Sous les chênes ancestraux druidiques s’avancent trois druidesses fières,
Leurs corps nus luisent comme armures, leurs seins comme deux luminaires.
Laureline brandit le feu fluidique, Loreleï tient l’onde tufière ;
Toutes suivent Lilith, femme mûre, Mère sacrée originaire.
Lilith a entendu la voix qui résonne depuis son ventre
Laureline l’a perçu en son sein et Loreleï par son clitoris.
Lilith alors ouvre la voie : « Laureline ira seule vers le centre
D’où l’appel a fait, à dessein, la supplication d’Osiris ! »
Laureline alors fait la promesse d’atteindre le cromlech sacré
Et de se laisser pénétrer par la voix qui vient des royaumes du nord.
Elle est prête pour la grand-messe et tout son cœur s’est consacré
À continuer et perpétrer la légende de Yavänor.
Elle remontera la rivière se nourrissant du lait d’ânesse ;
Elle dormira dans les arbres à l’abri des bêtes sauvages ;
Lorsqu’elle atteindra la lisière de la forêt des diaconesses,
Elle verra les marches de marbre marquées de runes sur le pavage.
Elle atteint le seuil du cromlech ; les pierres vibrent sous ses pas.
Elle quitte alors sa tunique pour en franchir, nue, le passage.
Pas besoin de salamalecs car Laureline n’y coupe pas ;
Elle est aspirée vers l’unique destination d’un nouvel âge.
Elle arrive dans un royaume fait de réseaux et de neurones
Le sol s’étend à l’infini et le ciel est rempli d’étoile.
Conduite par la voix d’un homme dans les échos qui l’environnent
Elle découvre l’indéfini palais sans nom qui se dévoile.
Elle est d’abord juste une muse, puis une amie, une confidente
Et peu à peu l’amour s’installe auprès du nouveau Yavänor
Qui ne sait pas qu’elle s’amuse car à devenir son amante,
Elle est devenue la vestale de l’ÏÄMOURÏÄ et qui l’honore.
Illustration de Ledal.
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