Pauvres machines abandonnées, que reste-t-il de la mémoire Des longs voyages parcourus sur toutes les routes de France ? Et vos sièges capitonnés se souviennent-ils des histoires De tous ceux qui ont concouru leurs folles courses à outrance ?
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Peut-être bien qu’un jour j’irai me perdre dans l’humanité Parmi les boîtes colorées de ces machines à voyager. Sauf que ce que je sentirai n’aura d’originalité Que les lieux cent fois explorés par le tourisme ravagés.
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Les garçons naissent dans les choux, les filles naissent dans les roses, Quelquefois le chou est frisé, parfois la rose a des épines. Mais ils sont toujours les chouchous à chaque fois que l’on arrose Les anniversaires euphorisés avec les copains et les copines.
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Quand j’aurai l’électricité, je devrai plus que la lumière ; Puis, lorsque j’aurai l’eau courante, l’eau du puits sera en bouteilles ; Avec la sécurité sociale, je serai malade un peu plus longtemps ; Puis, lorsque j’aurai la radio, fini le temps des discussions ; Lorsque j’aurai le téléphone, finies les visites en famille ; Lorsque j’aurai une voiture, je deviendrai suréquipée ; Lorsque je prendrai l’avion, j’irai partout où l’on s’en fout ; Quand j’aurai de l’éducation, je pourrai donner des leçons ; Quand j’aurai de l’information, j’entendrai râler tout le monde ; Quand j’aurai la télévision, je ferai tout ce qu’on me dit ; Quand j’aurai le prêt-à-porter, je m’habillerai n’importe comment ; J’aurai la machine à laver, je laverai beaucoup plus blanc ; Quand j’aurai un ordinateur, je me prendrai pour un auteur ; Quand j’aurai enfin internet, je n’aurai plus besoin des voisins ; Quand j’aurai des plats surgelés, je mangerai empoisonné ; Puis quand je serai au chômage, ça me reposera les bras ; Avec la surpopulation, on se battra pour du travail ; Avec la course à la richesse, on s’entretuera pour du fric ; Avec le coronavirus, tout le monde vivra confiné ; Avec la fin des religions, Dieu fermera le paradis ; Et enfin le jour de ma mort, je dirai que le progrès m’a tuée.
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Tout le monde en voiture dans ma turbotraction ! Faites belle figure le jour de l’ascension ! Tous les fous d’aventures qui ont besoin d’action En famille inaugurent cette belle invention !
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Je n’avais jamais remarqué qu’Adam et Ève avaient un chien, Ce qui explique pourquoi Dieu a mis des arbres dans les arpents. Si le clebs les a arnaqués, alors tous les théologiens Nous ont fait un plan fastidieux en disant qu’c’était un serpent…
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J’espère que personne ne verra ce bout de sein émancipé Qui pousse la curiosité de voir comment le monde est fait. J’espère qu’il nous enverra un peu de charme anticipé Car je ne suis pas censé savoir qu’il ne sert qu’à donner du lait.
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Quand elle mit « elle » dans la joie, elle en devint la plus jolie Dès le moment de sa naissance et puis, tous les jours de sa vie. Son petit rire dans la voix nous ensorcelle à la folie Par tout le charme de l’enfance qui nous affecte et nous ravit.
(« Elle était le mot joie avec la lettre L intercalée au milieu. » Le Dossier M – Grégoire Bouillier.)
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Ne cherchez plus, je l’ai trouvé le premier coquelicot Suisse ! Ça faisait des jours que je guettais, mais en vain, sa tache écarlate. Ma patience en fut éprouvée afin que je me réjouisse De ce symbole de gaité jusqu’à ce que mon cœur éclate.
Depuis 5 ans que je vis en Suisse 1212, c’est la première fois que je vois un coquelicot un 9 mai. C’était le seul et unique perdu au bord de la route de la ferme de Binzenloo sur le plateau d’Eidberg.
Lorsque tout devient fastidieux et que je n’ai plus d’appétit, C’est qu’il est temps que je rejoigne l’abri de mon intimité. Protégé par la main de Dieu, le monde me paraît bien petit Et je sens mes peurs qui s’éloignent et ma confiance illimitée.
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Lorsque sa robe de colombine lui ôte un peu de ses couleurs, Elle pouffe d’un rire fiérot, elle prend une rose à la main, Elle se vêt en arlequine et tant pis pour les cris de douleur Que poussera l’ami Pierrot qui s’en remettra dès demain.
Comme chaque jour je renais des cendres que j’ai brûlées hier Et que le soleil passager revient comme à l’accoutumée, Dès le matin, je reconnais dans mes images pupillaires Le premier rayon messager qui fait tout partir en fumée.
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Tous les chemins mènent à Rome quand les parfums sont délicats Et me font retrouver les marques de mes rêveries exhalées. Alors je retrouve l’arôme dont la rose fait certificat De l’Evergreen qui se démarque des arums et des azalées.
Sympa cette petite application qui me retrouve le nom des fleurs que je rencontre et en plus ça sent super bon !
C’est connu, les taureaux mâchonnent constamment une marguerite ; Quand on leur propose autre chose, ils continuent à ruminer. Comme je suis d’humeur ronchonne et que je connais bien leur rite, Je leur offre une prairie rose et ils en restent illuminés.
Je me suis offert une petite application, PlantSnap, et maintenant lorsque je me promène dans les bois et forêts et que je rencontre une fleur, je la prends en photo et le logiciel m’indique son nom, son espèce, etc. Ça me permet de frimer un peu alors que je suis assez nul en botanique. La Prairie Rose pousse donc au pied du château de Kyburg.
Au creux de l’œil de l’univers, derrière les arbres irisés, Entre ses calottes polaires, Gaïa danse au rythme des saisons. Le nord exposé à l’hiver, le ventre au sud fertilisé Par son partenaire solaire jusqu’à en perdre la raison.
Gaïa est la personnification de la Terre dans les légendes cosmiques.
Dès qu’il met le cœur à l’ouvrage, aussitôt sorti de son œuf, Il nous bâtit son petit monde bien structuré qui nous épate. Après sa crise de sevrage, il remet sa maison à neuf Et produit sa manne féconde où nous reconnaissons sa patte.
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Avez-vous vu les noctambules lorsqu’ils regagnent leurs pénates Avec une allure de barbouze et tenant à peine debout ? Ils ressemblent à des funambules, les chaussures dans les menottes, Et pour ne pas réveiller l’épouse, ils font la danse du hibou.
Ne croyez pas que je fantasme facilement et n’importe où, Mais quand je vois une belle femme il se déclenche quelque chose Dans mes cellules de l’orgasme dissimulées un peu partout Dans mon cerveau mais rien d’infâme ni d’honteux ne s’y métamorphose.
Tout ce que le soleil caresse aux premiers rayons du matin, Tout ce que les herbes arrosent de mille gouttes de rosée, Se lèvera dans la tendresse d’une robe à fleurs de satin Pour resplendir comme une rose née d’un œuf métamorphosé.
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En robe du jour, drappée de soleil, Sa beauté dévoile toujours le beau temps. En robe du soir, c’est toujours pareil, Même les étoiles brillent toutes autant.
Fille de la lune, lorsque tu parais, Dans ta robe prune, je suis envoûté. Éclipsée de brume quand l’aube apparaît, Ce soir à la brune, là, je t‘attendrai.
La deuxième strophe est de Marie-Agnès Delhaye, merci.
Dieu sait qu’elles aiment partager autant leurs goûts que leurs couleurs, Tant qu’on ne les a pas forcées à les leur faire ingurgiter. Si toutes les femmes sont rattachées à accoucher dans la douleur, Les hommes devraient s’efforcer à vaincre cette absurdité.
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C’est drôle que chaque religion ne voit le midi qu’à sa porte Et que Dieu soit omniprésent et, à la fois, fort différent. Si un jour nous envisagions qu’une seule valeur s’y rapporte, Ça pourrait être l’or et l’argent qui rend le monde belligérant (*).
* le texte peut aussi ce terminer par : indifférent, vitupérant, proliférant, vociférant…
Une robe couleur de temps, ça se porte en toute saison, Mais une robe, couleur des ans, ça prends toujours de la valeur. Chaque amourette du printemps laisse une teinte qui, sans raison, Quel que soit le temps du présent, donne une touche de chaleur.
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Comment les phallocrates gèrent leur vie de manière perso ? C’est comme pour les omelettes : il faut savoir casser les œufs. Ainsi, pour faire des ménagères, il faut s’y prendre dès le berceau Pour obtenir des femmelettes qui sauront bien s’occuper d’eux.
Pour plus de précision, demandez à @Fabienne qui lit « La semaine de Suzette » années 40 et 50.
Si vous voulez être haut-perchée, pratiquez donc ce sport qui monte Et qui fait l’unanimité : Le volley-ball à l’hollandaise. Comme je n’ai pas beaucoup cherché et pour ne pas me faire honte, Savourez la féminité des ces quatre grâces landaises.
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Hier, j’ai oublié de souffler sur cette bougie gigantesque Qui guide les navigateurs à gagner le port de plaisance. Nous n’en serons qu’époustouflés par cette chandelle dantesque Qui, comme un quantificateur, nous marque depuis la naissance.
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Toutes mes bougies me transforment après mes années cumulées Et m’illuminent comme un phare la route vers mes souvenirs. Mais aujourd’hui, mon cœur réforme tous ses échecs dissimulés Pour les convertir, en fanfare, en réussite sur l’avenir.
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L’activité de la nature équivaut à accumuler Le plus d’informations possible avec l’espoir que la prochaine N’ira pas avec la structure et verra ainsi bousculé Tout ce qui était prévisible et qu’ainsi la vie se déchaine.
Qu’on puisse se découvrir d’un fil, une fois passé le mois d’avril ! Qu’on puisse faire ce qui nous plait, dès qu’arrive le mois de mai ! Que reviennent les filles qui défilent et les garçons plutôt virils Pour que l’on puisse contempler tous ces beaux baigneurs costumés !
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Les images du passé sont embûchées de bûchettes, Mais elles font la légende de ce joli mois de mai, Quand je voyais amassées toutes les jolies clochettes Que nous vendaient les marchandes aux sourires parsemés.
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Née de la mer, chère matrice, née de l’éther, cher géniteur, Née du feu purificateur, née de la terre nourricière, Déjà précoce admiratrice des sentiments inspirateurs Qui montaient l’amplificateur jusqu’à ton cœur de justicière.
Je vis la petite sirène qui sortit en poussant son cri Pour affronter le vaste monde qui s’offrait à ses découvertes. Déjà princesse, future reine, c’était prévu, c’était écrit Dans les légendes vagabondes ou la magie reste entrouverte.
Ton cœur de mer s’est élevé comme le soleil renaissant Qui réchauffe l’air du matin qui dilate tes pectoraux. Ton corps de mère est révélé par la maturité naissant Que je vois dans ton air mutin qui fait le signe des taureaux.
J’essaie de remonter le temps, voir ce qui t’a fait devenir La jeune femme qui maintenant sirote un verre de vin blanc. Mais c’est inutile à présent car je suis sûr qu’à l’avenir Tes désirs seront attenants à tes œuvres, sans faux-semblant.
Je crois que le plus difficile est de réaliser le cadre Dans lequel je suis enfermé(e) depuis mon arrivée sur Terre. En sortir, ce n’est pas facile ! Il me faudrait toute une escadre D’impressionnistes confirmés ou de rêveurs élémentaires.
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Laissant derrière le boucan où la fête battait son plein, Je fus surpris par le toucan perché du haut de son tremplin. « Toucan tant mieux, toucan tant pis ! » répétait-il en perroquet. « En tout cas, c’est toi qui le dit ! » répondis-je, interloqué.
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Puis, j’ai rencontré la girafe qui, sortant sa tête des arbres, Rêvait de voir les gratte-ciels pour une raison d’orbitale (*). Comme je ne suis pas géographe, je lui dis que les maisons en marbre Qui grimpent en flèche vers le ciel, sont plutôt dans les capitales.
* je me demande encore quelle était cette raison ?
Tandis que je quittais la fête, un drôle de zèbre m’apparut Arguant qu’il aimait la peinture et qu’il souhaiterait une embauche. « – Veux-tu portraitiser les têtes de tous tes amis disparus ? – Non, je préfère les rayures, les quadrillages et les ébauches ! »
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Pour ces beaux messieurs tous en rond, aux cheveux blonds, aux cheveux gris, Qui se massaient à la frontière en se moquant du douanier, Celui-ci, comme chaperon, leur envoya son égérie, Une charmeuse serpentaire qui jouait sous les bananiers.
Tableau « charmeuse de serpent » d’Henri Rousseau.
Pour les belles dames sur le pont qui balancent entre deux rivages Et qui se trouve à la frontière j’ai demandé au douanier Qui m’a répondu l’air fripon qu’il avait un charmeur sauvage Qui leur jouerait leurs vies entières des airs d’éternel printanier.
Où sera passée la fille que l’homme aura oubliée ? Et que deviendront l’amant et l’amante invétérés ? Cette histoire s’éparpille dans mes rêves non publiés Qui s’en vont nonchalamment dans les limbes éthérés.
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Que ce soit la première fille que l’on a tenu dans ses bras, Ou que ce soit sa légitime, ou quand bien même sa maîtresse, Ce qui imprègne la pupille n’est pas comment elle se montra Mais toutes ses parties intimes noyées sous un flot de caresses.
(« la première fille qu’on a pris dans ses bras » Georges Brassens. « il a bien peu aimé celui qui se rappelle les premiers instants passés auprès de l’être aimé » Alfred de Musset.)
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Toute sa musique me charme par son mouvement indolent Et son tambour qui se trémousse sous deux baguettes de désir. Sa beauté m’arrache une larme d’un fatal attrait insolent Tandis que plonge sa frimousse pour m’embrasser de son plaisir.
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Quand l’égérie prend la posture, les jambes battant la cadence, Elle tient son rôle de co-pilote, remontant prestement sa robe. Le pianiste fait son ouverture et joue avec condescendance, Mais dès qu’il perçoit sa culotte, les fausses notes se dérobent.
Elles auront quatre-vingts saisons, celles qui vont avoir vingt printemps ; Autant de printemps que d’étés, autant d’automnes que d’hivers. Cela fait bien mille raisons pour que tout le monde soit content Et vienne ensemble répéter une occasion de boire un verre.
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Lorsque un mouvement se déroule durant un moment limité, Toutes ces petites images resteront longtemps imprégnées Sur la pellicule qui s’enroule dans la vérité imitée Qui se déforme dans l’entoilage de ma mémoire d’araignée.
Trois petites femmes impromptues jouant Schubert avec brio ! J’en ai l’oreille au diapason et tout le corps en résonance, D’une touche ininterrompue attestant l’âme du trio Qui met le cœur en pâmoison et saisit l’âme en rémanence.
Il était une fois trois jonques, « Hier », « Aujourd’hui » et « Demain », Qu’on avait affrétées, sans doute, pour des affaires vagabondes. Mais la traversée fut si longue qu’elles se perdirent en chemin Et cherchent encore leur route dans leur voyage au bout du monde.
Si, de ses larmes, coule de l’or et de son rire, des diamants, C’est qu’elle possède un trésor caché au profond de son cœur. Mais sa fortune est incolore car seule la passion d’un amant Transmute un amour qui dévore et offre richesse au vainqueur.
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La femme est une extraterrestre et ses cheveux sont des antennes ; Elle est venue inspirer l’homme de ses talents de musicienne. Ainsi, tout ce que l’homme orchestre lui vient de la sainte fontaine Où il s’abreuve des arômes de son égérie vénusienne.
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Je les devine dans leurs lits, encore un peu ensommeillées Avant qu’un clairon de printemps leur dise enfin : « Debout les filles ! » Et puis, on voit les pissenlits tout doucement les réveiller Et leur proposer dans l’instant d’aller rejoindre les jonquilles.
Alors les filles en boutons passent leurs rouges calicots, Lissent leur yeux de mascara pour un regard époustouflant. Les jambes encore en coton, voici les jeunes coquelicots Perlées de rosée baccarat qui s’éparpillent en s’essoufflant.
Et puis tout d’un coup, c’est la fête, les champs paraissent tous enflammés Des fleurs de joie et de gaité dans toute leur féminité. On voit accourir les poètes et leurs égéries déclamer Des baisers d’amour à quêter et bien plus si affinités.
Si quelquefois il m’a semblé entendre, juste à la frontière De cette liquide interface, des voix venues de l’au-delà, Ce sont les guerriers rassemblés tout au long de leurs vies entières Qui remontent à la surface depuis leur divin Walhalla
Dans la mythologie nordique, le Walhalla (ou Valhalla), est le lieu où les valeureux guerriers défunts sont amenés au sein même du royaume des dieux.
Quand mes mémoires entrelacent la couleur de mes souvenirs, Je crois souvent à l’illusion des impressions recomposées. Finalement de guerre lasse, ce que je peux en retenir N’est que troublante collusion de réalités supposées.
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