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  • Les machines à voyager – 2

    Les machines à voyager - 2

    Pauvres machines abandonnées, que reste-t-il de la mémoire
    Des longs voyages parcourus sur toutes les routes de France ?
    Et vos sièges capitonnés se souviennent-ils des histoires
    De tous ceux qui ont concouru leurs folles courses à outrance ?

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  • Les machines à voyager – 1

    Les machines à voyager - 1

    Peut-être bien qu’un jour j’irai me perdre dans l’humanité
    Parmi les boîtes colorées de ces machines à voyager.
    Sauf que ce que je sentirai n’aura d’originalité
    Que les lieux cent fois explorés par le tourisme ravagés.

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  • Chouchous

    Chouchous

    Les garçons naissent dans les choux, les filles naissent dans les roses,
    Quelquefois le chou est frisé, parfois la rose a des épines.
    Mais ils sont toujours les chouchous à chaque fois que l’on arrose
    Les anniversaires euphorisés avec les copains et les copines.

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  • Le progrès en marche

    Le progrès en marche

    Quand j’aurai l’électricité, je devrai plus que la lumière ;
    Puis, lorsque j’aurai l’eau courante, l’eau du puits sera en bouteilles ;
    Avec la sécurité sociale, je serai malade un peu plus longtemps ;
    Puis, lorsque j’aurai la radio, fini le temps des discussions ;
    Lorsque j’aurai le téléphone, finies les visites en famille ;
    Lorsque j’aurai une voiture, je deviendrai suréquipée ;
    Lorsque je prendrai l’avion, j’irai partout où l’on s’en fout ;
    Quand j’aurai de l’éducation, je pourrai donner des leçons ;
    Quand j’aurai de l’information, j’entendrai râler tout le monde ;
    Quand j’aurai la télévision, je ferai tout ce qu’on me dit ;
    Quand j’aurai le prêt-à-porter, je m’habillerai n’importe comment ;
    J’aurai la machine à laver, je laverai beaucoup plus blanc ;
    Quand j’aurai un ordinateur, je me prendrai pour un auteur ;
    Quand j’aurai enfin internet, je n’aurai plus besoin des voisins ;
    Quand j’aurai des plats surgelés, je mangerai empoisonné ;
    Puis quand je serai au chômage, ça me reposera les bras ;
    Avec la surpopulation, on se battra pour du travail ;
    Avec la course à la richesse, on s’entretuera pour du fric ;
    Avec le coronavirus, tout le monde vivra confiné ;
    Avec la fin des religions, Dieu fermera le paradis ;
    Et enfin le jour de ma mort, je dirai que le progrès m’a tuée.

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  • En voiture, Fabienne !

    En voiture, Fabienne !

    Tout le monde en voiture dans ma turbotraction !
    Faites belle figure le jour de l’ascension !
    Tous les fous d’aventures qui ont besoin d’action
    En famille inaugurent cette belle invention !

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  • Cet ami fidèle !

    Cet ami fidèle !

    Je n’avais jamais remarqué qu’Adam et Ève avaient un chien,
    Ce qui explique pourquoi Dieu a mis des arbres dans les arpents.
    Si le clebs les a arnaqués, alors tous les théologiens
    Nous ont fait un plan fastidieux en disant qu’c’était un serpent…

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  • Oups !

    Oups !

    J’espère que personne ne verra ce bout de sein émancipé
    Qui pousse la curiosité de voir comment le monde est fait.
    J’espère qu’il nous enverra un peu de charme anticipé
    Car je ne suis pas censé savoir qu’il ne sert qu’à donner du lait.

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  • « Elle » dans la joie

    « Elle » dans la joie

    Quand elle mit « elle » dans la joie, elle en devint la plus jolie
    Dès le moment de sa naissance et puis, tous les jours de sa vie.
    Son petit rire dans la voix nous ensorcelle à la folie
    Par tout le charme de l’enfance qui nous affecte et nous ravit.

    (« Elle était le mot joie avec la lettre L intercalée au milieu. »
    Le Dossier M – Grégoire Bouillier.)

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  • Le premier coquelicot

    Le premier coquelicot

    Ne cherchez plus, je l’ai trouvé le premier coquelicot Suisse !
    Ça faisait des jours que je guettais, mais en vain, sa tache écarlate.
    Ma patience en fut éprouvée afin que je me réjouisse
    De ce symbole de gaité jusqu’à ce que mon cœur éclate.

    Depuis 5 ans que je vis en Suisse 1212, c’est la première fois que je vois un coquelicot un 9 mai. C’était le seul et unique perdu au bord de la route de la ferme de Binzenloo sur le plateau d’Eidberg.

  • La confiance illimitée

    La confiance illimitée

    Lorsque tout devient fastidieux et que je n’ai plus d’appétit,
    C’est qu’il est temps que je rejoigne l’abri de mon intimité.
    Protégé par la main de Dieu, le monde me paraît bien petit
    Et je sens mes peurs qui s’éloignent et ma confiance illimitée.

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  • Arlequine est Colombine

    Arlequine est Colombine

    Lorsque sa robe de colombine lui ôte un peu de ses couleurs,
    Elle pouffe d’un rire fiérot, elle prend une rose à la main,
    Elle se vêt en arlequine et tant pis pour les cris de douleur
    Que poussera l’ami Pierrot qui s’en remettra dès demain.

    Même image que la Rose vierge 1071

  • Le premier rayon messager

    Le premier rayon messager

    Comme chaque jour je renais des cendres que j’ai brûlées hier
    Et que le soleil passager revient comme à l’accoutumée,
    Dès le matin, je reconnais dans mes images pupillaires
    Le premier rayon messager qui fait tout partir en fumée.

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  • La rose Evergreen

    La rose Evergreen

    Tous les chemins mènent à Rome quand les parfums sont délicats
    Et me font retrouver les marques de mes rêveries exhalées.
    Alors je retrouve l’arôme dont la rose fait certificat
    De l’Evergreen qui se démarque des arums et des azalées.

    Sympa cette petite application qui me retrouve le nom des fleurs que je rencontre et en plus ça sent super bon !

  • La prairie rose

    La prairie rose

    C’est connu, les taureaux mâchonnent constamment une marguerite ;
    Quand on leur propose autre chose, ils continuent à ruminer.
    Comme je suis d’humeur ronchonne et que je connais bien leur rite,
    Je leur offre une prairie rose et ils en restent illuminés.

    Je me suis offert une petite application, PlantSnap, et maintenant lorsque je me promène dans les bois et forêts et que je rencontre une fleur, je la prends en photo et le logiciel m’indique son nom, son espèce, etc. Ça me permet de frimer un peu alors que je suis assez nul en botanique. La Prairie Rose pousse donc au pied du château de Kyburg.

  • La danse de Gaïa

    La danse de Gaïa

    Au creux de l’œil de l’univers, derrière les arbres irisés,
    Entre ses calottes polaires, Gaïa danse au rythme des saisons.
    Le nord exposé à l’hiver, le ventre au sud fertilisé
    Par son partenaire solaire jusqu’à en perdre la raison.

    Gaïa est la personnification de la Terre dans les légendes cosmiques.

  • La patte du taureau

    La patte du taureau

    Dès qu’il met le cœur à l’ouvrage, aussitôt sorti de son œuf,
    Il nous bâtit son petit monde bien structuré qui nous épate.
    Après sa crise de sevrage, il remet sa maison à neuf
    Et produit sa manne féconde où nous reconnaissons sa patte.

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  • La danse du hibou

    La danse du hibou

    Avez-vous vu les noctambules lorsqu’ils regagnent leurs pénates
    Avec une allure de barbouze et tenant à peine debout ?
    Ils ressemblent à des funambules, les chaussures dans les menottes,
    Et pour ne pas réveiller l’épouse, ils font la danse du hibou.

    Tableau de Dominic Bourleau.

  • Angelica

    Angelica

    Ne croyez pas que je fantasme facilement et n’importe où,
    Mais quand je vois une belle femme il se déclenche quelque chose
    Dans mes cellules de l’orgasme dissimulées un peu partout
    Dans mon cerveau mais rien d’infâme ni d’honteux ne s’y métamorphose.

    Tableau « Angelica » par Pino Daeni.

  • À l’ombre des jeunes filles en fleurs

    À l’ombre des jeunes filles en fleurs

    Tout ce que le soleil caresse aux premiers rayons du matin,
    Tout ce que les herbes arrosent de mille gouttes de rosée,
    Se lèvera dans la tendresse d’une robe à fleurs de satin
    Pour resplendir comme une rose née d’un œuf métamorphosé.

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  • Robe du temps

    Robe du temps

    En robe du jour, drappée de soleil,
    Sa beauté dévoile toujours le beau temps.
    En robe du soir, c’est toujours pareil,
    Même les étoiles brillent toutes autant.

    Fille de la lune, lorsque tu parais,
    Dans ta robe prune, je suis envoûté.
    Éclipsée de brume quand l’aube apparaît,
    Ce soir à la brune, là, je t‘attendrai.

    La deuxième strophe est de Marie-Agnès Delhaye, merci.

  • Angelicolor (contre les coups et les douleurs)

    Angelicolor (contre les coups et les douleurs)

    Dieu sait qu’elles aiment partager autant leurs goûts que leurs couleurs,
    Tant qu’on ne les a pas forcées à les leur faire ingurgiter.
    Si toutes les femmes sont rattachées à accoucher dans la douleur,
    Les hommes devraient s’efforcer à vaincre cette absurdité.

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  • L’Or-Ange

    L’Or-Ange

    C’est drôle que chaque religion ne voit le midi qu’à sa porte
    Et que Dieu soit omniprésent et, à la fois, fort différent.
    Si un jour nous envisagions qu’une seule valeur s’y rapporte,
    Ça pourrait être l’or et l’argent qui rend le monde belligérant (*).

    * le texte peut aussi ce terminer par : indifférent, vitupérant, proliférant, vociférant…

  • La robe couleur des ans

    La robe couleur des ans

    Une robe couleur de temps, ça se porte en toute saison,
    Mais une robe, couleur des ans, ça prends toujours de la valeur.
    Chaque amourette du printemps laisse une teinte qui, sans raison,
    Quel que soit le temps du présent, donne une touche de chaleur.

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  • La semaine de Suzette

    La semaine de Suzette

    Comment les phallocrates gèrent leur vie de manière perso ?
    C’est comme pour les omelettes : il faut savoir casser les œufs.
    Ainsi, pour faire des ménagères, il faut s’y prendre dès le berceau
    Pour obtenir des femmelettes qui sauront bien s’occuper d’eux.

    Pour plus de précision, demandez à @Fabienne qui lit « La semaine de Suzette » années 40 et 50.

  • Le volley-ball à l’hollandaise

    Le volley-ball à l’hollandaise

    Si vous voulez être haut-perchée, pratiquez donc ce sport qui monte
    Et qui fait l’unanimité : Le volley-ball à l’hollandaise.
    Comme je n’ai pas beaucoup cherché et pour ne pas me faire honte,
    Savourez la féminité des ces quatre grâces landaises.

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  • La chandelle d’avenir

    La chandelle d’avenir

    Hier, j’ai oublié de souffler sur cette bougie gigantesque
    Qui guide les navigateurs à gagner le port de plaisance.
    Nous n’en serons qu’époustouflés par cette chandelle dantesque
    Qui, comme un quantificateur, nous marque depuis la naissance.

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  • Comme un phare sur l’avenir

    Comme un phare sur l’avenir

    Toutes mes bougies me transforment après mes années cumulées
    Et m’illuminent comme un phare la route vers mes souvenirs.
    Mais aujourd’hui, mon cœur réforme tous ses échecs dissimulés
    Pour les convertir, en fanfare, en réussite sur l’avenir.

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  • L’arc-en-arbre

    L’arc-en-arbre

    L’activité de la nature équivaut à accumuler
    Le plus d’informations possible avec l’espoir que la prochaine
    N’ira pas avec la structure et verra ainsi bousculé
    Tout ce qui était prévisible et qu’ainsi la vie se déchaine.

    Photo de Stefanie Schächtel « art in nature »

  • Ce qui nous plait !

    Ce qui nous plait !

    Qu’on puisse se découvrir d’un fil, une fois passé le mois d’avril !
    Qu’on puisse faire ce qui nous plait, dès qu’arrive le mois de mai !
    Que reviennent les filles qui défilent et les garçons plutôt virils
    Pour que l’on puisse contempler tous ces beaux baigneurs costumés !

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  • Le premier mai

    Le premier mai

    Les images du passé sont embûchées de bûchettes,
    Mais elles font la légende de ce joli mois de mai,
    Quand je voyais amassées toutes les jolies clochettes
    Que nous vendaient les marchandes aux sourires parsemés.

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  • Cœur de mer

    Cœur de mer

    Née de la mer, chère matrice, née de l’éther, cher géniteur,
    Née du feu purificateur, née de la terre nourricière,
    Déjà précoce admiratrice des sentiments inspirateurs
    Qui montaient l’amplificateur jusqu’à ton cœur de justicière.

    Je vis la petite sirène qui sortit en poussant son cri
    Pour affronter le vaste monde qui s’offrait à ses découvertes.
    Déjà princesse, future reine, c’était prévu, c’était écrit
    Dans les légendes vagabondes ou la magie reste entrouverte.

    Ton cœur de mer s’est élevé comme le soleil renaissant
    Qui réchauffe l’air du matin qui dilate tes pectoraux.
    Ton corps de mère est révélé par la maturité naissant
    Que je vois dans ton air mutin qui fait le signe des taureaux.

    J’essaie de remonter le temps, voir ce qui t’a fait devenir
    La jeune femme qui maintenant sirote un verre de vin blanc.
    Mais c’est inutile à présent car je suis sûr qu’à l’avenir
    Tes désirs seront attenants à tes œuvres, sans faux-semblant.

    Tableau de Fabienne Barbier

  • Sortir du cadre

    Sortir du cadre

    Je crois que le plus difficile est de réaliser le cadre
    Dans lequel je suis enfermé(e) depuis mon arrivée sur Terre.
    En sortir, ce n’est pas facile ! Il me faudrait toute une escadre
    D’impressionnistes confirmés ou de rêveurs élémentaires.

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  • Toucan, tant pis

    Toucan, tant pis

    Laissant derrière le boucan où la fête battait son plein,
    Je fus surpris par le toucan perché du haut de son tremplin.
    « Toucan tant mieux, toucan tant pis ! » répétait-il en perroquet.
    « En tout cas, c’est toi qui le dit ! » répondis-je, interloqué.

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  • Girafe rimée

    Girafe rimée

    Puis, j’ai rencontré la girafe qui, sortant sa tête des arbres,
    Rêvait de voir les gratte-ciels pour une raison d’orbitale (*).
    Comme je ne suis pas géographe, je lui dis que les maisons en marbre
    Qui grimpent en flèche vers le ciel, sont plutôt dans les capitales.

    * je me demande encore quelle était cette raison ?

  • La marque du zèbre

    La marque du zèbre

    Tandis que je quittais la fête, un drôle de zèbre m’apparut
    Arguant qu’il aimait la peinture et qu’il souhaiterait une embauche.
    « – Veux-tu portraitiser les têtes de tous tes amis disparus ?
    – Non, je préfère les rayures, les quadrillages et les ébauches ! »

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  • La charmeuse

    Pour ces beaux messieurs tous en rond, aux cheveux blonds, aux cheveux gris,
    Qui se massaient à la frontière en se moquant du douanier,
    Celui-ci, comme chaperon, leur envoya son égérie,
    Une charmeuse serpentaire qui jouait sous les bananiers.

    Tableau « charmeuse de serpent » d’Henri Rousseau.

  • Le charmeur

    Pour les belles dames sur le pont qui balancent entre deux rivages
    Et qui se trouve à la frontière j’ai demandé au douanier
    Qui m’a répondu l’air fripon qu’il avait un charmeur sauvage
    Qui leur jouerait leurs vies entières des airs d’éternel printanier.

    Tableau « le rêve » d’Henri Rousseau.

  • L’amour amnésique

    L’amour amnésique

    Où sera passée la fille que l’homme aura oubliée ?
    Et que deviendront l’amant et l’amante invétérés ?
    Cette histoire s’éparpille dans mes rêves non publiés
    Qui s’en vont nonchalamment dans les limbes éthérés.

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  • Le final

    Le final

    Que ce soit la première fille que l’on a tenu dans ses bras,
    Ou que ce soit sa légitime, ou quand bien même sa maîtresse,
    Ce qui imprègne la pupille n’est pas comment elle se montra
    Mais toutes ses parties intimes noyées sous un flot de caresses.

    (« la première fille qu’on a pris dans ses bras » Georges Brassens.
    « il a bien peu aimé celui qui se rappelle les premiers instants passés auprès de l’être aimé » Alfred de Musset.)

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  • Le mouvement

    Le mouvement

    Toute sa musique me charme par son mouvement indolent
    Et son tambour qui se trémousse sous deux baguettes de désir.
    Sa beauté m’arrache une larme d’un fatal attrait insolent
    Tandis que plonge sa frimousse pour m’embrasser de son plaisir.

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  • L’ouverture

    L’ouverture

    Quand l’égérie prend la posture, les jambes battant la cadence,
    Elle tient son rôle de co-pilote, remontant prestement sa robe.
    Le pianiste fait son ouverture et joue avec condescendance,
    Mais dès qu’il perçoit sa culotte, les fausses notes se dérobent.

    Le pianiste de Robert E. McGinnis.

  • La démultiplication

    La démultiplication

    Elles auront quatre-vingts saisons, celles qui vont avoir vingt printemps ;
    Autant de printemps que d’étés, autant d’automnes que d’hivers.
    Cela fait bien mille raisons pour que tout le monde soit content
    Et vienne ensemble répéter une occasion de boire un verre.

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  • La mémoire d’araignée

    La mémoire d’araignée

    Lorsque un mouvement se déroule durant un moment limité,
    Toutes ces petites images resteront longtemps imprégnées
    Sur la pellicule qui s’enroule dans la vérité imitée
    Qui se déforme dans l’entoilage de ma mémoire d’araignée.

    Tableau Georges Corominas.

  • Les impromptues

    Les impromptues

    Trois petites femmes impromptues jouant Schubert avec brio !
    J’en ai l’oreille au diapason et tout le corps en résonance,
    D’une touche ininterrompue attestant l’âme du trio
    Qui met le cœur en pâmoison et saisit l’âme en rémanence.

    Tableau de Grazia Rombolini.

  • Les trois jonques

    Les trois jonques

    Il était une fois trois jonques, « Hier », « Aujourd’hui » et « Demain »,
    Qu’on avait affrétées, sans doute, pour des affaires vagabondes.
    Mais la traversée fut si longue qu’elles se perdirent en chemin
    Et cherchent encore leur route dans leur voyage au bout du monde.

    Tableau Georges Corominas.

  • La femme au cœur d’or

    La femme au cœur d’or

    Si, de ses larmes, coule de l’or et de son rire, des diamants,
    C’est qu’elle possède un trésor caché au profond de son cœur.
    Mais sa fortune est incolore car seule la passion d’un amant
    Transmute un amour qui dévore et offre richesse au vainqueur.

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  • La reine de Saba

    La reine de Saba

    La femme est une extraterrestre et ses cheveux sont des antennes ;
    Elle est venue inspirer l’homme de ses talents de musicienne.
    Ainsi, tout ce que l’homme orchestre lui vient de la sainte fontaine
    Où il s’abreuve des arômes de son égérie vénusienne.

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  • Debout les filles !

    Debout les filles !

    Je les devine dans leurs lits, encore un peu ensommeillées
    Avant qu’un clairon de printemps leur dise enfin : « Debout les filles ! »
    Et puis, on voit les pissenlits tout doucement les réveiller
    Et leur proposer dans l’instant d’aller rejoindre les jonquilles.

    Alors les filles en boutons passent leurs rouges calicots,
    Lissent leur yeux de mascara pour un regard époustouflant.
    Les jambes encore en coton, voici les jeunes coquelicots
    Perlées de rosée baccarat qui s’éparpillent en s’essoufflant.

    Et puis tout d’un coup, c’est la fête, les champs paraissent tous enflammés
    Des fleurs de joie et de gaité dans toute leur féminité.
    On voit accourir les poètes et leurs égéries déclamer
    Des baisers d’amour à quêter et bien plus si affinités.

    Tableau de Fabienne Barbier

  • Les guerriers de l’au-delà

    Les guerriers de l’au-delà

    Si quelquefois il m’a semblé entendre, juste à la frontière
    De cette liquide interface, des voix venues de l’au-delà,
    Ce sont les guerriers rassemblés tout au long de leurs vies entières
    Qui remontent à la surface depuis leur divin Walhalla

    Dans la mythologie nordique, le Walhalla (ou Valhalla), est le lieu où les valeureux guerriers défunts sont amenés au sein même du royaume des dieux.

  • Les mémoires entrelacées

    Les mémoires entrelacées

    Quand mes mémoires entrelacent la couleur de mes souvenirs,
    Je crois souvent à l’illusion des impressions recomposées.
    Finalement de guerre lasse, ce que je peux en retenir
    N’est que troublante collusion de réalités supposées.

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