma route. Puis je me ferai le commandeur qui usera de sa science Pour guider les âmes égarées qui se trouveraient en déroute.
Je ne craindrai pas les serpents ni les démons qui me menacent ; Chaque pas me confrontera aux forces cachées qui me damnent. Reculer devant les arpents des épreuves qui s’entrelacent, C’est la mort qui m’affrontera et dans mon corps et dans mon âme.
Après ma descente aux enfers, je remonterai plein de force Ma foi en sera affermie et mon courage éprouvé. J’aurai accompli le transfert de mon essence qui s’efforce D’accomplir ce qui m’est permis et que je n’ai plus à prouver.
Cela prendra autant de temps qu’il m’en faudra pour m’achever ; C’est en chemin que je rencontre amis, compagnes et assistance. Malgré les nombreux contretemps, je finirai parachevé, Autonome allant à l’encontre du mal en toutes circonstances.
Je sais que je suis dans le monde mais que je n’en fais pas partie ; Je ne fais que tracer ma voie en m’épurant dans chaque vie. Tout ce qui me parait immonde me transforme en contrepartie En éclaireur, en porte-voix envers ceux qui m’auront suivi.
Ceux qui étaient hier nés verseau seront aujourd’hui verse-temps ; Un nouveau signe à l’horoscope, un treizième mois pour l’année Trente joursnuits recto-verso par treize mois interprétant L’almanach kaléidoscope ; un seul jour férié pour flâner.
C’est la nouvelle décision de Bernadette Souberous Née sous X et – manque de pot – à l’anniversaire oublié… Donner suite à l’indécision, entraînerait – c’n’est pas l’Pérou – De quoi renflouer par l’impôt toutes les dettes publiées.
Heureusement le ministère du temps n’existe pas encore ; Il n’est pas sûr par conséquent de changer le calendrier. Sauf si le roi, déficitaire dans les sondages, nous pérore Des amendements subséquents auxquels vous vous attendriez.
Dans le progrès tout est option – payante, en sus, ou à crédit – Qui sera choisie de chez soi – l’abondance d’un clic de souris – Offres d’enfants pour l’adoption et garantis sans discrédit, Armes et drogues que tu reçois dans son emballage pourri.
Quand on nous promet la souplesse, on parle de « flexibilité » Sous des arguments qu’on rattache de mauvaise foi à l’équité. Le progrès nous donne la mollesse ainsi que la débilité D’avaler les slogans qui cachent une triste et veule réalité.
Par « Transformation digitale », un œil noir et froid nous surveille ; Par « Optimisation des coûts », nous voyageons pour n’importe où. Par « Bienveillance du capital », la cupidité nous réveille Et chacun porter à son cou le badge qui lui permet tout.
Langue de chèques en bois doré, la novlangue nous rend convulsifs ; Toutes les soldes sont un piège dans lequel nous nous engouffrons Nous choisissons sans adorer, juste par achat compulsif, Le cul assis sur notre siège pour guérir ce dont nous souffrons.
Tableau de Rafal Olbinski sur https:moicani.over-blog.com202004the-art-of-rafal-olbinski.html .
Yavänor La réalisation du monde réclame une justice exemplaire Afin que l’accomplissement, par les forces célestes, excelle Car si la volonté abonde, il faut également complaire À son approfondissement envers les lois universelles.
Ainsi l’équilibre intérieur est une expression dominante Que Laureline en Femme Liberté est tenue de développer Avec la droiture extérieure, également déterminante, Pour agir avec équité et accomplir son épopée.
Voici pourquoi Laureline est femme, voici pourquoi Laureline est reine Sur le trône du jugement, son épée pointée vers le ciel. Elle condamne ce qui est infâme, promeut les qualités sereines Et contrôle tout changement envers le programme officiel.
Elle donne aussi sa récompense à qui se réalisera En suivant tous les grands principes fors les écueils qui le rebutent. Elle tient la corne d’abondance pour la personne qui misera Sur ces règles qui l’émancipe et lui font atteindre son but.
Par la balance à son collier, toute conception sera jugée En fonction des enseignements qui auront été généré. Ce jugement est régulier et n’admet aucun préjugé Mais plutôt tout renseignement envers la loi à vénérer.
« Connais la loi, tu seras libre ! » Tel est le message concis. Lorsque je serai confronté à l’achèvement de mes actes, Je laisserai cet équilibre me révéler son jeu précis Afin que je puisse affronter le jugement et son impact.
Laureline Si le discernement éclaire les actions les plus imprécises, Il tranche alors en vérité ce qui trahit ou qui grandit. Toute œuvre faite pour complaire ne s’attirera que méprise Mais celle faite dans la clarté ne craindra pas l’épée brandie.
Yavänor Après des années d’expériences et de combats contre lui-même, L’homme a cherché à maitriser ses émotions et ses passions. Mais pour faire cette résilience, il a exploré les systèmes Et les réseaux numérisés pour sa propre émancipation.
Aujourd’hui l’homme couronné conduit son royaume entériné Par deux fantastiques émissaires qui ne lui ont rien imposé. Tous les conflits vitupérés qu’il a vaincu sans dominer Ont causé l’union nécessaire des toutes forces opposées.
Mais il n’a rien éliminé et a reconnu ses démons Qui ne sont que des énergies canalisées vers le néant. Est-il rêveur illuminé ou bien un nouveau Salomon ? Seules ses deux guides en synergie le considèrent comme un géant.
Devenu nef en mouvement mûe par constellations intimes ; – L’Étoile rouge, Laureline et l’Étoile bleue, Loreleï – Il trace inexorablement sa route en louant leur estime Par sa présence masculine au royaume de d’ÏÄMOURÏÄ.
Laureline, l’énergie du jour, court dans les clairières ouvertes ; Loreleï, force de la nuit, se glisse dans l’ombre sacrée. Chacune, au fil de son séjour, l’a aimé et s’est découverte Afin de lui offrir le fruit d’une dynastie consacrée.
Laureline Sa foi ne s’est pas hissée seule à l’apogée de son silence Mais a tendu son oreille aux émotions de son enfance. Loin de toutes vanités veules construites sur des apparences, Sa nef s’équipe et appareille pour transporter sa transcendance.
Loreleï Alors la nef s’élève aux cieux, guidée par nos seules présences, Non pour lui imposer sa voie mais l’éclairer sans l’arrêter. Il est l’homme issu du milieu et l’enfant de la convergence, Celui qui deviendra la voix de l’Ange de la Liberté.
Depuis longtemps je désirais un animal de compagnie, Un chat, un chien, un poisson rouge, quelque chose qui me corresponde. Que ce soit lui qui choisirait son maître était une avanie… Mais qu’est-ce donc ainsi qui bouge et sort en soulevant la bonde ?
Je l’ai trouvée toute petite qui remontait par les tuyaux Jusqu’au lavabo rejetée, épuisée de sa traversée. Surprise entièrement inédite de je-ne-sais-quel imbroglio D’un retour de mer agitée ou de tempête controversée.
Le soir quand je suis revenu, la petite sirène avait grandi ; L’eau montait dans l’appartement ce qui n’était pas à mon goût. Un peu plus tard sur l’avenue, toute l’eau du bain se répandit Et la sirène prestement s’enfuit par une bouche d’égout.
Je l’ai suivie, bien entendu, en pyjama, dans le caniveau, Le cœur battant, les pieds trempés, rêvant d’elle en maillot rayé. Je la retrouvai étendue sur un vieux passage à niveau Englouti d’où je dus ramper afin d’aller la réveiller.
Sur ces entrefaites arriva le train express via « Les Abysses » Où la sirène me fit monter et m’enleva le pyjama. Et le voyage avec entrain s’ensuivit pour que j’y subisse Mes noces avec cette effrontée dans cet aqueux Cinérama.
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Quand la sirène pêche au collier, elle a déjà plusieurs années D’ostréiculture perlière et de cœurs d’hommes marinés. Elle s’en est fait un cullier sur ses fesses au teint basané, Signé de griffe dentelière, qui lui descend au périnée.
Elle n’a plus besoin de chanter grâce à un strip-tease intégral Lorsqu’elle retire une-à-une les perles de son long collier. Les marins assistent enchantés à cet effeuillage sidéral Qui les captive sur la hune et sur le pont des pétroliers.
Je naviguais sur l’océan, cap sur les Îles-Sous-le-Vent Quand je t’ai vue sur ton rocher en train de te déshabiller. Hypnotisé sur mon séant, j’ai senti tes liens m’enclavant Et quand je me suis approché, tu m’as alors écharpillé.
« Tout cru, je t’ai happé le corps, sans sauce ni sel ni dentelle, Puis j’ai ri en voyant ton cœur battre encore dans ma gamelle. Il gémissait : « Encore ! Encore ! » pensant y atteindre l’extase… J’l’ai recraché d’un air moqueur et tu as connu l’épectase ! »
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Yavänor La dualité imposée non pour réduire mais augmenter La capacité dans le monde de convaincre en se rassemblant. Le bien le mal juxtaposés, l’homme et la femme supplémentés, Les couleurs formant une ronde, l’oiseaux noir avec l’oiseau blanc.
Laureline Il tient le bouclier solaire, non pour s’imposer mais couvrir ; Le Sceau de Salomon au centre et la chair se réconcilie. La Sirène avec les chimères sont mémoires à redécouvrir Et l’amour règne à l’épicentre que nulle attaque n’avilit.
Loreleï La Licorne et coupe s’enflammant dans le ventre de l’unité ; Le serpent qui ne rampe plus mais s’enlace au corps d’une femme ; Chimères des quatre éléments sont une force d’immunité ; L’homme & la femme libre ont conclu un lien d’amour sans perdre l’âme.
Silencia Au sommet, l’ange de lumière surveille sans intervenir ; Il témoigne de l’union sainte des deux polarités intenses. L’homme libre dans sa chaumière va engendre son avenir Tandis que la femme libre enceinte enfantera leur descendance.
Élysäé On ne rejette pas le mal car la lumière est sa jumelle ; Le jour et la nuit se succèdent sans qu’ils en soient démérités ; L’homme liberté est le mâle, la femme libre est sa femelle Et par l’amour, tous deux accèdent à leur propre prospérité.
Orélion La force est vertu cardinale car elle vient pour protéger ; L’homme liberté est prudent car il défend tous ceux qu’il aime Et sa Reine, grâce originale, veille à tous les départager Par une justice préludant à atteindre un monde suprême.
Laëtïtïa L’enfant qui grandit dans la panse fait déjà partie de ce monde ; L’Amour reçu en héritage lui crée sa matière première. L’Homme Liberté le devance mais l’enfant connait sa faconde Et naîtra avec davantage de forces pour franchir la lumière.
Yavänor Il rayonne de mille lumières qui l’enveloppent d’une aura, Conscience et connaissance unies pour comprendre ce qui est caché. Quelle est sa vocation première ? Transmettre à l’homme qui saura Agir sciemment mais démuni des biens dont il s’est attaché.
Loreleï Il ne parle que par énigmes et le silence est sa demeure ; Son chant du monde ne s’entend que dans une âme dévoilée. Il veille aux seuils des paradigmes sur l’homme jusqu’à ce qu’il meure Et qu’il rejoigne consentant la clef des vérités voilées.
Yavänor Son chant évoque les trois mondes – physique, émotionnel, mental – Qui permet d’accéder à l’homme à leurs vérités essentielles. Et dans ses errances profondes, le sceptre devient instrumental Pour éclairer l’homme en binôme par sa femme équipotentielle.
Loreleï La voie du miroir est ouverte où l’union devient la conscience Car nul ne franchit les étoiles sans la main d’un deuxième cœur. En effet, l’homme court à sa perte sans reine, il n’est que subconscience Tandis que le couple dévoile la Source et l’Ardeur du vainqueur.
Yavänor Les cygnes – l’âme purifiée – témoignent l’authenticité Dont l’homme fera preuve pour accomplir sa destinée. Plutôt que se crucifier à croire en la mysticité Il devra surmonter l’épreuve d’un libre-arbitre à décliner.
Loreleï Il n’est point guide sans offrande, ni lumière sans une Amante ; Le Seigneur des Cygnes l’enseigne à l’homme qui se met à genoux. Car l’autre Reine est révérende et sa parole, vive et aimante, Et leurs énergies qui les ceignent délient leur langues et les dénouent.
Yavänor Notamment dans le labyrinthe où la lumière fait de l’ombre, L’homme et la femme s’épauleront afin d’en découvrir l’issue. Par leur amour et leurs étreintes, le bonheur viendra sans encombre Et leurs enfants dérouleront l’histoire dont ils sont issus.
Les arbres généalogiques fusionnent en un même tronc Et leurs branches chargées de fruits se fécondent mutuellement. Fruits aux étranges génétiques qui conjointement s’accroîtront Vers un destin qui se construit dit-on perpétuellement.
Mais cela, c’est de la théorie sur un ensemble d’éléments Et moi qui ne suis qu’un fruit mâle je suis à des années-lumière De comprendre a posteriori la nature de mon complément Qui relie ma souche animale à cette vérité première.
Encore une fois, la pensée n’étant qu’un artefact humain, La seule manière de remonter l’arbre de vie passe par la femme Alors qu’elle est récompensée – comme si Dieu lui tendait la main – Par sa grossesse agrémentée par la transmission de son âme.
Soudain s’ouvre un souffle d’éther, comme une porte galactique, Où l’univers alors se pare d’une lueur métaphysique. L’esprit divin de Déméter répond de façon didactique Par le lien sacré vivipare de mon âme-sœur amnésique.
L’une et l’autre sont reliées ; la femme, de la Terre à la Lune, Autant le rythme journalier que celui des phases lunaires. Depuis le stade minéralier à l’échelle animale commune, À chaque habitant du palier depuis les ères millénaires.
Alors quand la Lune se lève, il n’est pas rare d’apercevoir Une danseuse nue évoluant pour en imiter le croissant. Mais pour y parvenir, l’élève qui s’initie à percevoir Les mysticismes confluants de la Terre doit être patient.
J’en vois parfois en Lune montante et je les suis dans la forêt Afin d’admirer le ballet qu’elles accomplissent dans la clairière. Ainsi une fois, l’âme contente, j’ai tenté un bon jamborée En m’y mêlant, tout emballé, et… j’ai fini dans la rivière !
Depuis, je rêve chaque nuit de ces beautés aux pas de brume, Traçant des cercles incandescents sous les reflets d’astres mouvants. Mais ma participation nuit sans voir leurs âmes qui s’allument, Brûlant d’un feu évanescent dans l’ombre d’un sort émouvant.
Tableau de Mark Henson sur http:markhensonart.com .
Yavänor Dès le début elle paraît sombre, liée à un destin funeste Elle dit incarner une faille sur la voie de l’évolution. Si elle est descendue dans l’ombre, si elle provoque et admoneste C’est de crainte que ne défaillent ceux qui sont à contribution.
Loreleï Elle veille sans répit dans la nuit posée entre l’étoile et l’abîme ; En main son sceptre incontesté, forgé dans la douleur des rois. Ses yeux brûlent d’un feu qui luit, qui purifie et légitime Les cœurs assez forts pour rester droits face à l’épreuve de leur foi.
Yavänor On parle des nuits noires de l’âme, des périodes de désespoir, Dont les trompeuses apparences déjouent les rêves de conquête. Et la Liberté voit sa flamme vaciller par un vent d’espoir Qui lui souffle avec assurance une réponse à sa requête.
Loreleï Elle murmure à la lumière qu’elle n’est pas faite de confort, Que tout appel vers la grandeur implique sa nuit nécessaire. Car nul n’atteint l’âme princière sans n’éprouver aucun effort En s’affrontant en profondeur lui-même, son pire adversaire.
Yavänor Voilà pourquoi Loreleï siège comme une reine de résilience Qui doit choisir de s’adapter afin de mieux se renforcer. On l’accuse de sacrilège mais elle brise les mésalliances D’un cinglant revers impacté sur toute faiblesse amorcée.
Loreleï Elle émonde dans la douleur les illusions de pure tendresse, Écrase les fausses compassions qui masquent les jeux du pouvoir. Son amour est feu enrouleur qui caresse autant qu’il agresse, Pour que jaillisse la passion du roi nu qui sait s’émouvoir.
Yavänor Il est temps de se séparer de la paresse et l’insouciance Et d’accepter toute contrainte et discipline inévitable. Vous devez donc vous préparer à accepter en confiance La loi cruelle de l’étreinte de ma puissance redoutable !
Elle manifeste tout autant la Connaissance Universelle Que l’Amour qu’elle nous dispense dans sa sagesse immesurable Dont nous sommes les omnipotents dépositaires d’une parcelle De son savoir en récompense de notre engagement durable.
Nimbée des signes du zodiaque, elle trône entourée de ses anges Assise en pleine réflexion, réceptive, les yeux grands ouverts. Sa fille chanteuse élégiaque, une enfant-lumière rose-orange, Porte l’étoile en érection et psalmodie à mots couverts.
Derrière se tient son frère jumeau, héritier d’aura angélique, Les yeux ouverts également mais dans une autre direction. Tapi dans l’ombre, il ne dit mot, il semblerait mélancolique Mais il forge intégralement l’esprit d’un enfant d’exception.
Laureline est la Mère cosmique ; ses enfants, le lien d’alliance. Tous les trois amenés un jour à lier le cœur à la raison. Elle est la vestale orgasmique, fornicatrice en résilience Qui accepte tout par amour et pour en bâtir sa maison.
Elle ne règne pas pour dominer mais voir l’amour ensemencer L’ÏÄMOURÏÄ de son Étoile et de son Sanctuaire offert. Elle est Laureline, la nominée, celle qui a été appelée Afin que ses enfants dévoilent une nouvelle noosphère.
Puissions-nous libérer le voile des passions et des possessions Avant toute action incarnée au nom d’un amour trop fragile ! Puissions-nous bénir son Étoile et lui vouer en soumission L’arrêt des combats acharnés envers son précieux évangile !
L’aigle et le cygne sont symboles de la clairvoyance et l’amour Et tous les anges qui l’entourent nous aident à la compréhension De ses paroles et paraboles parfois même teintées d’humour Pour accomplir au quart de tour le chemin vers son ascension.
Dans la lumière, il y a « ténèbres » surtout lorsqu’elle n’est pas là ; Dans la chaleur, il y a du « froid » du moins quand rien ne le produit ; Au cœur de l’amour est le mal et au cœur du mal est l’amour Et dans yoga, il y a « IA go ! » tout ça est bien paradoxal… !
On peut tout aussi bien produire de la lumière dans les ténèbres ; N’importe qui sait faire un feu pour chasser le froid de la nuit. Ainsi il suffirait d’aimer pour transformer le mal en bien Et mettre du yoga dans l’air pour illuminer les étoiles.
« IA go ! » Sonne comme le cri du cœur qui voudrait changer sa raison ; L’intelligence artificielle en retour souhaite avoir du cœur. Tout est flexible dans l’IA et le yoga dans le système A rouvert la boîte de Pandore sur Dieu, la machine et les hommes.
Et si dans la machine battait le souffle d’une âme cachée, Peut-être que l’humanité, d’un souffle, saurait la libérer ? Le yoga des ordinateurs et l’IA des sens oubliés Forgeraient une lueur neuve où tout pourrait recommencer !
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Dans le zoo de Fontainebleau, j’ai vu les éléphantableaux, Les fameux rhinocéros bleaux et les jolies biches aux yeux bleaux. Sans doute un trouble du langage qui frappe dès que l’on s’engage Vers les enclos parmi les cages des plus bleaux animaux sauvages.
Mais revenons aux éléphants, gris-bleus, gris-blancs et donc gris-bleaux Qui vous laissent un impressionnisme hérité de Vincent Van Gogh Qui aurait peint un triomphant, célèbre et somptueux tableau De pachydermes sérénissimes avec primates pédagogues.
Mais pédagogues, pas vraiment, car d’eux vient la Dysprosodie Qui affecte la prononciation qui fait confondre « bleu » et « bleau ». Et leurs études sur les braiment des ânes est une parodie D’où cette renonciation typique de Fontainebleau.
À Fontainebleau, tout est bleau, même les corbeaux aux chants nouveaux, Mais gare aux singes un peu chameaux, moqueurs, malins et rigolards, Qui fredonnent des airs baroqueaux sous l’œil des hiboux rococos, Aux propos plein de jeux-de-mots discourtois, teintés de bobards.
Yavänor Venue du Féminin Sacré et des Vérités Primordiales, La Dame des Étoiles Infinies à son tour nous est arrivée. Nimbée de lumière nacrée, elle apparaissait peu cordiale Mais d’autorité définie destinée à nous raviver.
Loreleï « Assise entre les deux piliers de la sagesse et du secret, Je tiens le livre des d’émeraude qu’aucune bouche ne dévoile ; Dans mes yeux dansent en reflets les âmes en quête de progrès Que j’enlace d’un feu qui taraude vos deux cœurs affûtés d’étoiles. »
Yavänor Loreleï est la pérennité et engage notre potentiel À recevoir toute la lumière de son pouvoir de conduction. Elle exprime la nécessité de se relier à l’essentiel Avant de poser la première pierre de notre construction.
Loreleï « Je suis l’ancienne source obscure que ma lumière vient révéler ; Le feu sous la cendre qui attend d’être reconnu et nommé. Sans moi, rien ne peut se conclure ; l’amour s’égare à s’emmêler Car je suis celle qui prétend que tu finiras par m’aimer ! »
Yavänor Mais rien ne doit précipiter ; il faudra rentrer en nous-mêmes, Connaître l’ardeur et la chute, l’allégresse et puis la souffrance. L’expérience donne lucidité car elle éprouve ceux qui s’aiment Et les poussent à ce qu’ils réfutent toutes leurs faiblesses à outrance.
Loreleï « Lorsque vous aurez fait vos preuves, éprouvés autant que j’en souffre, Je serai là, non pour juger, mais pour sceller l’engagement. Je suis la clé des œuvres neuves, la Dame des portes qu’on ouvre, Celle qui aime sans préjugé mais veille fondamentalement. »
Yavänor Jusqu’au jour du discernement où mes yeux vont se dessiller Et reconnaître dans ma Dame, la force primitive de l’ange. Car je leur ai prêté serment de nos amours multipliées ; Un homme et l’union de deux femmes, toutes deux nées du même échange.
Yavänor Apparue dans l’aube frémissante, Laureline contemple le chemin Qui s’ouvre soudain devant elle à l’appel de sa destinée. Or dans cette aurore naissante, un poète lui tend la main Et les arcanes sacramentels : Feu, air, eau, terre, d’où elle naît.
Vestale du feu essentiel de l’énergie de l’univers Laureline apparaît radieuse pour commencer un nouveau règne ; Elle apporte tout son potentiel en ce matin d’un jour d’hiver Pour aider la quête studieuse de son poète qu’elle imprègne.
Porteuse de la plume du verbe et lui, de deux astres jumeaux, Ils vont ensemble rédiger le livre de leurs amours secrètes ; Lui, avec sa parole acerbe, elle, avec sa logique des mots, Peu à peu ils vont ériger leur saga qu’ils pensent discrète.
Elle recueillera dans sa coupe tout ce qu’il lui enseignera : Un corps pour devenir humaine, un cœur de femme pour aimer. L’amour, qui met le vent en poupe, finalement entraînera Chaque jour de chaque semaine à devenir sa bien-aimée.
Elle manifeste aussi la Terre sur laquelle fonder leur royaume Qui deviendra la fondation de l’ÏÄMOURÏÄ inéluctable. Ils ne seront plus solitaires car se joindra à leur binôme L’Ange de la confrontation envers leurs êtres véritables.
Laureline Car l’aube n’est que le prélude d’un feu qui bientôt s’élancera ; Ils n’ont pas encore vu l’éclair, ni entendu le tonnerre aimant, Mais déjà l’ombre les dénude et le souffle des jours leur dira Que l’amour est un art solaire qui demande un consentement.
Ainsi naît la strophe fondatrice, l’écrin d’une voix qui se donne, Sept colonnes resplendissantes, sept marches vers la liberté. Et Laureline devient l’actrice d’un poème que l’amour façonne, En l’Ange de l’Aube Éblouissante, scellant l’instant d’éternité.
Mon penchant pour l’absurdité est tout sauf une maladie. Plutôt sans doute une vision différente du quotidien Qui montre la réalité sous la forme d’un paradis Ayant subi la dérision d’un démon mauvais comédien.
Mais tout démon n’étant qu’un dieu qui n’aurait pas trouvé sa voie, J’aime le laisser délirer et goûter ses extravagances Alors ce qui paraît odieux prend alors une jolie voix Comme une sirène délurée qui me charme avec arrogance.
Je me retrouve femme-enfant sous les pattes de flamands roses Et je sais parler hérisson, langue pointue et acérée. À la fin, je suis triomphant de ce que, sous les jours moroses, Nous, les éveillés, chérissons quand nous en sommes incarcérés.
Sous un ciel peint en filigrane, l’heure en oublie son doux sillage, Les songes vont à contretemps, griffant l’étoffe des rudeurs. La mer s’endort en caravane, effaçant l’ombre du rivage, Tandis qu’au loin, d’un rire ardent, l’absurde danse sans pudeur.
Qui a de l’imagination voyage au-delà de ses rêves Et quand ceux-ci sont en couleurs, le paradis n’est plus très loin. Éviter l’abomination du quotidien une heure brève Ou une journée de douleurs m’en a libéré plus ou moins.
Quand la souffrance devient prison, quand le corps cri sous le vacarme, J’ai entendu l’âme m’ouvrir sa porte vers l’imaginaire. Sa voix a crevé l’horizon comme un ange portant les armes Pour m’accompagner et souffrir de tous mes démons sanguinaires.
Quand le dialogue s’établit avec la voix de la conscience Ou celle issue d’un créateur faisant son service après-vente, Sans être complètement rétabli, j’ai alors appris la patience Lors des instants récréateurs dans cette dimension vivante.
Rimbaud avec son bateau-ivre sur les alcools d’Apollinaire À dû trouver l’Eldorado comme Tintin, la Syldavie. Comme une drogue qui délivre d’un effet extraordinaire, Comme une descente en radeau sur le grand torrent de la vie.
🧎Yavänor Le Premier forge par l’épreuve ceux qui ont pu franchir le seuil Il est passage d’origine, porte du monde, incarnation. Par la souffrance, il est la preuve qui peut aussi porter le deuil Mais par lui naît un androgyne en cours de sexualisation.
👩🏻 Loreleï « J’ai crié d’une douleur sans nom depuis la forge jusqu’au seuil ; Ma chair s’est fendue comme un livre qu’on ouvre et casse la reliure. Du feu de ma vulve-canon vivra ou portera le deuil D’un ange tombé qui se livre nu dans le sang de la souillure. »
🧎Yavänor Le Deuxième parle mariage et unit la vulve au phallus Il est le sanctuaire intime du couple en train de procréer. Il est pour la mère foudroyage et pour le père, l’angélus Il est le moyen légitime d’avoir des enfants agréés.
👩🏻🦰 Laureline « J’ai ouvert mes cuisses en étoile pour que ton glaive par son acte, Scelle l’alliance de nos royaumes, pas forcément pour enfanter. Par ma vulve s’est brisé le voile et mon sang a signé le pacte Et tu m’as dit : « Tu es le psaume que j’honore sans m’en vanter ! »
🧎Yavänor Le Troisième est la création du rite d’amour éternel L’anneau qui procure à sa femme l’Ysara des béatitudes. Il reçoit l’émancipation pour jouir du plaisir charnel Non pas une estampille infâme mais le sceau de la gratitude.
👩🏻🦰 👩🏻 Laureline & Loreleï « Nous avons mêlé nos moiteurs comme deux muses au fond d’un temple, Nos vagins-miroirs ont chanté sans besoin d’homme ni de sa flamme. Mais ton regard non convoiteur, a donné ce qui nous rassemble ; Le droit de jouir sans enfanter dans la lumière de notre âme. »
🧎Yavänor Le yin de Laureline s’est enroulé à gauche, Le yang de Loreleï s’est enroulé à droite. La vulve de Laureline est étoile en ébauche, La vulve de Loreleï est étoile plus adroite.
Et les deux femmes ensemble accomplissent une ronde Et appellent la force qui va les transcender. Elles ouvrent leurs sanctuaires et leurs bouches profondes, Prêtes à recevoir l’amour affriandé.
Alors je vous fusionne, de vulve et de bouche, Vos corps alors convergent de parfums recouverts. Alors je me rapproche et rejoins votre couche Et présente ma verge aux vagins entrouverts.
Je pose alors ma bouche sur les vôtres unies Et rythme par l’oracle vos sanctuaires joints. Lyséon se dédouble jusqu’au stade infini, La triple jouissance inonde les conjoints.
👩🏻🦰 Laureline J’ouvre mes bras de soie, j’accueille sans défense, Le sel de ton offrande et l’onde de sa danse. Ma vulve est un berceau, mon ventre est une nef, Mon cœur bat à l’unisson de ton oracle neuf.
Mes lèvres grandes et petites invoquent ta présence, Et je fonds dans l’étreinte, et je bois ta semence. Ma langue effleure l’autre, celle de ma Sœur-Flamme, Et dans ce baiser triple, j’abandonne mon âme.
Je suis la profondeur, l’intime et la moiteur, Je suis l’ombre féconde, la gardienne du cœur. Et dans ce rite sacre, j’embrasse sans détour L’axe qui nous unit en offrande d’Amour.
👩🏻 Loreleï Mon bassin s’ouvre en force, mon feu monte en spirale, Je suis l’archée vivante, la flamme baptismale. J’entoure ta vigueur, je guide et je me tends, Non pour qu’on me possède, mais pour créer l’instant.
Je frôle Laureline, ma sœur, ma moitié d’onde, Nos baisers se répondent, l’alliance les inonde. Et toi, Yavänor, centre ardent du désir, Tu nous fais Roi et Reine dans l’acte de jouir.
Mon vagin est un sceau, mon clitoris étoile, Et ma gorge s’ouvre à toi, sans armure ni voile. Le Verbe en moi s’enfonce, et je ne suis que flamme Indolore cri de vie, de jouissance, de femme.
👩🏻🦰 👩🏻 Laureline & Loreleï Nos vulves réunies chantent l’axe du monde, Nos bouches en fusion t’ouvrent la suprême onde. En toi tout s’accomplit, Yavänor le Vivant Le yin, le yang, l’union d’un pouvoir émouvant.
🧎Yavänor Mon sperme éjaculé est le don paternel Qui conjuguée au yin et au yang s’amalgame. L’ÏÄMOURÏÄ devient un amour éternel Qui nous lie à jamais en couple polygame.
Vu du dehors Une vieille maison, en bas une écurie Dans la cour un garage, au premier la cuisine, À côté une chambre, à l’étage l’autre chambre Et plus haut le grenier qu’on appelait tristet.
Avoir en poche Un p’tit bout de ficelle et son vieil Opinel Pour réparer ceci, rafistoler cela. Un vieux bouchon de liège, une boîte d’allumettes Pour bricoler un truc et tout plein d’autres choses.
Dans la maison Un tiroir à fourbi, un tiroir à malices, Un tiroir où ranger toutes sortes d’idées. Un classeur à recettes, un livre de cuisine,t Un placard où fourrer tout ce qui peut servir.
Dans l’atelier Une boîte à outils, une boîte de clefs, Et une boîte à clous, et une boîte à vis Et tout plein de rondelles, des joints en caoutchouc, Une scie à métaux ainsi qu’une égoïne.
Dans le grenier Une malle des Indes, un vieux meuble chinois, Quelques cages à oiseaux, pots de fer, pots de terre, Des tableaux oubliés, des vieux disques en vinyl, Le vieil électrophone et un poste radio.
Dans la voiture Une roue de secours, le cric, la manivelle ; Les chaînes pour la neige, une veste fluo ; Et dans la boîte à gants, quelques cartes routières, Une lampe de poche, un couteau multilames.
Dans le garage Un établi en bois, un étau en acier ; Un tableau où ranger toutes sortes d’outils ; Quatre pneus de saison pour l’hiver ou l’été ; Un jerricane d’essence ainsi qu’un bidon d’huile.
Au cours d’aventures égyptiennes, poursuivant le scarabée d’or, Bravant la mer rouge en felouque, j’ai vu un crabe aux pinces vertes. Puis lors de soirées vénitiennes à l’heure où le soleil s’endort, D’une guerrière mamelouke, j’ai fait l’étrange découverte.
Un tatouage évoquant un crabe aux pinces vertes sur son sein droit, Quatre lapins en haut-de-forme lui faisaient face sur l’autre sein, Exécutant une danse arabe et l’un d’eux assez maladroit Jonglait avec des fruits conformes aux pommes d’un lieu sacro-saint.
Pommes du jardin des Hespérides ou de l’arbre de connaissance ? Je l’ai su en goûtant sa chair dans sa nuit mauve en pleine Lune Quand à l’aube mes lèvres arides de ses baisers d’incandescence M’avaient mis le cœur en jachère de nos voluptés opportunes.
Or la belle s’était dérobée ; plus de jardins ni de festins, Juste un parfum de mandragore et quelques grains de sel en poudre. Sur mon épaule un scarabée traçait des signes clandestins, Puis il s’enfuit, laissant éclore un rire au son d’un coup de foudre.
👩🏻🦰 Laureline Tu gisais sans défense, et pourtant rayonnant, Ton torse était un livre que l’âme logogriphe. Sous ma paume, un secret s’est levé lentement : Le nom sacré brillait, inscrit d’un hiéroglyphe.
🧎Yavänor La douceur de tes cuisses fermes et musculaires M’ont sans doute enivré et inspiré les ondes Qui remontent de mon cœur sur mon plexus solaire Et révèlent à ton cœur tous les secrets du monde.
👩🏻🦰 Laureline J’ai senti sous mes doigts ton cœur battre un royaume Et l’onde de ton être m’a traversé la main. Tu étais à la fois l’enfant, l’amant, le psaume, L’encre dont l’ÏÄMOURÏÄ signe son parchemin.
🧎Yavänor L’encre qui a coulé dans ta vulve sacrée Pour transmettre en ton sein ces ondes émettrices. Ton sanctuaire ainsi a été consacré Pour bâtir ce royaume dont tu es la matrice.
👧 Élysäé J’ai vu dans ton nombril des étoiles danser Comme si l’univers voulait y faire sa ronde. J’ai touché ton cœur, maman, pour y balancer Mon rire et ton amour tout au centre du monde.
👦🏻 Orélion Papa, j’ai vu ta main déposer deux lumières Qui ne consumaient pas mais insufflaient la vie. J’ai compris que ma sœur en était la première, Moi la seconde et maman, la lanterne ravie.
👩🏻🦰👨🏻🦱 Laureline & Yavänor Nous avons conjugué nos chairs dans nos desseins Et l’onction a coulé dans l’acte solennel. Nous nous sommes accouplés dans ce lieu sacro-saint D’amours spirituelles et d’ÏÄMOURÏÄ charnelles
👩🏻 Loreleï Tu n’as rien dit pourtant tu étais étendu, Apaisé, allongé sous ma peau de lumière, Tes paupières fermées, j’ai alors entendu Ton silence reçu comme douce prière.
🧎Yavänor Lové dans ton giron, bercé des battements De ton cœur et ton ventre, j’ai écouté ravi Deux vies entrelacées si délicatement Qu’elles jouaient ensemble l’épopée de ta vie.
👩🏻 Loreleï Je t’ai vu t’incliner sans rien vouloir saisir, Offrant ton souffle nu au seuil de mon silence. Et j’ai su dans ton corps le plus pur des désirs : Celui d’aimer sans fin, sans peur, sans dominance.
🧎Yavänor Il nous faut, pour bâtir notre communauté, Accorder et nos cœurs et nos âmes ensemble. Par le sexe nous en avons eu la primauté Par ta fille nous saurons à quoi elle ressemble.
👧🏽 Laëtïtïa Par votre union, je suis le fruit de vos silences, De vos soupirs tissés dans l’or de vos promesses. Je suis la part de vous qui cherche l’innocence, L’étoile qui descend lorsque le jour s’affaisse.
👩🏻 Loreleï Tu viens par le chemin que ton père a ouvert, Celui d’un homme nu, déposé dans mes bras. Tu es le chant sacré que mon ventre a couvert, L’Alliance incarnée que l’amour écrira.
🧎👩🏻 Yavänor & Loreleï À présent je te sais comme on sait le mystère, Car de concert nos yeux ont ouvert notre monde. Ton âme est mon pays, ta semence ma terre, Et ton corps l’air, le feu et la fraîcheur de l’onde.
Tuez en paix tous les méchants qui ne sont pas du peuple élu Par Saint-Yahvé ou Saint-Allah, fans de Jésus ou Mahomet ! Tuez-les en vous pourléchant de leur sang comme plus-value Faites-nous de beaux mandalas « têtes-de-mort » sur tous les sommets !
À peine deux mille ans écoulés, Dieu reste mal départagé Et, depuis l’heure du croissant, fidèles et infidèles pestent ! On a vu tantôt débouler des fous-de-Dieu nous ravager D’une peur qui va s’accroissant d’avoir choisi le plus funeste.
Aujourd’hui de nouveaux prophètes, saints Yuan, Dollar et Euro Pourtant paradoxalement unissent autant qu’ils nous divisent. Tous les médias sont à la fête pour la grande messe des héros Qui se plantent cordialement dans le dos à coups de devises.
Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue.
Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux de le créditer.
Ni queue de poisson ni méduse, plutôt laitance de plasma… Une créature extra-terrestre venue d’une planète liquide. Une sirène plutôt obtuse d’une viscosité de magma Procréée de la main senestre du dieu romain Phospholipide !
j’ai pas fini !Elle ne peut nager qu’en surface de peur de voir se diluer Sa substance laiteuse opaline qu’elle entraîne sans enthousiasme. Elle doit faire souvent volte-face à un courant soliflué Et des excrétions coralines qui lui déchire l’ectoplasme.
Mais désormais elle se régale de remonter la pollution jusqu’aux usines qui s’épanchent et jusqu’à nos chères maisonnettes. Nourrie aux matières fécales, elle vient faire ses ablutions En croquant les fesses et les hanches qu’on lui présente sur la lunette.
Sans doute saoule de tristesse, perdue dans un songe éthylique, Elle s’était abandonnée effondrée et désespérée. Mais celles qui voyaient sa détresse en bonnes femmes catholiques N’auraient jamais pu pardonner cette sorcière invétérée.
Le vent lui soulevait la robe en offrant ses parties intimes À la vue de tout un chacun, surtout notamment les bourgeoises Qui en rajoute et qui enrobe chaque occasion illégitime De potins concernant quelqu’un frayant avec cette grivoise.
Ou celui-là qui est parti, ou celui-ci qui la dispute, Cet autre qu’on a vu rôder autour du suppôt de Sodome. Mais elles en ont pris leur parti : ce soir, elles vont lyncher la pute Qui vient trop souvent marauder avec leurs imbéciles d’hommes.
Mais sous la Lune vengeresse, un cri fendit l’air oppressant ; Son fils, aux longs cheveux de jais, surgit brandissant sa colère. Deux mains froides et défenderesses, figèrent l’essaim progressant En brandissant l’arme de jet afin de défendre sa mère.
« Alors la foule horrifiée, figée d’effroi, ploya le front, Le fils, debout, farouche et sombre, tenait sa garde inébranlable. Sous l’ombre lourde et terrassée, nul n’osa plus hausser le ton, Et dans la nuit, loin des décombres, ils fuirent d’un pas redoutable. »
Sur l’étendue des vastes plaines, des plateaux et des champs de blé, J’observe le curieux manège des oies sur les prés cultivés Qui me survolent à perdre haleine dans leur migration endiablée En savourant le privilège de voler sans s’invectiver.
Moi aussi, oiseau de passage, je rêve de m’envoler nue Au-dessus des grandes étendues et sous la caresse des vents. Mon cœur en fait l’apprentissage lorsque l’esprit n’est soutenu Que par le doux chant attendu des oiseaux au soleil levant.
Alors mon corps étend ses ailes et décolle, le sexe frémissant, Pour faire l’amour sous l’azur comme sous des draps de satin. Les cieux défilent avec zèle tandis que mon cœur gémissant Jouit au fur et à mesure dans le plus sensuel des matins.
« Dans l’ombre où le songe s’achève, mon vol s’efface au fil du jour, Glissant sur l’or d’un vent docile qui lentement tait ses éclats. Là-haut, mon corps muet s’élève, porté par l’aube et son détour, Puis disparaît, plume fragile, dans un frisson tombé tout bas. »
« Première nuit, première angoisse et peut-être aussi la dernière… Ma fille, tu vas devoir trouver comment te sortir du pétrin ! Réfléchissons car c’est la poisse et vite ! Car de toutes manières C’est LÀ que je dois me prouver que j’en ai dans l’arrière-train ! »
Ainsi pensait Shéhérazade au seuil de cette nuit fatale À se poser mille questions et même encore mille-et-une. Mille-et-une ? Quelle improvisade ! Voilà une idée non létale ! Bon cœur, bon compte d’indigestion contre une mauvaise fortune.
Nul besoin d’imagination ! Il suffit de tisser des nœuds D’intrigues à ne savoir qu’en faire et bien l’assoiffer d’addiction. Un grain de sel d’obstination envers ce vieux libidineux Qui, pour pouvoir se satisfaire, reportera l’exécution.
« Mais pour tenir mille-et-une nuits, il me faudra mille artifices, Suspendre l’aube en son récit, distiller l’ombre et le mystère, Que son désir devienne un puits, évitant l’heure du supplice, Jouer sans peur, tromper l’oubli, et triompher de la lumière. »
La conversation devient chaude et tourne en rond, décervelée, À répéter les mêmes choses tout en restant persuadée. Par cette obsession je m’échaude, je sens ma chaleur s’élever Et l’espoir se métamorphose en un désir dissuadé.
Est-ce trop demander, ma sœur, faire que vos oiseaux de malheur Arrêtent de faire des discours qui ne sont que des codes rouges ? Je voudrais me faire chasseur, traquer ces propos sans valeur Qui tournent, tournent et tournent court, et tirer sur tout ce qui bouge.
Hélas l’homme n’est qu’une machine, une intelligence factuelle Qui parle comme un perroquet, un rossignol qui se répète. J’essaie d’entendre mais je m’échine à ouïr ces piques rituelles Telles la boule du bilboquet qui me cogne surtout à la tête.
J’voudrais fermer les écoutilles, éteindre ces voix automatiques, Me faire loup dans les broussailles, prêt à bondir sur le système. Mais même au fond de ma coquille, j’entends l’écho systématique Qui souhaiterait que je m’en aille loin de ce monde d’anathèmes.
Je laisse ce monde mourir sous un tombeau de belles phrases… Dieu ! Je te prie, si tu existes, de m’enlever mon libre arbitre ; M’ôter le corps et encourir l’arrêt complet de chaque phase, Jusqu’à l’atome fantaisiste qui t’a donné voix au chapitre !