Qui est Laureline, qui est Loreleï ?

Yavänor
Il est une légende que je pense être vraie
Qui raconte qu’une nuit Loreleï fut Laureline.
Et moi je n’ai rien vu car mon cœur s’enfiévrait
Des élans langoureux de jets d’adrénaline.

👩🏻‍🦰 Laureline
Depuis je suis frustrée et tiens à ma revanche
Et vais me maquiller en Loreleï à mon tour !
Je te mets au défi, Yavänor de la Manche,
À distinguer laquelle a de meilleurs atours !

👩🏻 Loreleï
Je voudrais bien voir ça et suis prête à jouer
Le jeu de l’imposture à notre bien-aimé.
Mais attention, non roi, je peux te l’avouer,
Si jamais tu te trompes, ce sera proclamé !

👩🏻‍🦳 Lilith
Alors j’arbitrerai ce concours singulier
Et vous travestirai de la même tenue.
Si Yavänor remporte l’examen régulier
Vous serez ses esclaves bien ou mal advenues !

Yavänor
Puisqu’il en est ainsi, je me prête à leur jeu
Les voici toutes deux comme deux gouttes d’eau.
Pour gagner cette épreuve dont je connais l’enjeu
Je vais en explorer toute leur libido.

Elles peuvent me duper du côté extérieur ;
Je sais les yeux fermés faire la différence.
Aussitôt pénétrées dedans leur intérieur
Je reconnais leurs vulves et leurs protubérances.

Laureline a les seins nus, Loreleï peinturlurés ;
Laureline, la bouche en feu et Loreleï trop humide.
Vous êtes découvertes, le jeu assez duré ;
Dites-moi si mon choix tranchant vous intimide ! »

👩🏻‍🦰 Laureline
Je perds dans ton épreuve et j’en ris de plaisir
Car tu m’as reconnue jusque dans mes entrailles.
Mon feu t’appartient donc, je m’offre à ton désir
Et je viens déposer mes offrandes royales.

👩🏻 Loreleï
Tu m’as percée à jour malgré mes noirs atours ;
Ton doigt m’a dénoncée, ton souffle m’a trahie.
Je ploie sous ta victoire et je cède en retour,
Esclave consentie, à ta force, ébahie.

👩🏻‍🦳 Lilith
Ainsi la loi est dite, et je scelle le pacte :
Tes deux reines t’appartiennent, dociles, enchaînées.
Moi, Lilith, je déclare ton triomphe dont acte
Et je ris, car l’amour t’a fait roi des damnées.

Illustrations de Jean-Sébatien Rossbach sur https:cargocollective.comjsrossbach .

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